1 – Pailler le sol
Le paillage est indispensable pour maintenir une fraîcheur satisfaisante et permettre aux plantations de rester en bonne santé malgré la chaleur et/ou l’absence de pluie. Le paillis conserve l’humidité dans le sol puisqu’il limite le processus d’évaporation. Pour qu’il soit efficace, il est nécessaire d’épandre au pied des plantes un paillis ou mulch d’une épaisseur d’au moins 5 ou 6 cm.
Grâce au paillage, non seulement les végétaux gardent les pieds au frais, mais en plus le développement des adventices est ralenti et si l’on choisit le bon paillage on peut aussi fertiliser le sol.
Il existe différents types de paillis à savoir :
- Le paillis végétal : en se décomposant, il apporte au sol de la matière organique et constitue un véritable abri pour les micro-organismes et les insectes alliés des jardins. Il peut s’agir de Bois Raméal Fragmenté (BFR), d’écorces de pins, de cosses de cacao, d’écorces de feuillus ou encore de compost ou humus obtenu avec des déchets verts (déchets de tonte, feuilles mortes…), de paillettes de chanvre ou de lin… Le paillis végétal est parfait pour le jardin potager et convient aussi à nombre de plantes du jardin d’agrément ainsi qu’aux arbres fruitiers.
- Le paillis minéral : décoratif, il a le vent en poupe. Il peut s’agir de galets, de pouzzolane, de roches concassées, d’ardoise, de billes d’argile, de graviers de schiste… Il convient surtout aux végétaux qui aiment les sols chauds. On peut par exemple installer un paillis minéral dans un massif de plantes méditerranéennes ou bien encore dans une rocaille.
- Le paillis synthétique : pour maintenir l’humidité du sol au cours de l’été, on peut poser au pied des plantes du carton, une toile de jute, une toile en fibre de coco… Avant d’effectuer les plantations, on peut aussi installer un feutre géotextile.
2 – Biner régulièrement
« Un bon binage vaut deux arrosages », comme le disent tous les jardiniers qui connaissent bien les astuces permettant d’économiser l’eau tout en conservant le sol frais.
Biner est indispensable pour décompacter la terre et donc permettre aux eaux pluviales ou d’arrosage de mieux pénétrer dans le sol. Mais cela limite aussi l’évaporation de l’humidité. Notons également que l’on profite du binage pour éliminer les herbes folles.
3 – Arroser en soirée
Il n’y a rien de plus logique puisqu’en arrosant le soir, les plantes profitent de la fraîcheur tout au long de la nuit et l’eau s’évapore moins rapidement que si lorsque l’on arrose en pleine journée.
Le conseil tient pour tout type d’arrosage : au tuyau, à l’arrosoir, au goutte-à-goutte comme au système d’arrosage automatique qui permet de programmer l’heure d’irrigation et la durée. Attention toutefois à l’arrosage au jet qui mouille le feuillage des végétaux car cela favorise grandement les maladies cryptogamiques. Mieux vaut utiliser un goutte-à-goutte par exemple qui n’arrose que le pied des plantes.
4 – Des billes d’argile pour les plantes en pot
Les plantes cultivées en bac, en jardinière, suspension, pot et potée souffrent plus encore de la sécheresse et de la chaleur estivale que celles installées en pleine terre car leur substrat se dessèche très rapidement et les contenants deviennent chauds. Il faut donc les arroser très fréquemment, ce qui n’est pas possible lorsque l’on part en vacances si l’on ne peut confier l’entretien des plantes à une bonne âme.
