Les aides au financement pour l’achat d’une chaudière
Pour le remplacement d’une chaudière, vous pourrez bénéficier de nombreuses aides et subventions comme :
Le CITE (Crédit d’Impôt Transition Énergétique) ;
L’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) ;
Les CEE (Certificat d’Économie d’Énergie) ;
Les primes de l’ANAH (Agence Nationale pour l’Habitat) ;
Un taux de TVA à taux réduit ;
La prime à la conversion des chaudières au fioul ;
La prime énergie ;
Les aides locales, etc.
Le CITE (Crédit d’Impôt Transition Énergétique)
Le CITE est une prime pouvant couvrir jusqu’à 30 % du prix d’achat de votre nouvelle chaudière. Cette aide financière est compatible avec un investissement dans :
une chaudière à condensation ;
ou dans une chaudière fonctionnant au bois ou aux granulés.
Le crédit d’impôt transition énergétique fonctionne toutefois par rapport à une assiette de dépense limitée. Cela signifie que le montant du CITE est plafonné, et ce sur une période de 5 années consécutives.
Tableau récapitulatif du plafond du CITE
Composition du foyer
Plafond de l’aide
Pour une personne seule (célibataire, veuve ou divorcée)
2 400 €
Pour un foyer de deux personnes soumis à une imposition commune
4 800 €
Majoration par personne à charge supplémentaire
120 €
Pour un enfant en résidence alternée
60 €
Tableau récapitulatif des montants du CITE en 2020 pour le remplacement d’une chaudière
Type d’équipement
Ménages aux revenus intermédiaires
Pompe à chaleur géothermique ou solarothermique
4 000 €
Chaudière à granulés
4 000 €
Chauffe-eau solaire combiné (minimum 10 m2)
3 000 €
Chaudière à bûches
3 000 €
Pompe à chaleur air-eau
2 000 €
Chauffe-eau solaire individuel (minimum 4 m2)
2 000 €
Poêle à granulés et cuisinière à granulés
1 500 €
Poêle à bûches et cuisinière à bûches
1 000 €
Chauffe-eau thermodynamique
400 €
Raccordement à un réseau de chaleur et/ou de froid
400 €
Chaudière à gaz très haute performance énergétique
0 €
Chaudière fioul à haute performance énergétique
0 €
Chaudière fioul basse température
0 €
Le CITE remplacé par MaPrimeRénov’
Le crédit d’impôt pour la transition écologique (CITE) est progressivement remplacé par MaPrimeRénov’ depuis le 1er janvier 2020. Cette aide forfaitaire est soumise à des conditions de ressources. Les propriétaires occupants réalisant des travaux d’économie d’énergie dans leur résidence principale pourront en bénéficier.
Seuls les ménages aux revenus élevés ne seront pas éligibles.
Tableau récapitulatif du montant de la prime pour le remplacement d’une chaudière
Type d’équipement
Ménages aux ressources très modestes
Ménages aux ressources modestes
Chaudière à granulés
10 000 €
8 000 €
Pompe à chaleur géothermique ou solarothermique
10 000 €
8 000 €
Chaudière à bûches
8 000 €
6 500 €
Chauffage solaire combiné
8 000 €
6 500 €
Chauffe-eau solaire individuel
4 000 €
3 000 €
Pompe à chaleur air/eau
4 000 €
3 000 €
Poêle à granulés
3 000 €
2 500 €
Partie thermique d’un équipement PVT eau (système hybride photovoltaïque et thermique)
2 500 €
2 000 €
Poêle à bûches
2 500 €
2 000€
Foyer fermé, insert, à bûches ou granulés
2 000 €
1 200€
Raccordement à un réseau de chaleur et/ou de froid
1 200€
800 €
Dépose d’une cuve à fioul
1 200€
800 €
Chauffe-eau thermodynamique
1 200€
800 €
Chaudières gaz à très haute performance énergétique
1 200€
800 €
L’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ)
S’il n’existe aucune aide au financement de l’entretien de sa chaudière, l’État propose un éco-prêt à taux zéro pour tout investissement dans des équipements de rénovation énergétique comme les chaudières. Il s’agit d’un emprunt sans intérêt de remboursement. Vous pouvez en faire la demande auprès de votre banque.
Le plafond de l’éco-prêt à taux zéro
Pour qu’un foyer bénéficie de ce prêt, il doit s’engager à réaliser deux projets de rénovation. Le prêt est plafonné à 10 000 € et le délai de remboursement est de 10 ans. Si vous poussez à trois projets de rénovation énergétique, le plafond sera de 30 000 € et la période pour rembourser s’étalera sur 15 ans.
Les critères d’éligibilité
Pour pouvoir être éligible à l’éco-prêt à taux zéro, la construction du logement concerné doit toutefois est terminée depuis au moins deux ans. Pour bénéficier de cette aide financière, le remplacement de la chaudière doit obligatoirement être réalisé par un professionnel qualifié Qualibat ou Qualibois. La possibilité de bénéficier de l’éco-PTZ n’est soumise à aucune condition de revenus.
Les chaudières concernées
Pour bénéficier de l’éco-prêt à taux zéro, vous devez faire installer :
une chaudière à condensation ;
une pompe à chaleur air-eau ;
une chaudière micro-génération à gaz ;
une chaudière à bois ;
ou une pompe à chaleur géothermique à capteur fluide frigorigène.
Les CEE (Certificat d’Économie d’Énergie)
Les primes énergies sont proposées par les entreprises du secteur de l’énergie. L’État encourage en effet ces entreprises à s’investir dans la transition énergétique. Pour remplacer votre chaudière, vous pouvez bénéficier de ce type d’avantage financier.
Le client signe un Certificat d’Économie d’Énergie qu’il remet à l’entreprise qui peut ainsi prouver son implication dans la transition énergétique auprès de l’État.
Les primes de l’ANAH (Agence Nationale pour l’Habitat)
Les foyers les plus modestes peuvent bénéficier des subventions du programme « Habiter mieux » de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) pour remplacer une chaudière. Seuls les propriétaires peuvent prétendre à cette aide financière. La prime peut financer jusqu’à la moitié du coût total des travaux.
Les travaux financés doivent améliorer l’efficacité énergétique du logement d’au moins 25 %. Ils doivent être effectués par une entreprise ou un artisan qualifié RGE (reconnu garant de l’environnement).
Un taux de TVA à taux réduit
En passant par un professionnel pour l’achat et l’installation de votre nouvelle chaudière, vous pourrez bénéficier d’un taux de TVA réduit à 5,5 % ou à 10 %.
Les équipements éligibles au taux de TVA à 5,5 % sont :
les chaudières à granulés ;
les chaudières à bois ;
et les chaudières à condensation.
Pour les chaudières non éligibles au crédit d’impôt mais permettant tout de même d’améliorer les performances énergétiques, le taux de TVA est de 10 %. Cela concerne l’installation :
les chaudières gaz et fioul à basse température ;
certaines chaudières fioul à condensation.
Pour bénéficier d’un taux de TVA réduit, il doit d’agir d’un logement dont la construction est terminée depuis au moins 2 ans.
La prime à la conversion des chaudières au fioul
À compter du 1er janvier 2022, l’installation d’une chaudière au fioul et au charbon sera interdite dans le cadre du programme de transition écologique. Les propriétaires souhaitant réaliser l’entretien d’une chaudière de ce type se verront d’autant plus encourager à opter pour un équipement moins polluant.
Il sera toutefois possible de faire installer des chaudières bio fioul, utilisant notamment le colza pour fonctionner.
La prime à la conversion des chaudières au fioul permet d’aider les foyers à remplacer leur ancien équipement particulièrement gourmand en énergie par une solution plus performante. Les chaudières au fioul pourront ainsi être remplacées par une pompe à chaleur, par exemple, pour un coût de 1 €.
On dénombre pas moins de 3 millions de chaudières au fioul en France, l’objectif du gouvernement consiste à remplacer 600 000 d’entre elles en 2 ans.
Les chaudières au fioul installées dans les copropriétés ne sont pas éligibles à cette prime à la conversion.
La prime énergie
Le Coup de pouce économie d’énergie soutient les foyers souhaitant remplacer leur chaudière au fioul par une solution utilisant des énergies renouvelables. Ouverte à tous les foyers depuis 2019 sans conditions de revenus, cette prime énergie est de :
4 000 € pour les ménages à revenus modestes ;
Et de 2 500 € pour les autres foyers.
L’installation de la nouvelle chaudière doit être réalisée par un professionnel reconnu garant environnement (RGE).
Les aides locales
Certaines collectivités locales, régions, départements ou communes vous proposent également des aides et subventions pour la réalisation de travaux d’amélioration de performance énergétique.
Ses subventions dépendent de la localisation de votre logement et du type de travaux à concernés. Vous pourrez aussi parfois bénéficier d’une exonération partielle ou totale de la taxe foncière.
La toilette sèche est actuellement considérée par beaucoup d’environnementalistes comme la seule solution alternative pour un assainissement durable. Par leur démarche, ils ont tendance à culpabiliser les utilisateurs des WC. À notre avis, il serait préférable de replacer la toilette sèche à sa place réelle dans nos préoccupations environnementales.
Sans vouloir dénigrer cette technique, il faut admettre que l’usage de la toilette sèche n’est pas généralisable. Il est illusoire d’espérer son placement dans les villes qui ont tendance au gigantisme. Nous constatons le fait qu’une partie largement majoritaire du public n’acceptera pas son usage, même là où celle-ci est techniquement possible (habitat familial avec jardin). Une partie croissante de l’humanité vit et vivra dans des immeubles d’habitation de grandes villes.
Heureusement, nous connaissons la voie vers l’application urbaine du principe de la toilette sèche: non pas la toilette sèche individuelle, mais l’application de son principe à une échelle collective, permettant l’utilisation des WC de façon écologique, c’est-à-dire non raccordés à un système d’épuration.
L’avantage de cette option est de rendre possible, cas par cas, aussi bien l’usage de la toilette sèche individuelle que d’un WC. Le choix reste entre les mains de l’usager.
La promotion des toilettes sèches tourne actuellement autour de deux idées forces: la pollution générée par les WC et le gaspillage d’eau potable dans les chasses. Cette manière de voir induit une vision erronée sur la gestion de nos eaux usées. L’aspect le plus important de celle-ci est la reconnaissance du fait que nos déjections sont une ressource et non pas des déchets – valorisables également en ville avec l’usage des WC. Lorsque l’on fait la promotion inconditionnelle des toilettes sèches à usage individuel, on fait fausse route.
Des ONG travaillant dans les pays en développement font le « réclame » des WC, en le présentant comme « l’ange gardien de la santé ». Par la même occasion, ils désignent les latrines comme la seule solution alternative.
Il y a quelques années, nous étions aussi tentés de dénoncer les WC, en précisant que « le problème se pose au moment où les déjections sont rejetées dans l’eau ». À présent, nous savons que l’eau des chasses « économiques » (ou à faible débit) est indispensable pour le traitement correct des déjections en centre d’imprégnation .
Bien entendu, l’eau pour cet usage ne doit pas être de qualité potable. Que l’on veuille ou non, le WC fait partie de notre vie quotidienne.
Il s’agit là d’une avancée dans le confort qu’il ne serait pas raisonnable d’abandonner. Il n’en est pas moins vrai que dans les habitations familiales, la TLB reste une solution alternative offrant un confort semblable au WC.
Le jour où en milieu rural ou péri-urbain, on laissera le choix à chaque famille entre les deux, la société découvrira que la TLB est la solution la moins chère et la plus rationnelle. Il faut donc laisser le choix à chacun d’opter pour la solution qui lui convient.
