Les Carburants Alternatifs, Écologique

Quelles solutions durables reste-t-il ?

La bonne nouvelle c’est qu’il existe encore des solutions plus saines pour pallier aux carburants pétroliers. La mauvaise, c’est que les constructeurs automobiles n’entendent pas toujours adapter les moteurs pour permettre leur utilisation.

Le gaz naturel (GNV)

Opel GNV

(https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Opel_Zafira_Tourer_(front).jpg, Overlaet, pas de modification)

Le GNV n’est autre qu’un composé naturel gazeux contenant environ 97 % de méthane. Ce gaz peut être obtenu par fermentation de déchets, donc cette énergie est illimitée. Le GNV est stocké sous pression dans des réservoirs au sein du véhicule.

Ses avantages :

– Rentable (50 % moins cher que les carburants classiques)

– Économique (autonomie d’environ 1 000 km pour un véhicule léger et 300 pour un poids lourd)

– S’adapte à tous types de véhicules (du poids lourd à la citadine)

Ses inconvénients :

– Son émission de gaz à effet de serre est sensiblement égale aux carburants pétroliers (sauf sous sa forme biogaz)

– Les constructeurs automobiles produisent très peu de moteurs GNV

– Peu de stations-service proposent du gaz naturel

Par qui est-il utilisé ? Quelques grandes villes ont opté pour le GNV pour leurs flottes de transports en commun et leurs véhicules de services (ordures ménagères). En tout, pas moins de 13 000 véhicules français roulent au gaz naturel.

L’hydrogène

voiture hydrogene

Également appelés « moteurs à eau », les moteurs à hydrogène sont très peu répandus. Ce gaz se retrouve dans l’eau, le pétrole et d’autres gaz, mais pas à l’état naturel. Il faut donc l’extraire. L’hydrogène peut être utilisé sous deux formes : dans un moteur à hydrogène (avec combustion interne produisant de l’énergie capable de faire fonctionner le véhicule) ou dans une pile à combustible(le réservoir d’hydrogène est alimenté par une pile permettant de faire fonctionner électriquement un véhicule).

Ses avantages :

– Les véhicules à pile à combustible ont une autonomie de 800 km environ

– L’hydrogène ne consomme pas d’énergie fossile

– Émission de CO2 quasi nulle

– Polluants atmosphériques nuls

– Énergie inépuisable

Ses inconvénients :

– Coûts de la mise en place importants

– Infrastructures non adaptées

– Stations de recharge inexistantes

– Seuls quelques constructeurs cherchent un moyen de jouer le jeu (Toyota, Hyundai, Honda, BMW…)

– Le stockage sur le véhicule pose encore problème

Les véhicules hybrides mixant électricité et hydrogène sont en étude. L’électricité de ces automobiles ne sera plus générée par les centrales nucléaires, maisdirectement dans le véhicule lui-même. Le coût de ces voitures reste encore trop élevé.

Les biocarburants

Tournesol

Il s’agit decombustibles liquides provenant de végétaux cultivés. Deux biocarburants sont venus s’ajouter aux carburants classiques :l’éthanol(alcool mélangé à l’essence en plus ou moins forte teneur) et le biodiesel(dérivé d’huiles végétales). Il s’agit, à l’heure actuelle, des deux solutions privilégiées pourremplacer le diesel et l’essence.

Les avantages :

– Ne nécessitent pas l’importation d’énergies fossiles, puisque fabriquée sur place

– Engendrent des économies dans les caisses de la France

– Émission de CO2 quasi nulle (entre 25 et 90 % de moins que les carburants pétroliers actuels)

– Sources d’énergie inépuisables

– Source d’emploi dans les milieux ruraux

Les inconvénients :

– Concurrence avec l’industrie agroalimentaire

– Peuvent être à l’origine d’une déforestation de masse

Le gros problème des biocarburants relève de laconcurrence avec l’industrie agroalimentaire. Cela engendre des problématiques d’espaces au sol, tout comme d’utilisation de consommation d’eau.

Les autres alternatives aux carburants polluants

Ford c-max

(https://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Ford_C-Max.JPG, Thomas Doerfer, pas de modification)

D’autres pistes sont exploitées, mais restent majoritairement sur la touche pour diverses raisons. C’est le cas de la voiture solairedont quelques prototypes ont vu le jour. Légère, elle ne peut supporter que le poids du conducteur, bien qu’étantnon polluante et totalement respectueuse de l’environnement. Sa source d’énergie est illimitée, mais son autonomie est faible. Quant à son prix d’achat, celui-ci restedémesuré. Toutefois, l’énergie solaire peut être un moyen derecharger en partie les batteries du véhicule, comme cela est le cas de la Ford c-Max dont le toit est recouvert de panneaux photovoltaïques.

AirPod MDI

(https://fr.m.wikipedia.org/wiki/Fichier:MDI_Air_Pod_(1).JPG, El Monty, pas de modification)

La voiture à air compriméa été développée par Guy Nègre (ingénieur de Formule 1). Cette voiture existe déjà sous le nom d’Airpod. Sonautonomie de 200 kmcorrespond plus à une utilisation citadine. Ellese recharge dans les stations de gonflageet son prix de vente se situe dans les8 000 euros. Côté écologie,l’émission de Co2 est nulle. Ce véhicule n’a encore jamais rouléet l’inventeur se dit brimé par les lobbies.

Hybrid air

(https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Peugeot_2008_HYbrid_air_SAO_2014_0304.JPG

Peugeot s’est lancé dans l’expérimentation du moteur hybride air (mi-essence et mi-air comprimé)permettant l’utilisation de l’air comprimé sur les petits trajets, la combinaison d’air et d’essence pour les trajets moyens et l’essence pour les longs trajets. Les prototypes sont toujours à l’étape de test.

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