Être Écologiste C’est Aussi Quitter La Ville

Henri Landes est spécialiste de la politique du climat et enseigne la politique de l’environnement à Sciences Po et HEC. Il est l’auteur du Déni climatique avec Thomas Porcher (2015), de Faites le plein de nature ! avec Fanny Agostini (2018) et de Repeupler les campagnes, paru en juin 2022.

 Dans votre ouvrage Repeupler les campagnes , vous évoquez d’abord un choix personnel: celui d’être parti vivre à la campagne. Pourquoi avez-vous pris cette décision ?

Henri LANDES. – Mon épouse Fanny Agostini et moi-même avons pris la décision de quitter Paris où nous travaillons. Nous l’avons fait pour plusieurs raisons. Pour une question de santé d’abord. Il est plus sain de vivre avec plus d’espaces naturels autour de son habitation, de la biodiversité, des forêts et des prairies. Je trouve que la densité de population dans les agglomérations urbaines est trop élevée, que les infrastructures et les espaces sont saturés. Aujourd’hui en France, 80% de la population vit sur moins d’un cinquième du territoire.

Il est également primordial de repeupler les campagnes et d’organiser un exode urbain pour s’adapter au changement climatique. Il est inéluctable que la température augmente en France et dans le monde. Nous avons déjà augmenté la température moyenne de la planète de plus d’un degré depuis un siècle. D’ici 2050, il est possible que nous augmentions encore d’un degré, voire plus. Nous savons que dans les villes, où il y a plus de béton et moins d’espaces naturels, il fait plus chaud que dans les communes rurales. Lors de canicules, la température peut augmenter de trois à quatre degrés. Il n’y a pas assez d’espaces et de sols naturels pour absorber les chaleurs. Ainsi, non seulement il faut remettre de la pleine terre et végétaliser les villes, mais il faut aussi rééquilibrer la population dans les territoires afin de faciliter l’adaptation à ces événements météorologiques extrêmes.

La deuxième raison est le soutien que nous souhaitons apporter aux agriculteurs, en achetant la majorité de nos produits directement auprès d’eux. Le monde agricole a besoin d’un soutien financier et technique pour faire une transition agro écologique.

Nous rencontrons des agriculteurs qui font de la vente directe ou en circuits courts. Cela nous permet de comprendre leurs produits et leurs modes de travail, et cela, de manière beaucoup plus qualitative. C’est également vrai pour les artisans et les petites entreprises à la campagne.

Il faut absolument différencier les politiques publiques appliquées aux zones urbaines de celles appliquées aux zones rurales.Henri Landes

La troisième raison est l’engagement et la cohérence sur le plan écologique. Quand j’habitais et que je travaillais à Paris, j’étudiais et je coordonnais des projets en faveur de la transition écologique. En revanche, je n’étais pas sur le terrain. Pourtant, c’est surtout sur le terrain que la transition écologique se met en place. Oui, il faut des projets et décisions politiques “à haut niveau”, mais il faut surtout des actions concrètes dans les territoires. Il est nécessaire de produire de la nourriture et de la biodiversité comestible avec des pratiques vertueuses sur le plan écologique, il faut planter des arbres et regénérer de la biodiversité le plus possible, il faut réduire son empreinte écologique dans sa consommation globale, et contribuer à l’autonomie et la sobriété énergétique.

Paradoxalement, une grande partie de l’opinion publique pense que le monde rural est réfractaire à l’écologie. L’utilisation régulière de la voiture est souvent critiquée. Nous pouvons penser à ce qui a mis le feu aux poudres en 2018 et a précipité la colère sociale des «gilets jaunes». Les ruraux polluent-ils plus ?

Dans les campagnes, je retrouve beaucoup plus de savoir-vivre dans la sobriété et dans des pratiques écoresponsables, mais les habitants ne le revendiquent pas. Il faut absolument différencier les politiques publiques appliquées aux zones urbaines de celles appliquées aux zones rurales. L’exemple de la voiture est le plus probant en ce qui concerne cette nécessité de différencier les mesures prises au plus haut niveau de l’État. La voiture individuelle n’a pas vocation à perdurer en ville. Les zones urbaines devraient avoir encore des véhicules dans les années à venir, mais principalement pour certains usages économiques et professionnels précis.

Il est crucial d’organiser les zones urbaines de manière à ce que les transports en commun, la mobilité douce et le vélo prennent le dessus. En revanche, dans les campagnes, il y a bien des innovations à mener en matière de covoiturage et d’autopartage, et il est crucial de redévelopper le train massivement, mais la voiture individuelle est une nécessité sur le court et le moyen terme pour travailler pour la majorité des personnes.

Il est simpliste et pénalisant de se dire qu’une contribution climat-énergie qui impacte les usagers de la voiture individuelle soit appliquée de la même manière dans des villes que dans les campagnes. Je refuse l’idée que nous ne sommes pas assez sophistiqués en matière de traitement de données et d’accompagnement pour ne pas différencier une mesure fiscale entre deux types de territoires.

L’exode rural a aussi eu lieu parce que pendant des décennies les pouvoirs publics, les institutions, les grandes entreprises ont décidé que la ruralité ne représentait plus la modernité.Henri Landes

Par ailleurs, la seule étude sérieuse qui ait établi une méthodologie de comparaison entre les zones urbaines et les zones rurales globales en prenant suffisamment de paramètres en compte se concentre sur des pays scandinaves. Elle est citée dans mon livre. Elle démontre le contraire de ce qui est pensé: l’empreinte écologique des citadins est plus élevée que l’empreinte écologique des ruraux, pour des raisons d’activités de loisir et de consommation.