On réalisera que le choix pour le WC est plus onéreux que l’usage d’une TLB qui nous offre un amendement gratuit et précieux pour fertiliser son jardin, sans parler de la réduction de 20 à 30% de la facture d’eau. (Remarque : la vidange de sa cuve réservée aux eaux-vannes (issues des WC) aura évidemment un coût individuel et collectif.)
Mais revenons aux recommandations des ONG dans les pays pauvres en développement. Dans ces pays, le placement des latrines collectives (extrêmement polluantes) ne fait que déplacer le problème, sans le résoudre. La TLB préconisée par Joseph Jenkins, comme celle de l’équipe d’Eautarcie, est la solution optimale à tous points de vue: sanitaire, sociétal, économique et environnemental, sans parler de sa simplicité.
Les obstacles devant le placement des toilettes sèches se situent à trois niveaux:
La prédominance de l’idéologie hygiéniste qui décrète que nos déjections sont l’ennemi n°1 de la santé publique. Cette vision a généré la science actuelle du génie sanitaire qui constitue une nuisance environnementale majeure.
Le deuxième niveau découle du premier. Le refus de la majorité d’utiliser des toilettes sèches. Il s’agit d’une attitude irrationnelle qui trouve son origine dans un système d’éducation.
Nous arrivons ainsi au troisième niveau: une désinformation entretenue par des lobbies puissants: pharmaceutique, médical, et aussi des lobbies liés à l’épuration ainsi qu’au système d’approvisionnement en eau.
Pourtant, les solutions alternatives coûtent nettement moins chères et sont plus efficaces.
Mais il y a un autre problème. Les différentes toilettes sèches disponibles dans le commerce ont des coûts variables et ont surtout des impacts environnementaux fort différents. Le confort de l’usager et le coût ne sont qu’un aspect à prendre en compte.
Lors de l’achat, il faut optimiser tous les aspects. Pour ce faire, une information complète, dépourvue de toute préoccupation commerciale est indispensable. C’est l’objectif du site EAUTARCIE. Les toilettes sèches du commerce sont confortables, mais trop coûteuses. De plus, leur écobilan est pour le moins contestable.
Toilettes sèches et idées fausses
La première idée fausse est la séparation de la matière fécale et de l’urine
Un concepteur danois de toilettes sèches a exposé un jour à une conférence publique organisée par un architecte bruxellois que « les animaux dans la nature ne défèquent et n’urinent pas nécessairement à la même place ». Il serait donc tout à fait « naturel » de séparer les deux effluents. Cette justification manque de données scientifiques.
Il vaut mieux dire franchement qu’on sépare les deux pour des raisons de commodité technique: la volonté d’espacer les manutentions des effluents. L’urine, facile à stocker dans un réservoir séparé, constitue 90% de la masse de nos déjections. Les fèces desséchées occupent peu de place. Dès le moment où l’urine est évacuée de la toilette par simple écoulement, l’enlèvement du peu de matière solide qui reste peut attendre plusieurs mois. Grâce à cette astuce, l’usage de la toilette sèche s’apparente à celui d’un WC. L’usager de passage ne voit pratiquement pas la différence.
La séparation de l’urine fait automatiquement émerger le problème des odeurs. Comme nous allons le voir à propos de la toilette à litière biomaîtrisée, la clef de la maîtrise simple des odeurs se trouve précisément dans la réunion de l’urine et de la matière fécale avec la litière. Lorsqu’on sépare les deux, les odeurs apparaissent des deux côtés. Pour les évacuer, il faut un système de tuyauterie et de ventilation forcée.
Vous pouvez voir plus d’information en visionnant l’interview vidéo de Joseph Országh réalisée par Pierre L’écoleau au sujet des toilettes à séparation.
La deuxième idée fausse est d’assimiler les fèces desséchées à de l’humus
La majorité des toilettes sèches du commerce fonctionne suivant le même principe.
En consultant les catalogues hauts en couleur de ces toilettes, on relève la discrétion concernant le devenir des urines. Mais ce qui est le plus choquant, c’est qu’on appelle « compost » un produit qui n’est rien d’autre que des fèces desséchées. Leur épandage dans le jardin équivaut à y faire ses besoins.
La troisième idée fausse est de croire que l’urine stockée peut être utilisée dans le jardin – sans nuisances
L’urine est recueillie dans un réservoir où, grâce à l’action d’un enzyme toujours présent dans l’urine , l’azote organique se transforme assez rapidement en ions d’ammonium. C’est ce qui explique l’odeur d’ammoniac (NH3) de l’urine qui séjourne quelques heures dans un pot de chambre ou dans un seau hygiénique. Environ 80% de l’azote organique de nos déjections se trouve dans l’urine. On comprend donc l’importance du devenir de l’urine pour le milieu récepteur.
En fait, sous forme ammoniacale, l’azote ne peut suivre dans la nature que le chemin de l’oxydation. Il se forme ainsi des ions nitrite (NO2–) particulièrement toxiques qui s’oxydent en nitrates (NO3–).
L’urine stockée dans le réservoir de la toilette devient un concentré d’ammonium contenant des ions de nitrites et de nitrates. Le nitrate d’ammonium formé est un engrais chimique courant, ce qui explique « le pouvoir fertilisant » de l’urine épandue. Ce qu’on oublie est que les composés ioniques comme le nitrate d’ammonium accélèrent la vitesse naturelle de la décomposition de l’humus. L’épandage d’urine détruit donc l’humus du sol.
Les constructeurs des toilettes sèches recommandent d’utiliser l’urine stockée en la diluant 8 fois pour l’irrigation des plantes.
Après avoir ajouté de l’eau pour diluer 8 fois l’urine (12 litres par jour par personne), l’économie d’eau annoncée devient plus modeste. Au niveau du sol, le véritable problème réside dans le processus de percolation et d’oxydation de l’ammoniac contenu dans le liquide. Sous forme ammoniacale (NH4+), l’azote s’infiltre encore plus facilement et rapidement dans la nappe phréatique que sous forme nitrique et constitue une pollution particulièrement pernicieuse.
Affirmer donc que les urines stockées et diluées peuvent être utilisés sans nuisances dans le jardin (voir l’article « Divine urine = source fertile ») est une position qui ne peut être justifiée que par l’ignorance des processus qui ont lieu dans l’urine stockée et ceux qui régissent la vie du sol.
En résumé, l’épandage de l’urine dans le jardin s’apparente à celui du lisier d’élevage dans les champs agricoles. Le même raisonnement s’applique aux fèces desséchées aui aboutissent au jardin. Normalement, ce type d’épandage est également soumis aux mêmes règlements que celui du lisier d’élevage. La quantité d’azote (N) épandu sous forme de lisier ne peut pas dépasser 200 kg par an par hectare (en Europe). Pour épandre donc avec l’urine et les fèces les 5 kg d’azote que « produit » annuellement une personne, il faut un jardin d’au moins 250 m² par personne. En dessous de cette valeur, il y a dépassement des normes européennes d’épandage agricole de l’azote.
La quatrième idée fausse est de croire que l’avantage principal des toilettes sèches est l’économie d’eau
Nous avons vu, à propos de la dilution de l’urine avant son utilisation dans le jardin, que l’économie d’eau est moins importante qu’annoncée.
Cette idée en entraîne une autre, encore plus grave: le but principal de la toilette sèche est d’éviter de polluer l’eau. Sans nier cet aspect, il faut attirer l’attention sur le fait que l’urine épandue dans le jardin est susceptible de polluer plus nos réserves d’eau potable que l’épuration classique des eaux fécales. Le corollaire de cette idée fausse est de croire qu’une bonne épuration des eaux fécales répare les dégâts causés par l’usage classique des WC.
C’est l’erreur la plus lourde de conséquences. C’est ce qui conduit les personnes motivées pour la protection de l’environnement vers les systèmes d’épuration par les plantes. Au risque de nous répéter, nous devons insister sur le fait qu’il n’y a pas de bonne méthode pour épurer les eaux-vannes. Le gâchis est fait au moment où les eaux-vannes (eaux fécales) sont mélangées avec les eaux grises (savonneuses) avant épuration. Ce gâchis est irréversible.
Un exemple typique de toilette sèche dite « moderne »
Une toilette sèche récemment lancée par la société Creapills illustre bien les erreurs qu’on peut faire en ignorant les mécanismes de la formation des sols vivants. D’après les concepteurs, « Vous ne les utiliserez jamais… mais elles ont pour but d’améliorer les conditions sanitaires de 2,5 milliards de personnes dans le monde. Et c’est très ingénieux! ».
L’intention est louable, mais cette toilette possède plusieurs défauts pratiques et conceptuels. Deux idées justes ont effectivement été prises en compte: le fait de ne pas jeter les déjections dans l’eau et le fait que celles-ci doivent intégralement retourner dans le sol.
La conception d’une toilette sèche, en plus des compétences mécaniques, demande aussi des connaissances dans des domaines comme la biologie, la pédologie, l’agriculture, mais aussi en électrochimie. La toilette Creapills, n’a malheureusement pas intégré le 3e principe de l’Assainissement Écologique ou SAINECO: introduire les déjections dans le sol, mais pas n’importe comment!
Parmi les défauts pratiques nous pouvons citer la complexité mécanique (probabilité élevée de pannes) et le prix élevé. Nous pouvons aussi émettre des réserves sur l’efficacité du nettoyage automatique de la cuve, on peut aussi craindre l’encrassement de la vis sans fin pour remonter les fèces. Question: en installant la toilette à l’intérieur d’une habitation, comment se fait la maîtrise des odeurs?
Comment utiliser une TLB en appartement urbain?
Comme nous l’avons indiqué plus haut, l’usage urbain des toilettes sèches est pratiquement irréalisable.
Une proportion croissante des habitations en milieu urbain sont des immeubles collectifs comportant 6, 10, 100, voire 300 logements et plus, répartis sur 3, 4, 10, voire 20 étages et plus. La plupart de ces habitations ne sont pas desservies par des jardins où l’on puisse faire du compostage et entretenir un potager. Donc à toute fin pratique, la TLB est sans intérêt à cet égard pour les habitants d’appartements urbains.
Même en présence d’un jardin, le transport de la litière ou des effluents de sa TLB, du logement au jardin et vice versa, se ferait via des escaliers ou des ascenseurs avec toutes les complications que cela peut engendrer.
Réservons donc ces toilettes pour les habitations familiales munies d’un jardin facilement accessible, dans lequel on peut faire du compostage et cultiver son potager ou ses platebandes fleuries.
La loi de base des écosystèmes
La lecture de ce paragraphe n’est pas indispensable, mais utile pour comprendre le pourquoi des conseils donnés plus haut.
Le lecteur peut se demander à juste titre, ce qu’il faut faire si l’usage d’un WC raccordé à une station d’épuration est à déconseiller et que l’usage de certaines toilettes sèches du commerce est tout aussi nuisible?
Pour répondre à cette question il faut:
Revoir notre relation avec nos déjections;
Connaître la loi de base qui régit le fonctionnement de tous les écosystèmes;
S’orienter vers les techniques qui ont intégré ces nouvelles données.
La loi de base
Pour commencer, voici l’énoncé de cette loi:
Chaque kilogramme de biomasse végétale et animale qu’on ne réintroduit pas d’une manière conjointe dans le processus de formation des sols, affaiblit la capacité de production de l’écosystème et devient une menace de pollution des eaux et/ou de l’air.
Il en résulte toujours une perturbation des grands cycles naturels comme celui de l’azote, du phosphore du carbone et aussi de l’eau.
