Applications pour reconnaître les champignons:

Champignouf

Image 1 : Les meilleures applications pour la cueillette des champignons
Champignouf © Annapurnapp Technologies

Comme le savent tous ceux qui sont allés à la chasse aux champignons, il n’est pas toujours facile d’identifier correctement un champignon. Même les butineurs expérimentés peuvent parfois se tromper, ce qui peut avoir des conséquences dangereuses.

C’est là que Champignouf entre en jeu. Cette application gratuite utilise une technologie de reconnaissance visuelle de pointe pour identifier les champignons à partir de photos. Il suffit de prendre une photo du champignon en question et Champignouf vous fournira une correspondance probable.

Cependant, ce système puissant n’est pas infaillible, il est donc important de rester vigilant lorsque vous l’utilisez. N’oubliez pas que même les experts font parfois des erreurs lorsqu’ils tentent d’identifier des champignons. Avec Champignouf, vous pouvez être sûr d’obtenir les meilleures informations possibles, mais c’est à vous de faire preuve de discernement lorsque vous êtes sur le terrain.

Déclic Champi

Image 2 : Les meilleures applications pour la cueillette des champignons
Déclic Champi © Klorane Botanical Foundation

Déclic Champi est une véritable encyclopédie mycologique à emporter partout avec vous. En balade avec l’application mobile pour iPhone ou à la maison, sur votre ordinateur avec le service en ligne, cet outil recense plus de 190 espèces de champignons et vous fournit de nombreuses informations pour les reconnaître.

Il vous donne également des conseils sur la façon de les identifier, leurs principales caractéristiques, la saison à laquelle ils poussent et les endroits où on peut les trouver.

En outre, l’application comprend des photos et des illustrations pour vous aider à identifier chaque champignon. Que vous soyez un débutant ou un chasseur de champignons expérimenté, Déclic Champi est une ressource précieuse. Et le mieux, c’est qu’il est gratuit !

Seek

Image 3 : Les meilleures applications pour la cueillette des champignons
Seek © iNaturalist

Si vous aimez passer du temps à l’extérieur et que vous êtes curieux des plantes et des animaux qui vous entourent, Seek est l’application parfaite pour vous.

Développée par iNaturalist, une initiative scientifique basée aux États-Unis, Seek utilise des algorithmes de reconnaissance d’images pour identifier les organismes vivants, notamment les plantes, les fleurs, les animaux, les champignons et les insectes.

Il vous suffit de pointer votre appareil photo sur le sujet pour que Seek vous indique son nom et vous fournisse quelques informations de base à son sujet. L’application s’appuie sur les données des observations répertoriées sur le site Web iNaturalist, qui contient des dizaines de milliers d’espèces.

iNaturalist

Image 4 : Les meilleures applications pour la cueillette des champignons
iNaturalist © iNaturalist

Vous avez trouvé un champignon et vous ne savez pas s’il est comestible ou non ? Pas de problème ! Avec l’application iNaturalist, vous allez pouvoir facilement l’identifier. En effet, il suffit de prendre en photo le champignon en question et de lancer une recherche dans l’interface de l’application.

Celle-ci, dotée d’une intelligence de reconnaissance et de comparaison d’image, va vous proposer une liste de différentes espèces avec des photos.

Vous n’aurez alors plus qu’à choisir celle qui ressemble le plus, visuellement, à votre champignon. Validez ensuite votre choix et votre contribution sera prise en compte après avoir été validée par les experts. L’application iNaturalist est donc un outil très pratique pour tous ceux qui s’intéressent à la cueillette ou à la mycologie, et à la nature en général, puisque iNaturalist est en mesure d’identifier des plantes, des fleurs, des animaux, des oiseaux, des insectes, et même des poissons.

Comment ramasser les champignons ?

En premier lieu, ne partez ramasser des champignons que dans des bois ou des pâturages qui l’autorisent. Si des panonceaux préviennent qu’il s’agit d’un espace privé interdit au public et à la cueillette de champignons, rebroussez chemin.

Munissez-vous d’un panier et sacs en papier afin de ne pas mélanger les variétés de champignons que vous cueillerez. Idéalement, accrochez à votre ceinture un couteau pliable spécial champignons avec une lame fine pour couper le pied, une mini-brosse pour nettoyer et une règle graduée pour mesurer chaque champignon, si besoin.

Un guide des champignons de poche avec des fiches illustrées sur chaque espèce vous permettra d’identifier ceux que vous ne connaissez pas bien.

Les principaux champignons comestibles des bois et des près

Selon la région où vous habitez, les champignons comestibles les plus fréquemment ramassés varient, toutefois en voici une sélection non-exhaustive :

Les cèpes

Le cèpe de Bordeaux (Boletus edulis), se trouve sous les feuillus, en plaine comme en montagne, il se reconnait à son chapeau lisse, un peu gras, couleur café au lait, son pied renflé.

