En matière de funérailles, la législation française est relativement stricte et n’autorise que deux options : l’inhumation du corps ou sa crémation. Ces pratiques sont encadrées par des règles précises qui ne permettent pas à la famille du défunt de disposer du corps comme il le souhaite.
L’inhumation
L’inhumation, qui est la même chose que l’enterrement, consiste à placer le corps du défunt dans une tombe, au sein d’un cimetière. Elle doit obligatoirement avoir lieu entre 24h et six jours après le décès, sauf exception (dans le cas d’un décès à l’étranger, le rapatriement du corps peut prendre plus de six jours).
Pour inhumer un corps, il faut adresser une demande d’inhumation à la mairie de la commune du cimetière choisi. C’est généralement l’entreprise de pompes funèbres qui s’occupe des différentes démarches administratives liées à l’enterrement.
En théorie, il n’est pas autorisé de procéder à une inhumation sur une propriété privée. Cependant, on peut en demander l’autorisation au préfet du département.
L’inhumation est génératrice de nombreux rejets polluants. En effet, afin de conserver le corps avant l’enterrement, des litres de produits sont injectés dans le corps. Au moment de la décomposition, ceux-ci s’infiltrent dans le sol et polluent.
La crémation
La crémation est un processus qui vise à réduire le corps en cendres en le plaçant dans un four crématoire chauffé à 850°C. Tout comme l’inhumation, elle doit être réalisée au plus tard six jours après le décès, dans une structure spécialisée appelée crématorium.
Une fois la crémation terminée, le corps est devenu un amas de cendres. Le devenir des cendres va dépendre de la décision de la famille du défunt, sauf si ce dernier a précisé sa volonté avant sa mort. Ainsi, les cendres peuvent être gardées dans un cimetière, dispersées dans la nature ou mises en urne et inhumées sur une propriété privée.
Moins polluante que l’inhumation, la crémation n’est pourtant pas très écologique. Ce processus qui dure 1h30 nécessite 42m³ de gaz naturel, ce qui provoque d’importants rejets de CO2. Les produits injectés pour la conservation du corps rejettent également des gaz polluants.
L’enterrement vert, la nouvelle tendance
Pour adopter jusqu’au bout le mode de vie écologique, beaucoup souhaitent se tourner vers « l’enterrement vert ». Il s’agit d’un enterrement classique, mais qui utilise des matériaux bio-dégradables pour réduire son empreinte écologique, même dans la mort.
Le cercueil écologique
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les cercueils classiques ne sont pas forcément respectueux de l’environnement. En effet, leur bois est souvent issu de l’exploitation intensive des forêts et subit des traitements à base de produits chimiques.
Pour vos funérailles, vous pouvez opter pour un cercueil en carton, en bambou ou encore en papier mâché. L’objectif est qu’il se dégrade naturellement au fil du temps, sans polluer les sols et l’eau.
L’urne funéraire bio
Il s’agit d’une urne entièrement biodégradable fabriquée à partir de matériaux naturels comme le sable, le sel ou le carton. La gamme des urnes funéraires écologiques est plutôt large, pour des tarifs allant de 50 à 2000€.
Quel que soit ce que vous comptez faire des cendres du défunt, l’urne funéraire biodégradable est adaptée. Vous pouvez ainsi l’enterrer ou l’immerger, et même faire pousser un arbre à partir des cendres.
Les cimetières écologiques
S’ils ne sont pas encore répandus en France, les cimetières naturels et écologiques sont déjà bien présents au Royaume-Uni et aux Etats-Unis.
Les cimetières écologiques se trouvent dans des lieux naturels tels que des forêts ou de vastes prairies et répondent à des règles strictes :
Pas de tombe ou de stèle pour indiquer l’emplacement de la sépulture.
Le corps ne doit pas avoir subi de thanatopraxie.
Les cercueils et urnes funéraires doivent être biodégradables.
L’entretien de la végétation se fait sans produits chimiques.
Le premier cimetière naturel de France a été inauguré à Niort en 2014, et la ville de Paris en a récemment acquis un, à Ivry-sur-Seine, en septembre 2019. Grâce au respect des normes environnementales, les cimetières naturels peuvent être reconnus comme réserves naturelles, ce qui permet de protéger la faune et la flore.
Les alternatives écologiques
Si en France seules la crémation et l’inhumation sont autorisées pour le moment, d’autres options beaucoup plus écologiques se développent progressivement dans le monde.
L’humusation
Le terme « humusation » désigne tout simplement la transformation du corps du défunt en compost, par l’action de micro-organismes.
L’humusation du corps est un processus en quatre étapes et qui dure environ un an :
Le défunt est enveloppé dans un linceul biodégradable, sans avoir subi d’embaumement.
Il est ensuite déposé à même le sol sur un amas de copeaux de bois puis recouvert par une seconde couche de 2m³ de copeaux humides.
Après trois mois, et sous l’effet d’une chaleur comprise entre 60 et 70°, les chairs et les os se sont détachés les uns des autres et commencent à disparaître.
Au bout d’un an, il n’y a plus aucune trace du corps, grâce à des micro-organismes, des champignons et des vers. On obtient alors environ 1m³ d’humus, qui permet de fertiliser une centaine d’arbres.
Pour le moment, l’humusation est formellement interdite en France. En cause, l’absence de statut juridique concernant les particules issues de ce procédé.
La promession
La promession consiste à dissoudre le corps en le plongeant dans le l’azote liquide à -196°C. Sous l’effet du froid, le corps devient rigide et facilement cassable. Des vibrations sont alors utilisées pour le désagréger.
La poudre obtenue est alors placée dans une urne biodégradable qui peut être enterrée ou incinérée. À ce jour, seuls quelques pays comme la Suède, la Corée du Sud ou encore l’Afrique du Sud ont autorisé la destruction des corps par promession.
La liquéfaction
Appelé aussi aquamation, la liquéfaction du défunt se déroule en immergeant son corps dans une solution alcaline. Une réaction chimique, l’hydrolyse alcaline, va alors réduire l’enveloppe corporelle en une fine poudre blanche.
La liquéfaction funéraire émet environ un tiers de gaz à effet de serre de moins que la crémation. De plus, aucun fluide n’est rejeté dans le sol et tous les éléments métalliques du corps (couronne dentaire, prothèse médicale, pacemaker, etc…) peuvent être récupérés.
L’aquamation est principalement autorisée aux Etats-Unis (dans 14 états), au Canada et en Australie.
L’inflation s’envole, et des discounters atterrissent un peu partout en France. Le dernier-né s’appelle Primaprix.
Un magasin a ouvert rue de la Noyeraie, à Pontault-Combault, en Seine-et-Marne, ce mercredi 9 novembre 2022. Un autre à Montreuil (Seine-Saint-Denis), boulevard Rouget de Lisle, ce jeudi 10 novembre. Puis viendront normalement Meaux (Seine-et-Marne) et Asnières-sur-Seine (Hauts-de-Seine).