Ma propre empreinte carbone a diminué de 30 à 40% depuis que je vis à la campagne, parce que ma consommation sur le plan alimentaire, sur le plan des objets, sur le plan du textile, compense largement le fait que je prends aujourd’hui beaucoup plus la voiture que quand je vivais en ville. Ce qui est aussi à noter c’est qu’aujourd’hui nous contribuons avec notre ferme à la régénération de la biodiversité et ainsi à du stockage de carbone. Or, dans les calculateurs carbone, il n’est pas possible d’entrer ces données dans le logiciel.

Il faudrait que plus de personnes, de petites entreprises et de services publics se réinstallent dans les campagnes. Ainsi, dans ma proposition d’organisation sociétale, on pourra faire moins de déplacements dans les campagnes parce que les commerces et les services réémergeront à proximité. La tragédie des campagnes c’est le fait que de nombreuses personnes dans la ruralité prennent la voiture 20 à 30 minutes pour aller faire leurs courses dans des grandes surfaces. Cette organisation du territoire est le mauvais sens de l’histoire sur le plan écologique, social et de la santé.

On parle beaucoup de «fracture française» entre le monde rural et le monde urbain. Qu’est-ce que le malaise français ?

Pendant un siècle, la France a connu un exode rural. Cet exode rural s’est fait pour plusieurs raisons: l’apparition de l’agriculture mécanisée et ainsi le départ pour la ville afin d’y trouver du travail. Il est important de souligner que cette mutation de l’agriculture est le produit d’une responsabilité collective et que les pouvoirs publics, les grandes entreprises et les consommateurs ont accompagné ce changement du monde agricole.

L’exode rural a aussi eu lieu parce que pendant des décennies les pouvoirs publics, les institutions, les grandes entreprises ont décidé que la ruralité ne représentait plus la modernité. Même l’Insee a quasiment retiré les termes «ruralité» et «campagne» dans ses définitions des types de territoires.

La ruralité a été définie pendant des dizaines d’années par l’Insee comme «ce qui n’était pas l’urbain». De surcroît, l’Insee a défini de nombreuses communes rurales, de 2000 à 5000 habitants, comme des «unités urbaines».

Autrement dit, non seulement la mutation économique et les pouvoirs publics ont exprimé que la modernité, le confort, et les emplois étaient en ville, mais ils ont également caractérisé de nombreuses populations et territoires qui étaient historiquement et culturellement ruraux comme des territoires urbains. L’Insee et les pouvoirs publics reviennent maintenant sur cette définition simpliste des territoires, et modifient la définition pour revaloriser les territoires ruraux.

Si nous disons que la ruralité vivante est une priorité, au plus haut niveau de l’État, nous trouverons des solutions pour rectifier ce malaise français.

L’organisation de notre société, centrée sur les villes et la densification urbaine, est arrivée à bout de souffle.Henri Landes

Selon vous, la crise écologique vient aussi d’une mauvaise politique urbaine et d’un discours étatique prônant la densification urbaine. Pourquoi ?

Il est très important de freiner l’étalement urbain.

En revanche, il n’est pas scientifiquement fondé de créer des espaces excessivement denses, sur le plan de la population et des activités économiques, au nom de l’efficacité énergétique notamment. Aujourd’hui, il est urgent de donner les moyens aux populations d’être plus actives pour accélérer la transition écologique: cultiver la terre, planter des arbres, prendre soin des animaux sauvages, participer à des projets qui ont du sens.

L’organisation de notre société, centrée sur les villes et la densification urbaine, est arrivée à bout de souffle. Les grandes villes sont déconnectées des personnes et des espaces qui produisent de la nourriture, qui préservent et qui régénèrent la biodiversité, qui produisent de l’énergie, réparent des machines, des objets et des vêtements de manière artisanale.

Cette déconnexion est très forte dans les centres urbains, même s’il est important de continuer à mener une politique de ville durable. L’un n’empêche pas l’autre. Mais si vous recherchez en ligne tous les instituts et les programmes de recherches sur les villes durables, vous en trouverez des centaines. Recherchez au contraire «écoles ou instituts de la ruralité», «les instituts sur les campagnes durables», vous ne trouverez quasiment rien. Nous considérons aujourd’hui que la recherche sur l’aménagement du territoire rural est l’affaire des écoles d’ingénierie agronome, du ministère de l’Agriculture et de la politique agricole commune.

Ceci est une erreur, il est nécessaire de mener un travail de recherche et de réflexion sur les territoires ruraux dans les instituts d’études politiques, dans les universités sur les sciences sociales, humaines et naturelles, et dans tous les ministères, afin de ne pas maintenir cette déconnexion entre le monde rural et le monde urbain.

Il faut que les institutions, les entreprises et les universités imaginent des antennes dans la ruralité.Henri Landes

Vous préconisez un «exode urbain». Comment pourrait-il s’organiser ?

L’exode urbain doit se faire de manière progressive, et doit être accessible à toutes et tous. Il faut déconstruire les nombreuses idées reçues sur le déménagement vers la campagne, notamment l’idée que cela coûte plus cher de vivre à la campagne. C’est le contraire, c’est à la fois mon expérience et c’est aussi une analyse très simple sur les prix de l’immobilier, en vente et en location, sur les modes de vie qui peuvent être moins onéreuses à la campagne surtout si on met en place un dispositif d’aide et d’incitation.

Il est important d’envisager une contribution financière des entreprises urbaines au service des territoires ruraux, une contribution financière, qui prend en compte le fait que les territoires ruraux apportent de nombreux services aux entreprises et à l’économie urbaine.

