Comment Payer Moins Cher Ses forfaits Box Et Mobiles 

Faire jouer la concurrence entre les opérateurs

Pour payer moins cher vos forfaits box et mobiles, vous avez le choix entre différentes solutions avantageuses. Avant tout, pensez à faire le point sur vos besoins réels en matière de télécommunication. Cette démarche vous permettra en effet de savoir quels sont les services à privilégier.

De façon générale, les forfaits box permettent de recevoir des services audiovisuels. À noter que certaines offres proposent la téléphonie fixe en plus des services de base.

Avec cette option, vous pouvez effectuer des appels depuis un poste fixe vers des numéros fixes et (ou) mobiles en France et parfois même à l’international. Selon vos besoins, vous pouvez opter pour :

  • une offre 3P ou Triple play (internet, téléphonie et TV) ;
  • une offre 2P ou Double Play (internet et téléphonie ou internet et télévision) ;
  • une offre 1P ou Single Play (internet seul, sans TV ni téléphone).

Quelle que soit l’offre que vous recherchez, vous trouverez forcément des opérateurs prêts à vous proposer ses services. Ils pratiquent souvent des tarifs attractifs pour attirer les clients. Depuis quelques années, le marché français des abonnements box et mobile est de plus en plus concurrentiel.

Au moment de choisir un abonnement, vous aurez l’embarras de choix parmi une large variété d’offres. C’est l’occasion pour vous de faire jouer la concurrence pour retenir ce qui vous convient.

Profiter des offres promotionnelles 

Si la comparaison des offres aide souvent à faire un bon choix, les promotions restent le meilleur moyen de payer moins cher ses abonnements box et mobiles.

Comme vous pouvez le voir sur les différents comparateurs, la box internet la moins chère est au prix de 14,99€ par mois seulement ! Et il existe actuellement de nombreuses offres promotionnelles permettant de réduire votre facture de télécommunication.

Très souvent, les promotions lancées par les opérateurs affichent des prix bas qui s’appliquent pendant environ 12 mois avant de revenir au tarif normal. Outre la réduction du prix mensuel habituel, certaines promotions proposent des services complémentaires, surtout des bouquets TV.

À l’occasion du Black Friday et de fêtes de fin d’année, les opérateurs mobiles et internet revoient leurs prix à la baisse pour le bonheur de leurs abonnées. Pendant ces périodes, ils proposent souvent des offres séduisantes visibles sur les premières pages de leurs sites web. Si certaines de ces offres promotionnelles sont particulièrement intéressantes, d’autres cachent de mauvaises surprises. C’est d’ailleurs pour cette raison qu’il est conseillé de bien étudier le contrat d’abonnement pour éviter une éventuelle surfacturation à la longue. Assurez-vous également de vérifier les services inclus dans les offres promotionnelles. En effet, certains opérateurs proposent des packs promotionnels ne contenant malheureusement pas certains services indispensables.

Il faudra alors débourser quelques euros supplémentaires pour profiter de ces services manquants.

Si vous avez des doutes sur une offre promotionnelle, n’hésitez pas à contacter le service client de votre opérateur pour obtenir des informations pertinentes.

µ Cette démarche vous permettra par exemple d’obtenir des remises intéressantes sur votre forfait box et mobiles, notamment si vous avez déjà identifié des concurrents qui proposent les mêmes services recherchés pour un prix égal ou plus bas.

Selon le cas, vous pouvez également miser sur les offres spéciales destinées aux nouveaux abonnés pour payer moins cher votre abonnement. À noter que la plupart des opérateurs proposent un programme de fidélisation des clients. Profitez-en pour réduire vos dépenses liées aux télécommunications.

Appeler son opérateur pour renégocier son contrat et donc le prix à la baisse

Beaucoup de personnes l’ignorent encore. Mais, il est tout à fait possible de renégocier son contrat d’abonnement. Il s’agit d’ailleurs d’une pratique fréquente en France. En effet, on constate parfois une augmentation des prix sur les services, ce qui alourdit les factures des abonnés.  

L’augmentation du coût des forfaits box et internet peut avoir diverses origines.

Cette situation peut se justifier par l’ajout de nouvelles options, l’expiration d’une offre promotionnelle ou la hausse du prix d’un forfait. Peu importe la raison, il est possible de renégocier ses abonnements afin de payer moins cher. Pour ce faire, commencez par passer en revue les dispositions de la loi.

Faire valoir son droit de consommateur

D’après l’article L121-84 DU Code de la consommation, les opérateurs ont l’obligation d’informer par écrit leurs abonnés de l’augmentation de prix au moins un mois avant l’entrée en vigueur de cette modification.

Si ce n’est pas le cas, vous avez le droit de refuser de payer le supplément. À noter que le même droit est applicable lorsque des options ont été ajoutées à votre forfait habituel sans votre consentement. Il s’agit en effet d’une violation des termes du contrat de la part de l’opérateur. Dans ce cas, vous avez le droit de demander la suppression des options supplémentaires et d’exiger le remboursement immédiat des sommes supplémentaires qui vous ont été prélevées.

En France, chaque opérateur propose diverses formules d’abonnements dont les prix évoluent rapidement au fil du temps. Heureusement, il est possible de faire une renégociation afin de payer moins cher. Si vous n’obtenez pas gain de cause malgré toutes vos tentatives, pensez à changer d’opérateur.

Pour changer de fournisseur, vous allez certainement devoir payer des frais de résiliation du contrat. Dans ce cas, c’est généralement le nouvel opérateur qui prend en charge ces frais. Précisons toutefois qu’il est possible de négocier pour ne rien payer. Tout dépendra des conditions de résiliation et des démarches faites.