Jusqu’à 40% moins cher
Primaprix ? C’est un destockeur venu d’Espagne (ou il possède déjà plus 150 points de vente à Madrid, Castille, et au Pays basque essentiellement) qui propose des produits de grandes marques à prix bradés. Parfois jusqu’à 40% moins cher que la moyenne des prix du marché.
L’enseigne propose des offres alléchantes sur divers produits essentiels du quotidien : dentifrice, lessive… Le principe de Primaprix, c’est de s’approvisionner en produits de grandes marques auprès des grandes surfaces en surstock pour les revendre ensuite à des prix bas.
Il en va de même pour les articles avec des erreurs d’étiquetage par exemple et ceux issus d’annulations de commandes.
Un prisme « grande consommation »
Sur le marché déjà (très) encombré des discounters, « Primaprix veut se différencier d’Action, Stokomani ou Maxi Bazar par un prisme majoritairement grande consommation.
« Epicerie, droguerie, hygiène, ce à quoi se rajoute un peu de bazar », énumère sur son blog le journaliste Olivier Dauvers. « En ce sens, Primaprix se rapproche du Danois Normal », précise-t-il.
1 – Simon de Cyrène, des maisons partagées pour personnes handicapées et valides
Depuis 2010, l’association développe des maisons partagées pour les personnes en situation de handicap, dans lesquelles s’installent momentanément des valides.
“On a voulu répondre à une véritable demande“, indique Emmanuel Favreau, responsable communication de l’association. “C’est une question de vie de se retrouver ensemble, à la fois pour la personne handicapée et les jeunes valides”, estime-t-il. Depuis sa création, l’association a créé 25 maisons partagées et 20 autres sont en projet.
“C’est une expérience de vie“. Après un processus de recrutement, les volontaires passent souvent une année dans les maisons pour vivre en communauté avec les handicapés. Bien entendu, la sélection est poussée. “Il faut que la situation de handicap de la personne soit stabilisée et qu’elle soit prête à la vie partagée“, explique Emmanuel Favreau. Une fois acceptée, elle effectue deux stages au sein des maisons avant d’y être logée. Pour les valides, il y a aussi un processus puisqu’ils viennent accompagner et vivre avec. “Cette expérience bouleverse leur regard sur le monde et la relation“.
2 – Habitat & Humanisme, une solution à la précarité
L’association s’adresse à des personnes à très faible niveau de ressources. “On a beaucoup de collectif, des pensions de famille pour ceux qui ont connu la rue“, détaille Carol Poméon, directrice développement et innovation à Habitat & Humanisme. L’organisme porte aussi la question de l’isolement pour les jeunes en difficulté, les familles monoparentales et les personnes âgées. “On développe des tiers-lieux qui sont des lieux de solidarité dans la ville pouvant faire table d’hôtes et proposant des activités pour le quartier“. Depuis 1985, l’association s’est installée dans 85 départements.
“Le logement c’est l’affaire de tous“, considère Carol Poméon. C’est pour cela que l’association s’est créée. “Il y a une vraie relation entre nos bénévoles et les locataires“. En effet, les bénévoles sont chargés des animations et des sorties, ou encore d’aider les locataires sur des questions administratives ou juridiques. “Cette rencontre de la fragilité, de la maladie et du handicap est très profonde et amène un changement de regard sur les personnes en situation de difficulté“, estime la directrice, selon laquelle les bénéficiaires développent beaucoup de compétences et retrouvent leur dignité.
3 – Ensemble2générations, pour lutter contre l’isolement des personnes âgées
L’association a été créée en 2006 à la suite de la canicule de 2003 qui avait occasionné de nombreux décès chez les séniors. Elle se base sur la mise en relation de jeunes de moins de 30 ans avec des personnes âgées de plus de 60 ans.
“Le senior héberge le jeune sur l’année universitaire“, indique Carole Gayet, bénévole et trésorière à Caen pour Ensemble2Générations. L’association, qui lutte contre l’isolement et aide les jeunes en difficulté sociale, est présente dans 27 villes en France. Ainsi, “600 binômes sont créés chaque année“.
“Cela fonctionne bien parce qu’on a un très fort sentiment de solitude des séniors“, affirme Carole Gayet. En effet, de nombreuses personnes âgées préfèrent rester à leur domicile mais sont sans famille et donc seules.
“Elles ouvrent donc leur porte à des jeunes pour se rendre utiles, partager leur expérience“. Grâce à ça, les seniors aident les jeunes générations qui ont du mal à se loger, ce qui répond à cette problématique actuelle qui touche toutes les villes étudiantes. De plus, les binômes sont choisis grâce à des points communs, “ils nouent souvent des relations exceptionnelles“, conclut la trésorière bénévole.
Ainsi que les habitats légers , les campings et les éco village
Quelles dimensions prévoir pour installer un lave-mains ?
Avant d’installer un lave-mains, vérifiez que votre espace est bien adapté. Vous devez disposer, à proximité de votre futur lave-mains, d’un conduit d’évacuation de 32 mm de diamètre minimum et d’au moins un tuyau d’alimentation d’eau froide de diamètre 10/12 mm.
Déterminez la hauteur idéale pour votre lave-mains. Comme pour un lavabo, le réglage de la bonne hauteur est essentiel pour assurer le confort à l’usage. Elle est généralement comprise entre 85 cm et 90 cm, particulièrement si l’installation prévoit un meuble ou une colonne.
Les dimensions d’un lave-mains sont souvent inférieures à 50 cm de large pour moins de 35 cm de profondeur.
Vous devez penser à la position de votre lave-mains dans l’espace pour ne pas gêner l’ouverture de la porte.
Poser un lave-mains
Voici comment installer un lave-mains en 4 étapes :
De l’émergence au développement, France Active donne aux entrepreneurs engagés les moyens d’agir sur leur territoire. Elle les accompagne dans leurs problématiques financières, met à leur disposition les financements les plus adaptés à leurs besoins et leur permet d’accéder à un réseau d’acteurs économiques et sociaux.
En complément de la mobilisation d’un prêt, France Active conseille les entrepreneurs dans leur stratégie financière, les appuie dans leur relation avec la banque et les connecte aux partenaires locaux utiles pour leurs projets.
Conditions d’attribution
A qui s’adresse le dispositif ?
Entreprises éligibles
Les prêts solidaires de France Active s’adressent aux entreprises de l’économie sociale et solidaire en création ou en développement qui créent ou consolident des emplois : associations, coopératives, sociétés commerciales reconnues entreprises de l’ESS ou agréées ESUS (entreprises solidaires d’utilité sociale).
Pour quel projet ?