La dépollution de l’air, la dépollution des cours d’eau, la production de nourriture, les paysages et les espaces naturels qui servent de tourisme et de lieux de divertissement, sont des atouts dans la ruralité qui doivent être valorisés financièrement. Une deuxième mesure est que les institutions, les entreprises et les universités doivent imaginer des antennes dans la ruralité.

C’est un fait qui est très différent aux États-Unis: de nombreuses universités et beaucoup plus de TPE et de PME se trouvent dans la ruralité américaine, même profonde, et contribuent à une économie locale plus résiliente, plus autonome, et à une plus grande fierté des territoires.

Ce qui est d’autant plus étonnant dans ce contraste entre les États-Unis et la France que je constate, c’est que c’est que les États-Unis n’ont pas la même richesse artisanale, culinaire et culturelle des territoires ruraux français, et pourtant ont une plus grande fierté de ces territoires. L’agriculture est d’ailleurs bien plus intensive aux États-Unis, même si nous avons malheureusement suivi cette tendance dans de nombreux cas. J’en veux pour preuve que même la notion de «terroir» n’existe pas aux États-Unis, c’est un terme qui ne se traduit pas en anglais.

Il y a de nombreuses familles, nombreux jeunes et nombreuses personnes qui vivent en ville et qui n’ont jamais vu la campagne. Une mesure importante serait donc de faire découvrir à des jeunes via des programmes extrascolaires et associatifs et à des familles les territoires ruraux. Je préconise également dans le livre un service agricole, et un service écologique, avec un système similaire de mise en place à celui du service militaire.

Le monde agricole a souffert pendant un siècle et il continue de souffrir.Henri Landes

Ce que je préconise c’est un exode urbain qui s’effectue sur une trentaine d’années, où l’on pourrait imaginer plus d’un tiers, voire la moitié, de la population française dans des communes et des villes rurales d’ici à 2050, ce qui n’est pas du tout un rythme effréné de relocalisation de nos populations et de nos entreprises. C’est également un rééquilibrage de la population qui va dans le sens d’une meilleure santé publique et d’une population plus heureuse. Le travail avec des élus et des institutions dans la ruralité m’a appris la richesse d’opportunités d’emploi et d’entrepreneuriat dans les campagnes. J’ai eu la chance d’échanger avec de nombreux élus tels qu’André Poncet, Isabelle Valentin, Bruno Faure et Olivier Bianchi, qui font face à différentes problématiques de dynamisation du territoire rural ou de territoire urbain entouré de ruralité.

Vous évoquez un autre sujet très important: la multiplication des actes d’intimidation et de violence envers les agriculteurs. Quelles sont les raisons de cette violence ciblée ?

Le monde agricole a souffert pendant un siècle et il continue de souffrir. Nous perdons des milliers de fermes et d’agriculteurs chaque année parce que nous n’avons pas réellement mis en place une stratégie de renouvellement des générations.

Il est primordial de réfléchir rapidement à des mesures pour permettre aux agriculteurs d’être mieux rémunérés, de pouvoir partir en vacances chaque année, et de bénéficier d’une solidarité autant de la part des consommateurs que des entreprises de l’agroalimentaire et de la grande distribution. La grande majorité de la consommation est encore dans la grande distribution.

L’enseignement supérieur et l’éducation devraient privilégier des connaissances sur le monde agricole, notamment dans les écoles de finances et de stratégies et les universités et les instituts d’études politiques, car leurs élèves seront les futurs cadres des entreprises de l’agroalimentaire et de la grande distribution.

Pour réellement respecter les agriculteurs et les soutenir dans la transition écologique, il faut être plus nombreux à cultiver la terre, et aussi être prêt à favoriser les changements dans le système fiscal et notre économie pour que les agriculteurs soient mieux rémunérés pour leur travail.

C’est un très beau métier, si on arrive à faire quelques modifications dans le système économique, nos mentalités, et nos modes de vie, nous pouvons sortir de cette impasse et de cette crise du monde agricole qui nous concerne tous.

Vous souhaitez promouvoir une éducation à la nature. Qu’entendez-vous par là ?

Il est aussi fondamental de savoir produire de la nourriture que de savoir lire, écrire et compter. Autrement dit, il est déjà primordial dans notre éducation et dans l’enseignement supérieur de promouvoir les connaissances pratiques pour produire de la nourriture car nous ne pouvons pas vivre sans se nourrir de produits sains, écologiques et locaux.

J’applique ce principe pour les autres connaissances pratiques, par exemple la production d’énergie, le bricolage, la réparation d’objets, la fabrication de vêtements, etc. Aujourd’hui, ce qui manque dans l’éducation et l’enseignement supérieur, c’est une dimension pratique. Il relève de la culture générale de savoir reconnaître deux arbres entre eux, et pas seulement les marques des grandes entreprises dans l’agroalimentaire.

La culture générale implique aussi de reconnaître les animaux sauvages, les différentes races d’animaux d’élevage et de reconnaître la diversité du vivant. Nous avons de belles initiatives dans l’Éducation nationale, qui fait un travail considérable pour faire évoluer les programmes et favoriser l’éducation à l’environnement et au développement durable.

Enfin, dans l’éducation et l’enseignement supérieur, comme dans tous les secteurs que j’aborde dans mon ouvrage, il est important de favoriser un lien aux territoires ruraux, au savoir-vivre et au savoir-faire qu’on retrouve davantage dans la ruralité, les visites de fermes, les visites de zones riches en biodiversité, surtout pour les programmes scolaires et d’enseignement supérieur qui sont dans les quartiers urbains et dans les grandes villes. C’est ce que nous promouvons dans notre association Landestini avec les programmes pédagogiques tels que la Coupe de France du potager et Champions de l’alimentation durable et de la biodiversité.

