À l’heure où les difficultés pour accéder à la propriété s’accentuent, surtout pour les jeunes et les primo-accédants, des solutions intermédiaires rencontrent un certain succès auprès des publics désireux d’acquérir leur premier bien immobilier.
Parmi ces concepts novateurs, le co-investissement présente des perspectives alléchantes pour franchir le cap, même quand on ne dispose que de peu ou prou d’apport.
co-investissement, c’est quoi ?
Pour aider les jeunes actifs à acheter leur résidence principale et se constituer un apport sous forme d’investissement dans la pierre, la start-up Virgil propose par exemple aux primo-accédants de compléter leur apport : jusqu’à 100 000 euros, dans la limite de 20% du prix d’achat du bien, à condition qu’ils disposent d’une situation stable et de revenus raisonnables.
Il s’agit d’un « co-investissement » entre les futurs propriétaires et la jeune pousse, laquelle devient de facto copropriétaire « dormant » du bien puisqu’elle contribue à son acquisition sous forme d’investissement dans le capital immobilier.
Une participation associée à une quote-part qu’elle percevra au moment de la revente du logement, dont le délai est plafonné à 10 ans. Cette échéance est parfaitement cohérente avec la durée de détention moyenne d’un bien immobilier en France, estimée entre 8 à 10 ans. Cette durée tombe à 6 voire 8 ans pour l’achat de son premier logement.
Quels sont les avantages du co-investissement ?
Véritable aubaine pour les primo-accédants et les jeunes actifs, cette formule offre un levier important pour booster son apport initial et décrocher un financement. Mais on compte d’autres avantages :
- bétonner son profil emprunteur et son dossier de prêt bancaire et, donc, décrocher plus facilement le précieux sésame souvent à des conditions plus avantageuses ;
- diminuer mécaniquement le montant des mensualités, ce qui permet de mieux gérer son budget immobilier, voire d’acheter un bien avec travaux tout en disposant d’une marge confortable pour leur financement ;
- acheter plus grand, plus « standing » et/ou plus « central », et donc augmenter ses chances de plus-value à terme ;
- gérer son budget d’achat immobilier comme n’importe quel propriétaire car aucune contrepartie financière n’est demandée aux nouveaux propriétaires avant le délai décennal et le reversement de la quote-part investisseur, donc pas de charges ni de loyers supplémentaires à régler durant cette période ;
- amortir l’apport fourni au moment de la revente, la logique voulant qu’un bien prenne de la valeur dans le temps.