Présentation des projets
Les prêts solidaires financent les investissements et/ou le BFR (besoin en fonds de roulement) liés à la création ou au développement de l’entreprise. Ils doivent permettre à l’entreprise de mobiliser d’autres concours financiers, notamment bancaires.
Montant de l’aide
De quel type d’aide s’agit-il ?
Selon les cas, les prêts solidaires de France Active prennent la forme de prêts à titre gratuit, d’apports associatifs ou de prêts participatifs.
Le montant des prêts solidaires est de 5 000 € minimum. Il peut atteindre plusieurs centaines de milliers d’euros pour certaines entreprises.
Selon les cas, les prêts solidaires de France Active sont assortis d’un taux d’intérêt de 0 à 2%.
Pour quelle durée ?
Les prêts sont accordés pour une durée de 5 à 7 ans maximum.
Ils peuvent faire l’objet d’un différé d’amortissement de 1 à 2 ans.
Informations pratiques
Quelle démarche à suivre ?
Auprès de quel organisme
L’entreprise doit contacter l’association territoriale France Active de sa région.
Aide aux indépendants : financements et prêts possibles
Vous pouvez avoir besoin d’un coup de pouce financier lors de la création de votre entreprise ou en cas de coup dur. Découvrez ci-dessous les financements et les prêts dédiés aux indépendants.
Le prêt micro-entreprise
En tant que travailleur indépendant, vous pouvez bénéficier deprêts allant jusqu’à 10.000 euros dans le cadre d’une création, d’une reprise, ou du développement d’une petite entreprise.
L’avantage d’un microcrédit professionnel, c’est qu’en plus de l’avance financière, il permet d’être accompagné par des experts de A à Z (conseils, démarches, mises en relation, etc.).
Attention : les microcrédits professionnels sont réservés aux indépendants qui ne peuvent pas recourir au système bancaire “classique”. Certaines conditions sont exigées en fonction de l’organisme auprès duquel le prêt est souscrit (Adie, France Active, Initiative France, etc.).Microcrédit professionnel
Le Prêt d’honneur Solidaire
Le prêt d’honneur solidaire, aussi appelé “PH Solidaire”, est un prêt à taux zéro proposé notamment aux indépendants pour constituer leurs fonds propres. Il vient en complément d’un prêt bancaire proposé par Initiative France, France Active ou l’Adie.
Son montant est compris entre 1.000 et 8.000 euros, sans aucun frais de dossier applicable.PH Solidaire
Les aides Pôle emploi pour les indépendants
Pôle emploi propose plusieurs dispositifs pour accompagner les demandeurs d’emploi souhaitant se mettre à leur propre compte.
L’Aide à la Reprise ou à la Création d’Entreprise (Arce)
En France, la moitié des entreprises sont créées par des personnes au chômage. Ainsi, pour les encourager dans cette démarche, Pôle emploi a mis en place un dispositif appelé Arce (à ne pas confondre avec l’Acre).
Concrètement, l’Arce permet aux demandeurs d’emploi de percevoir 45% de leurs allocations chômage restantes pour lancer leur activité. La somme, versée en 2 temps, vient se cumuler avec les revenus de la nouvelle entreprise.
Plusieurs conditions sont à respecter et une demande doit être réalisée auprès de votre conseiller Pôle emploi pour en bénéficier.Dispositif Arce
Cumul chômage et auto-entreprise chaque mois
Vous souhaitez vous lancer en tant qu’auto-entrepreneur ? Sachez que vous avez la possibilité de cumuler une partie ou la totalité de vos ARE avec les revenus engendrés par votre auto-entreprise.
Ce dispositif permet de :
Rester inscrit sur la liste des demandeurs d’emploi
Obtenir un coup de pouce financier chaque mois lors du lancement de votre auto-entreprise
Prolonger vos droits au chômage
Plusieurs conditions sont exigées pour ce cumul. Vous devez notamment continuer à vous actualiser chaque mois sur le site de Pôle emploi.Cumul chômage et auto-entreprise
Chômage pour les indépendants (ATI) lors de la fin d’activité
Les travailleurs indépendants peuvent, depuis 2019, percevoir des allocations chômage (les ATI) sous certaines conditions. Vous devrez notamment avoir travaillé à votre compte pendant au moins 2 ans, et avoir perçu au moins 10.000 euros durant une des 2 dernières années d’activité.
Versées pour une durée de 6 mois maximum, les ATI peuvent atteindre 800 euros mensuels.
Aide travailleur indépendant en faveur de la formation
À l’image des salariés ou des demandeurs d’emploi, les indépendants peuvent bénéficier de différents dispositifs pour financer leur parcours de formation.
L’Aide Individuelle à la Formation (AIF)
Proposée par Pôle emploi et ouverte aux travailleurs indépendants, l’AIF est une aide financière qui permet de couvrir une partie ou la totalité du coût d’une formation (montant versé directement à l’organisme retenu).
Pour en bénéficier, vous devrez respecter plusieurs conditions et notamment être inscrit(e) sur la liste des demandeurs d’emploi.
Depuis le 1er janvier 2018, les travailleurs indépendants cumulent eux aussi des droits à formation au titre de leur activité professionnelle.
Le dispositif du Compte Personnel de Formation (CPF) vous permet de capitaliser jusqu’à 500 euros par an pour financer une formation. Les droits accumulés sont mobilisables tout au long de votre vie professionnelle.
En tant que travailleur indépendant, vous versez une cotisation pour la formation professionnelle. Cette somme est ensuite reversée à un Fonds d’Assurance Formation (FAF).
À ce titre, vous pouvez bénéficier d’un forfait de formation annuel sous conditions.
Pour en savoir plus, vous devez vous rapprocher de l’Association de gestion et du financement de la formation des chefs d’entreprise (Agefice) ou du Fonds interprofessionnel de formation des professionnels libéraux (FIFPL) en fonction de l’organisme auquel vous êtes rattaché.Fonds d’Assurance Formation – FAF
Aide pour indépendants en situation de handicap
Si vous travaillez à votre compte tout en étant en situation de handicap, sachez que vous pouvez bénéficier des aides de l’Agefiph au même titre que les salariés.
Plusieurs types de dispositifs existent : aide à la formation, aide financière pour vos déplacements, aide humaine, etc.
Les travailleurs indépendants bénéficient automatiquement de l’Aide à la Création d’entreprise (Acre) lorsqu’ils créent ou reprennent une entreprise. L’avantage de ce dispositif : être exonéré de certaines cotisations sociales, mais aussi profiter d’un accompagnement spécifique durant les premières années de l’entreprise.