Quoi Manger En Cas De Famine

Un certain nombre de denrées alimentaires ont été fortement associées à la famine, la guerre ou les périodes de privations tout au long de l’histoire :

  • le noyer-pain ou noyer maya (Brosimum alicastrum) était cultivé par les anciens Mayas, mais est largement rejeté comme aliment de pauvreté dans l’Amérique centrale moderne ;
  • les rutabagas ont été largement utilisés comme aliment de dernier recours en Europe pendant la Première et la Seconde Guerre mondiale, et restent impopulaires en Allemagne et en France ;
  • en Polynésie, des plantes du genre Xanthosoma, connues localement sous le nom d’ape, étaient considérées comme aliments de famine et consommées uniquement en cas d’échec de la culture du taro ;
  • le fruit du nono ou pomme-chien (Morinda citrifolia), appelé parfois « fruit de la faim », a une forte odeur et un goût amer, ce qui le relègue souvent au niveau d’un aliment de famine ;
  • le melon de nara (Acanthosicyos horridus) d’Afrique australe est parfois consommé comme aliment de dernier recours ;
  • plusieurs espèces comestibles de varech, notamment Palmaria palmata et Chondrus crispus (mousse d’Irlande), étaient consommés par les paysans du littoral pendant la Grande Famine en Irlande de 1846-1848 ;
  • les bulbes du lys sego (Calochortus nuttallii) étaient consommés par les pionniers mormons lorsque leurs cultures vivrières avaient échoué ;
  • Les bulbes de tulipe et les betteraves sucrières étaient consommés dans les parties des Pays-Bas occupées par les Allemands au cours de la « famine de l’hiver » de 1944-1945.
  • le pain d’écorce (en finnois : pettuleipä, littéralement « pain de bois de pin ») est un pain fait d’un mélange de farine de seigle typique et de pettu, qui est un mélange séché et broyé de cambium vasculaire et de phloème de pin sylvestre ; le résultat est un pain noir qui est nutritif, mais très dur et tout sauf savoureux ; la balle (silkko) et la sciure ont aussi été employées pour produire un ersatz de pain en Finlande ; le pettuleipä constitue un exemple type de l’aliment de famine scandinave ;
  • dans le Maine et sur la côte atlantique du Canada, les poissons et crustacés étaient autrefois considérés comme des aliments de pauvreté, et les gens enterraient les carapaces de homard dans leur jardin plutôt que de les jeter aux ordures pour que les voisins n’apprennent pas qu’ils en étaient réduits à manger du homard1 ;
  • dans Effondrement. Comment les sociétés décident de leur disparition ou de leur survie (Collapse: How Societies Choose to Fail or Succeed), Jared Diamond postule que le dédain pour les fruits de mer, y compris les poissons, le phoque annelé et la baleine, en tant qu’aliments de pauvreté, a contribué à l’effondrement des Vikings du Groenland ;
  • pendant un certain nombre de famines en Russie et dans l’Union soviétique, l’ortie, l’arroche et d’autres types de plantes sauvages ont été utilisées pour faire du pain ou des soupes ;
  • au Royaume-Uni, le SPAM (viande précuite en conserve) a été largement consommé en temps de guerre du fait du manque de viande fraîche disponible ; de nos jours, alors que la viande est largement disponible, le SPAM est utilisé comme garniture de sandwich et de beignets plutôt que pour remplacer d’autres viandes en tant que tel ;
  • de même, pendant le siège de Paris pendant la Guerre franco-allemande, le menu des cafés parisiens ne se limitait pas au chat mais comportait aussi du chien, du rat, du cheval, de l’âne, du chameau et même de l’éléphant, ces derniers venant de la ménagerie du Jardin des Plantes ;
  • pendant l’occupation japonaise en Malaisie, en raison d’une grave pénurie de riz, les habitants du pays ont dû recourir pour survivre à des racines tubéreuses rustiques tels que le manioc, la patate douce et l’igname ;
  • dans les régions du Nordeste brésilien au climat semi-aride, les pousses et les feuilles d’une espèce de cactus, Opuntia cochenillifera, sont régulièrement utilisées pour nourrir le bétail bovin et caprin ; mais pendant les longues périodes de sécheresse, les habitants les consomment aussi en dernier recours ;
  • les pissenlits ont un goût amer, mais peuvent être consommés cuits ou crus comme aliment de dernier recours ; dans son roman Si c’est un homme, Primo Levi a décrit des détenus des camps de concentration mangeant furtivement des feuilles de pissenlit ; Malcolm X a également rapporté dans son autobiographie que sa mère nourrissait sa famille avec des ragoûts de pissenlits compote si aucun autre aliment n’était disponible ;
  • la gesse est comestible, mais devient rapidement neurotoxique, causant la maladie du lathyrisme si on en consomme régulièrement ; Goya a représenté un groupe de paysans affligés de ce mal dans une gravure intitulée Gracias a la almorta (« merci à la farine d’almorta ») ;
  • les feuilles d’ortie sont comestibles, mais traditionnellement n’étaient consommées qu’en période de difficultés ; Tadeusz Borowski a déclaré que l’un des mets les plus détestés à Auschwitz était la soupe aux orties ;
  • historiquement dans les Maldives, les feuilles de certains arbres du bord de mer, comme le veloutier (Heliotropium foertherianum) et le veloutier vert (Scaevola taccada) ont été souvent consommés comme aliment de famine

Aliments A Avoir En Cas De Famine Ou Isolement

1 – Une quantité suffisante d’eau La première chose est de vous assurer d’avoir une quantité suffisante d’eau pour tenir au moins trois jours. La Croix-Rouge recommande de prévoir deux litres d’eau pour boire et deux litres pour l’hygiène par personne, par jour. De plus, il ne faut pas oublier vos animaux de compagnie. Vous n’aurez sûrement pas envie de partager votre ration avec Brutus ou Chanel! Notez enfin que les bouteilles d’eau doivent être remplacées une fois par année.