Déléguer la gestion de ses abonnements à des sociétés spécialisées dans les économies

Ces dernières années, le nombre de forfaits box et mobiles proposés aux Français est en constante augmentation. Il devient donc de se retrouver parmi cette multitude d’offres.

Entre l’achat d’un smartphone, le choix de l’opérateur et de l’abonnement, communiquer avec ses proches peut coûter assez cher. Heureusement, il est possible de réaliser des économies en passant par des sociétés spécialisées comme Mezabo, Bemove ou Ideel. En déléguant la gestion de vos abonnements à un professionnel qualifié, vous mettez toutes les chances de votre côté de payer moins cher.

Sur la toile, vous trouverez différents comparateurs qui aident à bien orienter le choix de votre opérateur et de vos abonnements. Il suffit généralement de quelques clics pour comparer de nombreuses offres afin de retenir ce qui vous convient.

À noter que ces plateformes permettent d’obtenir des informations fiables sur les fournisseurs internet et mobiles. Avec les cartes interactives et les tests de couverture, il devient facile de savoir les offres les plus avantageuses pour faire le meilleur choix.

Pour plus de sérénité, vous pouvez effectuer des tests rapides afin de connaitre la vitesse de votre box internet.

Depuis votre numéro de ligne téléphonique ou votre adresse, vous savez exactement si votre logement est éligible à l’ADSL, au câble ou à la fibre optique. Ainsi, vous connaissez les débits auxquels vous pouvez vous attendre, avant même de vous abonner. À noter qu’il est également possible d’accéder à une liste détaillée des fournisseurs présents dans votre région et de confronter leurs offres pour retenir la meilleure.

Depuis de nombreuses années, on constate une baisse du prix des forfaits box et mobile. Profitez donc de ce contexte favorable pour réaliser des économies sur votre abonnement en faisant jouer la concurrence, renégociant votre forfait ou en déléguant la gestion à une société spécialisée dans le domaine.

Solutions Pour Payer Moins Cher, Ses Charges

1) Connaissez vos assurances sur le bout des doigts pour éviter les doublons

travail travailler ordinateur
Crédits : Pexels

De nombreux Français sont trop assurés. En effet, on a tendance à souscrire aux assurances que l’on nous propose à tour de bras : assurance scolaire, voyage à l’étranger, casse ou vol d’un téléphone portable… On se sent ainsi plus protégés. Néanmoins, prenons l’exemple d’un séjour à l’étranger. Certaines garanties (annulation, perte de bagages, rapatriement en cas d’accident…) peuvent déjà être prises en charge dans votre contrat de carte bancaire si vous l’avez utilisée pour régler au moins une partie de votre voyage. En cas de carte haut de gamme, cette couverture peut même s’étendre aussi à vos proches ! Quant à l’assurance scolaire, elle peut s’avérer inutile si votre contrat multirisque habitation contient déjà des garanties ” responsabilité civile “, ” individuelle accident ” ou ” garantie des accidents de la vie “. Prenez donc le temps de lire attentivement les clauses de vos assurances logement, automobile ou de carte bancaire avant de souscrire quoi que ce soit.

2) Téléphonie et internet : privilégiez les services gratuits

téléphone portable mobile
Crédits : Piqsels

Pour rester en contact avec vos proches partout dans le monde, pas besoin de souscrire des offres spéciales auprès d’un opérateur. La clé, c’est d’avoir simplement une connexion internet ou réseau wifi pour vous connecter dans votre hôtel ou un lieu public ! Que ce soit grâce à Whatsapp, FaceTime, Skype ou des extensions associées à votre adresse mail (Google Talk, Outlook, Yahoo! Messenger, etc.), vous pouvez converser à l’écrit ou en vocal avec vos proches sans avancer de frais supplémentaires ! Il suffit qu’ils soient aussi inscrits sur le site ou qu’ils téléchargent également l’application en question.

3) Changez de fournisseur d’énergie pour payer moins cher

chauffage dépenses radiateur
Crédits : iStock

EDF produit l’électricité la moins chère du marché. Aussi, les fournisseurs alternatifs offrant des tarifs plus libres peinent à faire mieux. Néanmoins, il n’en va pas de même pour un abonnement de gaz. En effet, pour un foyer disposant d’un chauffage au gaz, consulter les différents contrats de gaz du marché et changer de fournisseur peut permettre de faire jusqu’à 12 % d’économie par rapport à une facture GDF. Si votre nouveau fournisseur ne tient pas ses promesses, vous pouvez en outre facilement revenir à des tarifs régulés sur simple demande et sans délai grâce à la loi dite Nome de 2010.

4) Factures d’eau et d’électricité : adoptez de bons gestes au quotidien pour payer moins cher

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Crédits : Pixabay/Thamyuanyuan

Ça n’a l’air de rien, mais prendre quelques bonnes habitudes peut permettre de baisser sa consommation d’électricité d’environ 20 % et sa consommation d’eau de 30%. Ces bons réflexes pour moins payer incluent :
-Payer un abonnement qui reflète réellement vos besoins (entre 3 à 36 kVA pour le compteur électrique)
-Éteindre la lumière en quittant une pièce et ne pas laisser les appareils en veille.
-Utiliser systématiquement des ampoules basse consommation pour réduire jusqu’à 75 % les dépenses en éclairage
-Opter pour des appareils électroménagers basse consommation, avec des programmes économiques et demi-charge.
-Baisser le chauffage de seulement 1° pour économiser 7 % d’énergie.
-Arroser à l’eau de pluie en utilisant un récupérateur d’eau.
-Prendre exclusivement des douches, non des bains.
Réparer les fuites d’eau très rapidement.