Soumise à conditions, l’Acre ne nécessite aucune démarche particulière pour les entrepreneurs éligibles.Exonération Acre
Aides de l’action sociale du CPSTI pour les indépendants
L’action sociale du Conseil de la protection sociale des travailleurs indépendants (CPSTI) propose 4 dispositifs pour aider les travailleurs indépendants en difficulté :
L’Aide aux cotisants en difficulté (ACED), versée en cas de problèmes de trésorerie
L’Aide financière exceptionnelle (AFE), versée lorsqu’une difficulté ponctuelle menace la survie de l’entreprise
L’Accompagnement au départ à la retraite (ADR)
Le Fonds catastrophe et intempéries (FCI), une aide d’urgence en cas de catastrophe ou de dégâts liés à des intempéries
Pour bénéficier d’une aide de l’action sociale du CPSTI, vous devez faire une demande auprès de l’Urssaf.Aides du CPSTI
Indépendants : à qui s’adresser ?
Que ce soit pour solliciter une aide financière ou pour bénéficier d’un accompagnement en lien avec votre activité d’indépendant, plusieurs interlocuteurs spécialisés sont à votre écoute.
Voici les principales structures que vous pouvez contacter :
L’Adie : vous pouvez vous rapprocher de l’association pour le droit à l’initiative économique pour obtenir un microcrédit professionnel
France Active : structure spécialisée dans l’accompagnement financier des entrepreneurs
Initiative France : pour obtenir un prêt d’honneur sans intérêts ni garanties
Le Réseau Entreprendre : pour obtenir un prêt d’honneur ou bénéficier de conseils de chefs d’entreprise bénévoles
La BGE : pour être accompagné à n’importe quel moment de votre vie professionnelle en tant que travailleurs indépendants
Les CCI : pour toutes les formalités relatives à la création d’entreprise ou pour obtenir des conseils
Les CMA : pour être accompagné à n’importe quel moment de votre vie professionnelle en tant que travailleurs indépendants
Help : des conseils sont apportés en termes de santé, de prestations sociales et de recouvrement
Souvenez-vous : début décembre, nous vous relations l’histoire de Michelle McGagh, cette journaliste indépendante britannique qui a décidé de ne rien acheter pendant un an, mis à part la nourriture et les produits d’hygiène.
Son objectif : “économiser tout au long de l’année pour rembourser une partie de [son] crédit”, nous a-t-elle expliqué. Mais aussi réfléchir à ses dépenses, changer pour l’avenir ses habitudes en matière de consommation, afin de ne plus dépenser que ce dont elle a vraiment besoin.
Le 27 novembre, alors que d’autres courraient les bonnes affaires à l’occasion du “Black Friday”, cette spécialiste des questions de finances personnelles de 33 ans (son blog ici) débutait son “année sans dépenses”. Un mois et demi plus tard, elle nous confie ce qui a changé dans son quotidien.
Michelle McGagh. Je me sens vraiment bien, merci ! Ces six semaines sont passées très vite.
VA. Racontez-nous vos fêtes de Noël…
MMG. Je n’ai rien dépensé pour Noël, je n’ai pas acheté un seul cadeau. Ma famille était prévenue et nous nous étions mis d’accord pour pratiquer une “amnistie des cadeaux”. Ils ne m’ont donc rien offert non plus. J’ai tout de même fabriqué des jouets pour mes trois neveux, lors d’un atelier gratuit de création – de petites voitures en plastique propulsées par un ballon qu’il faut assembler.
Même sans ouvrir de cadeaux, nous avons passé de bons moments, notamment en assemblant ces petites voitures. Ça n’a pas été aussi difficile que je pensais mais il est vrai que le sapin paraissait un peu seul sans cadeaux à ses pieds. (Sapin que je n’ai pas acheté, nous en avions déjà un artificiel.)
VA. Avez-vous fêté la nouvelle année ?
MMG. Oui,le 31décembre je me suis rendue à une fête chez des amis à vélo. Il m’a fallu parcourir 56 kilomètres avec ma tente, mon sac de couchage et mon matelas gonflable. Mais quand je suis arrivée, je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas de jardin et j’ai dormi à l’intérieur ! J’ai amené à cette soirée une bouteille de vodka que j’avais eue en cadeau de Noël par une des entreprises où je travaille.
VA. Comment vos proches ont-ils réagi à votre défi ?
MMG. Ils ont pensé que j’étais un peu folle mais m’ont soutenue. Mon mari , Franck, surtout. Il ne s’est pas lancé lui-même le défi mais a pédalé avec moi pour le Nouvel An, est partant pour des vacances à vélo cette année, et s’est associé à la partie “budget alimentaire” de mon aventure.
VA. Parvenez-vous à respecter votre budget ?
MMG. J’ai 30 £ [environ 40 ¤] par semaine pour mes trois repas quotidiens et mes produits de toilette et ménagers. Comme Franck s’est joint à moi, nous avons 60 £ [environ 80¤] pour nous deux chaque semaine.
Jusqu’à maintenant, j’ai réussi à dépenser moins que mon budget toutes les semaines, sauf une. C’était juste avant Noël, nous avons dépensé 60,31 £, parce que nous avons acheté de quoi organiser un dîner pour six avant Noël, un dîner pour deux le jour de Noël, et un autre pour cinq adultes et deux enfants le 26.
VA. Qu’est-ce qui a changé dans votre vie de tous les jours ?
MMG. Je fais beaucoup plus de vélo : c’est devenu mon seul moyen de transport, avec la marche. Maintenant, je n’ai décidément plus besoin de faire du sport, je pense que je bouge suffisamment !
Sinon, je dois me montrer bien plus organisée qu’avant pour préparer et emporter mes repas avec moi – et ils doivent être consistants, vu tout le vélo que je fais. En réalité, je dois être plus organisée en général. Par exemple, si je veux voir mes amis, je dois planifier quoi faire, nous ne pouvons simplement nous retrouver à la dernière minute dans un bar ou un restaurant.
VA. Quelles difficultés avez-vous rencontrées depuis le début du défi ?
MMG. Organiser mes sorties nocturnes s’avère plus compliqué que prévu. Il fait mauvais, alors impossible de rester dehors. Comme mes amis et moi nous travaillons toute la journée, et parfois tard, beaucoup de lieux où nous pourrions aller, par exemple les galeries, sont fermés quand nous sortons du travail. Au final, j’ai plus d’une fois fini dans un pub à boire de l’eau ! Je pense que je vais réussir mon défi, mais que ça ne va pas être facile…
La complémentaire santé solidaire en quelques mots
Cette aide, qui dépend de l’Assurance Maladie, est destinée aux personnes dont les ressources sont modestes et qui ne peuvent souscrire une assurance santé classique. La complémentaire santé solidaire permet de participer au paiement des frais de santé. Elle peut-être totalement gratuite, soit payante : moins de 1 euro par jour et par personne au sein d’un même foyer.
