Alternatives, Aux Carburants Actuel

Le GPL

En France plusieurs carburants moins polluants que l’essence sont déjà autorisés. C’est le cas du Gaz de Pétrole Liquéfié, plus communément appelé GPL. Obtenu à partir d’un mélange de butane, de propane venant du raffinage du pétrole et de gaz naturel, le GPL reste une énergie fossile.

Mais il s’avère bien moins polluant que l’essence et le diesel comme l’affirme l’ADEME, puisqu’il rejette moins d’oxyde d’azote et pas de particules. C’est aussi un carburant moins cher puisque le prix affiché à la pompe tourne aux environ d’un euro le litre.

Le GNV

Le Gaz Naturel Véhicule ou GNV, tout comme le GPL, rejette moins d’oxyde d’azote et de particules. Issu de gisements de gaz naturels, il est principalement composé de méthane.

Le bioGNV peut être, quant à lui, produit à partir de la fermentation de matières organiques (déchets ménagers ou agricoles).

Selon l’Association française du Gaz Naturel Véhicule, le bioGNV émettrait 80 % de CO2 en moins qu’un véhicule diesel. Si pour l’heure la France compte moins de 300 stations pour se ravitailler en GNV, le réseau tend à se densifier, notamment grâce à un appel à projet lancé par l’ADEME. 

Les biocarburants

Les biocarburants représentent aussi une bonne alternative aux carburants issus du pétrole. Fabriqués à partir de biomasse et mélangés avec des carburants fossiles, il en existe plusieurs comme le SP95-E10 ou le E85. Le E85 ou superéthanol est constitué entre 65 et 85 % d’éthanol, de l’alcool issu soit du pétrole, soit du blé, du maïs ou de la betterave. Il est d’ailleurs l’un des carburants les moins chers du moment puisqu’il coûte environ 0,93 euros par litre.

Cependant, ce type de carburants vient à être critiqué. Provenant en majorité de cultures alimentaires, il favorise l’agriculture industrielle qui utilise des pesticides, mais qui est aussi émettrice de CO2. Sur le cycle total de production du bioéthanol, les émissions de gaz à effet de serre ne serait alors inférieures que de 2 % à celles de l’essence. Une alternatives à prendre avec des pincettes. 

Des alternatives en développement

D’autres alternatives sont en développement. C’est le cas notamment de la filière hydrogène. Obtenu grâce à la combustion d’hydrogène et d’oxygène, ce carburant ne rejette rien, si ce n’est de la vapeur d’eau. Grâce à une pile à combustible, il peut ainsi alimenter une batterie électrique et faire fonctionner le véhicule.

Cependant son prix s’avère pour le moment très élevé puisque le kilo coûte actuellement entre 10 et 15 euros. Le nombre de station est aussi limité en France qui n’en compte actuellement que 29.

Les constructeurs développent, eux aussi, d’autres formes de carburants, notamment les e-carburants qui se veulent bas carbone. Porsche table par exemple sur le e-fuel dont il a lancé la construction d’une usine au Chili en 2021, espérant réduire de 90 % les émissions de CO2 liées aux carburants fossiles selon le communiqué de presse publié par le constructeur.

Des initiatives sur lesquelles les constructeurs travaillent encore.

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