Acheter En Quantité, C’est Moins Cher

Les produits de consommation courante en format individuel reviennent jusqu’à 97 % plus cher qu’en format familial, révèle Familles de France. L’association appelle à la plus grande vigilance au moment des courses.

52 % plus onéreux en moyenne

L’association a relevé les prix de dix produits du quotidien pour la quatrième année consécutive : soupe, café soluble, fromage blanc ou encore jus de pomme. En 2012, les écarts de prix entre les formats s’établissaient en moyenne à 47,77 %. Cette année, ils se situent plutôt à 52 %. Pour certains produits, les prix peuvent même revenir jusqu’à 97 % plus cher. « Les disparités en fonction des marques (nationales, premiers prix…) se remarquent aussi davantage au fil des années. Elles profitent des packagings attrayants pour gonfler les prix », complète Delphine Borne, juriste à Familles de France.

Bien lire les étiquettes

Une bonne lecture des étiquettes est essentielle : le consommateur doit comparer le prix des produits au kilogramme ou au litre et non se fier au simple coût indiqué sur l’étiquette, selon Delphine Borne. Ainsi, acheter de la soupe en format individuel coûte 4,04 euros le litre en moyenne contre 2,05 euros en format familial (soit près de deux fois plus cher) ; une petite bouteille d’eau revient à 1,02 euro le litre contre 0,64 euro pour une grande bouteille (59 % plus cher). Ou encore, ramené au kilo, l’achat de café soluble en sticks revient à 37,67 euros et le même café en format familial à 29,16 euros. En revanche, certains écarts sont moindres : pour le jus de pommes par exemple, les prix entre les différentes tailles de bouteilles ne varient que de 9,81 %.

Des achats raisonnés

Même si ces écarts de prix ne sont pas négligeables, « cela ne veut pas dire qu’il faut automatiquement acheter tous ses produits en format familial », explique l’association. Et notamment pour les foyers d’une personne, même si ce sont souvent les plus modestes (étudiants, personnes âgées). Car Familles de France met aussi l’accent sur le gaspillage alimentaire (voir par ailleurs). « Il faut acheter en fonction de nos besoins et non en fonction des coups de cœur », raconte Delphine Borne. « On doit privilégier le format familial lorsque le produit qu’il contient sera utilisé dans son intégralité. Le tout est de réfléchir autrement dans les supermarchés », conclut la juriste.

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