Il se confond souvent avec le bolet bai, comestible dont les pores bleuissent et le bolet amer, immangeable du fait de son amertume. Le cèpe bronzé ou Tête-de-nègre (Boletus aereus) se cache surtout sous les chênes : son chapeau sec est bistre, son pied ventru est brunâtre, ses pores et sa chair sont blancs. On le confond aussi avec d’autres cèpes (des pins, de Bordeaux, amer) non dangereux.

Cèpe de Bordeaux (Boletus edulis) : un champignon comestible !

Le bolet bai (Xerocomus badius)

Le bolet bai, avec son chapeau lisse brun chocolat et son pied strié de brun jaune, remplace souvent les cèpes et, comme eux, on le confond avec le bolet amer.

La coulemelle (Macrolepiota procera)

Dans les prés, au bord des chemins et routes de campagne, vous pourrez trouver la lépiote ou coulemelle, avec son chapeau couvert d’écailles brunâtres sur fond plus clair, son anneau épais et coulissant sur le pied, ses lames assez blanches.

Une autre lépiote se mange, la lépiote déguenillée (Macrolepiota rhacodes). On peut la confondre avec la lépiote vénéneuse qui pousse sur les tas de fumier et la lépiote brun-rose dont l’anneau ne coulisse pas.

La coulemelle (Macrolepiota procera) : un champignon comestible et délicieux !

Le rosé des prés (Agaricus campestris)

Le rosé des près se développe dans les prés à animaux, en colonies, avec son chapeau blanc, son pied qui diminue vers la base.

D’autres agaric sont comestibles comme l’agaric anisé des bois, avec son agréable odeur d’anis, ou l’agaric des jachères (boule de neige) qui est beaucoup plus gros. Attention, il peut se confondre avec des amanites blanches mortelles.

La girolle (Cantharellus cibarius) ou chanterelle commune

Les girolles se trouvent sous les feuillus. Toute jaune, son chapeau se creuse au centre et ses lames ressemblent à des plis.

Beaucoup d’autres espèces de girolles existent, toutes comestibles, comme la chanterelle en tube, brun grisâtre avec pied jaunâtre, ou la chanterelle jaunissante dont le dessous du chapeau est lisse. Toutefois, elle peut être confondue avec le clitocybe de l’olivier, très toxique, plus gros et poussant sur les vieilles souches.

La trompette de la mort (Craterellus cornucopioides)

Ou trompette des morts ou encore corne d’abondance ou craterelle, se cache sous les feuillus tels que chênes et charmes et se reconnait à sa forme en entonnoir, sa couleur gris noirâtre, le dessous de son chapeau lisse mais irrégulier, et son pied en continuité du chapeau.

On peut la confondre avec la chanterelle cendrée qui a des plis sous le chapeau mais se mange aussi.

Le pied de mouton (Hydnum repandum)

Le pied de mouton est souvent en troupeau (!). Son chapeau est beige clair et en dessous des aiguillons plus clairs remplacent les lamelles.

Sa chair est ferme et cassante. Il peut se confondre avec l’hydne blanchâtre et le pied de mouton roussissant, tous deux comestibles, mais aussi avec l’hydne ferrugineux, brun roux foncé, coriace et immangeable.

Le pied de mouton (Hydnum repandum) - champignon comestible !

Le faux mousseron (Marasmius oreades)

Il pousse dans les prés en ronds de sorcière. Son chapeau ocre-orangé cache des lames espacées. Son pied est tenace et caoutchouteux. On peut le confondre avec le clitocybe du bord des routes, toxique, aux lames plus serrées et au pied plus frêle.

Le coprin chevelu (Coprinus comatus)

Le coprin chevelu pousse au bord des routes, chemins et prés.

Il se reconnait à son chapeau presque cylindrique blanc devenant noirâtre sur le bas, avec des mèches laineuse blanches et un long pied annelé. Il peut se confondre avec le coprin noir d’encre, non comestible, ou le coprin pie, sentant très mauvais.

Coprin chevelu (Coprinus comatus) très bon à manger

Le pied-bleu (Lepista nuda)

Le pied-bleu a un chapeau lisse et gras, brun lilas, des lames lilas et un pied cylindrique sans bulbe, blanchâtre.

On peut le confondre avec le lépiste sordide, plus petit et moins charnu, les cortinaires bleus dont le chapeau est visqueux et le pied a un bulbe.

L’amanite des Césars (Amanita caesarea) ou oronge

L’amanite des Césars se ramasse dans les régions du sud de la France uniquement. Tout le champignon est jaune : vif pour le chapeau, tendre pour le pied et les lames.

Sauf la volve à la base du pied qui est blanche. On peut la confondre avec la russule dorée, comestible, et l’amanite tue-mouche, toxique, mais elles ont le pied blanc.

Le lactaire sanguin (Lactarius sanguifluus)

Le lactaire sanguin se ramasse aussi dans le sud de la France, sous les pins. Son chapeau est creusé au centre, orangé rosâtre, ses lames sont serrées, le pied est orangé aussi. Une blessure fait sortir un lait vineux rouge. On peut le confondre avec le lactaire à lait vineux, comestible, ou le lactaire délicieux.

Publié par Marion

Fondatrice du blog - Solutions Alternatives