Le très médiatique et frénétique Black Friday n’a pas que des aficionados. Certains enseignes décident de boycotter ce grand événement commercial de réductions massives sur certains articles. Cela s’appelle le ‘Green Friday’, un acte de résistance face à la surconsommation encore peu connu.
En Belgique, quelques boutiques physiques et sur le Net ont décidé de fermer le jour du Black Friday, comme certaines le font depuis quelques années déjà. C’est la troisième année que l’enseigne Dille & Kamille, par exemple, a fait ce choix. Pour Thierry Arend, responsable des magasins francophones, le Green Friday est bien plus qu’un simple refus du Black Friday.
“C’est un message fort pour inciter à consommer de manière responsable et écoresponsable”, explique-t-il. Fidèle à ses valeurs, l’enseigne hollandaise ferme ses 51 magasins et services en ligne ce jour-là. Mais elle va plus loin : les équipes participent bénévolement à des actions concrètes, comme le nettoyage des rues.
Le Green Friday pour une mode durable
Plutôt que de céder à la frénésie du Black Friday, la marque belge Xandres opte aussi pour le Green Friday, une journée dédiée à la réparation et à la durabilité. “Nous nous opposons à la surconsommation et mettons l’accent sur la longévité de nos produits”, explique Clio Gydé, Responsable du développement durable. Ce jour-là, les 10 magasins et le site en ligne sont fermés, et les 120 employés se rassemblent au siège pour offrir un service de réparation gratuit.
Chaque vêtement réparé est une manière de prolonger sa durée de vie et de limiter l’impact environnemental.
L’an dernier, nous avons atteint presque 400 réparations, et 500 arbres ont été plantés
Un choix éthique avant tout
Orta participe au Green Friday depuis quatre ans en fermant volontairement son site internet et sa boutique pendant toute la journée. Marion Schoutteten, Directrice artistique et cofondatrice d’Orta explique : ” Tout simplement parce que ça fait partie de nos valeurs. Orta, c’est Objectif, Responsable, Tendance, Abordable. Pour nous, il est inimaginable de faire partie du Black Friday. “
Cette action vise à sensibiliser les clients : ” Ce n’est pas normal d’avoir des remises de 70, 80 ou 90% à la veille des fêtes. La confection a un prix, le travail a un prix. Acheter un t-shirt à 3 ou 5 euros, ce n’est plus possible. “
Nous estimons entre 10.000 et 25.000 euros de manque à gagner en une seule journée.