Qu’est-ce que la « biomasse végétale ou animale »?
Biomasse végétale
Biomasse animale
Bois, feuilles mortes, pailles, tiges, fanes, rafles, déchets de papier, etc.
Dépouilles des animaux et des humains, déjections animales et humaines.
Riche en carbone, pauvre en azote.
Riche en azote, pauvre en carbone.
Rapport carbone/azote (C/N) élevé (jusqu’à 300).
Rapport carbone/azote (C/N) peu élevé (environ 7).
Sans l’association judicieuse de ces deux types de biomasse et leur introduction dans le processus de formation des sols, il n’y a ni gestion de l’eau, ni production alimentaire durables.
A contrario: la mobilisation et l’introduction dans le processus de formation du sol de toute la biomasse disponible sortirait le monde de ses problèmes d’eau et de ses problèmes alimentaires en moins de deux générations, sans mobiliser des capitaux importants. C’est aussi la voie vers la maîtrise des changements climatiques.
Si l’on examine les causes premières de tous les problèmes d’eau rencontrés dans le monde, on découvre à la base des décisions incorrectes relatives à la gestion de la biomasse. La destruction massive de celle-ci sous prétexte de « valorisation énergétique » ou « d’épuration » déséquilibre de plus en plus la biosphère jusqu’au point de rupture. Même une partie, non négligeable, des changements climatiques provient de la gestion incorrecte de la biomasse.
La biomasse fécale humaine est loin d’être une « quantité négligeable ». L’azote contenu dans les déjections de l’humanité représente une masse équivalente à 40 % de l’azote utilisé dans l’agriculture mondiale. Dans le règne animal terrestre (grands animaux), la biomasse humaine se situe à la troisième place après les bovins et les insectes et avant les porcins. Lorsqu’on envisage la gestion durable de la biosphère, la destruction massive des déjections humaines sous prétexte d’épuration est une forme de suicide collectif. En ce sens, le principe même de l’épuration des eaux fécales, quel que soit le système utilisé, est incompatible avec le concept du développement durable .
On comprend mieux cette idée, en lisant la page consacrée à l’importance de l’humus au chapitre consacré aux éléments de l’assainissement écologique.
Pour satisfaire les exigences de la loi de base, il faut trouver les solutions techniques qui reconduisent nos déjections conjointement avec la biomasse végétale dans le cycle de formation de l’humus. La toilette à litière biomaîtrisée (TLB) constitue une des réponses possibles à cette exigence. L’autre conduit vers la collecte et traitement sélectifs des eaux vannes et des eaux grises.
Un exemple typique de toilette sèche dite « moderne »
Une toilette sèche récemment lancée par la société Creapills illustre bien les erreurs qu’on peut faire en ignorant les mécanismes de la formation des sols vivants. D’après les concepteurs, « Vous ne les utiliserez jamais… mais elles ont pour but d’améliorer les conditions sanitaires de 2,5 milliards de personnes dans le monde. Et c’est très ingénieux! ».
L’intention est louable, mais cette toilette possède plusieurs défauts pratiques et conceptuels. Deux idées justes ont effectivement été prises en compte: le fait de ne pas jeter les déjections dans l’eau et le fait que celles-ci doivent intégralement retourner dans le sol.
La conception d’une toilette sèche, en plus des compétences mécaniques, demande aussi des connaissances dans des domaines comme la biologie, la pédologie, l’agriculture, mais aussi en électrochimie.
La toilette Creapills, n’a malheureusement pas intégré le 3e principe de l’Assainissement Écologique ou SAINECO: introduire les déjections dans le sol, mais pas n’importe comment!
Parmi les défauts pratiques nous pouvons citer la complexité mécanique (probabilité élevée de pannes) et le prix élevé. Nous pouvons aussi émettre des réserves sur l’efficacité du nettoyage automatique de la cuve, on peut aussi craindre l’encrassement de la vis sans fin pour remonter les fèces. Question: en installant la toilette à l’intérieur d’une habitation, comment se fait la maîtrise des odeurs?
Comment utiliser une TLB en appartement urbain?
Comme nous l’avons indiqué plus haut, l’usage urbain des toilettes sèches est pratiquement irréalisable.
Une proportion croissante des habitations en milieu urbain sont des immeubles collectifs comportant 6, 10, 100, voire 300 logements et plus, répartis sur 3, 4, 10, voire 20 étages et plus. La plupart de ces habitations ne sont pas desservies par des jardins où l’on puisse faire du compostage et entretenir un potager. Donc à toute fin pratique, la TLB est sans intérêt à cet égard pour les habitants d’appartements urbains.
Même en présence d’un jardin, le transport de la litière ou des effluents de sa TLB, du logement au jardin et vice versa, se ferait via des escaliers ou des ascenseurs avec toutes les complications que cela peut engendrer.
Réservons donc ces toilettes pour les habitations familiales munies d’un jardin facilement accessible, dans lequel on peut faire du compostage et cultiver son potager ou ses platebandes fleuries.
La loi de base des écosystèmes
La lecture de ce paragraphe n’est pas indispensable, mais utile pour comprendre le pourquoi des conseils donnés plus haut.
Le lecteur peut se demander à juste titre, ce qu’il faut faire si l’usage d’un WC raccordé à une station d’épuration est à déconseiller et que l’usage de certaines toilettes sèches du commerce est tout aussi nuisible?
Pour répondre à cette question il faut:
Revoir notre relation avec nos déjections;
Connaître la loi de base qui régit le fonctionnement de tous les écosystèmes;
S’orienter vers les techniques qui ont intégré ces nouvelles données.
La loi de base
Pour commencer, voici l’énoncé de cette loi:
Chaque kilogramme de biomasse végétale et animale qu’on ne réintroduit pas d’une manière conjointe dans le processus de formation des sols, affaiblit la capacité de production de l’écosystème et devient une menace de pollution des eaux et/ou de l’air. Il en résulte toujours une perturbation des grands cycles naturels comme celui de l’azote, du phosphore du carbone et aussi de l’eau.
Qu’est-ce que la « biomasse végétale ou animale »?
Biomasse végétale
Biomasse animale
Bois, feuilles mortes, pailles, tiges, fanes, rafles, déchets de papier, etc.
Dépouilles des animaux et des humains, déjections animales et humaines.
Riche en carbone, pauvre en azote.
Riche en azote, pauvre en carbone.
Rapport carbone/azote (C/N) élevé (jusqu’à 300).
Rapport carbone/azote (C/N) peu élevé (environ 7).
Sans l’association judicieuse de ces deux types de biomasse et leur introduction dans le processus de formation des sols, il n’y a ni gestion de l’eau, ni production alimentaire durables.
A contrario: la mobilisation et l’introduction dans le processus de formation du sol de toute la biomasse disponible sortirait le monde de ses problèmes d’eau et de ses problèmes alimentaires en moins de deux générations, sans mobiliser des capitaux importants. C’est aussi la voie vers la maîtrise des changements climatiques.
Si l’on examine les causes premières de tous les problèmes d’eau rencontrés dans le monde, on découvre à la base des décisions incorrectes relatives à la gestion de la biomasse. La destruction massive de celle-ci sous prétexte de « valorisation énergétique » ou « d’épuration » déséquilibre de plus en plus la biosphère jusqu’au point de rupture.
Même une partie, non négligeable, des changements climatiques provient de la gestion incorrecte de la biomasse.
La biomasse fécale humaine est loin d’être une « quantité négligeable ». L’azote contenu dans les déjections de l’humanité représente une masse équivalente à 40 % de l’azote utilisé dans l’agriculture mondiale. Dans le règne animal terrestre (grands animaux), la biomasse humaine se situe à la troisième place après les bovins et les insectes et avant les porcins.
Lorsqu’on envisage la gestion durable de la biosphère, la destruction massive des déjections humaines sous prétexte d’épuration est une forme de suicide collectif. En ce sens, le principe même de l’épuration des eaux fécales, quel que soit le système utilisé, est incompatible avec le concept du développement durable.
On comprend mieux cette idée, en lisant la page consacrée à l’importance de l’humus au chapitre consacré aux éléments de l’assainissement écologique.
Pour satisfaire les exigences de la loi de base, il faut trouver les solutions techniques qui reconduisent nos déjections conjointement avec la biomasse végétale dans le cycle de formation de l’humus. La toilette à litière biomaîtrisée (TLB) constitue une des réponses possibles à cette exigence. L’autre conduit vers la collecte et traitement sélectifs des eaux vannes et des eaux grises.
Vieux tissu à placer dans le bidon lorsqu’on le travaille pour étouffer le bruit.
Coffrage perdu
Plastique d’emballage (cellophane) ,
Scotch de chantier orange
Scotch de marquage,
Carton ondulé,
Tubes de carton de diamètre 80, 100 ou 130 mm,
Outils
Sécurité
Gants
Lunettes
Casques anti-bruit / bouchons d’oreille
Masques à poussières
Trousse de premier secours avec sérum physiologique en cas de projection de ciment dans les yeux
Traçage / Mesure
Mètre,
Crayon,
Marqueur,
Ficelle (environ 2 mètres)
Niveau à bulle
Métal
Marteau/massette/burin,
Tenaille,
Pince multiprise,
Cisaille à tôle (souvent plus pratique qu’un outil électrique)
Scie sauteuse + lames métal
Serre joint
Perceuse + mèches métal
Brosse métallique pour perceuse
Disqueuse + disques de découpe, à ébarber et à lamelles,
Ponceuse (optionnelle)
Béton :
Bâche
Verre doseur 1Litre
Truelle
Seaux de 10 litres x2, gamate , Cuve ou poubelle 50Litres pour le malaxage
Malaxeur à main,
Perceuse puissante avec embout malaxeur ou malaxeur manuel ou bétonnière (optionnel)
Coffrage perdu
Cutter
Ciseaux
Scie égoïne
Étape 1 – Approvisionnement matériel
La construction de ce poêle nécessite de nombreux éléments, qui peuvent être achetés neufs ou récupérés.
Les bidons sont faciles à trouver, sauf les 120 litres qui sont rares … Pour un bidon neuf compter 50€HT.
Les tuyaux de poêles qui constituent le foyer se récupèrent très facilement. En neuf ils font monter considérablement le prix de l’appareil.
ATTENTION 1 : les 2 tuyaux nécessaires pour le cendrier (fixe) et l’alimentation (amovible) doivent comporter un emboitement mâle à une extrémité afin de permettre l’adaptation d’un bouchon. ATTENTION 2 : La ligne d’évacuation des fumées doit être réalisée dans les règles de l’art, avec des tuyaux compatibles entre eux. Il faut éviter les fuites (de fumées certes, mais aussi de condensats) et le risque d’incendie.
Le béton peut être constitué de sable et de ciment fondu, mais il sera moins durable qu’un béton de chamotte/ciment fondu. La chamotte est de la brique réfractaire pilée : elle doit comporter 25 à 40% d’alumine. Se rapprocher des fabricants de briques réfractaires (voir liste en annexe). Une granulométrie de 0 à 10 mm est idéale, 0 à 5 mm est aussi appropriée.
EVITEZ de réaliser un béton de ciment normal ou de ciment noir (dépourvu d’alumine au contraire du fondu).
La vermiculite : mélangée au ciment elle permet d’isoler le fond du bidon. On la trouve en magasin de construction ou d’horticulture sous les appellations « vermex » et « effiperl » notamment. Ce dernier contient aussi de la perlite.
