Subventions Protection Hygiénique
Astuces Naturelles

Protections Hygiéniques Réutilisables Bientôt Remboursées

La Première ministre a annoncé la gratuité des protections hygiéniques réutilisables (cup, serviettes en tissus ou culottes de règles…) pour toutes les femmes de moins de 25 ans dès 2024 ! C’est la Sécurité sociale qui remboursera.

L’année prochaine, les jeunes femmes de moins de 25 ans pourront obtenir des protections périodiques réutilisables gratuites ! C’est ce qu’a promis la cheffe du gouvernement, Élisabeth Borne, lundi 6 mars dans l’émission “C à vous” sur France 5.

“Nous allons mettre en place un remboursement par la Sécurité sociale des protections périodiques réutilisables à partir de l’an prochain (..) pour toutes les jeunes femmes de moins de 25 ans”, a-t-elle lancé.

C’est donc la Sécurité sociale qui paiera, dès 2024, pour les coupes (ou cup) menstruelles, les serviettes et protège-slips en tissus, les culottes de règles et autres tampons lavables qui seront disponibles en pharmacie… Comme on achèterait n’importe quel médicament remboursé ? Il n’y aura en tout cas besoin d’aucune ordonnance, a assuré la Première ministre. Les détails de cette mesure n’ont pas encore été communiqués.

Cette bonne nouvelle pour les femmes arrive à point nommé à l’avant-veille de la journée internationale pour les droits des femmes – ainsi qu’à la veille d’un mouvement social d’envergure remettant en cause la principale réforme sociale du gouvernement Borne. “C’est impensable que les femmes ne puissent pas avoir les protections dont elles ont besoin et qu’elles souhaitent”, a-t-elle lancé en fin d’émission après avoir été longuement questionnée sur la réforme des retraites.

4 millions de femmes en situation de précarité menstruelle

En 2022, l’État a porté à 5 millions d’euros (contre 1 million d’euros en 2021 et 2020) le budget consacré à la lutte contre la précarité menstruelle pour soutenir des actions auprès des femmes précaires, hébergées à l’hôtel ou à la rue. Selon l’association Règles élémentaires, près de 4 millions de femmes souffriraient en France d’un manque de produits d’hygiène intime.

Soit deux fois plus qu’en 2021. Ces produits sont considérés comme de première nécessité seulement depuis 2016.

Pour rappel, la principale mesure contre la précarité menstruelle a été prise en février 2021, lorsque la ministre de l’Enseignement supérieur de l’époque, Frédérique Vidal, avait annoncé l’installation de 1 500 distributeurs de protections hygiéniques gratuites sur les campus (dans les résidences universitaires, les Crous et les services de santé universitaires). La question de la précarité étudiante était alors au coeur du débat après la pandémie de Covid-19.

En Écosse, les protections périodiques sont disponibles gratuitement pour toutes les femmes depuis le 15 août 2022, grâce à une loi historique votée en 2020.

Fondatrice du blog - Solutions Alternatives