2- Des aliments simples et faciles à manger Le gruau instantané n’est pas très commode sans eau ni d’électricité. Même chose pour les pâtes et le riz. Vous devez penser à des aliments très nutritifs et faciles à manger en cas d’urgence tels que le beurre d’arachides et les barres granola.

3- Vive les conserves ! Les légumes, fruits, poissons et viandes en conserves sont très utiles en cas d’urgence et peuvent durer très longtemps dans votre kit de survie. N’oubliez pas cependant d’ajouter un ouvre-boîte dans votre kit d’urgence. Il n’est pas simple d’ouvrir une conserve avec un couteau suisse (parole de scout).

4- Gâtez-vous un peu Nous vous conseillons d’ajouter un de vos aliments favoris qui se conserve bien. Mine de rien, cette petite douceur sera certainement très appréciée dans les moments difficiles. Nous avons toujours du chocolat dans notre trousse de survie !

5- Videz le frigo en premier En situation d’urgence, il est recommandé de consommer les aliments périssables de votre réfrigérateur et congélateur avant d’entamer vos réserves non périssables. Si vous disposez d’un peu de temps d’alerte avant une catastrophe, réglez votre réfrigérateur à la température la plus basse et gardez la porte fermée le plus longtemps possible.

Solutions Pour Un Potager En Appartement

Sur une desserte

Qui n’a jamais rêvé de cultiver ses propres légumes ? De les avoir à proximité pour improviser une délicieuse salade ? Et bien le rêve n’est finalement pas si loin et pourrait même devenir réalité… Gros plan sur 5 astuces intelligentes et presque design ! pour se faire un petit potager (à la) maison.

Desserte

Dans de jolies jardinières

Dans des bocaux

Dans de jolies gouttières

Le potager intérieur

Bocal

Seaux

Bocaux

Caisse

Limiter Ses Dépenses Au Maximum

  • Arrêtez les repas à l’extérieur tous les midis
  • Faire soi-même ses produits ménagers, privilégier le vinaigre blanc
  • Faire sa lessive soi-même, avec du vinaigre blanc et bicarbonate
  • Ne vous laissez plus tenter par l’achat de vêtements soldés
  • Arrêtez les achats impulsifs au supermarché
  • Privilégier les savons solides , et produits solides plus durable, éthique et économique
  • Passer dans une banque en ligne, pour ne plus avoir de frais de gestions, ni de carte
  • Filtrer son eau
  • Passer au zéro déchet, réduit l’impact écologique et l’impact monétaire
  • Faire beaucoup soi-même
  • Utiliser les sites de cash back

Lutter Contre L’Inflation Et Les Augmentations

  • Télécharger toutes les applications, qui remboursent une partie de vos achats cashback
  • Faire un maximum soi même, consommer local et viser l’autosuffisance si vous avez un jardin
  • Filtrer son eau, pour ne plus acheter de bouteilles
  • Baisser toutes ses charges au maximum, avec les sites comparateurs
  • Passer à l’électrique ou à l’E85
  • Avoir des énergies alternatives si c’est possible , pour ne plus dépendre du réseau local
  • Télécharger les applications, anti gaspillage comme Too good to go qui vous fera faire des économies et évitera du gaspillage.
  • Pour les réparations du quotidien, voiture etc il y’a des sites comme ID GARAGES, Groupon qui font de grosses ristournes et promotions suivant où vous habitez.
  • Privilégier la seconde main , le troc

Astuces Pour Manger Sainement Et Pas Cher

Manger sain et pas cher, voilà deux aspects qu’il est parfois difficile d’allier.

Pourtant, il existe belle et bien plusieurs façons de s’alimenter avec des produits riches et pour pas cher. Vrac, potager maison, circuit-court, avec de la volonté et de l’organisation les solutions sont nombreuses.

https://rp.bioalaune.com/hit.html?coo=true&v=0&s=1&f=1&tr=72431&id_item=article|35990&bp=2&dt=2022-6-9-10-38-9-650&token=OOK11111010&i=2&t=1654771089

Il y aurait une rumeur qui avance que pour manger bien, il faut mettre le prix fort. Mais les alternatives les plus simples sont parfois les meilleures.

Faire soi-même, avec ce qui est disponible et ce qui est proche, c’est le secret d’une alimentation plus saine, plus responsable et moins coûteuse. Pour que ces résolutions fassent maintenant partie intégrante de vos habitudes de consommation, voici nos conseils :

1. Mangez au rythme des saisons

Vous l’avez peut-être remarqué dans de précédents articles, respecter le rythme de notre écosystème est une règle d’or. En mangeant des produits de saison, vous accéderez à un premier palier qui vous fera réaliser des économies.

Consommer des produits hors-saison, c’est aussi aller chercher des fruits et légumes qui ne poussent pas sous nos latitudes et payer le surcoût du transport. En optant pour des produits de proximité, on réduit donc la note de ses courses.

Les fruits et légumes de saison sont aussi des produits frais qui ont du goût. En effet, cueillis à maturité les fruits ont une valeur nutritionnelle et gustative plus importante. De plus, cela permet de répondre à nos besoins nutritionnels du moment. Les fruits et légumes d’hiver sont riches de vitamines qui renforcent nos défenses immunitaires.

2. Optez pour des superaliments moins chère

Graines de chia, baies de goji, açaï, camu-camu, spiruline, chou kale, ginseng, ces super-aliments ont la cote ! Ce sont de véritables bombes nutritionnelles mais avec eux, notre porte-monnaie en prend un coup. On n’hésite donc pas à les remplacer par des aliments (quasi) tout aussi vertueux. 

