En finir avec le tout voiture

Bien qu’habitant en province avec des fréquences de bus plus réduites que dans les grandes villes, Laurence a récemment adapté sa mobilité. « Depuis la rentrée, j’essaie de prendre le bus le plus souvent possible, détaille notre internaute. Je ne pollue pas seule dans ma voiture et je fais des économies d’essence et d’entretien de ma voiture. »

 

Yvon habite en ville et lui aussi a décidé d’en finir avec le « tout-voiture ». Il a opté pour le vélo. « C’est l’outil idéal pour se déplacer dans une ville engorgée de voiture. » Yvon rêve même d’« un transport à la demande, avec des triporteurs qui s’arrêteraient aux arrêts de bus ou à partir de parkings relais ».

Isabelle n’a pas coupé le cordon automobile. Mais a opté pour le covoiturage. Elle l’avoue, « c’est d’abord un choix économique. Mais on perçoit très rapidement la portée écologique du covoiturage. Désormais, quand je vois des gens seuls en voiture qui partent au boulot, je me dis que ça n’a pas beaucoup de sens ».

Faire du soleil un allié

Avec la récurrence des canicules, le soleil peut faire peur. À l’inverse, il semble donner le sourire à ceux qui en tirent bénéfice. «Gégé» mise sur ses panneaux solaires. « L’installation de panneaux solaires chauffant l’eau sanitaire permet de faire rentrer en hiver de l’eau à 15-16 degrés dans la chaudière au lieu des 5-6 degrés habituellement. C’est 10 degrés environ de moins à demander à la chaudière, donc au portefeuille », explique-t-il. CQFD.

Comme lui, Hervé a opté pour un chauffe-eau solaire. « J’ai raccordé lave-linge et lave-vaisselle avec des mitigeurs pour pouvoir laver à basse température sans apport d’autre énergie, décrit-il. Combiné avec un changement des huisseries et une coupure du chauffage la nuit, cela m’a permis pour une grande maison en tout électrique de passer en quelques années de 12,5 MWh à 8MWh de consommation annuelle. »

 

Pour réduire sa consommation d’électricité, Bernard a quant à lui installé un petit boîtier à chaque radiateur et au chauffe-eau. « Les appareils ménagers étant programmables, fonctionnant en heures creuses, le chauffe-eau deux heures par nuit suffit, se réjouit notre lecteur. Cela m’a permis d’économiser 100 € sur l’année 2022/2023. »

 

D’autres internautes aimeraient aller plus loin. Ainsi «Petit Vert» estime que nos décideurs devraient « imposer une nouvelle norme qui fasse que tout chargeur branché sans alimenter un appareil ou une batterie soit mis « hors service » au bout de quelques secondes et doive être réarmé pour une nouvelle utilisation ».

 

Sobre chasse d’eau et toilettes sèches

Les toilettes sont aussi gourmandes en eau et ne sont pas toutes équipées d’une double chasse. Mais Anthony a trouvé une astuce. « En glissant une bouteille d’eau remplie – pour qu’elle reste au fond, dans le réservoir de la chasse d’eau – c’est autant d’eau qui ne file pas dans les toilettes quand on tire la chasse. »

« Dans le contexte de pénurie d’eau qui est déjà bien présent », Martine et son mari ont installé des toilettes sèches. « On utilise des copeaux de bois et j’ai ainsi réduit ma facture d’eau. Beaucoup hésitent, ils ne devraient pas. »

L’eau du robinet est tout aussi précieuse aux yeux d’Albert. « Bien souvent, pour obtenir de l’eau chaude au robinet, on est obligé de la faire couler un moment avant de l’obtenir, du fait de la distance entre la source d’eau chaude (chaudière, chauffe-eau) et le robinet. Profitons-en pour la récupérer ou s’en servir (se laver les mains par exemple) plutôt que la laisser perdre. »

 

Lessive en vrac et seconde main

Au rayon des réflexes simples, Elea songe à arrêter son four, sa plaque « avant la fin de la cuisson pour profiter de leur inertie ». Vincent, lui, invite à acheter sa lessive en vrac : « Après plusieurs années, le bidon n’a pas bougé, c’est toujours le même. Moins cher et moins de plastique à la poubelle ».

Comme beaucoup d’autres de nos lecteurs, «Guimauve», a décidé d’en finir avec l’eau en bouteille. Elle n’entend pas faire marche arrière : « Boire de l’eau du robinet, ça permet d’éviter le plastique des bouteilles d’eau qui se retrouve souvent dans la nature ou les océans. En plus, boire de l’eau du robinet coûte 2 à 3 € max par an, contre plusieurs centaines d’euros pour l’eau en bouteille plastique ! »

Enfin, Isabelle nous dit sa conversion à la seconde main côté garde-robe. « Pour m’habiller, je vais de plus en plus dans les boutiques de seconde main. C’est très inspirant, circulaire et économique. » Et notre internaute d’ajouter : « Et j’ai toujours autant de gentilles remarques sur ma façon de m’habiller. »

Publié par Marion

Fondatrice du blog - Solutions Alternatives