Le verre céramique : c’est un verre spécial qui ne subit aucune dilatation sous l’effet de la chaleur. Il résiste aux chocs thermiques de 800°C ! On le trouve dans le commerce (compter 400 à 600€/m²) mais aussi sur les vieux inserts, sur les plaques de cuisson électriques, sur les portes de four (vitre intérieure seulement, souvent peu résistante). N’utilisez pas du verre normal ! Pour tester votre verre de récup, placez-vous sur une surface plane, posez votre vitre sur un réchaud à gaz de camping. Si elle tient le feu c’est bon signe. Finalisez le crash test en versant dessus un bon verre d’eau froide ! Si c’est du verre ad hoc ça ne bronche pas. Ne vous mettez pas dans l’herbe, au cas où ça casse !
En image vous trouverez le coût moyen des fournitures pour les différents modèles, hors coût du bidon et de l’évacuation des fumées. la fumisterie représentant une part importante du budget.
Étape 2 – Constitution de l’appareil
Le principe du Poelito est de construire un poêle rocket dans un bidon. Le fond du bidon est tapissé de mélange isolant. Cela ne dispense pas de poser son poêle sur un support incombustible. La partie inférieure, où le feu se développe, est coulée en béton réfractaire autour d’un coffrage en tubes de carton. Ces tubes forment des réservations creuses : le circuit du feu et de fumées. La partie inférieure constitue la base du foyer.
C’est une masse fixe. La moitié supérieure est constituée de tuyaux métalliques amovibles et remplie de sable que l’on peut laisser sur place ou transporter séparément. Le foyer est fermé soit par une plaque de fonte, soit par une plaque vitro céramique, recouvert par le couvercle du bidon en guise de finition. Le conduit d’évacuation est à l’extérieur du bidon. La connexion se fait par un T de raccordement avec tampon de ramonage. La traversée du plafond et la sortie de toit (ou tout ce qui est à l’extérieur de l’habitat) doit obligatoirement être isolée.
On voit sur l’image le bas du conduit d’alimentation vertical avec vers le premier plan son cendrier, et vers l’arrière-plan le départ horizontal des flammes : ce premier ensemble constitue le brûleur. A l’arrière-plan on voit les 2 reprises des fumées, une de chaque côté du conduit de départ de flamme. Ces 2 reprises se rejoignent par en dessous via un collecteur, qui envoie les fumées vers l’arrière, en direction de l’évacuation des fumées). Cet ensemble constitue le collecteur. Raccordement au conduit d’évacuation par T avec tampon
Étape 3 – Dimensionnement
Il est possible de réaliser le Poelito dans trois dimensions différentes, en fonction des types d’habitat, des volumes à chauffer, de la température extérieure et de la qualité de l’isolation de l’habitat :
PITO 60 à partir d’un bidon 60 litres (Ø35 cm H 65 cm) : pour un camion ou une petite caravane. Compter 80kg.
Il est d’une faible puissance et faible masse, à réserver aux tout petits habitats, à moins d’avoir une très bonne isolation. A titre d’exemple pour une grande caravane de 7m de long c’est correct jusqu’à 0°C mais quand il fait -5°C il ne faut pas espérer avoir plus de 12°C le matin en ayant fait un feu le soir. L’utilisation très intense s’il est sous dimensionné fait qu’il sera moins durable. La zone de cuisson est assez petite et ne permet d’utiliser que des récipients de petite taille.
PITO 120 à partir d’un bidon 120 litres (Ø45 cm H 75 cm): pour une yourte jusqu’à 5m de diamètre à condition qu’elle soit bien isolée, parfait pour une grande caravane ou un mobil home. Compter 160 kg.
Meilleur compromis en termes de rapport masse-puissance/facilité de déplacement. Convient bien pour un studio. Bonne zone de cuisson, possibilité d’option chauffe-eau.
PITO 200 à partir d’un bidon 200 litres (Ø60 cm H 90 cm) : pour une yourte de plus de 5 m de diamètre, une petite maisonnette, une petite péniche … Compter 250 kg.
Modèle à privilégier pour un habitat de plus de 20 m² en habitat léger et 35 m² en habitat en dur moyennement isolé. C’est la taille la plus favorable pour un appareil qui bougera peu et qui devra recevoir des options telles que production d’eau chaude et banquette chauffante.
Étape 4 – Règles élémentaires de sécurité
Responsabilité de l’usager
Les rédacteurs de ce guide et l’association qui le met à disposition ne sont pas responsables de l’usage fait du Poelito. Vous êtes le seul et unique responsable de la mise en œuvre de l’appareil proposé. Soyez précautionneux dans l’action, posé et calme, et surtout critique vis à vis des éventuelles fausses bonnes idées que vous pourriez avoir (« ça ira bien comme ça … »).
Sécurité pendant la construction
Portez toujours les équipements de sécurité indispensables à la tâche réalisée. Le métal est un matériau dangereux à travailler et le ciment est toxique à respirer. Munissez-vous d’un plan de travail approprié et fixez les pièces que tu vas usiner par tout moyen fiable à disposition (serre-joint, étau, pince-étau).
Installation du poêle
Comme tout poêle, il y a des règles à respecter pour ne pas se mettre soi ou son habitat en danger.
Poids/fondations : L’appareil présente un poids relativement important. Dans un habitat léger il est indispensable de mettre en place un report de charge sous le plancher afin d’éviter son affaissement. A minima il faudra au moins un plot qui reposera sur le sol dur et soutiendra efficacement le plancher. Au besoin, ajouter une traverse entre les supports existant (solivage) et le plot afin de maximiser son effet. En complément, une plaque de répartition du poids est préconisée car le plancher peut être relativement flexible et se déformer localement sous l’effet de charges ponctuelles (points d’appui intense). Il s’agit de poser par-dessus le plancher tout matériau suffisamment rigide et étendu pour répartir les points d’appui sur un surface plus importante que celle sur laquelle reposerait normalement l’appareil.
Protection du sol : Il doit être posé sur une plaque métallique épaisse et suffisamment grande pour répartir le poids s’il y a lieu. En cas d’installation sur un matériau inflammable, un plancher bois par exemple, il faut rehausser l’appareil afin d’avoir une circulation d’air en dessous ou de placer une masse supplémentaire ou un isolant épais.
Distance aux parois : Le poêle doit être placé à 15 cm minimum de toute paroi. S’il y a moins de 45 cm entre le poêle et la paroi la plus proche, elle doit être protégée avec une isolant incombustible, comme de la laine de roche. Il ne doit en aucun cas toucher un matériau combustible.
Conduits : Le tuyau d’évacuation des fumées doit absolument respecter les normes en vigueur. Ces normes sont simples et évitent de mettre le feu à son habitat. Il s’agit à minima de respecter une distance de sécurité de 30cm entre toute paroi inflammable et un tuyau simple peau et d’utiliser du double-peau en passage de toiture et en extérieur (avec distance de sécurité en traversée de toiture de 10 cm). Tout piège à calorie est à éviter strictement : l’anneau de 10 cm qui entoure le tuyau en traversée de toiture ne doit pas être laissé vide, mais rempli avec un isolant incombustible. Dans un espace vide (surtout s’il est clos) la température peut s’élever jusqu’à s’enflammer !
Hauteur de la cheminée : La configuration des lieux influera sur le tirage. Il faut éviter les obstacles produisant des vents tourbillonnants. Notamment le tuyau d’évacuation des fumées doit dépasser le sommet du toit de 40cm. Pour un toit plat il doit dépasser de 120 cm (dans ce cas il doit être correctement arrimé). Normativement le tuyau doit aussi dépasser tout obstacle présent à moins de 8m de distance (arbres par ex.)
Choix de l’emplacement : Ce qui dicte l’emplacement d’un poêle c’est fréquemment les possibilités de passage du conduit de fumées en toiture. Evidemment en corrélation avec l’aménagement de la pièce. Evitez de trop rehausser l’appareil afin de chauffer aussi au niveau du sol. S’il est placé près d’un mur il faut veiller non seulement aux distances de sécurités mais aussi à la facilité d’accès pour l’amorçage du tirage et le ramonage.
Étape 5 – Bétons, recette et préparation
La réalisation du Poelito passe par la mise en œuvre de béton. Le ciment fondu est corrosif pour la peau et irritant pour les yeux et les voies respiratoires : à manipuler avec des gants, porter des lunettes et un masque anti-poussières.
Il y a deux mélanges différents à réaliser :
un mélange isolant, pour le fond du bidon et la remontée des flammes,
un mélange dense pour le reste, pour conserver la chaleur
Les recettes et la mise en œuvre sont expliquées ci-dessous. On y fera appel à plusieurs reprises dans le tutoriel
Recette du béton réfractaire isolant
1 volume d’eau
1 volume de ciment fondu
1,3 volume de vermiculite
Calculer le volume nécessaire à couler et le majorer de 20 %.
Mettre l’eau dans la cuve où vous faites le mélange
Verser le ciment par-dessus
Mélanger pour obtenir une pâte lisse
Verser toute la vermiculite par-dessus et malaxer pour obtenir un mélange homogène. Il faut que tous les grains soient noirs et que le mélange soit suffisamment humide.
Rajouter de l’eau si besoin.
Recette du béton réfractaire dense
1 volume d’eau
1,3 volume de ciment fondu
3,3 volume de chamotte réfractaire
Calculer le volume nécessaire à couler et le majorer de 10 %.
Mettre la chamotte dans la cuve où vous faites le mélange
Verser le ciment par-dessus
Mélanger à sec
Ajouter les ¾ du volume d’eau nécessaire
Mélanger
Compléter progressivement avec le reste de l’eau pour ajuster la consistance
Comme tous les liants à prise hydraulique, une perte d’eau ou un séchage trop rapide empêche les réactions chimiques de prise de se produire.
Couvrir l’ouvrage en cours de prise s’il fait très chaud, ne pas mettre en œuvre ces mortiers en plein soleil ni en cas de gel. La prise est assez rapide : de l’ordre d’une ½ heure.
Ne préparer que la dose que vous pouvez mettre en œuvre dans ce laps de temps.
Éviter l’eau de pluie qui peut être acide et nuire à la prise du liant.
Éviter l’eau chaude qui accélère la prise.
Étape 6 – Préparation du bidon
Décapage
Il est préférable de décaper le bidon avant de se lancer dans la construction. Dans tous les cas il faut le faire avant les premiers feux qui feront cloquer la peinture qui n’est pas prévue pour résister aux hautes températures. Le plus simple pour décaper est d’utiliser des disques à décaper sur une meuleuse. Il est également possible d’utiliser une ponceuse ou de mettre une brosse métallique sur une perceuse.
Découpage
A moins d’avoir un bidon à couvercle amovible avec cerclage, il faut découper le dessus du bidon. Le dessus du bidon sera le couvercle du poêle une foi finie. Il faut donc éviter de l’abimer, et choisir plutôt le fond du bidon (qui est complet) que le dessus (qui comporte des bondes). C’est-à-dire prendre le bidon à l’envers.
Muni d’une disqueuse et des équipements de protection pour les yeux, les oreilles, et les mains, découper juste sous le bourrelet, en prenant soin de ne pas couper la deuxième épaisseur de tôle. Ainsi le couvercle pourra être replacé. La scie à métaux fonctionne aussi très bien. Astuce : entamer le métal à la disqueuse (facile) et finir à la scie (précis). Il faut penser à protéger le sol avec une bâche car les restes de liquide présent dans le bidon risquent de s’échapper par la zone découper.
Nettoyage
Maintenant que le bidon est ouvert, il faut le nettoyer car il contient surement encore un peu d’huile. Utiliser de la sciure ou du sable pour éliminer le plus gros du résidu de contenu. Traiter ce déchet selon sa composition, probablement comme un déchet toxique à placer en déchetterie.