5) Faites un regroupement de vos crédits ou négociez

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Crédits :iStock

On cumule parfois plusieurs mensualités liées à différentes dettes : crédits à la consommation, emprunt immobilier, dettes fiscales… De ce fait, on se retrouve avec plusieurs prélèvements, dates de prélèvement et taux d’intérêt différents. Or, le rachat de crédits peut permettre de rééquilibrer son budget. Cela va avoir pour effet d’allonger la durée de remboursement et d’augmenter le coût total du prêt. Néanmoins, cela va également réduire votre mensualité en rassemblant plusieurs prêts en un seul avec un taux unique !

Bon à savoir : On y pense peu, mais pensez aussi à faire jouer la délégation d’assurance. L’assurance de prêt immobilier représente en effet en moyenne 30 % du coût total du crédit. Grâce à la loi Hamon, il vous est néanmoins possible de résilier votre assurance emprunteur facilement. Cela peut donner lieu à des économies allant jusqu’à 40 % du coût de l’assurance.

Quelle Station-Service De Votre Département, Est La Moins Chère ?

Sans surprise, les prix à la pompe sont majoritairement moins élevés dans les stations-service de la grande distribution, essentiellement chez Intermarché et Leclerc.

C’est le sujet explosif de ce début d’année. Le prix des carburants ne cesse d’augmenter dans les stations-service, battant de nouveaux records de semaine en semaine. Selon les derniers chiffres communiqués par le gouvernement le 7 février 2022, le litre de gazole coûte en moyenne 1,69 euro et celui du sans-plomb SP95-E10, le carburant “essence” le plus vendu en France, dépasse 1,73 euro en moyenne. Pour faire face à cette situation qui pénalise de nombreux automobilistes, notamment ceux pour qui la voiture reste indispensable pour se déplacer ou aller travailler, le gouvernement a annoncé fin janvier une hausse de 10% du barème des frais kilométriques.

Récemment, ce sont les distributeurs qui ont pris des mesures pour lutter contre la flambée des prix à la pompe. Casino a lancé une opération permettant d’avoir des bons d’achat, tandis que Leclerc a relancé son opération du carburant à prix coûtant, valable chaque week-end jusqu’au 6 mars. La situation est telle qu’elle a même poussé TotalEnergies à faire un geste pour les automobilistes. A partir de lundi et jusqu’au mois de mai, le pétrolier va accorder une remise de 10 centimes sur chaque litre de carburant (sauf pour le bioéthanol E85), sans seuil minimal. De quoi économiser 4 euros sur un plein de 40 litres (citadine) et 7 euros sur un plein de 70 litres (routière).

Si l’offre est alléchante sur le papier, il y a cependant certaines conditions. Cette remise ne sera accordée que dans les stations-service situées dans les villes de moins de 6.000 habitants (soit un tiers du réseau) et exclura les stations Total Access, où le carburant est généralement moins cher.

Nos cartes des stations les moins chères

Pour faire des économies à la pompe, l’une des meilleures solutions reste de comparer les prix des différentes enseignes. En nous basant sur les données disponibles sur le site du gouvernement, nous avons référencé, dans chaque département, les stations-services les plus abordables pour l’essence SP95-10 (la carte verte) et le diesel B7 (la carte jaune). Nous n’avons conservé que les prix mis à jour il y a moins d’une semaine pour avoir les résultats les plus actualisés possibles.https://flo.uri.sh/visualisation/8665404/embedhttps://flo.uri.sh/visualisation/8666708/embed

Des gestes simples pour économiser son carburant

Économiser sur le prix de l’essence est une chose, encore faut-il avoir les bons réflexes pour maximiser l’autonomie de son réservoir de carburant. Gardez en tête que plus vous roulez vite, plus vous consommez. Et la hausse peut augmenter de façon exponentielle. L’anticipation est également un réflexe à adopter. Lâchez la pédale d’accélérateur si vous approchez d’un feu rouge ou d’un rond-point.

Soyez le plus souple possible, en évitant de monter trop en régime. Mais surtout, assurez-vous que votre voiture soit en bon état. Un moteur fatigué et des pneus sous-gonflés font grimper la consommation. Pour en savoir plus sur le sujet, consultez nos astuces pour consommer moins d’essence.

Solutions, Pour Que Les Enfants Gagnent En Autonomie

L’autonomie permet à un enfant de se débrouiller au quotidien, de devenir de plus en plus indépendant et de pouvoir prendre ses propres décisions. Le besoin d’autonomie évolue pendant toute l’enfance et l’adolescence. Devenir autonome, c’est acquérir peu à peu une forme de contrôle sur soi-même et sur sa vie. C’est un élément essentiel de la confiance en soi. Pour y parvenir, l’enfant a besoin d’adultes bienveillants qui l’accompagnent dans cette quête vers l’autonomie.

Le développement de l’autonomie

L’autonomie se développe petit à petit dans plusieurs sphères de la vie. Elle touche les habiletés physiques, la pensée, l’acquisition de connaissances, l’interaction avec les autres et la gestion des émotions.

À 5 ans déjà, l’enfant commence à être capable de planifier et d’organiser un travail, à condition qu’il s’agisse d’une tâche très simple.Chaque enfant est différent. Certains auront un intérêt et la capacité de développer certaines habiletés plus vite que d’autres. Si vous êtes inquiets et croyez que votre enfant présence un retard, n’hésitez pas à consulter.