Les bénéficiaires bénéficient alors gratuitement : – Des consultations chez le médecin, – Des consultations et des soins chez le dentiste, – Des séances de kinésithérapie, – Des médicaments, – Des services d’un infirmier, – Des consultations et des séjours à l’hôpital.
Ils profitent également de soins de santé gratuits la plupart du temps. C’est le cas pour : – Les prothèses dentaires, – Les lunettes, – Les prothèses auditives, – Les dispositifs médicaux (béquilles, fauteuils roulants…).
Les bénéficiaires de la complémentaire santé solidaire ne paient pas de dépassements d’honoraires. Les médecins ne peuvent légalement pas imposer ces frais supplémentaires.
Qui peut demander la complémentaire santé solidaire ?
Deux conditions générales autorisent l’accès à la complémentaire santé solidaire. Il faut bénéficier de l’Assurance Maladie grâce à une activité professionnelle ou une résidence stable et régulière en France. Il convient également de ne pas dépasser le plafond deressources maximum selon la composition du foyer.
Demande pour un foyer Il est possible d’effectuer une seule demande de complémentaire santé solidaire pour un foyer. Ceci inclut donc le demandeur, le/la conjoint(e) du demandeur ou les personnes de moins de 25 ans à la charge du demandeur.
Demande pour une personne seule Dans certains cas, il est possible d’effectuer une demande individuelle : – Pour un mineur de moins de 16 ans relevant de l’ASE (aide sociale à l’enfance) ou de la PJJ (protection judiciaire de la jeunesse) ; – Pour un mineur de plus de seize ans en rupture familiale ; – Pour les jeunes adultes entre 18 et 25 ans ne vivant plus chez leurs parents à la condition qu’ils aient effectué leur propre déclaration fiscale et qu’ils ne perçoivent aucune pension alimentaire pouvant induire une déduction fiscale ; – Pour les jeunes entre 18 et 25 ans vivant chez leurs parents et sur le point de devenir parents eux aussi ; – Pour les étudiants isolés et bénéficiaires des aides d’urgence du CROUS (Centre Régional des œuvres universitaires et scolaires) ; – Pour les conjoints séparés.
Quelles ressources sont prises en compte dans l’attribution de la complémentaire santé solidaire ?
Pour profiter de l’aide, il convient de se situer en dessous des plafonds de ressources maximums. Ces ressources ne correspondent pas uniquement aux sommes déclarées sur l’avis d’imposition. Il faudra prendre en compte toutes les sommes perçues.
Sont notamment comptabilisés les salaires, les pensions de retraite et les pensions alimentaires. Les aides financières telles que les allocations et les dons sont aussi à prendre en compte dans le total. Enfin, les gains aux jeux et les ventes d’objets personnels doivent aussi être ajoutés aux ressources déclarées.
Selon votre situation, le bénéficiaire peut être amené à devoir payer une participation financière mensuelle. Elle peut aller de 8 à 30 euros, un tarif progressif selon l’âge. Afin de vérifier si vous êtes éligible à la complémentaire de santé solidaire, il est possible d’utiliser le simulateur sur le site Ameli.fr. À titre d’exemple, pour une personne, le plafond est fixé à 9 041 euros et 13 561 euros pour un foyer composé de deux personnes.
Vous percevez le RSA ?
Un demandeur au RSA et les membres de son foyer ont droit à la complémentaire santé solidaire sans aucune participation financière.
Pour en faire la demande, le formulaire S3711 sera à remplir. La déclaration de ressources ne sera dans ce cas pas nécessaire. Il faudra simplement compléter les informations relatives à la composition du foyer, sélectionner l’organisme complémentaire, puis dater, signer et envoyer le formulaire à la caisse d’assurance maladie.
Complémentaire solidaire pour les salariés et les étudiants
Les étudiants et les salariés peuvent eux aussi bénéficier de la complémentaire santé solidaire. Pour un étudiant, les conditions d’attribution varient selon qu’il a plus ou moins de 25 ans. Elles se réfèrent aux conditions générales et dépendent de la situation du jeune, notamment de sa déclaration fiscale.
Un salarié aux revenus faibles peut aussi bénéficier de la complémentaire santé solidaire. Dans ce cas, il pourra demander une dispense d’adhésion au contrat collectif obligatoire par courrier. Cette dispense sera possible pendant la durée du droit à la complémentaire santé solidaire.
Quelles sont les caractéristiques d’une pièce de monnaie ancienne ?
Vous avez hérité de pièces de monnaies anciennes que vous souhaitez céder ? Encore faut-il parvenir à les identifier correctement pour en définir la valeur exacte.
Quelles sont les pièces de monnaie les plus recherchées ?
De nombreuses pièces de monnaie ont de la valeur pour les numismates amateurs. Certaines pièces sont toutefois plus recherchées que d’autres, à l’image de la pièce de 2 euros commémorative de Monaco, présentant le profil de Grace Kelly. Fabriquée en 20 001 exemplaires seulement, elle s’acquiert pour plus de 2 500 euros.
Parmi les pièces françaises les plus recherchées, on trouve :
20 Francs Turin 1932.
5 Francs Hybride 1832 Q.
5 Francs Hercule de 1973.
2 Francs 1834 BB « Abeille ».
Bon à savoir : La pièce la plus chère du monde est en argent. Il s’agit du Flowing Haïr Dollar.
Comment savoir si une pièce de monnaie a de la valeur ?
Une pièce peut être échangée au niveau du cours du matériau dont elle est composée. La valeur du cours, qu’il s’agisse d’or ou d’argent, se trouve facilement sur internet. Néanmoins, le prix d’une pièce dépend également de sa rareté. De nombreux critères doivent ainsi être pris en compte pour définir la valeur d’une pièce dont :
La date d’émission.
L’atelier de frappe.
Le nombre de tirage.
Le métal de conception.
L’état général de conservation.
La valeur faciale.
Le provenance / Le pays d’origine.
Pour voir le montant auquel vous pouvez prétendre en vendant votre pièce, consultez des sites internet spécialisés ou des catalogues de monnaies. Les catalogues World Coins sont la référence en la matière. D’autres catalogues spécialisés comme Gadoury et Le Franc peuvent également être utilisés pour définir un prix de vente juste. Avant de consulter ces différentes ressources, vous devez avoir parfaitement identifié votre pièce.
Bon à savoir : Attention à ne pas nettoyer une pièce ternie pour lui donner un aspect neuf : les collectionneurs apprécient la patine de la pièce qui lui donne en réalité sa valeur.
Avant la vente : l’estimation des pièces de monnaie anciennes
Vous l’avez compris, il est nécessaire d’estimer une vieille pièce de monnaie avant de la mettre en vente.
Qui peut estimer des pièces de monnaie ?