Étape 7 – Réalisation des trous du cendrier et de la sortie fumées
Le bidon doit être percé de deux trous diamétralement opposés permettant d’introduire des tuyaux. À l’avant le tube de diamètre 100/130/150 mm servira d’entrée d’air et d’évacuation des cendres. À l’arrière le tube de 80/100/130 mm servira à connecter le tuyau d’évacuation des fumées (respectivement les diamètres du modèle Pito 60/120/200).
Les deux tubes doivent être à 6 cm du fond du bidon. C’est l’épaisseur de la couche de béton du socle. Il faut faire attention au rebord extérieur pour prendre la côte (c’est 6 cm depuis le fond, auxquels il faut ajouter l’épaisseur du rebord, soit environ 1,5 cm).
À l’aide d’une ficelle, faire le tour du fut, marquer au feutre sur la ficelle l’endroit où elle se rejoint : cela donne le périmètre du fût.
Plier la ficelle en deux en deux et faire une nouvelle marque à la moitié : le demi périmètre
Tracer les trous au marqueur, autour des tubes à insérer
Utiliser la ficelle pour positionner les 2 centre des ouvertures, en face à face.
Découper les deux cercles en restant bien à l’intérieur du trait.
Marteler le bord du trou (vers l’extérieur) pour l’ajuster au tube.
Conserver les cercles découpés pour pouvoir faire les bouchons du cendrier et de l’alimentation
Étape 8 – Mise en place les tubes cendrier et évacuation des fumées
Côté cendrier
Enfiler le tube de 100/130/150 dans son trou préparé sur le bidon, côté mâle à l’extérieur, avec le bourrelet contre la paroi extérieure du fût.
Par l’intérieur, tracer sur le tube la jonction avec la paroi du fût
Enlever le tube et couper 15 mm plus loin que le trait.
Découper ensuite les ailettes dans cette bande de 15 mm en arrêtant la coupe sur le trait, à la cisaille, à la scie sauteuse ou à la meuleuse. Elles doivent être larges de 1cm, pour que les ailettes soient faciles à replier.
Une fois les ailettes découpées remettre le tuyau en place et replier les ailettes.
Si besoin, placer quelques rivets ou vis auto-foreuses pour le bloquer solidement.
Côté évacuation des fumées
Côté évacuation des fumées il faut fixer de la même manière une manchette courte avec emboitement femelle. L’emboitement femelle donne à l’extérieur.
Étape 9 – Fixation des coffrages perdus
Les coffrages qui seront réalisés prochainement risquent de bouger lors des coulées de béton, il faut donc les arrimer pour maintenir de bonnes épaisseurs.
Retourner le fut
Percer 3 paires de trous au diamètre du fil de fer selon le schéma ci contre. la précision n’est pas très importante
Passer des boucles de fil de fer d’environ 1 mètre. Elles viendront maintenir les réservations en cartons pendant le coulage du béton.
Les fils de fer doivent pointer à l’intérieur du bidon
Étape 10 – Fabrication du bouchon du cendrier
Ce bouchon permet de fermer le cendrier et de régler l’entrée d’air primaire.
Prendre un bout de tube qui s’emboite sur la sortie (mâle) du cendrier.
Couper en ajoutant 15 mm à la longueur nécessaire.
Dans cette bande de 15 mm, découper des ailettes tous les centimètres, en essayant d’en avoir un nombre pair, ce sera plus joli.
Plier une ailette sur deux vers l’intérieur.
Réutiliser le cercle découpé dans le bidon pour fermer le couvercle.
Poser le cercle sur les ailettes repliées
Replier les autres ailettes par-dessus.
Ajouter une poignée et une petite trappe de réglage de l’entrée d’air.
Le système de réglage de l’air primaire (au cendrier) doit être précis et efficace. Il permet de contrôler la puissance de combustion.
Étape 11 – Coulée du fond de protection
Le fond du poêle est composé de 2 couches différentes : 3 cm de mélange isolant puis 3 cm de mélange dense. Elles ont pour rôle d’isoler le fond du fût de la chaleur pour protéger le sol.
Marquer à l’intérieur du fût la hauteur à laquelle doivent s’arrêter les deux couches, soit 3 et 6 cm.
S’assurer que le bidon est sur une surface de niveau quand le béton est coulé.
Préparer le mélange en se référant à la recette et préparation du mélange isolant en étape X
Couler le mélange isolant jusqu’à atteindre les 3cm
Compacter le mélange au moyen d’un tasseau lors de la mise en œuvre.
Attention à bien faire ressortir les fils de maintien du moulage. Attendre deux heures que la première couche soit sèche en surface pour couler le mélange dense.
Astuce : une fois que le mélange a commencé à prendre, scarifier la surface du béton pour que la seconde couche accroche bien.
Préparer le mélange en se référant à la recette et préparation du mélange dense en étape X
Couler 3cm de mélange dense jusqu’à atteindre les 6cm
Compacter le mélange au moyen d’un tasseau lors de la mise en œuvre.
Attention à bien faire ressortir les fils de maintien du moulage. Attendre 24h avant de couler le reste
Étape 12 – Réalisation des coffrages perdus
Il va falloir maintenant faire les coffrages perdus pour couler le béton réfractaire. C’est-à-dire créer les conduits pour la circulation du feu et des gaz. Pour cela, à l’aide de cartons il faut réaliser les moules des différents conduits. Une fois le béton coulé, il faudra les retirer. Il faut donc les faire suffisamment solides pour qu’ils résistent à la pression du béton tout en étant le plus simple à retirer une fois l’ensemble sec.
L’épaisseur minimum de béton entre les différentes pièces et entre les pièces et le fût doit être de 3 cm. En dessous, le béton risque de fissurer et de rendre le poêle peu durable. Il y a aussi le risque d’une mauvaise circulation des fumées, donc un poêle qui marche mal. Il faut donc penser à ça lors de la construction des moules et surtout lorsqu’ils sont placés dans le bidon pour couler le mélange.
Découpe
Pour raccorder deux tuyaux, comme ce sont des cylindres, il faut faire une gueule de loup. Lors des découpes des tubes en carton, ajouter quelques cm aux côtes listées dans les tableaux. Par ex. pour raccorder un tube de 100mm sur du 100mm, la profondeur de la gueule de loup est de 5cm.
La découpe se fait à la scie pour le carton épais (voir à la scie sauteuse, très pratique) et au cutter.
Prendre les dimensions sur les tableaux en image.
Assemblage
Emballer chaque tube individuellement dans du plastique de protection.
Positionner les tubes les uns par rapport aux autres en respectant les mesures données dans les plans.
Maintenir les tubes entre eu avec du scotch orange.
Attention à bien couvrir les jonctions pour que le béton ne pénètre pas dans les tubes.
ASTUCE : Pour la connexion avec le cendrier ou l’évacuation des fumées, faire une réduction avec un autre morceau de carton assez rigide. Enlever une bande pour le réduire en diamètre pour pouvoir l’enfiler dans le moule en carton. ASTUCE : Prévoir 2 cm de marge en hauteur afin de conserver une prise pour le retrait des coffrage ASTUCE : Une fois le collecteur et le tube horizontal de départ de flamme réalisés (les plus durs à retirer) il est possible de les découper dans le sens de la longueur, en 2 ou 3 morceaux puis de les ré-assembler. Ils seront plus faciles à retirer.
Étape 13 – Positionnement des coffrages
Une fois les coffrages perdus en carton finis et enveloppés, il faut les placer dans le fût et les fixer.Commencer par l’évacuation des fumées :
Emboiter le tube en carton dans l’ouverture métallique du bidon,
Le Fixer avec les 2 fils de fer en serrant bien.
Couper les sur-longueurs de fil de fer inutiles.
Faire de même avec le coffrage du cendrier
Accrocher les fils de fer en passant par-dessus la branche horizontale de départ de flammes.
Caler les différents éléments entre eux avec des morceaux de bois, ils permettront de maintenir les écartements entre les éléments pendant la coulée du béton dense.
Étape 14 – Coulée de béton réfractaire
Indiquer avec un marqueur ou un scotch la hauteur à laquelle doit s’arrêter le béton dense à l’intérieur du bidon à partir du béton du fond (350/300/260).
Préparer le mélange en se référant à la recette et préparation du mélange dense en étape X
Couler le béton par passe de 5 cm maximum.
Tasser le béton après chaque passe de manière homogène. Si le béton est trop tassé d’un côté, le coffrage en carton va être repoussé.
S’assurer que les épaisseurs sont régulières et symétriques, les coffrages ne doivent pas bouger. Si besoin, replacer les cales au fur et à mesure du remplissage.
Répéter jusqu’à arriver à la hauteur indiquée.
Étape 15 – Retrait des coffrages perdus
Le retrait des coffrages peut se faire 12h après le coulage. C’est une étape assez fastidieuse.
Utiliser des gants pour éviter de s’abîmer les mains contre le béton en les glissant dans les trous.
Arracher à la main ou avec une pince tout ce qui est accessible par les orifices.
Une fois le maximum enlevé, faire du feu dans les trous pour brûler ce qui reste et pouvoir l’enlever.
Utiliser de l’alcool à bruler facilite la combustion des éléments à retirer, attention cependant à ne jamais mettre d’alcool sur le feu. Une fois le feu démarré, utiliser des petits bouts de bois secs pour continuer la combustion.
Étape 16 – Fabrication du conduit d’alimentation bois
La longueur du conduit d’alimentation bois doit être ajustée pour que son extrémité supérieure traverse le couvercle et puisse recevoir un bouchon. Néanmoins il doit être le plus court possible, car l’effet de tirage qui se produit ici à l’allumage s’oppose à celui de la ligne d’évacuation. Plus il est court, plus c’est facile à allumer.
Prendre la longueur entre le niveau du béton et le haut du fût, y ajouter 15mm pour les ailettes et la hauteur du bouchon. Le haut du tube doit être un emboitement mâle pour recevoir le bouchon.
Découper le tube.
Réaliser des ailettes de 15mm de haut tous les centimètres sur la partie basse.
Replier une ailette sur deux vers l’extérieur
Étape 17 – Fabrication du bouchon d’alimentation en bois
Pour le conduit d’alimentation il faut procéder de même manière que pour celui du cendrier sans ajouter d’entrée d’air :
Prendre un bout de tube qui s’emboite sur la sortie (mâle) de l’alimentation.
Couper en ajoutant 15 mm à la longueur nécessaire.
Dans cette bande de 15 mm, découper des ailettes tous les centimètres, en essayant d’en avoir un nombre pair, ce sera plus joli.
Plier une ailette sur deux vers l’intérieur.
Réutiliser le cercle découpé dans le bidon pour fermer le couvercle.
Poser le cercle sur les ailettes repliées
Replier les autres ailettes par-dessus.
Ajouter une poignée
Pour ajuster l’air secondaire il suffit de poser le couvercle entrouvert. En fonctionnement le couvercle ne sera jamais totalement fermé. A l’arrêt il est fermé, il évite que le poêle chaud continue d’aspirer de l’air dans la pièce, de le chauffer, et de l’évacuer dehors.
Étape 18 – Réalisation de la grille
Le système marche d’autant mieux que le foyer est équipé d’une grille, avec l’air primaire arrivant dessous (sur le cendrier). Cela permet de réduire les braises au fur et à mesure que tu recharges.
Découper la grille d’égout, selon une forme de langue, pour qu’elle se place au milieu de la hauteur du cendrier, elle doit aller jusqu’au fond du foyer pour empêcher les braises de tomber.