Sur le plan de l’autonomie personnelle, vers l’âge de 5 ou 6 ans, l’enfant est capable de s’habiller seul, mais il peut encore avoir besoin de soutien pour attacher de petits boutons, par exemple. Il devrait commencer à être capable, si ce n’est pas déjà le cas, de nouer ses lacets tout en mettant ses souliers dans les bons pieds. Sur le plan de l’hygiène, on peut s’attendre à ce qu’un enfant de cet âge puisse se laver seul. Une supervision peut toutefois s’avérer nécessaire, ainsi qu’un rappel des éléments importants.

Vers l’âge de 7 ans, l’enfant devient de plus en plus autonome et responsable. Il peut alors donner un coup de main dans l’accomplissement des tâches de la maison. Il est aussi capable de réflexion et d’un certain raisonnement logique.

Même si l’âge de l’enfant nous donne un aperçu de son degré d’autonomie, il ne faut pas oublier que chaque enfant est unique et progresse différemment. Votre enfant peut développer son autonomie plus rapidement dans un domaine que dans un autre. Il peut, par exemple, ne pas encore être en mesure de se préparer seul le matin pour aller à l’école, mais s’être déjà bien intégré dans un groupe. Plus vous êtes attentif à l’évolution de votre enfant, mieux vous pouvez l’accompagner et lui fournir les outils nécessaires, selon ses besoins.

Comment favoriser l’autonomie de votre enfant

Vous pouvez aider votre enfant à acquérir de l’autonomie de plusieurs façons.Le jeu libre : quand?

  • Encouragez-le.
    Faites confiance à votre enfant et utilisez des mots pour le lui montrer. Dites-lui : « Tu es capable » ou « Tu peux le faire ». Rappelez-lui les moments où il ne croyait pas être capable de faire une chose et où il a finalement réussi. Félicitez-le pour ses succès. Sinon, rappelez-lui qu’il est en situation d’apprentissage. Faites-lui remarquer qu’il a quand même réussi certaines étapes et qu’il n’a pas échoué complètement. Aidez-le à trouver des façons de s’améliorer.
  • Stimulez sa curiosité.
    Laissez-le explorer les domaines qui l’intéressent. Incitez-le à essayer des activités qu’il ne connaît pas. Donnez-lui envie de découvrir des choses en étant curieux vous-même. N’hésitez pas à aller à la bibliothèque du quartier et laissez-le choisir un livre en fonction de ses champs d’intérêt.
  • Confiez-lui des tâches domestiques.
    Impliquez votre enfant dans les petites tâches au quotidien. Vous pouvez lui confier de petites responsabilités simples. Non seulement cela lui permettra de développer de l’autonomie et de la confiance, mais aussi de passer du temps avec vous. Par exemple, vous pouvez demander à votre enfant de plier les serviettes, de mettre la table ou de vous aider à ranger les ustensiles. Il peut aussi s’impliquer en rangeant ses effets scolaires dans son sac et en plaçant son repas dans sa boîte à lunch. Évidemment, il aura besoin de supervision, mais il sera fier de vous aider et de préparer sa journée du lendemain. Pour en savoir plus, consultez notre fiche Quelles tâches ménagères confier à un enfant?
  • Apprenez-lui à régler ses conflits.
    Si votre enfant se dispute avec un autre enfant, il est préférable de le laisser régler le conflit lui-même tout en assurant une certaine supervision. S’il vient toujours vers vous lors d’une dispute, laissez-le s’exprimer. Aidez-le à nommer ce qu’il ressent. Suggérez-lui ensuite de dire calmement à l’autre enfant ce qu’il vit. Incitez-le à réfléchir à une solution et à la proposer.

À partir de 5 ans, l’acquisition de l’autonomie est très importante. L’enfant peut toutefois vivre de l’anxiété à cause de tous ces changements et de ces nouveaux apprentissages. Il a besoin de savoir que vous êtes présent pour lui.

  • Laissez votre enfant faire des choix.
    Même s’il y a des règles à suivre et des limites à respecter, permettez à votre enfant de faire certains choix. Par exemple, il peut choisir de ramasser ses jouets avant le souper plutôt qu’après. Il aura alors le droit d’écouter son émission de télévision préférée après le repas. Permettez-lui aussi de choisir certains vêtements, comme son chandail ou ses pantalons. En établissant des règles et des conséquences claires, vous aiderez votre enfant à prendre des décisions et à assumer ses choix. Il s’agit d’un pas important vers l’autonomie.
  • Évitez de le surprotéger.
    Il est normal d’imposer des règles à suivre à la maison et de veiller à la sécurité de son enfant. Toutefois, il est important de lui laisser de la liberté afin de lui démontrer que vous avez confiance en lui. Cela favorisera son autonomie. Si vous faites tout à sa place et si vous avez toujours peur pour lui, il perdra confiance en ses moyens et sera démotivé. Pour en savoir plus, consultez notre fiche Le parent hélicoptère.
  • Ayez des attentes réalistes.
    Ne perdez pas de vue que votre enfant est un enfant. Laissez-lui le temps d’apprendre à son rythme et restez patient. Encouragez-le et soyez attentif à ses progrès. Félicitez toujours votre enfant lorsqu’il franchit une nouvelle étape. Il est important que votre enfant soit placé devant des tâches qu’il est capable de faire. Il se peut que vous deviez d’abord lui montrer comment faire. Vous pourrez par la suite, une fois qu’il aura réussi, augmenter légèrement le niveau de difficulté.
  • Laissez-lui du temps.
    Si vous trouvez que votre enfant n’exécute pas assez rapidement une tâche ou s’il a de la difficulté à l’achever, laissez-lui quand même le temps dont il a besoin. Il doit réussir lui-même des choses pour apprendre et se sentir fier de lui. Il est donc préférable de prévoir 10 ou 15 minutes de plus pour choisir ses vêtements et s’habiller. Votre enfant aura toujours besoin de vous, alors soyez là pour l’accompagner et le superviser. Montrez-lui vos trucs pour bien faire les choses et laissez-le ensuite pratiquer. Acceptez aussi que votre enfant puisse choisir une manière autre que la vôtre tout en exécutant bien la tâche demandée.
  • Soyez positif.
    Il n’est pas nécessaire de revenir à plusieurs reprises sur les échecs ou les résultats moins satisfaisants de votre enfant. Il sait déjà très bien qu’il a échoué. Les défis et les difficultés font partie de la vie. Mieux vaut lui demander pourquoi il croit ne pas avoir bien réussi. Aidez-le ensuite à trouver des moyens de s’améliorer.