Réaliser une estimation est nécessaire pour connaître la valeur précise des pièces afin de les vendre au bon prix. C’est d’autant plus important si elles sont destinées à être vendues aux enchères. S’il est possible d’évaluer le prix d’une pièce par soi-même, il est préférable de faire appel à un expert pour obtenir une estimation précise. Alors, où faire estimer ses pièces de monnaie ?
Les commissaires-priseurs s’entourent d’experts en pièces de monnaie qui agissent de manière professionnelle. Pensez à bien vous renseigner sur chaque contact potentiel avant de faire appel à ses services.
Bon à savoir : Vous pouvez également faire appel à un expert pour estimer la valeur de vieux billets.
Où faire estimer ses pièces de monnaie ?
Afin de vous permettre de définir la valeur d’une pièce de collection, il est préférable de vous rendre dans une maison de ventes. Une estimation vous est alors proposée, sur la base du prix auquel ont été vendus des biens similaires aux enchères.
Où vendre des pièces de monnaie anciennes ? Vous pouvez vous rendre dans le cabinet d’expertise d’un numismate. La plupart de ces lieux bénéficie d’une boutique attenante où sont revendues les pièces acquises par ces professionnels.
Vendre des pièces de monnaie en francs : leur valeur
S’il vous reste des pièces de monnaie en francs, bonne nouvelle : certaines ont encore de la valeur.
Par exemple :
La pièce « La semeuse » de 1959 vaut environ 170 €. Il n’existe que 4 000 exemplaires.
La pièce de 10 francs « Montesquieu » de 1989 vaut 100 €.
D’autres pièces en francs ont une valeur importante comme le 20 Francs « Turin » de 1939 ou le 20 francs « Mont Saint Michel » de 1992. Pour connaître leur valeur précise, pensez à la faire estimer. Où vendre des pièces de monnaie en Francs ? Là encore, les experts des maisons de ventes sont les personnes à contacter.
Bon à savoir : De manière générale, plus votre pièce est en bon état de conservation et plus sa valeur est conséquente. Pour estimer une pièce en Francs, vous pouvez vous référer au catalogue Le Franc qui recense plus de 550 pièces nationales.
Où peut-on vendre des pièces de monnaie en argent ?
Vous vous demandez où vendre ses pièces de 2€ rares ou des pièces de monnaie étrangères ? Plusieurs professionnels sont aptes à reprendre des pièces de monnaie anciennes en argent.
Parmi eux, les ventes aux enchères menées par des commissaires-priseurs permettent d’attirer des collectionneurs et ainsi de faire grimper le prix des pièces de monnaies.
Vous pouvez également faire appel aux numismates, aux bureaux de change et aux bijoutiers. Attention, quelle que soit l’estimation qui vous a été proposée, ces professionnels chercheront toujours à reprendre votre pièce à un prix plus faible que le prix qui vous avait été initialement donné. De même, un cabinet numismatique prend entre 20 et 30% de commission.
Autour de l’expertise numismatiques :
Comment estimer des pièces de monnaie anciennes ?
Comment nettoyer des pièces de monnaie anciennes ?
Quel compte ouvrir après avoir atteint le plafond du Livret A ?
Taux depuis le 01/02/2023
Taux jusqu’au 31/01/2023
Plafond de versements
Fiscalité
Livret A
3% net
2% net
22.950 €
Aucune
LDDS
3% net
2% net
12.000 €
Aucune
LEP
6,10% net
4,60% net
7.700 €
Aucune
Livret jeune
3% minimum
2% minimum
1.600 €
Aucune
CEL
2% brut
1,25% brut
1.600 €
Prélèvements sociaux (17,2%) uniquement ou PFU selon date d’ouverture
Compte sur livret (CSL)
variable
variable, sans plafond parfois
PFU (12,8% d’IR et 17,2% de prélèvements sociaux)
Compte à terme (CAT)
Croissant selon la durée
variable
PFU (12,8% d’IR et 17,2% de prélèvements sociaux)
Taux pour un PEL ouvert en 2023
Taux pour un PEL ouvert en 2022
PEL
2%
1%
61.200 €
Impôt sur le revenu (si plus de 12 ans ou si PEL ouvert depuis le 1er janvier 2018), prélèvements sociaux
Taux 2023
Taux 2022
Fonds euros
2,50%
1,70 à 1,90%
aucun
PFU (12,8% d’IR et 17,2% de prélèvements sociaux) avant 8 ans, régime particulier ensuite
Sources : gouvernement, Légifrance, ToutSurMesFinances (CEL, CSL, CAT, PEL et fonds euros : taux avant impôt et prélèvements sociaux)
Quel compte épargne ouvrir quand on a atteint le plafond du Livret A, soit un montant maximum de 22.950 euros ? Le tableau ci-dessus récapitule les placements sûrs possibles, pour un épargnant attaché à la sécurité de son épargne ainsi que, pour chacun, le taux de rémunération, le plafond de versements et la fiscalité actuellement en vigueur.
En résumé, on peut distinguer différentes catégories de comptes épargne et placements à capital garanti, que l’on peut ouvrir après un Livret A arrivé au plafond :
livrets d’épargne réglementés : LDDS, LEP, Livret Jeune
épargne logement : PEL, CEL
placements bancaires : CSL, compte à terme
placements non bancaires : fonds euros des contrats d’assurance vie
Ces alternatives affichent actuellement, pour la plupart, un rendement réel net (après prise en compte de l’inflation), négatif, alors que les prévisions d’inflation de la Banque de France pour 2023 font état d’une hausse des prix de 6%.
Le contexte pour l’épargnant est très particulier, le taux du Livret A étant passé en très peu de temps de son niveau le plus bas historique (de 0,50% jusqu’à fin janvier 2022 à 3% le 1er février 2023) dans un contexte de regain d’inflation et de vive remontée des taux directeurs de la Banque centrale européenne (BCE). Il est presque impossible de gagner plus, en conservant une protection absolue de son argent. Cette exigence de sécurité, très chère aux Français, limite les options à quelques placements dont le capital est garanti.
Quoi faire et comment quand le Livret A est plein ?
Quand un Livret A est complet, on ne peut pas en ouvrir un second, puisque la loi interdit d’en posséder plus d’un par personne. Il existe heureusement un certain nombre d’alternatives disponibles, sans forcément changer de banque, pour y déposer des sommes d’argent par des versements programmés ou ponctuels.
Une fois qu’un Livret A est plein, certaines banques proposent de basculer automatiquement le surplus d’épargne sur un compte sur Livret (CSL). C’est rarement une bonne idée, puisque ces comptes sont actuellement beaucoup moins rentables que le Livret A. Par exemple, avec le Livret A Sup, le CIC associe un Livret A et un CSL rémunéré à 0,50% brut au-delà de 22.950 euros et pour un montant maximum de 100.000 euros.
Quelles alternatives au Livret A faut-il privilégier ? Tout dépend de l’objectif de l’épargnant.