Étape 19 – fabrication de la remontée de flammes
Pour faire ce tube en béton il faut fabriquer un moule à l’aide de 2 tubes de carton placés l’un dans l’autre. Le diamètre du tube intérieur doit correspondre au coulage (100/100/80). Le tube extérieur doit avoir un diamètre d’environ 6cm de plus que celui de l’intérieur pour permettre d’avoir un tube d’épaisseur 3cm. Il devra être plus court que la cloche de 2 à 3 cm afin de laisser un espace sous la vitre pour la circulation des fumées.
Couper le tube en carton extérieur
Habiller la surface intérieure de plastique.
Couper le tube en carton intérieur
Habiller la surface extérieure de plastique
Découper deux rondelles de carton qui serviront d’écarteurs entre le tube intérieur et le tube extérieur.
Les recouvrir de plastique.
Placer les rondelles dans le fond pour fermer le moule
Remplir avec du mélange isolant (ciment fondu et vermiculite), par petites quantités.
Répartir le mélange et tasser le fortement avec un tasseau tout fin.
ASTUCE : Si vous n’avez pas de tube en carton du bon diamètre vous pouvez les réaliser en roulant du carton sur lui-même. Roulez-le en ayant les « veines » du carton dans la hauteur.
ALTERNATIVE : Pour les Pito 60, il est possible de faire un coffrage en mélange isolant ou sinon découper un tube dans du métal épais, par exemple dans un extincteur (pas en aluminium) car l’espace est très étroit.
Étape 20 – Fabrication de la cloche
La cloche doit faire le tour de l’ensemble du tube de remontée des flammes et des deux tubes d’aspiration des fumées. Il faut essayer de faire la cloche la plus petite possible pour pouvoir mettre un maximum de sable autour.
Mise en forme
Effectuer une pression sur la cloche pour qu’elle se déforme et devienne ovale.
Attention : Éviter de lui donner une forme de haricot car elle risque de se déformer dans le temps. Avec les cycles de chauffe et refroidissement, le sable se compacte et exerce une forte pression sur les éléments métalliques. La cloche peut alors être comprimée et se déformer si sa forme n’est pas simplement ovale.
Positionner la cloche autour des trous d’évacuations des fumées et de la remontée des flammes.
Si la cloche est trop grande il faut la rétreindre (découper et visser) pour l’ajuster aux éléments.
Ajustement en hauteur
Prendre la longueur entre le niveau du béton et le haut du fût, y retrancher 2-3 mm de marge et l’épaisseur du verre céramique et ajouter 15mm d’ailettes
Reporter ces mesures sur la future cloche et poser un scotch sur tout le périmètre, ce sera la marque à suivre lors de la découpe
Découper la cloche
Indiquer la hauteur finale de la cloche (distance entre le niveau du béton et le haut du fût, y retrancher 2-3 mm de marge et l’épaisseur)
Réaliser les ailettes du côté où la découpe est la moins propre.
Plier toutes les ailettes vers l’extérieur, elles permettront à la cloche de tenir sur le béton.
Étape 21 – Découpe de la vitre
La vitre doit recouvrir toute la cloche. Avant de la faire découper, vérifiez les cotes sur votre poelito, il est important de s’assurer que le patron soit de la bonne taille.
Ce doit être un verre vitrocéramique, qui résiste aux hautes températures. Voir Etape n°1 – Approvisionnement matériel
Si vous l’achetez dans un magasin de bricolage (400 – 700 €/m²) faites la découper sur place.
(PATRONS)
Étape 22 – Découpe du couvercle
Le couvercle ferme le haut du poelito, il n’a pas de rôle particulier dans le système.
Tracer sur le dessous du couvercle le conduit d’alimentation ainsi que la cloche.
Découper à la scie sauteuse
Positionner sur le poêle
Étape 23 – Peinture
La construction du poêle est terminée, avant de l’installer dans son futur habitat, il mérite un coup de peinture.
Utiliser des peintures spéciales pour poêles qui résistent aux hautes températures.
Étape 24 – Installation
La construction du Poelito est terminée! il est l’heure de le sortir de l’atelier pour lui trouver une place à long terme pour en profiter durant les longues soirées d’hiver.
Attention à bien respecter les règles de sécurité rappelée dans l’Etape n°4
Étape 25 – Remplissage de sable
Une fois l’appareil installé au bon endroit, sur un socle approprié, avec son tuyau installé, il faut commencer par mettre en place la cloche et le conduit d’alimentation.
Poser le conduit d’alimentation en bois et la cloche à blanc (sans mortier ni joint) et ajuster les écartements.
Poser le couvercle par-dessus pour vérifier aussi les alignements.
Utiliser les ailettes pour ajuster (replie- les pour redresser un conduit un peu penché).
Lorsque tout est en place, déposer sur la jonction ailettes/maçonnerie des petits paquets de mortier d’argile, en les répartissant progressivement tout autour jusqu’à tout recouvrir. Il s’agit d’éviter que le sable ne fuit par les espaces entre les ailettes.
Mortier d’argile : terre argileuse (qui colle) et du sable en proportions variables. Généralement 1 argile pour 3 à 5 sable, avec ce qu’il faut d’eau pour en faire des boules qui se tienne et qui collent. Si pour un enduit ou de la maçonnerie il vaut mieux s’assurer d’avoir les proportions idéales, ici ça n’a aucune importance.
Étape 26 – Pose de la vitre
Poser la vitre sur la cloche sans joint.
Faire quelques feux pendant lesquels le sable va se tasser.
Ajouter du sable quand c’est nécessaire.
Mettre du sable de niveau jusqu’au haut de la cloche
Poser par-dessus de la tresse minérale pour porte de poêle (disponible en magasin de matériaux)
Replacer la vitre.
Replacer le couvercle, la mise en place est terminée.
Profiter du poêle jusqu’au printemps !
Étape 27 – Notice d’utilisation
Préparation du combustible
Il faut du bois très sec sans quoi le poêle chauffera mal et s’encrassera. Il faut 2 types de combustibles :
le bois de préchauffage : très fin et court, de l’ordre de 10 à 20 cm de long pour un diamètre maximum de 4 à 5 cm, idéalement du résineux qui est plus facile à allumer.
le bois de chauffe : de longueur variable (de 30 cm jusqu’à la hauteur sous plafond) plutôt bien droit et assez fin. *
Si les 10 à 15 cm de section du conduit d’alimentation (selon le modèle) sont remplis avec une seule grosse bûche ça ne brûlera pas bien du tout ! Il faut des diamètres variés et complémentaires afin de bien remplir le conduit. Le bois tordu empêche un bon remplissage, il faut donc s’arranger pour recouper les branches là où elles sont tordues, quitte à avoir des longueurs différentes. Sinon toute essence fera l’affaire, à condition que le bois soit bien sec.
Chargement de la flambée de préchauffage
Placer dans le conduit d’alimentation, depuis l’ouverture supérieure, dans cet ordre-là :
une poignée d’allume feu bien aéré (carton ou papier déchiqueté, copeaux grossier …)
une poignée de cagette bien brisée,
Une poignée de petit bois de préchauffage fendu très fin (idéalement du résineux),
une poignée de bois de préchauffage de diamètre plus important (4 à 5 cm maxi)
Vérifier que le départ horizontal vers la zone de flamme n’est pas obstrué par le bois.
Vérifier le niveau de cendres et vider s’il y en a trop avant de passer à l’allumage.
Amorçage du tirage et allumage
Placer un peu de cendre ou de sable dans le bouchon du T au pied de la ligne d’évacuation (seulement la 1ère fois)
verser 5cl d’alcool à brûler dessus.
Allumer et replacer rapidement le bouchon.
Allumer le feu au niveau du cendrier
replacer les 2 couvercles (dessus de l’alimentation et cendrier) en position entrouverte. Le tirage produit par la combustion de l’alcool assure un allumage rapide et idéal à chaque fois.
Si de la fumée s’échappe par le haut, refermer totalement le couvercle d’alimentation et réduire l’ouverture du cendrier.
Chargement
Dès que la charge de préchauffage est bien allumée, ajouter par-dessus, sans tasser, suffisamment de bois pour remplir l’intégralité de la section d’alimentation.
C’est une condition importante pour que le bois brûle correctement : la combustion est meilleure si tu remplis toute la section. Le feu se développe d’avantage dans la zone de flamme, et moins dans le conduit d’alimentation.
Attention à ne pas trop serrer le bois qui doit pouvoir descendre naturellement au fur et à mesure qu’il brûle.
Gestion du feu et rechargement
Vérifier de temps en temps que le bois brûle seulement en partie inférieure et ne se bloque pas. Secoue ton bois pour l’aider à descendre au besoin.
Réglage du tirage : il faut conserver une petite ouverture sur le cendrier pour éviter l’accumulation de braises. Si cette ouverture est trop grande le feu peut s’emballer jusqu’à remonter et fumer par en haut. L’essentiel de l’air doit arriver par le haut du conduit d’alimentation : la réduire de moitié au maximum mais jamais d’avantage !
Si la vitre noircit 3 possibilités : le bois n’est pas sec, le régime de combustion est trop intense (trop d’air au cendrier), l’arrivée d’air par en haut est trop faible.
ATTENTION : Pendant la flambée, l’appareil demande peu de surveillance et d’entretien. Mais avec du bois très long la combustion peut remonter le conduit d’alimentation et s’emballer, surtout avec du résineux (palette). Si c’est le cas, vaporiser un peu d’eau dans le conduit d’alimentation pour le refroidir.
Étape 28 – Entretien
Entretien courant
Le seul entretient à effectuer régulièrement est le vidage des cendres. Si le niveau de cendres est trop important une accumulation de braises va se produire, jusqu’à boucher le départ latéral vers la zone de flammes : c’est l’arrêt d’urgence assuré, après un bon enfumage !
Entretient annuel La loi oblige tout utilisateur de poêle à bois à ramoner le conduit d’évacuation des fumées 2 fois par an dont une fois en période de chauffe. Pour ramoner le conduit glisse un hérisson nylon de diamètre approprié par le tampon de ramonage.
Va jusqu’en haut puis redescend. Si tu fais ça dans un poêle encore chaud le tirage va inciter les poussières à sortir par en haut plutôt qu’à sortir vers l’habitat. Il est aussi important de vider le dépôt de cendres qui va se produire en pied de circuit de flamme et surtout au fond du collecteur de fumées. C’est l’endroit préféré des cendres volantes pour se déposer, d’où l’utilité des trappes de ramonage en face du collecteur.
En raison des taux d’intérêt du marché très bas et souvent négatifs, la popularité de l’assurance-épargne (produit de la branche 21) a diminué ces dernières années. Les épargnants craignent de perdre également du pouvoir d’achat avec les assurances liées à l’épargne s’ils placent leurs économies pendant au moins huit ans dans un tel produit de la branche 21. Cette crainte n’est pas fondée pour l’instant. Au cours des cinq dernières années, le rendement de la police d’assurance moyenne de la branche 21 a toujours été supérieur à l’inflation.Au cours des cinq dernières années, le rendement de la police d’assurance moyenne de la branche 21 a toujours été supérieur à l’inflation.Partager sur Twitter
Les assurances-épargne offrent un taux d’intérêt garanti qui est complété par une participation bénéficiaire. Bien que le taux d’intérêt garanti soit généralement inférieur à 0,5 %, les assureurs ont pu compenser la faiblesse des taux d’intérêt ces dernières années par la part de bénéfices qu’ils réalisent grâce aux investissements en actions ou en biens immobiliers. En 2020, l’assurance-épargne offrait donc un rendement brut moyen de 1,5 %.