L’autonomie lors des devoirs et des leçons

Au début du primaire, votre enfant aura besoin d’un accompagnement constant pour ses devoirs. Peu à peu, il deviendra plus autonome dans la gestion de ses tâches et de ses devoirs, mais il aura toujours besoin de sentir que vous êtes présent et prêt à l’aider au besoin. Pour favoriser son autonomie, vous pouvez :

  • inviter votre enfant à préparer le matériel dont il aura besoin pour faire ses tâches;
  • prendre un moment avec lui pour qu’il vous montre ce qu’il a appris. Cela pourra même rendre cette période ludique. Il sera fier de vous montrer ses nouveaux apprentissages;
  • s’il sait déjà lire, proposer à votre enfant de lire quelques pages à son jeune frère ou à sa jeune soeur, à son animal domestique ou même à son toutou. Vous pouvez aussi lire une page à tour de rôle.

En cas de doute sur la période de devoirs et de leçons, il est toujours préférable de consulter son enseignant ou enseignante, qui saura vous guider.

Alternatives Au Gaz Naturel

Alors que la ministre de l’Écologie, Ségolène Royal, vient d’annoncer plusieurs mesures de soutien aux énergies tirées de la biomasse, nous nous sommes intéressés au biogaz, qui permet à la fois de valoriser les déchets organiques et de limiter l’impact carbone du gaz.

Dans un contexte mondial de transition énergétique et d’épuisement des réserves de combustibles fossiles, produire du gaz à partir de la biomasse ou des énergies renouvelables présente l’intérêt majeur de limiter les émissions de gaz à effet de serre.

En effet,  la production de biogaz recycle un carbone déjà présent et disponible dans notre environnement immédiat, alors que l’extraction et la combustion du méthane fossile – le gaz naturel – injecte dans l’atmosphère du carbone piégé sous terre depuis des millions d’années, ce qui va à l’encontre d’une maîtrise des émissions. Sans compter l’indépendance énergétique que permet un gaz renouvelable. Plusieurs recherches et expérimentations sont actuellement en cours en France pour développer et améliorer l’exploitation des gaz non fossiles.

Favoriser une économie circulaire

Le biogaz est le gaz issu de la fermentation spontanée des matières organiques animales ou végétales dans un milieu privé d’oxygène : un processus appelé méthanisation.

La production de biogaz à grande échelle présente l’intérêt majeur de s’inscrire dans une économie circulaire. D’abord parce qu’elle permet de recycler toutes sortes de déchets organiques : résidus agricoles (lisier, sous-produits des fermes), déchets ménagers et certains déchets industriels comme des boues de stations d’épuration.Station d'épurationStation d’épuration. GALAM/FOTOLIAPartager

Le biogaz peut aussi être directement capté dans les centres d’enfouissement des déchets. Il existe également des machines capables d’extraire la matière organique des emballages en écrasant tout, ce qui permet d’utiliser les poubelles provenant de supermarchés ou de restaurations collectives. Les huiles de friture notamment sont très prisées, car les lipides peuvent optimiser la méthanisation. Un des exemples les plus frappants est sans doute celui de la région d’Obernai, dans le Bas-Rhin, qui a associé aux boues d’épuration l’utilisation… de jus de choucroute !

Ce jus finissait auparavant… dans l’usine d’épuration, représentant 30 000 m3 d’eaux usées. Un bel exemple de valorisation ! D’autant plus que la loi française oblige depuis 2012 les « gros producteurs de biodéchets » à valoriser ceux-ci au lieu de les abandonner. En 2016, ce seuil sera abaissé de 120 à 10 tonnes par an.Station de traitement des eaux usées du Bassin de l'Ehn, à MeistratzheimLa station de traitement des eaux usées du bassin de l’Ehn génère de l’énergie à partir de matières traitées sur site (jus de choucroute, graisses et boues). 

À l’issue du processus de méthanisation, on obtient également un résidu riche en azote, appelé le digestat, qui peut être employé comme engrais agricole. On note toutefois que la Suisse a interdit ce type d’épandage par crainte de disséminations non contrôlées de micropolluants et de déchets pharmaceutiques.

Actuellement, en France, le procédé est surtout voué à l’autoalimentation : la méthanisation à la ferme où l’éleveur transforme le biogaz de ses lisiers ou fumiers en chaleur pour ses bâtiments. Le surplus de gaz est ensuite transformé en électricité injectée dans le réseau électrique. On parle de cogénération. En fait, la transformation en électricité fait perdre 65 % d’efficacité énergétique ! Ce gaz pourrait être réinjecté dans les canalisations de gaz naturel, mais la France est en retard dans ce domaine. Des négociations avec les industriels sont en cours pour fixer un prix de rachat de ce gaz, sur le même principe que le rachat des kilowattheures d’électricité pour certaines énergies renouvelables. Au Chili, cette connexion avec le réseau de gaz naturel fonctionne depuis cinq ans sans problème.

L’hythane, biogaz optimal ?

