La sobriété, c’est consommer moins, mais mieux.

Elle questionne nos besoins réels et nous invite à reconsidérer notre rapport à la consommation. Ce n’est pas « retourner à la bougie » ou « rouler en char à bœufs », comme certains préviennent faussement. Loin de là : il s’agit de gestes faciles, qui invitent à (re)trouver une forme de liberté et d’autonomie, avec pour finalité la réalisation d’économies – notamment énergétiques .

La notion de sobriété est pleinement entrée dans notre vocabulaire l’hiver passé, portée par la crainte d’une pénurie énergétique. Ainsi, limiter la température intérieure à 19°C ou opter pour une douche plutôt qu’un bain sont des gestes qui, sans péjorer notre quotidien, sont assimilés à des actes de sobriété.

Mais vous en connaissez, et en pratiquez sans doute d’autres : mutualiser (des véhicules, des espaces, des services, etc.), réduire sa vitesse sur l’autoroute, échanger des habits au lieu d’en acquérir des neufs, réduire sa consommation de viande, laver son linge à 30° au lieu de 60°, ou encore trier ses déchets. 

C’est quoi la sobriété ?

Pour Barbara Nicoloso, directrice de l’association Virage Energie, les domaines qu’elle touche sont nombreux. Elle les détaille dans son excellent livre « Petit traité de sobriété énergétique ».

Ainsi, la sobriété peut – entre autres – être matérielle (repenser notre utilisation des biens), structurelle (impact de l’aménagement du territoire sur notre organisation et nos modes de vie), d’usage (ce n’est pas parce qu’on a une voiture qu’il faut l’utiliser tout le temps), organisationnelle (repenser nos habitudes collectives), collaborative (pratiquer ensemble une activité permettant de réduire la consommation d’énergie, comme les Repair Cafés) ou encore énergétique (consommer la juste quantité d’énergie et éviter le gaspillage). 

Publié par Marion

Fondatrice du blog - Solutions Alternatives