Les rendements bruts ne tiennent pas compte des frais d’entrée. Il s’agit d’un point important vu que ces frais peuvent atteindre jusqu’à 6% chez certains prestataires. Même répartis sur une durée de huit ans, ces coûts réduisent considérablement le rendement. Pour ceux qui visent la sécurité à 100 %, l’assurance-épargne est une alternative au compte d’épargne, à condition que les frais ne soient pas trop élevés. En outre, vous devez vous tenir à un horizon de huit ans pour des raisons fiscales.
2/Les actions et les fonds
Ceux qui sont prêts à prendre plus de risques peuvent dépasser de loin les rendements de l’assurance-épargne. C’est possible avec des actions. “En fait, les actions sont l’une des rares alternatives à l’inflation. Une inflation plus élevée signifie des bénéfices plus élevés et souvent des dividendes plus élevés”, soutient Koen De Leus. Werner Wuyts suit également cette logique, même s’il se montre prudent. “L’histoire nous enseigne que le cours des actions peut chuter rapidement et fortement, même pour les entreprises qui répondent à toutes les normes de qualité. Un horizon temporel d’au moins sept ans est souhaitable”, dit-il.“Les actions sont l’une des rares alternatives à l’inflation. Une inflation plus élevée signifie des bénéfices plus élevés et souvent des dividendes plus élevés.”Partager sur Twitter
Koen De Leus
BNP Paribas Fortis
Ceux qui ne souhaitent pas une exposition totale aux marchés d’actions peuvent recourir à des fonds mixtes. Ceux-ci investissent non seulement dans des actions, mais aussi dans des obligations, des biens immobiliers et des matières premières. En tant qu’épargnant, vous pouvez ainsi diversifier davantage vos placements. “Soyez attentifs aux dénominations utilisées”, conseille Luc Aben. “Les fonds dont la dénomination contient le terme ‘défensif’ contiennent beaucoup d’obligations. Or les obligations sont très sensibles à la hausse de l’inflation. Si vous optez pour un fonds mixte, veillez à ce que l’accent soit suffisamment mis sur les actions.” Les fonds avec une pondération de 50 à 60 % d’actions ont fourni un rendement moyen de 4% par an au cours des cinq dernières années. Mais même les fonds diversifiés ne sont pas à l’abri des chocs intermédiaires. Lors du crash corona de mars 2020, les fonds ont chuté jusqu’à 20%. Un horizon à long terme est donc important pour eux aussi.
3/ L’immobilier
“Si vous voulez protéger votre épargne contre l’inflation, l’immobilier est la voie royale”, déclare Frédéric Vandenhende d’Investr, une plateforme pour investisseurs dans l’immobilier. “Non seulement les loyers sont indexés, mais la valeur de votre bien évolue aussi avec l’inflation.”
Cependant, beaucoup hésitent à placer leurs économies dans l’immobilier physique car le prix d’entrée est élevé. Frédéric Vandenhende réfute cette affirmation. “Je conseille à toute personne qui souhaite investir dans l’immobilier non seulement de le faire avec ses propres fonds, mais aussi d’en financer une partie importante par un emprunt. Les taux d’intérêt sont historiquement bas. Si votre rendement locatif net est supérieur aux intérêts que vous payez sur le prêt, vous bénéficiez déjà d’un effet de levier financier. En outre, l’inflation érode le remboursement du prêt.”
Selon Frédéric Vandenhende, le choix du bien est crucial si l’on veut un investissement rentable. “La question la plus importante est de savoir si vous pouvez attirer le bon locataire pour le bien. Le chômage locatif est la plaie de l’investissement immobilier. Fixez un loyer réaliste et visez un locataire stable.” Selon Frédéric Vandenhende, celui qui maîtrise ces aspects devrait être en mesure d’obtenir un rendement locatif de 3 à 5%. “Méfiez-vous des projets immobiliers qui promettent un rendement de 9 ou 10%. Cela n’existe tout simplement pas. Soit le loyer n’est pas viable et il y a un risque de vacance, soit on jongle avec les chiffres.”
Frédéric Vandenhende considère que, dans les années qui viennent, les prix de l’immobilier dans notre pays seront soutenus par un marché locatif en pleine croissance. Le marché de la location en Belgique a augmenté, passant de 25 à 29% du marché immobilier, mais il est encore loin des 50% des pays voisins. En Belgique, la location est encore considérée comme un marché marginal, même si c’est en train de changer. Une nouvelle génération qui ne veut pas s’accrocher à une habitation va assurer une forte croissance du marché de la location, prédit-il.
Werner Wuyts considère lui aussi que l’immobilier physique constitue une bonne alternative, bien qu’il souligne un inconvénient important. “L’investissement est hautement illiquide. Appeler un notaire et lui demander de vendre une propriété le jour même n’est pas une option. Ici aussi, l’horizon temporel atteint vite cinq à sept ans. En outre, les Régions imposent une taxe d’entrée élevée de 10% ou 12,5% (les droits d’enregistrement, NDLR) sur la valeur du bien immobilier”, explique Werner Wuyts.
Luc Aben admet que l’immobilier peut être une bonne alternative, mais souligne que la priorité doit être donnée aux actifs mobiliers. “Si le patrimoine est suffisamment important, l’immobilier en direct peut faire partie de l’allocation. Mais seulement après s’être constitué un portefeuille mobilier diversifié. C’est ce que nous préférons. Après tous les frais, les impôts, l’entretien… le rendement net de la propriété directe est souvent surestimé. En moyenne, le rendement atteint 2 à 3%. Avec les actions, vous y parvenez souvent avec le seul dividende, sans compter les éventuelles plus-values”, explique Luc Aben.
4/ L’or
L’or est souvent vu comme une protection contre l’inflation. Pourtant, cette matière première prend généralement qu’une place limitée dans le portefeuille, car elle ne produit pas de revenus fixes. “Dans les années 1970, nous avons vu quelle pouvait être la valeur de l’or quand l’inflation s’envole”, relève Koen De Leus.
Selon Luc Aben, la performance de l’or est principalement liée aux taux d’intérêt réels aux États-Unis. “Les États-Unis sont plus susceptibles d’enregistrer une hausse de l’inflation et une baisse des taux d’intérêt réels en raison de la poursuite de la politique accommodante de la banque centrale américaine et de sa politique budgétaire accommodante. De ce point de vue, l’or mérite une petite place dans un portefeuille diversifié.”
Werner Wuyts nuance. “L’or présente l’avantage que la quantité en circulation ne peut pas être manipulée. Mais le prix de l’or peut fluctuer de manière significative. L’été dernier, son prix était de 2.000 dollars, aujourd’hui il est inférieur à 1.700 dollars. Avec une perte de 15% sur cette période, vous ne couvrez pas l’inflation. Je considère l’or comme un élément de diversification, mais sur le long terme et de manière très incertaine.”
Les nombreuses monnaies virtuelles qui émergent constituent-elles une alternative? “Tesla a annoncé que vous pourrez payer votre voiture en bitcoins, mais le prix n’est pas en bitcoins. Il correspond à la conversion du prix de vente en dollars en bitcoins au cours du jour. L’avenir de ces monnaies virtuelles est très incertain. Il existe une limite au nombre de bitcoins en circulation, mais il n’y a pas de limite à la création de monnaies virtuelles. Je ne les considère pas comme une alternative”, déclare Werner Wuyts.
Pour obtenir un rendement supérieur à celui du compte d’épargne, vous devez renoncer à une certaine tranquillité d’esprit. “Bien sûr, il est rationnellement intéressant d’investir son épargne de manière à ce qu’elle soit mieux protégée contre l’inflation”, déclare Werner Wuyts. “Mais il ne faut pas négliger la composante émotionnelle. On a généralement tendance à conserver beaucoup plus de cash que ce dont on a besoin à court terme. La tranquillité d’esprit a un prix: dans ce cas, c’est l’impact de l’inflation sur le capital. Apparemment, de nombreux épargnants sont prêts à payer ce prix. Et malgré toutes les initiatives visant à faire fructifier ces économies, ce sera encore le cas dans les années à venir.”
Présente en France depuis le début des années 2000, l’entreprise suédoise a su s’imposer sur le marché français. Suite aux bouleversements survenus sur le marché de l’électricité et du gaz naturel, le fournisseur a revu son catalogue d’offres.
Aujourd’hui, Vattenfall propose une offre unique d’électricité indexée au Tarif Réglementé de Vente (TRV) d’EDF. L’offre Eco New Green garantit au consommateur de toujours payer 5 % moins cher que le TRV.
Grille Tarifaire Eco New Green / Base
Mise à jour le 21 septembre 2022
Abonnement€ TTC /mois
Tarif Base€ TTC /kWh
PuissancekVA
6
12,42 €
0,1658 €
9
16,26 €
0,1658 €
12
19,13 €
0,1658 €
15
21,84 €
0,1658 €
18
24,65 €
0,1658 €
24
30,52 €
0,1658 €
30
36,21 €
0,1658 €
36
42,04 €
0,1658 €
Grille Tarifaire Eco New Green / Heures Creuses – Heures Pleines
Mise à jour le 21 septembre 2022
Abonnement€ TTC /mois
Tarif HP€ TTC /kWh
Tarif HC€ TTC /kWh
PuissancekVA
6
13,13 €
0,1754 €
0,1401 €
9
17,44 €
0,1754 €
0,1401 €
12
20,67 €
0,1754 €
0,1401 €
15
23,80 €
0,1754 €
0,1401 €
18
26,79 €
0,1754 €
0,1401 €
24
33,23 €
0,1754 €
0,1401 €
30
39,16 €
0,1754 €
0,1401 €
36
45,01 €
0,1754 €
0,1401 €
Jusqu’à -6 € sur le MWh avec Ohm Energie
Ohm Energie est un fournisseur d’électricité qui se fait plutôt discret en France. Pourtant, il a longtemps été l’un des moins onéreux du marché. Actuellement, le prestataire propose une offre à prix indexé qui suit les évolutions du Tarif Réglementé tout en étant toujours 6 € moins chère.
Un contrat d’électricité en toute sécurité avec Engie
Contrairement à de nombreux concurrents, Engie commercialise toujours des offres d’énergie avec un prix du kWh fixe (hors taxes) pour la part “fourniture” de votre contrat. De cette façon, les particuliers sont (partiellement) protégés en cas d’une hausse des tarifs réglementés de l’électricité ! Toutefois, cette protection n’est pas totale puisqu’elle ne concerne pas la variation du montant des taxes et contributions.
Le fournisseur d’énergie renouvelable ekWateur commercialise désormais un abonnement d’électricité indexé au marché de gros de l’électricité (Epex Spot SE). Cette offre est donc à prix variable, ce qui peut présenter un danger pour les particuliers puisque ses tarifs peuvent atteindre des plafonds supérieurs à ceux du TRV.
Cependant, certains profils de consommateurs pourraient réussir à faire des économies avec ce contrat, qui peut permettre de réaliser jusqu’à 18 % d’économies sur le kWh par rapport au TRV d’EDF !
Électricité moins chère : des évolutions chez les fournisseurs d’énergie en 2022
Mint Energie n’est plus le fournisseur le moins cher
Mint Energie a longtemps été le fournisseur d’électricité le moins cher avec son offre Online & Green qui proposait une réduction de 17 % sur le prix HT du kWh par rapport aux tarifs réglementés.