Pour obtenir du biogaz, la recette est simple : vous prenez de la biomasse, quelle que soit son origine, et vous la laissez se dégrader. Ce sont les matières organiques qui libèrent le biogaz (CH4 (méthane) + CO2) lors de leur décomposition, selon un processus de fermentation (méthanisation). Cette dégradation de la matière organique est assurée par différentes souches de bactéries.

Durant ce processus est aussi produit de l’hydrogène, dont l’efficacité énergétique est trois fois supérieure à celle du méthane et qui ne dégage que de la chaleur et de l’eau. Le mélange idéal, appelé hythane, est composé de 80 % de méthane et de 20 % d’hydrogène, et il peut être réinjecté dans le réseau de distribution de gaz. L’ensemble diminue ainsi d’un cinquième l’émission de CO2. En Suède, par exemple, la collecte des ordures permet déjà une méthanisation avec une production d’hydrogène.Tour de méthanisationDispositif pilote du LBE-Inra associant la production d’hydrogène (en haut) et de méthane (en bas) à partir des ordures ménagères. LBE-INRAPartager

Le travail de Marie-Thérèse Giudici-Orticoni, qui dirige l’unité Bioénergétique et ingénierie des protéines et l’équipe Métabolisme énergétique des bactéries extrémophiles1, consiste à stabiliser la production d’hydrogène des bactéries par une meilleure compréhension microbiologique de leur métabolisme. Dans son laboratoire, elle les étudie avec des substrats modèles de sucre pour pouvoir mener des expériences pilotes avec les mélanges boues usées et les déchets ménagers.

Le problème de l’apport organique

La méthanisation est une solution écologique à condition d’être pratiquée en respectant certaines règles. La France peut tirer des enseignements des déboires de ses voisins : notamment en Allemagne et en Belgique, où les unités de production de gaz rencontrent des problèmes liés à leur approvisionnement. Le digesteur ayant besoin d’un apport organique homogène, cela contraint les uns aux cultures dédiées, les autres à acheter à prix d’or les matières organiques adéquates jusque de l’autre côté de la frontière… La Belgique achète ainsi à grands frais toutes les matières organiques, poubelles et huiles de friture du Nord de la France.

Le principe d’utiliser des cultures dédiées, c’est-à-dire de cultiver spécifiquement une plante pour alimenter le digesteur, pose des problèmes de conflit d’usage des sols, car ces champs prennent la place d’éventuelles cultures alimentaires. L’Allemagne est ainsi en train de faire marche arrière après avoir subventionné des cultures de maïs dédiées ayant déséquilibré le marché des terres agricoles, avec des effets pervers sur le prix de l’électricité pour les consommateurs. D’une manière générale, il faudrait toujours tenir compte de la proximité et de la disponibilité des ressources, par exemple du coût de la collecte des biodéchets.

« Les procédés thermochimiques de conversion de la biomasse en méthane et/ou électricité utilisent également des ressources forestières (ligno-cellulose) qui peuvent être gérés de manière optimale en minimisant les émissions de CO2 » précise Alain Dollet, directeur adjoint scientifique à l’INSIS, en charge de la cellule Energie du CNRS. C’est l’objectif du projet Forever, réalisé dans le cadre du défi ENRS2 de la mission interdisciplinaire du CNRS, qui s’intéresse aux filières durables de valorisation énergétique de ces ressources.

Optimiser l’exploitation des énergies renouvelables

« Outre ces unités de cogénération, où un méthaniseur produit du biogaz et de l’électricité, il existe aussi des systèmes hybrides qui utilisent le gaz pour stabiliser la production d’électricité issue d’énergies renouvelables variables » poursuit Alain Dollet « Le projet Pegase, conduit par le laboratoire CNRS Promes3 sur le site de Thémis, développe un concept de centrale solaire dans lequel l’air qui est détendu dans une turbine (pour produire l’électricité) est chauffé par l’énergie solaire concentrée, mais aussi par la combustion d’un gaz d’appoint (issu de biomasse) qui permet d’ajuster la production de la turbine à un niveau constant.»Centrale Thémis à TargasonneVue sur la tour solaire et les héliostats de la centrale solaire Thémis remise en service pour le projet Pégase (production d’électricité par turbine à gaz et énergie solaire). P. EGEA/CNRS PHOTOTHÈQUEPartager

Autre concept : « Le power to gas permet de produire du gaz à partir des énergies renouvelables, palliant ainsi leur intermittence.

C’est un moyen efficace pour stocker l’électricité générée aux heures creuses. L’éolien et le solaire ont une production fluctuante, mais, si elle est utilisée pour électrolyser de l’eau, elle produit alors de l’hydrogène, qui peut être utilisé ultérieurement ou transformé en méthane plus facile à stocker », explique Jean-Philippe Steyer, spécialiste de la méthanisation au Laboratoire de biotechnologie de l’environnement, à Narbonne. L’hydrogène peut être stocké sous différentes formes : à l’état de gaz dans des réservoirs à haute pression, transformé en méthane, ou bien sous forme solide dans des disques poreux ou métalliques.

Hydrogène Carburant D’Avenir

L’hydrogène, oui mais lequel ? Il peut être gris, bleu, rose ou vert

L’hydrogène est un carburant qu’on ne trouve pas à l’état naturel, il est fabriqué. Comment ? Francesco Contino, professeur en énergétique à l’UCLouvain nous l’explique : “aujourd’hui, l’hydrogène est produit quasi à 100% avec du gaz naturel. On arrache au gaz les atomes d’hydrogène et il reste alors du carbone, on génère donc du CO2, ce qui est l’inverse de ce qu’on veut faire à l’avenir.