Carottes, lentilles, épinards, brocoli, ces quatre légumes très courants dans notre alimentation sont tout aussi intéressant pour notre organisme. Fibres, vitamines, minéraux, ils ont tout ou presque des super-aliments.

3. Laissez-vous séduire par le vrac

S’orienter vers les épiceries en vrac qui proposent des produits abordables et généralement de meilleure qualité.

Des milliers de français ont franchi le pas. Écologique et à la fois économique, il est possible de se rendre dans une épicerie en vrac muni d’un bocal en verre pour y acheter juste ce dont vous avez besoin. Céréales, riz, pâtes, farine, sucre, et plein d’autres produits, le tout en vrac. C’est moins cher et c’est sain, alors vous n’avez plus aucune hésitation à avoir.

4. Un petit potager à la maison

Stop aux idées reçues, faire pousser ce que l’on peut chez soi, ce n’est pas sorcier. Et pas besoin d’avoir un grand jardin pour faire pousser son basilic, ou ses tomates cerises à la maison. En effet, les herbes aromatiques et certains fruits et légumes sont faciles à faire pousser en pot.

De cette manière, vous pouvez vous constituer une panoplie de petits pots d’herbes comme la ciboulette, le basilic, la coriandre, l’origan, et le thym. Ces derniers nécessitent un entretien simple et ne prennent que très peu de place (pots de 15 à 20 centimètres de profondeur). Il est aussi possible de cultiver certains légumes qui demanderont un peu plus de patience, comme les tomates cerise, les salades (laitue, mâche, roquette), le citron et les aubergines. Pour le citron et l’aubergine, comptez des pots de 30 à 45 centimètre de profondeur.

5. Réduire sa consommation de viande

Nous demeurons aujourd’hui dans une ère où notre mode de consommation met la viande au centre de nos repas. Un repas sans viande paraît même inconcevable pour certains et pourtant cet hyper consommation se révèle néfaste aussi bien pour notre santé que pour la planète.

Quant à la viande de qualité (labellisée ou certifiée bio), elle atteint parfois des prix bien plus élevés par rapport aux viandes standards dont la qualité laisse à désirer. Il est donc plus judicieux de réduire sa consommation de viande et s’accorder une viande de meilleure à une fréquence plus réduite. On n’hésite pas non plus à trouver des recettes pour remplacer facilement la viande et couvrir tous nos besoins en protéines et en fer.

6. Grignotez du fait maison

Pour le goûter ou les petits-encas de la journée, les petits paquets de biscuits et friandises en tout genre ne sont jamais loin. Mais là aussi, nous avons la solution pour faire des économies et remplacer ces petits grignotages par des encas et des goûters plus sains : jouer les pâtissiers en herbe. Salades de fruits, cookies, gâteaux moelleux, compote maison. Voilà des goûters simples à préparer, plus consistants et plus sains que des biscuits industriels. Faire son goûter ou son propre encas représente aussi une économie financière, car il s’agit de préparation en quantité avec des matières premières peu coûteuses.  

7. Consommez local

Aujourd’hui, nos options d’achat se diversifient et offrent des solutions plus écologiques et plus économiques. Désormais, nous ne sommes plus contraints d’acheter uniquement des produits qui ont parcouru des distances colossales. En effet, de plus en plus producteurs et de fermes accueillent les locavores toujours plus nombreux. Il y a des producteurs à proximité qui n’attendent qu’une seule chose, que vous veniez acheter vos produits directement chez eux. Pour trouver où se trouve ces producteurs, il existe des cartes interactives qui répertorient ces différents lieux de vente.

Faire Pousser Des Légumes Dans Des Jardinières

Pensez à beaucoup de soleil et un terreau riche

Comme la plupart des légumes requièrent un minimum de six heures d’ensoleillement pour bien croître et se développer adéquatement, assurez-vous de disposer les jardinières dans lesquels vous les cultivez dans un endroit bien ensoleillé et protégé des vents. D’autre part, il est important d’utiliser des contenants de grande dimension pour la culture des plantes potagères. Évidemment, les légumes aux longues racines, comme les carottes (Daucus carota var. sativus) et les salsifis (Tragopogon porrifolius), doivent être plantés dans des pots très profonds. De plus, employez un terreau léger et riche, ayant une excellente capacité de rétention d’eau et d’éléments nutritifs. Un terreau composé à parts égales de compost, de tourbe de sphaigne et de perlite fait habituellement très bien l’affaire.

Planter et semer au moment opportun

La fin de mai et le début de juin, une fois que tout risque de gel est écarté, constituent une période propice à la plantation en pot de plusieurs légumes, notamment les tomates et les poivrons. Par contre, le semis des végétaux qui apprécient les températures fraîches, comme les pois et les laitues, peut être effectué dès le début de mai.

Légumes bien adaptés

Les légumes les mieux adaptés à la culture en pot sont sans contredit les fines herbes et les légumes dont on consomme les feuilles, comme la bette à cardes (Beta vulgaris var. cicla), l’épinard (Spinacia oleracea) et la laitue en feuilles (Lactuca sativa var. crispa).

D’autre part, les haricots nains (Phaseolus vulgaris var. nana) et les pois (Pisum sativum) fournissent d’excellentes récoltes lorsqu’on les cultive en contenant. Les cultivars de haricots et de pois grimpants conviennent également bien à la culture en pot pour peu qu’on leur fournisse un support sur lequel ils peuvent s’accrocher.