S’il s’agit de mettre de l’argent au chaud de façon temporaire, pour quelques semaines à quelques mois, il existe au moins deux solutions pour un épargnant disposant de revenus conséquents (qui n’a pas droit au livret d’épargne populaire) :
le LDDS, qui fonctionne quasiment comme le Livret A au jour le jour et dont le taux de rémunération est identique (2% depuis le 1er août 2022, 3% à partir du 1er février 2023). Principales différences avec le Livret A : un plafond de versements de 12.000 euros et la possibilité tout ou partie des intérêts à des associations, sous la forme d’un don. > Pour alimenter un LDDS, il suffit de mettre en place un virement automatique de son compte bancaire vers son LDDS, ou de procéder à des versements ponctuels quand on a des excédents.
certains comptes épargne rémunérés imposables, aussi appelés comptes sur livret bancaires (CSL). Les plus rémunérateurs rapportent plus de 1% brut annuel avant impôt et prélèvements sociaux, et certains bénéficient de taux promotionnels sur une durée courte (2 à 3 mois) ce qui permet d’en doper le rendement à court terme. > Pour bénéficier d’un taux de rémunération plus attractif, il faut bien souvent déposer son argent dans une banque différente de la sienne. Actuellement, les livrets les plus rentables sur le marché sont ceux proposés par My Money Bank, PSA Banque et Renault Bank (ex-RCI banque), avec des taux bruts compris entre 1,20 et 1,40%, hors taux promotionnel, des établissements dans lesquels ils n’est pas nécessaire d’établir sa domiciliation bancaire.
S’il s’agit de placer de l’argent à plus long terme, il faut bien souvent accepter de perdre une part de sécurité pour gagner en performance. Faute de quoi la hausse du coût de la vie risque de grignoter le pouvoir d’achat des sommes épargnées. Il existe alors un éventail varié de placements plus ou moins rémunérateurs, plus ou moins liquides et dont la durée de détention peut être contrainte par des régimes fiscaux particuliers. Mais dans tous les cas, il faudra renoncer à la garantie du capital.
Livret d’épargne populaire (LEP) : pour les revenus modestes
Quand chaque euro compte pour ne pas finir le mois à découvert, épargner n’a rien d’évident. Quitte à mettre de côté, autant faire en sorte que les sommes déposées rapportent davantage que sur un Livret A. D’autant qu’il n’est pas nécessaire de faire une croix sur les principaux avantages du Livret A, comme la possibilité de retirer son argent à tout moment, la garantie du capital ou encore l’absence d’impôt sur le revenu (IR) et de prélèvements sociaux.
Ce produit d’épargne n’est autre que le livret d’épargne populaire (LEP), dont le taux est fixé :
à 6,10% à compter du 1er février 2023, soit 3,10 points de plus que le Livret A
à 4,60% du 1er août 2022 au 31 janvier 2023, soit 2,60 points de plus que le Livret A
à 2,20% du 1er février au 31 juillet 2022, soit 1,20 point de plus que le Livret A
à 1% du 1er février 2020 jusqu’au 31 janvier 2022, soit 0,50 point de plus que le Livret A
Cet écart ne permet de gagner des sommes folles, mais peut s’avérer appréciable pour les budgets serrés, soit, en 2022 :
pour un capital de départ de 1.000 euros : le LEP permet de gagner sur un an 17,25 euros de plus que le Livret A
pour un capital de départ de 7.700 euros : la rémunération supplémentaire est de 132,83 euros.
Calculs effectués sur la base d’un taux moyen annuel de 1,38% pour le Livret A (1,375 précisément) et de 3,10% pour le LEP.
Trois inconvénients du LEP cependant :
son plafond est près de trois fois inférieur à celui du Livret A (7.700 euros contre 22.950 euros)
son ouverture est soumise à conditions de ressources (basées sur le revenu fiscal de référence ou RFR)
le nombre de LEP est limité à deux par foyer fiscal.
Plan d’épargne logement (PEL) : pour une épargne à moyen terme
Pour gagner davantage, le Plan d’épargne logement (PEL) constitue une alternative jusqu’au 31 janvier 2023, s’il a été ouvert avant le 1er février 2015, mais cette rémunération est brute : il faut retirer les prélèvements sociaux (CSG, CRDS, etc. soit 17,2% au global depuis le 1er janvier 2018) pour obtenir son taux net, soit :
2,50% brut soit 2,07% net pour les PEL ouverts du 1er août 2003 au 31 janvier 2015
2% brut soit 1,66% net pour les PEL ouverts du 1er février 2015 au 31 janvier 2016
1,50% brut soit 1,24% net pour les PEL ouverts entre le 1er février 2016 et le 31 juillet 2016
1% brut soit 0,83% net pour les PEL ouverts du 1er août 2016 au 31 décembre 2017
1% brut soit 0,70% net (application de la flat tax, IR inclus) pour les PEL ouverts depuis le 1er janvier 2018
Avec la remontée du taux du Livret A à 3% au 1er février, la rémunération d’un ancien PEL n’est plus compétitive, sauf s’il s’agit d’un très ancien PEL.
De plus, les intérêts du PEL perçus sont soumis à l’impôt sur le revenu :
12 ans après l’ouverture pour un PEL ouvert avant le 1er janvier 2018
dès la 1ère année pour un PEL ouvert depuis le 1er janvier 2018 (application par défaut de la flat tax au taux de 12,8% hors prélèvements sociaux ou sur option du barème de l’impôt sur le revenu)
Autre différence, le PEL repose sur un principe d’épargne obligatoire auquel il n’est pas possible de déroger : les versements doivent atteindre un minimum de 540 euros par an, soit 45 euros par mois, 135 euros par trimestre ou 270 euros par période de six mois. En d’autres termes, le titulaire du plan n’a pas d’autre choix qu’épargner même si ses fins de mois sont difficiles.
Moins souple, le PEL est également moins liquide : la durée minimale d’épargne est fixée à 4 ans. En cas de retrait avant ce terme, le plan est clôturé par la banque et des pénalités peuvent s’appliquer, notamment la diminution du taux de rémunération en cas de fermeture moins de 2 ans après l’ouverture.
Les personnes qui ont le plus intérêt à choisir le PEL plutôt que le Livret A pour placer leur argent, sont donc celles qui n’ont pas de besoin financier immédiat et dont le plan, ouvert avant le 1er février 2015, est âgé de moins de 12 ans. Dans cette configuration et pour un versement de 10.000 euros effectué fin décembre 2021, le PEL permettait de gagner en 2022 69,5 euros de plus qu’avec le Livret A au taux moyen annuel en 2022, soit 1,38% (207 euros net d’impôt contre 137,5 euros). Ce différentiel n’existera plus en 2023, du fait du passage du taux du Livret A à 3% le 1er février.