C’est pourquoi on parle d’hydrogène “gris”. Ce n’est pas une solution écologique, au contraire puisqu’il utilise une énergie fossile et produit du carbone.” En termes de pollution, on n’a rien gagné. On a même perdu, puisque chaque transformation implique une perte d’énergie.

L’hydrogène est dit “bleu” lorsque le CO2 émis lors de sa production est capté puis réutilisé ou stocké. C’est déjà mieux que le gris puisqu’il n’y a pas de production de carbone mais la source d’énergie initiale reste essentiellement le gaz. La technologie du captage et du stockage de carbone est relativement au point mais son utilisation reste assez balbutiante.

Autres couleurs, le rose et le vert. “Elles qualifient l’hydrogène qui est produit non pas à partir du gaz mais par le procédé de l’électrolyse.

On transforme de l’électricité avec de l’eau pour en extraire l’hydrogène. Si la source d’électricité est nucléaire, on parle d’hydrogène ” rose “. Si l’électricité est produite par des sources renouvelables comme des éoliennes ou des panneaux solaires, l’hydrogène est ” vert “.

Seule cette formule est écologiquement vertueuse puisqu’on évite à la fois d’utiliser une énergie fossile et qu’aucun gaz à effet de serre n’est émis. Ce n’est que cette option qui permettra de réduire la production de C02 par le secteur automobile. Mais encore faut-il que la production d’énergie renouvelable suive.” On en reparlera.

Principal avantage de l’hydrogène, la pile à combustible ne rejette que de l’eau

S’il est produit à partir d’électricité renouvelable, l’hydrogène est un carburant éminemment écologique. Utilisé dans un véhicule muni d’une pile à combustible, il ne rejette aucun gaz, seulement un peu d’eau. Autre grand avantage, l’hydrogène peut être stocké.

Selon Francesco Contino, “cette capacité de stockage, c’est son principal atout vis-à-vis de l’électricité. Imaginez une journée de grand soleil de grand vent, les panneaux photovoltaïques et les éoliennes tournent à plein rendement, au point qu’on produit trop d’électricité par rapport à la demande. Les appareils électriques chargent mais les batteries ont une capacité réduite, et le trop-plein d’électricité produit ne sert à rien, c’est comme si on le jetait.

L’hydrogène permettrait d’éviter ce gaspillage puisqu’on peut le comprimer et le conserver pour l’utiliser dans les moments où le soleil et le vent sont moins productifs. Le souci, c’est que ce stockage n’est pas évident. L’hydrogène est très très léger, ce n’est pas pour rien qu’on l’utilisait jadis pour faire voler des dirigeables jusqu’au terrible accident du zeppelin Hindenburg en 1937. Même compressé, il faut d’importants volumes de stockage, c’est un des enjeux de l’industrie et de la recherche.

Autre avantage, l’autonomie. Alors que les véhicules 100% électriques sont limités par le nombre de kilomètres, surtout sous nos latitudes où la batterie sert aussi à chauffer l’habitacle, ce qui réduit vite son autonomie de moitié, les véhicules à hydrogène peuvent parcourir jusqu’à 600 kilomètres, ce qui en fait une formule intéressante pour les longues distances à parcourir à vitesse élevée, contrairement à l’électricité qui convient mieux à un usage urbain avec de courts déplacements.

Le revers de la médaille, c’est la défiance du public

Paré de vertus écologiques, l’hydrogène a néanmoins des défauts qui expliquent les multiples retards à l’allumage qu’il connaît depuis des décennies.

Quand on demande au grand public s’il serait prêt à embrasser ce type de carburant, la première objection est souvent liée à la sécurité : l’hydrogène serait explosif. Certains sont même prêts à comparer les voitures à hydrogène à des bombes ambulantes. Yvan Vandenbergh, porte-parole du Collectif Hydrogène Bruxelles, est habitué à répondre à cette objection : “Excusez-moi, mais la bonbonne de Butagaz, c’est aussi du gaz sous pression.

Et vous en connaissez beaucoup qui explosent, à part quand elles sont manipulées par des terroristes ? Evidemment, les réservoirs doivent supporter la pression de 700 bars et résister également en cas de crash. Mais ce n’est pas différent avec les réservoirs à essence. Et les véhicules électriques ne sont pas à l’abri de soucis graves, regardez ce qui est arrivé récemment avec une Tesla qui a pris feu, les pompiers ont mis une journée à l’éteindre.

Un propos confirmé par Armin Machmer, directeur de la logistique au Parlement européen : “Les spécialistes et les ingénieurs qui nous ont conseillés nous disent que les nouvelles générations de moteurs et de chargeurs sont incomparablement plus sûres que les modèles d’il y a 20 ou 30 ans. Et nous avons reçu le feu vert pour stationner ces véhicules dans nos parkings“.

Oui, parce que le Parlement européen dispose d’une dizaine de ces voitures à hydrogène, prêtées par un consortium européen de recherche.

Autres critiques, le prix élevé et le manque de stations de recharge.

Les véhicules roulant à l’hydrogène sont rares et chers. Selon Patrick Hendrick, professeur à l’Ecole polytechnique de l’ULB, “il y a moins d’une cinquantaine de véhicules privés qui circulent en Belgique, la moitié sont des Toyota, l’autre des Huyndai. Il faut dire que les stations de recharge sont peu nombreuses, il y en a quelques-unes à Hal, Zaventem, Anvers et bientôt Liège.

En fait contrairement aux pays voisins, la Belgique ne compte quasi aucun investissement public en faveur de l’hydrogène. Il n’est donc pas étonnant que le secteur privé ne suive pas. Et les consommateurs encore moins. Et c’est l’histoire de la poule et de l’œuf, tant qu’il n’y a pas suffisamment de stations et d’incitants, il n’y aura pas de développement et les prix resteront élevés.”