Si vous souhaitez cultiver des tomates (Solanum lycopersicum) en contenant, il faut idéalement vous tourner vers les cultivars qui produisent des petits fruits, tels que “Green Grape”, une variété ancienne qui produit des petites tomates vertes sucrées, “Sun Gold”, aux fruits orangés, ou “Yellow Pear”, aux curieux petits fruits jaunes qui possèdent la forme de poires.

Vous pouvez également faire croître en pot des piments ainsi que des cultivars de poivrons (Capsicum annuum) qui produisent des petits fruits, comme ceux faisant partie de la série Mini Bell, par exemple. Finalement, aussi étonnant que cela puisse paraître, la patate douce (Ipomoea batatas) et la pomme de terre (Solanum tuberosum) se prêtent aussi à la culture en contenant. Assurez-vous de planter vos pommes de terre dans un pot ayant au minimum 25 cm de diamètre et une profondeur variant entre 45 et 60 cm.

Quelle jardinière ou bac de jardinage choisir?

Jardinière verticale à 4 étages

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Cette jardinière convient pour les espaces très limités comme les petits balcons, puisqu’on profite de l’espace vertical. Elle est conçue autant pour cultiver les fleurs que les fines herbes ou certaines plantes potagères qui s’y prêtent! Les acheteurs ont particulièrement apprécié sa solidité et les instructions pour pouvoir avec entretenir leurs plants de façon optimale.

Jardinière surélevée de 1,8 m, 173,99 $ — Amazon

Bac de jardinage en cèdre canadien

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Cette jardinière sur pattes est idéale pour les terrasses et son fini en bois s’harmonise parfaitement à la nature. Le cèdre rouge ne pourrira pas suite aux arrosages ou à la pluie. Il vous permettra de cultiver et récolter vos légumes sans avoir à vous pencher!

Jardinière surélevée en cèdre canadien, 199,99 $ — Amazon

Jardinière sur roues

Cette jardinière ergonomique est facile à déplacer partout dans la cour ou sur la terrasse et comprend une petite étagère pour ranger les outils de surcroît. En métal galvanisé, il possède aussi un revêtement antirouille, et un trou de drainage au milieu du chariot.

Jardinière surélevée avec pieds, 213,39 $ — Amazon

Contenants à auto-arrosage

Depuis plusieurs années, on peut trouver sur le marché horticole des contenants spécialement conçus pour la culture des plantes potagères.

Ces contenants — deux marques populaires sont Biotop et Earthbox — sont constitués d’une partie terreau et d’une partie liquide. Les racines des plantes ont donc accès à une réserve d’eau dans laquelle on ajoute un fertilisant. Ainsi, les plantes potagères cultivées dans de tels bacs de jardinage ont une productivité supérieure à celle des légumes cultivés en pot ordinaire. De plus, ils exigent moins d’arrosage.

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Kit de jardin bio Earthbox, 117,42$ — Amazon

5 plantes potagères à cultiver dans des jardinières

Voici la description de cinq plantes potagères qui donnent de bons résultats lorsqu’elles sont cultivées en contenant. En plus d’être comestibles, ces végétaux sont également décoratifs.

Betterave «Bull’s Blood»

Hauteur : 20 cm
Largeur : 20 cm
Feuillage : pourpre

En plus de former une racine de couleur rouge vin, ce cultivar singulier arbore de jolies feuilles pourpres qui font merveille en salade. La racine peut être cueillie après environ 70 jours de maturation, tandis que le feuillage peut être récolté après 45 jours seulement.

Kale «Redbor»

iStock

Hauteur : 60 cm
Largeur : 45 cm
Feuillage : frisé, violet très foncé

Le kale “Redbor” n’est ni plus ni moins qu’un chou dont les feuilles violettes et frisées ne prennent pas une forme pommée. Ce légume très facile à cultiver est si rustique – il tolère sans difficulté une température de – 10 °C – qu’on peut le récolter jusque tard à l’automne.

Tomates «Green Grape»

Hauteur : indéterminée
Largeur : 40 cm
Fructification : petite, verte

Ce cultivar ancien produit de curieuses petites tomates à la peau vert jaunâtre et à la chair verte. Ces fruits au goût sucré inhabituel sont excellents en salade. Ils atteignent leur maturité après environ 70 jours suivant la plantation.

Tomate «Yello Pear»

iStock

Hauteur : indéterminée
Largeur : 45 cm
Fructification : petite, jaune

Yellow Pear arbore de jolis petits fruits jaunes qui possèdent la forme de poires. Ces fruits arrivent à maturité environ 75 jours après la plantation.

Aubergine «Turkish Orange»

Hauteur : 50 cm
Largeur : 40 cm
Fructification : sphérique, orange strié de vert

Il semble que ce cultivar d’aubergine soit cultivé en Turquie depuis le XVe siècle. Il se distingue de tous les autres par ses fruits de forme sphérique, orangés striés de vert. Chaque plant peut produire jusqu’à une quinzaine de fruits qui atteignent leur maturité environ 85 jours après la mise en terre.

Alternatives Aux Ehpad

L’habitat partagé et accompagné : une alternative à l’Ehpad

Il existe un désir profond chez les Français de vieillir à domicile, puisque c’est la volonté de 85% d’entre eux. Cependant, quand la perte d’autonomie s’accentue, cela devient impossible ou très onéreux.

Les Ehpad apparaissaient alors comme la seule solution adéquate. Pourtant depuis quelques années, la France voit émerger un nouveau type d’habitat pour les seniors en perte d’autonomie : les habitats partagés et accompagnés.

Ces lieux de vie, colocations d’un nouveau genre, permettent à un petit nombre de personnes de partager un domicile et de mutualiser un suivi par des auxiliaires de vie pour les accompagner dans les actes de la vie quotidienne et stimuler leur autonomie.