Assurance vie : pour aller au-delà des placements sans risques
En théorie, l’assurance vie permettait jusqu’il y a peu de gagner plus que le Livret A sans prendre le moindre risque : environ 1,30%, avant impôts et prélèvements sociaux. C’est ce qu’ont rapporté en 2021 les contrats monosupport en euros et les fonds euros des contrats multisupports, dont le capital est garanti, quand le Livret A rapportait 0,50%. Mais la situation s’est inversée très rapidement et le Livret A est désormais plus rémunérateur.
De plus, ce taux, qui devrait se situer entre 1,70% et 1,90% en 2022, n’est qu’une moyenne, puisque les rémunérations versées aux assurés sont, contrairement au Livret A ou au PEL, différentes d’un établissement à l’autre, voire d’un contrat à l’autre au sein d’un même organisme : quelques uns rapportent plus, au-delà de 2,50%, et d’autres beaucoup moins, à peine plus de 1%. Pire, dans la majorité des contrats, un euro versé n’est pas égal à un euro investi ! La faute aux frais sur versements qui atteignent entre 2 et 3% des sommes déposées en moyenne.
De plus, du fait d’une remontée du taux du Livret A plus rapide que celle des rendements des fonds en euros, ces derniers ne peuvent plus rivaliser actuellement, sauf si les assureurs décident de puiser dans les réserves accumulées ces dernières années.
Pour s’assurer un surcroît de performance, mieux vaut s’intéresser aux contrats d’assurance vie vendus sur Internet, par des banques en ligne ou des sites spécialisés, où les frais d’entrée sont nuls. Mais la plupart du temps, il faudra renoncer, au moins partiellement, à la garantie du capital. Pour accéder à ces produits sûrs et plus performants que la moyenne, les promoteurs de ces contrats imposent des contraintes : ils exigent souvent d’allouer une partie des sommes versées sur des fonds non garantis. Une façon d’obliger les épargnants à diversifier leurs placements au-delà des supports sans risques.
Livrets d’épargne rémunérés : la chasse aux meilleurs taux
Les livrets imposables commercialisés par les banques sont rarement compétitifs. En moyenne, ces comptes sur livret (CSL) bancaires rapportent moins de 0,40% par an selon la Banque de France, avant impôts et prélèvements sociaux (application de la flat tax depuis le 1er janvier 2018). Leur utilisation se justifie essentiellement pour les épargnants dont les livrets réglementés (Livret A, LDDS) sont remplis et souhaitant mobiliser d’importantes sommes d’argent rapidement, sans les laisser dormir sur leur compte courant.
Le choix d’un livret en ligne comme le Livret Distingo de PSA Banque permet de bénéficier d’un taux brut parfois majoré pendant certaines périodes promotionnelles ou pendant 2, 3 ou 4 mois suivant l’ouverture (pour un taux de base fixé à 1,35% depuis le 1er janvier 2023). Certains conseillers en gestion de patrimoine indépendants proposent un compte épargne rémunéré au taux brut de 1,2%, temporairement majoré à 3% bruts pendant deux mois (jusqu’à 75.000 euros).
Même quand on est non imposable à l’impôt sur le revenu, le taux net de ces livrets ne rivalise pas avec celui du Livret A en vigueur à compter du 1er février 2023.
Compte à terme : taux connu à l’avance
Les comptes à terme (CAT), aussi appelés dépôts à terme (DAT), affichent des performances équivalentes : 2,27% annuels en moyenne avant impôt et prélèvements sociaux pour les dépôts d’une durée supérieure à 2 ans (taux de janvier 2023, source Webstat Banque de France). Leur principe : en contrepartie de son blocage sur la durée prévue au contrat, le dépôt, effectué en une fois, doit en principe rapporter davantage qu’un livret classique et afficher un taux fixé et connu à l’avance dans le cadre d’un placement à durée déterminée, généralement de 1 à 3 ans.
Par exemple, le taux de rendement du compte à terme Distingo de PSA Banque affiche les taux de rémunération bruts suivants (en vigueur depuis le 16 février 2023) :
Durée d’un an : taux de rémunération de 2,60%
Durée de deux ans : taux de rémunération de 2,70%
Durée de trois ans : taux de rémunération de 2,80%
Désormais, les niveaux de rémunération offerts en contrepartie de ce blocage des fonds et la fiscalité applicable rendent les comptes et dépôts à terme plus attractifs que les comptes sur livret imposables.
Où placer son argent quand tous les livrets sont pleins ?
Quand on a fait le plein de son Livret A, de son LDDS et de son compte épargne logement (CEL), que faut-il faire ?
Il faut d’abord s’interroger : est-il absolument nécessaire de disposer d’autant d’argent sur des comptes épargne dont la disponibilité du capital est quasi-immédiate ? Actuellement, disposer d’un Livret A ou d’un LDDS au complet n’est pas dénué de sens, dans la perspective de bénéficier d’un taux de 3% garanti, au moins jusqu’au 31 juillet prochain. Mais cela n’a pas toujours été le cas. En fait, tout dépend de ce que l’on compte faire de cet argent. Tant que ces livrets rapportent plus que les fonds euros des contrats d’assurance vie, on peut y laisser son argent avec le plafond atteint.
Une fois que le montant maximum de versements sur ces livrets a été atteint, il y a plusieurs possibilités de placements à effectuer qui dépendent de nombreux paramètres :
objectif financier
durée de détention prévue
âge
niveau de risque
montant et composition du patrimoine
niveau d’imposition du foyer fiscal…
Il n’y a pas de réponse unique et on peut panacher les solutions. On peut recommander l’accompagnement d’un conseiller en gestion de patrimoine, lorsqu’on ne dispose pas du temps ou des compétences nécessaire pour faire le bon choix, en tenant compte de tous ces critères.
Pour diversifier son patrimoine dans l’immobilier, on peut s’intéresser aux sociétés civiles de placement immobilier, en privilégiant les modes de souscription les plus doux fiscalement (en cas d’achat comptant, la fiscalité des revenus fonciers s’applique ; c’est la plus lourde qui soit, quand on est imposé dans la tranche à 30% ou au-delà). Un exemple : l’acquisition de la nue-propriété de part de SCPI.
On peut aussi opter pour des investissements en actions de sociétés cotées en Bourse (directement ou indirectement via des fonds de placement), pour exposer ses placements à la croissance mondiale. La part de ses placements à allouer aux actions dépend de degré de risque que l’on est prêt à prendre. Là encore, on peut déléguer ses choix à des professionnels dont c’est le métier.
Actions et immobilier comptent, en principe, parmi les placements permettant de profiter de l’inflation, certaines sociétés cotées ayant la capacité de répercuter leurs hausses de coûts à leurs clients. L’immobilier bénéficie quant à lui des indexations de loyers.
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