L’Union européenne a pourtant adopté une stratégie hydrogène, même si aucun constructeur européen n’en produit encore. BMW a bien essayé, mais a rapidement abandonné. Pour Yvan Vandenbergh, l’explication de cette frilosité européenne est toute simple : “Les constructeurs européens ont décidé de se concentrer sur la voiture électrique pendant dix ans, pour amortir leurs investissements.” Ce que confirme, à demi-mot, Armin Machmer : “On espère qu’ils vont rattraper leur retard dans ce domaine. Le potentiel est là, on espère qu’ils vont avoir la volonté.

C’est que, si l’Europe semble à la traîne, l’Asie met les bouchées doubles : les deux modèles vendus en Belgique proviennent d’Asie. Et s’ils coûtent encore entre 60 et 70.000 euros, le prix pourrait bien commencer à chuter lorsque les modèles chinois débarqueront. La Chine, en effet, semble montrer un intérêt grandissant pour cette solution.

Demain, Bruxelles roulera peut-être à l’hydrogène (mais ce n’est pas gagné…)

L’annonce de la décision du gouvernement de la Région Bruxelles-Capitale de ne plus autoriser les véhicules à moteur thermique dès 2035 a suscité bon nombre de questions.

Dont celle du rechargement des voitures électriques. Si chaque recharge dure plusieurs heures pour une autonomie moins importante qu’avec un moteur thermique, ne risque-t-on pas de se retrouver avec un parc automobile perpétuellement à l’arrêt, en train de recharger ses batteries ou d’attendre qu’une borne se libère ?

C’est cette perspective qui a motivé les membres du Collectif Hydrogène Bruxelles à passer à l’action. Leur crainte : que la Région bruxelloise, obsédée par le tout électrique, ne rate le coche des véhicules à hydrogène. Ils pointent l’exemple de la Flandre et de la Wallonie, qui semblent plus ouvertes sur la question, l’incluant dans leurs demandes de financement par le plan de relance européen.

Du côté d’Alain Maron, le ministre bruxellois en charge de la gestion de la zone de basse émission, on affirme ne rien avoir contre l’hydrogène, mais on sent que ce n’est pas non plus l’enthousiasme qui l’étouffe : “L’hydrogène fait évidemment partie des solutions […] il faut toutefois être attentif à le déployer dans les secteurs et pour les utilisations les plus appropriées. L’hydrogène vert, seule solution véritablement décarbonée, ne sera en effet disponible qu’en quantité limitée, et doit être utilisé pour les applications les plus complexes à électrifier.

De nombreuses études démontrent qu’il vaut à cet égard mieux le réserver pour les véhicules lourds (avions, bateaux ou certains camions) et certaines applications industrielles difficilement électrisables.

En outre, le ministre plaide pour que les stations soient installées “en bordure des villes“, eu égard au bruit émis par les compresseurs.

Du côté des professionnels, l’avis est également mitigé. Selon un expert, “l’électrolyse, le procédé le plus propre pour produire de l’hydrogène coûte cher et consomme beaucoup d’électricité. Donc, soit on construit des grandes usines alimentées par des réseaux électriques redimensionnés. Mais se pose alors la question du transport de l’hydrogène produit.

Soit, on construit un réseau de stations dotées chacune de leur électrolyseur. Mais se pose alors à la fois la question de la rentabilité de chaque unité. Et, de nouveau, celle du réseau électrique à renforcer pour amener dans chaque centrale l’énergie nécessaire à cette production. On se retrouve donc avec exactement le problème qui se pose déjà à Bruxelles pour installer les bornes de recharge “rapide” des véhicules électriques.

L’hydrogène n’est pas LA recette miracle mais il fait partie de la solution qui sera multiforme

On l’a compris, ce n’est pas demain que nos rues seront envahies de voitures à l’hydrogène. Tous nos interlocuteurs ont souligné l’intérêt de cette formule mais à condition qu’elle soit combinée à d’autres. “Le recours au 100% électrique est invivable à moyen terme, explique Patrick Hendrick.

 Dès 2026, les voitures de société ne pourront plus rouler au diesel ou à l’essence, quelques années plus tard les moteurs à combustion seront également bannis à Bruxelles puis dans toute l’Europe, or notre réseau de stations de recharge sera très certainement insuffisant pour alimenter un tel parc de voitures électriques. Je suis persuadé que nous ne serons pas prêts. Il faut donc multiplier les formules. L’hydrogène semble idéal pour les bus, les camions, les véhicules utilitaires et les voitures destinées à rouler de grandes distances.

Francesco Contino confirme : “tout miser sur le 100% électrique est risqué. On va vite se heurter à des pics de consommation et à des manques de production, surtout quand le nucléaire sera hors service. Il faut dès lors diversifier les sources d’énergie, créer de véritables plates-formes énergétiques avec notamment de l’hydrogène et même de l’ammoniaque.

Le maître-mot doit être la flexibilité. Il faut aussi développer massivement les énergies renouvelables, sinon le recours à l’électricité n’est qu’un leurre. L’électricité n’est verte que si son mode de production l’est aussi, sinon on se donne bonne conscience en mettant des œillères.

Quel est l’apport écologique de l’électricité si elle est produite par des centrales à gaz ou à charbon comme dans de nombreux pays comme la Chine ou la Pologne en Europe ? Mais finalement, la meilleure énergie est encore celle qu’on n’a pas besoin de produire. Autrement dit, diminuons notre consommation d’énergie et la planète s’en portera mieux.”