Des alternatives au chauffage au gaz
Heureusement, le gaz est loin d’être le seul moyen de se chauffer. Plusieurs autres combustibles peuvent être utilisés et d’autres équipements peuvent remplacer la chaudière au gaz.
1. La chaudière biomasse
Si vous aimiez la chaudière au gaz, vous aimerez tout autant la chaudière biomasse. Celle-ci fonctionne de la même manière, seul le combustible change. Il s’agit de bois ou de dérivés du bois. Plusieurs types de chaudières biomasse existent :
- la chaudière à bûches
- la chaudière à granulés, ou pellets
- la chaudière à plaquettes, ou bois déchiqueté.
L’avantage du bois est qu’il s’agit d’un combustible peu onéreux, qui produit une énergie propre et renouvelable.
La chaudière biomasse peut être utilisée pour chauffer toute votre maison, via le chauffage central. Il s’agit d’un équipement avec un très bon rendement. Attention à bien choisir un modèle homologué Flamme Verte.
2. La pompe à chaleur
Il est également possible d’opter pour une pompe à chaleur (PAC), en remplacement de son chauffage au gaz. Il s’agit d’une des solutions les plus écologiques puisque, suivant les modèles, la pompe à chaleur utilise majoritairement des énergies renouvelables : eau, air, chaleur du sol. Elle nécessite tout de même de l’électricité pour son fonctionnement.
Plusieurs modèles de PAC existent :
- la pompe à chaleur air/air
- la pompe à chaleur air/eau
- la pompe à chaleur géothermique
Il s’agit d’un équipement possédant un bon rendement. Seul bémol : le prix qui peut être un peu plus élevé et l’installation qui peut être plus importante suivant la configuration de votre intérieur/extérieur.
3. Le système solaire combiné
Autre équipement qui peut remplacer le chauffage au gaz : le système solaire combiné (SSC). Ce dernier peut produire de la chaleur pour votre intérieur mais également de l’eau chaude sanitaire (ECS).
Ce système fonctionne grâce à l’énergie solaire, soit une énergie renouvelable et illimitée. Il permet, en plus, de réaliser des économies d’énergie et donc de faire baisser les factures.
Pour fonctionner, des capteurs solaires sont installés pour récupérer l’énergie du soleil. C’est cette chaleur qui sera utilisée via le système de chauffe, pour alimenter tant vos radiateurs ou votre plancher chauffant, que pour votre ballon d’eau chaude.
Seul point noir de cette installation : le soleil est obligatoire pour assurer son fonctionnement. Il ne convient donc pas à toutes les régions. Il s’agit également d’une installation onéreuse.
4. Installer un poêle à bois chez soi
Il est également possible d’opter pour un poêle chez soi. Celui-ci ne pourra peut-être pas fournir toute la chaleur nécessaire à votre intérieur, suivant sa taille, mais il s’agit d’un système intéressant. Le poêle peut fonctionner avec des bûches ou des granulés, également appelés pellets.
Comme pour la chaudière biomasse, il s’agit d’un combustible renouvelable et peu polluant. Il est possible d’installer un système de récupération et de redistribution de la chaleur, dans vos autres pièces.
5. Le raccordement à un réseau de chaleur
Dans certaines communes, il est possible de se raccorder à un réseau de chaleur urbain. Cela permet de profiter de la chaleur fatale émise par certaines industries pour réduire les frais de chauffage. Renseignez-vous auprès de la mairie dont vous dépendez.
6. Les radiateurs électriques et panneaux photovoltaïques
Enfin, il est possible de remplacer le chauffage au gaz par des radiateurs électriques alimentés par des panneaux photovoltaïques. Cela implique toutefois de lourds travaux car il faut retirer l’ensemble des radiateurs à eau et installer les nouveaux modèles électriques.
Quelles aides pour changer son chauffage au gaz ?
Puisque le gouvernement veut favoriser les installations écologiques et remplacer petit à petit les équipements les plus polluants, il a mis en place plusieurs aides.
MaPrimeRénov’
Il est notamment possible de bénéficier de MaPrimeRénov’, un dispositif mis en place par l’Anah, l’Agence Nationale de l’Habitat. Il concerne les résidences principales de plus de 15 ans. Le montant est calculé à l’aide de barèmes avec un code couleur, et varie selon vos revenus et votre situation géographique. Le montant maximal de l’aide s’élève à 10 000 € pour une chaudière biomasse et 9 000 € pour une PAC géothermique.
La Prime Énergie Promee
Il est également possible de demander la Prime Énergie Promee, qui s’inscrit dans le cadre des CEE (Certificats d’économies d’énergie). Ouverte à tous, elle finance des travaux dans un logement de plus de 2 ans. Son montant peut aller jusqu’à 5 000 € pour un chauffage solaire ou une PAC géothermique.
