Vacances Gestes Pour Eviter De Trop Polluer

1. Conduire de manière économique

Il est d’abord possible d’adopter ce que l’on appelle « l’écoconduite » , une attitude de conduite permettant de diminuer sa consommation et, au final, ses émissions.

« L’écoconduite va surtout se focaliser sur l’utilisation du moteur dans les zones de fonctionnement dans lesquelles il a le meilleur rendement », précise Bertrand-Olivier Ducreux, expert mobilité à l’Ademe. Autrement dit : les bas régimes, qui contrairement à d’antiques croyances, ne présentent pas de risque pour nos véhicules actuels.

L’écoconduite préconise également le maintien d’une vitesse stable et l’anticipation de la circulation. La première évite de procéder à de trop grandes accélérations, toujours très énergivores, et la 2e évite de « gaspiller de l’énergie » (celle créée par la combustion du carburant) lors des freinages.

2. Rouler moins vite

Réduire structurellement sa vitesse est un autre moyen de réduire ses émissions. Et pas le moindre.

À titre d’exemple, en 2020 la Convention citoyenne pour le climat rappelait que passer de 130 à 110 km/h permet « une réduction de 20 % des émissions de gaz à effet de serre ».

3. Bien faire réviser sa voiture

Avoir une voiture en bon état permet également de moins consommer, puisqu’un véhicule bien entretenu peut livrer plus facilement son plein potentiel.

4. Ne pas trop charger son véhicule

Pour rouler de manière plus économique, il convient également de ne pas surcharger son véhicule. En la matière, ce ne sont pas forcément les bagages qui comptent, mais plutôt les équipements du véhicule.

« Le porte-vélo, les barres de toit ou le coffre de toit qui restent sur la voiture pendant toutes les vacances, ça peut être du 10 ou 15 % de consommation supplémentaire pour rien », relève Bertrand-Olivier Ducreux. « Donc ça vaut le coup d’enlever ses accessoires pour améliorer l‘aérodynamique de la voiture ».

5. Changer de véhicule

C’est bien sûr la solution la plus coûteuse, et donc la plus difficile à mettre en place, mais c’est l’une de celle qui sera la plus efficace.

Car pour éviter que son véhicule thermique ne pollue trop, le plus simple est encore de ne pas en avoir, de véhicule thermique. Pour cela, il est possible d’opter pour un véhicule électrique.

Comme le rappelle une étude de la Fondation pour la Nature et l’Homme, relayée par l’Ademe, « en France, les émissions de gaz à effet de serre induites par la fabrication, l’usage et à la fin de vie d’un véhicule électrique, sont actuellement 2 à 3 fois inférieures à celles des véhicules essence et diesel ».

L’organisme précise qu’il faut toutefois choisir un véhicule électrique qui dispose d’une batterie « de capacité raisonnable ».

 « Il convient de choisir un modèle aussi léger et efficace que possible », précise l’Ademe, qui plaide pour des batteries n’excédant pas 60 kWh. « En effet, avec une batterie de taille supérieure, l’intérêt environnemental comparé à un véhicule thermique comparable n’est pas garanti et beaucoup plus tardif. »

6. Ne pas prendre sa voiture

« Et pourquoi ne pas se poser la question de partir autrement qu’avec sa voiture ? », s’interroge Bertrand-Olivier Ducreux.

En train, par exemple. Car faut-il le rappeler : quand c’est financièrement et techniquement possible, c’est bien ce mode de transport de transport qui est le plus écologique.

Comme le rappelle le site de l’Ademe, une personne faisant un trajet de 200 km en TGV n’émettra que 0,5 kg de gaz à effet de serre quand le même trajet en, voiture lui en fera émettre 44 ! « Et une fois arrivé sur place, il est toujours possible de louer un véhicule pour rayonner autour du lieu de destination », précise Bertrand-Olivier Ducreux.

« Il y a aussi des solutions de covoiturages », note l’expert de l’Ademe. Elles peuvent être mobilisées pour certains voyageurs, notamment ceux qui voyagent seuls ou les couples sans enfants.

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