En plus de casser leur isolement social, les habitants retrouvent un sentiment de sécurité, tout en préservant leur liberté et leur bien-être.

La recherche de solutions par les collectivités locales fait exploser la demande

En première ligne pour répondre aux besoins de la population, les mairies et les collectivités territoriales ont conscience depuis des années du manque de solutions pour répondre au vieillissement de la population. Les plans locaux d’urbanisme mentionnent dans leur grande majorité la volonté de développer des solutions à même de permettre aux plus âgés de rester sur leur territoire.

Devant les refus croissants de création de nouveaux Ehpad et à la suite des différentes polémiques concernant ces établissements, les maires se tournent massivement vers les solutions alternatives.

En atteste Maxence Petit, cofondateur de Cosima qui développe des habitats partagés et accompagnés pour seniors en perte d’autonomie :

Nous sentons depuis plusieurs mois une appétence de plus en plus forte pour notre solution.. Depuis le début de l’année, nous avons constaté une explosion des demandes de communes de toute taille qui souhaitent que nous développions des domiciles partagés dans leur commune.

Accompagner les collectivités dans leur prise en charge des seniors

Cosima a déjà ouvert un premier domicile partagé et accompagné à Lourdes (65) en septembre dernier à la grande satisfaction du maire, Thierry Lavit :
Nous sommes très satisfaits de l’ouverture de l’habitat partagé Cosima dans notre belle ville. Cela vient compléter de façon cohérente les solutions déjà existantes dans la commune à destination de nos ainés. Nous avons fait notre possible pour accompagner dans sa démarche car nous sommes convaincus que cela s’inscrit pleinement dans notre démarche de rendre notre ville la plus inclusive possible.
Un premier bilan qui renforce la volonté de Cosima de développer sa solution partout en France. Dans les prochains mois, Cosima prévoit d’ailleurs l’ouverture de six nouveaux habitats partagés, à Enghien-les-Bains (95), Aix-en-Provence (13) et Saint-Cloud (92). Une vingtaine de nouvelles ouvertures suivront dans les deux prochaines années.

Moteur De Recherche Écologique

Rechercher une page web en aidant à replanter des arbres c’est possible. Tout ça gratuitement, grâce à Ecosia, le moteur de recherche vert

Dès que vous faites une recherche sur Internet, vous faites appel à Google ? Comme 90 % des internautes ! Vous pouvez cependant changer vos habitudes et surfer écologique avec Ecosia : vos recherches permettent de planter des arbres !

Ecosia, le moteur de recherche qui replante des arbres

Quelques péripéties et voyages à travers le monde ont inspiré Christian Kroll, le PDG de Ecosia, dans la création de son entreprise. Ecosia est une start-up berlinoise ayant élaboré un moteur de recherche qui redonne une partie de ses revenus pour planter des arbres.

Un moteur de recherche écologique

Comme tout moteur de rechercheEcosia possède des liens publicitaires (EcoAds et EcoLinks) permettant d’obtenir des revenus pour chaque clic ou un pourcentage lors d’un achat sur un site partenaire. 80 % des bénéfices sont utilisés pour le soutien d’actions de reforestation au Pérou, en Indonésie, à Madagascar et au Burkina Faso. Cela représente l’équivalent de 2.000 euros par jour destinés aux arbres ! Les 20 % restants servent à compenser les émissions de CO2 de l’entreprise et des recherches effectuées, ainsi qu’à rémunérer les acteurs du projet.

Les recherches par Ecosia sont générées grâce à un partenariat avec Bing et Yahoo, ainsi qu’avec l’aide de leur propre programme pour plus d’efficacité. Un onglet Google existe aussi, pour ceux qui souhaitent l’utiliser. Passer par ce biais ne permet cependant pas de planter des arbres, mais assure une navigation à un taux neutre de carbone avec les résultats de Google.

L’organisation possède également une politique zéro émission de carbone. « Nous cherchons à neutraliser les émissions de CO2 de toute l’entreprise. Cela inclut les émissions causées par les recherches de nos utilisateurs », annonce Christian Kroll. Une recherche sur Internet correspond environ à 10 grammes de CO2 émis. Pour compenser tout cela, Ecosia fait appel à Myclimate possédant un programme de compensation de carbone.

Un moteur de recherche en pleine expansion

Ecosia existe depuis 2009, mais il connaît une véritable expansion ces dernières années. Le nombre d’utilisateurs de ce moteur de recherches connu pour replanter des arbres a même explosé à l’été 2019, lorsque des incendies ravageaient la forêt amazonienne.

Fin 2019, lorsque l’Australie a connu elle aussi de terribles incendies, 8 millions d’utilisateurs en plus ont été enregistrés sur Ecosia. Durant les confinements répétés en France, causés par la situation sanitaire, là aussi les recherches sur ce moteur ont connu une forte hausse (+ 24 %).

C’est d’ailleurs dans l’Hexagone qu’Ecosia connaît le plus grand succès, avec près de 4 millions d’utilisateurs mensuels. Dans le monde entier, le nombre d’internautes passant par Ecosia est estimé à 15 millions.

Des visites qui paient. En février 2022, le moteur de recherches a généré 2.197.476 euros de revenu total, ce qui a permis de financer la plantation de 6.383.659 arbres.

Ecosia fonctionne en toute transparence. Il est ainsi possible d’avoir accès à ses revenus mensuels et d’autres détails sur ses coûts de fonctionnement. Des rapports financiers publiés chaque mois sur le blog de l’entreprise.

D’après les créateurs, « si 10 % de la population mondiale utilisait Ecosia, la totalité de la planète serait reforestée ! »… Un projet ambitieux qui prouve que chaque participation compte !