Après avoir connu plusieurs augmentations, l’offre Online & Green n’est plus proposée par Mint Energie. Les abonnements qui sont actuellement proposés par Mint sont plus chers que les tarifs réglementés :
l’offre 100 % Smart & Green, une offre fixe pendant 2 ans mais dont le prix est nettement supérieur à celui des tarifs réglementés ;
l’offre Classic & Green, une offre à tarif fixe et dont les prix sont supérieurs à ceux du TRV ;
l’offre Summer & Green, une offre à prix fixe jusqu’à la levée du bouclier tarifaire mis en place par le gouvernement. Le prix du kWh est moins élevé que celui du TRV mais le montant de l’abonnement est plus élevé que celui du Tarif Bleu d’EDF.
Coup de théâtre pour Mega Energie, anciennement le fournisseur le moins cher
Pour le gaz naturel comme pour l’électricité, Mega Energie était souvent désigné comme le fournisseur le moins cher pour les particuliers et les professionnels. Cependant, les prix du fournisseur ont drastiquement augmenté, autant pour l’électricité que pour le gaz naturel.
Ainsi, anciens et nouveaux clients se voient désormais facturer une électricité 148 % plus chère que le TRV (HT). Le gaz de ville, quant à lui, a subi des augmentations à hauteur de 58 %.
Enfin, le fournisseur a mis ses offres d’électricité à jour. Son offre d’électricité Super, très compétitive, a été remplacée par l’offre Flexy Elec, un abonnement indexé à 50 % sur le TRV et à 50 % sur le marché de gros.
Comparatif de prix : quel fournisseur d’électricité est le moins cher ?
Le prix de l’électricité est la première chose à regarder lorsque l’on souhaite diminuer le montant de sa facture d’électricité.
Prix fixe ou indexé : que choisir ?
Toutes les offres d’électricité n’évoluent pas de la même manière. En plus des tarifs réglementés de l’électricité, dont le prix est fixé par l’État après consultation de la Commission de régulation de l’énergie (CRE), on trouve des offres de marché. Les fournisseurs sont libres de choisir les conditions d’évolution tarifaires de leurs offres pour le prix du kWh (comme pour le coût de l’abonnement).
On trouve ainsi :
des offres à prix indexé aux tarifs réglementés. Le prix évolue en même temps et dans les mêmes proportions que les tarifs réglementés ;
des offres à prix variable. C’est le fournisseur qui choisit ses prix, qui peuvent évoluer à tout moment (l’abonné doit cependant être informé un mois à l’avance) ;
des offres à prix fixe. Le prix de l’énergie (HT) est bloqué pendant une période définie par le contrat qui va jusqu’à 3 ans selon les fournisseurs ;
des offres à prix indexé aux prix de gros (Spot) dont le prix évolue en fonction des cours de la bourse de l’énergie européenne. Ces offres sont recommandées aux consommateurs avisés.
Tableau comparatif des offres d’électricité à prix fixe
Fournisseur
Offre
Évolution tarifaire
Abonnement(en € TTC/mois)
Prix du kWh(en € TTC)
Mint Energie
Summer & Green
Fixe jusqu’en octobre 2022
13,21 €
0,1606 €
Engie
Référence verte 1 an
Fixe 1 an
10,34 €
0,5196 €
ekWateur
Électricité 100 % verte
Fixe 1 an
15,95 €
0,3108 €
TotalEnergies
Électricité Verte Fixe 1 an
Fixe 1 an
11,82 €
0,5532 €
Wekiwi
Électricité prix fixe
Fixe 1 an
11,22 €
0,2693 €
Mint Energie
100% Smart & Green
Fixe 2 ans
13,21 €
0,3683 €
Énergies du Santerre
Domelec 12 mois
Fixe 2 ans
10,93 €
0,6588 €
Sowee
Offre d’électricité
Fixe 3 ans
11,42 €
0,6126 €
Iberdrola
Iberzen Elec
Fixe 3 ans
14,13 €
0,2730 €
Tableau comparatif des offres d’électricité à prix indexé
L’aide d’urgence est adressée aux particuliers qui ne peuvent pas souscrire à un prêt classique, pour faire face à des difficultés financières passagères.
Ainsi, si vous êtes endetté, en situation de précarité sévère et que vous ne pouvez plus assurer vos dépenses quotidiennes (manger, payer les factures d’électricité, s’habiller etc), l’aide d’urgence peut être une solution. De même, si les aides sociales classiques ne peuvent plus vous êtes attribuées et que vous ne disposez d’aucune ressource.
Elle est accordée par le centre communal d’action sociale (CCAS) ou les centres intercommunaux d’action sociales (CIAS). Elle s’ajoute généralement à d’autres aides.
Quelles sont les conditions à remplir ?
L’attribution de ce financement est effectuée après une étude du dossier du demandeur. Ainsi, son âge et sa situation familiale sont notamment envisagés. Néanmoins, le critère principal demeure la situation financière du demandeur. Le montant accordé est fixé selon le reste à vivre et le quotient familial.
Quelles sont les démarches à effectuer ?
Afin d’accéder aux aides offertes par le CCAS, vous devez passer par une assistante sociale. Votre cas sera alors étudié par une commission.
Vous n’avez pas à fournir de pièce justificative : le seul document à remplir est le formulaire d’évaluation sociale.
Quelle est la différence entre le CCAS et le CIAS ?
Les CCAS regroupent de multiples acteurs de l’aide sociale d’une commune. De plus, puisqu’ils interviennent en faveur du développement social local, leurs compétence sont beaucoup plus larges.
Le CIAS est un CCAS commun à différentes communes. Il s’agit d’un établissement public intercommunal mettant en place des actions sociales sur un territoire plus grand et avec des moyens plus importants.
Dans quelles situations est-il possible de solliciter le prêt d’urgence ?
Outre les dépenses de première nécessité, d’autres situations peuvent nécessiter un secours financier :
Le handicap peut engendrer des dépenses élevées (l’achat d’un fauteuil roulant notamment)
Les enfants peuvent être un coût important. Vous pouvez solliciter une aide financière afin de payer un centre de loisirs ou une colonie.
Les décès dans l’entourage familial impliquent des frais d’obsèques conséquents. Ainsi, le CCAS peut vous prêter main forte pour enterrer un proche
Quel est le montant de l’aide d’urgence ?
Le montant de l’aide d’urgence est compris entre 50 et 150€ maximum. Il s’agit d’une aide limitée car elle sert uniquement à payer charges essentielles au quotidien (alimentaire, électricité, loyer etc). Son faible montant sert également à ne pas entraver le retour à l’emploi.
Il est viré directement sur le compte bancaire du bénéficiaire, après évaluation du travailleur social de la CAF. Il peut aussi être adressé directement au créancier.
Quels sont les différents types d’aides financières urgentes ?
Il existe plusieurs types d’aides financières, faites pour vous accompagner dans diverses situations.
L’aide alimentaire
L’aide alimentaire vous aide à obtenir de la nourriture gratuitement. Et ce, à travers banques alimentaires et épiceries solidaires. De plus, l’aide alimentaire peut être octroyée en liquidité ou sous la forme d’une aide à la cantine pour les enfants.
Les chèques d’accompagnement personnalisé (CAP)
À l’instar de l’aide alimentaire, les chèques d’accompagnement personnalisé (CAP) sont destinés aux personnes en détresse économique. L’octroi des CAP se fait au cas par cas et sur instruction d’un travailleur social.
Les CAP sont des tickets dont la valeur est comprise entre 10 et 30€. Ils peuvent être utilisés dans les commerces en vue d’acheter des denrées alimentaires, des produits d’hygiène, des médicaments et des équipements pour enfants (vêtements, fournitures, loisirs).
Les demandes de domiciliation
Étant donné que les démarches administratives (dont les demandes d’aides) vous obligent à être domicilié, il est impossible pour les personnes sans domicile d’effectuer librement leurs démarches.
Le CCAS met ainsi à disposition de ces dernières une aide leur permettant d’obtenir une adresse officielle. Certaines associations comme la Croix-Rouge ou le Secours populaire, offrent le même dispositif.
Un autre type de prêt d’urgence : le micro-crédit
Le micro-crédit est un financement destiné à l’achat de biens essentiels, utiles au bénéficiaire pour retrouver un emploi (achat d’une voiture par exemple) ou suivre une formation. Contrairement à l’aide d’urgence abordée plus haut, cette aide est un prêt, pour des durées plus longues. Il ne s’agit pas de donner de l’argent.
À qui s’adresse le microcrédit ?
Le micro-crédit est fait pour les personnes dans l’incapacité de sourire un prêt bancaire classique, en raison de revenus limité.
La somme accordée dépend du projet visé et de la situation du demandeur. Elle est comprise entre 300 et 5.000€, pour une durée de remboursement allant de 6 à 36 mois.
Dans certains cas, la durée peut s’élever à 5 ans.
Comment élaborer son dossier ?
Le dossier de prêt est élaboré à l’aide de la banque et du CCAS. C’est la mission locale qui est en charge du suivi du remboursement du prêt.
Cas particulier
Dans de nombreux cas, le CCAS peut est mis en place pour les personnes exclues du système bancaire classique (les personnes fichées à la Banque de France, par exemple), qui souhaitent souscrire à un emprunt. Un emprunt généralement compris entre 300 et 5.000€.
L’aide financière urgente de la CAF
Comment fonctionne cette aide d’urgence ?
Le prêt d’honneur est mis en place par la caisse d’allocations familiales (CAF), pour les familles en situation de difficulté financière temporaire. Ainsi, si vous vous trouvez dans une situation difficile pérenne, vous ne pouvez pas bénéficier de cette aide.
Ce financement répond à un besoin spécifique (acquisition d’un véhicule, notamment). Il peut être aussi octroyée pour répondre à des difficultés ponctuelles causées par un évènement familial (décès, par exemple).
Il s’agit d’un crédit à taux zéro accordé sans garanties.
Quelles sont les conditions d’éligibilité ?
Cette aide est accordée sous conditions de ressources. La légitimité de votre demande de prêt est aussi prise en compte.
Votre situation est étudiée par les services de la CAF. Outre les conditions, les critères d’obtention de l’aide varient d’un département à l’autre.
Quel est son montant ?
Le montant varie également selon les départements et votre situation personnelle.
En revanche, bien souvent, les foyers bénéficiaires sont libres de choisir les modalités de remboursement. La durée maximale, le montant minimal de remboursement des mensualités relèvent des services de la CAF.
À noter que vous pouvez demander un remboursement anticipé.
Quelles sont les démarches à effectuer ?
Vos démarches pour obtenir un prêt d’urgence auprès de la CAF doivent passer par un travailleur social. Il vous faut donc obtenir un rendez-vous avec ce dernier, en contactant la CAF de votre département.
Lors de ce rendez-vous, vous pourrez expliquer votre situation ainsi que les raisons devoir demande de prêt d’honneur. Le travailleur social demandera les documents justificatifs nécessaires à l’approbation de votre dossier.
Par la suite, une évolution globale de votre dossier sera effectuée, en prenant en compte vos ressources, votre situation familiale ainsi que vos charges. Le travailleur social écrira un rapport, censé accompagner l’évaluation du dossier, qui elle, déterminera le montant de l’aide octroyée.
L’aide d’urgence pendant la crise du Coronavirus
En raison de la crise sanitaire actuelle, la CAF réintroduit cette aide d’urgence, en tant qu’aide de secours ponctuelle. Elle sert donc aussi à aider les familles à faire face aux besoins de première nécessité (alimentaire, notamment).
Elle s’adresse aux allocataires ayant au moins un enfant à charge et qui touchent une ou plusieurs prestations familiales :
L’aide personnalisée au logement (APL),
Le revenu de solidarité active (RSA),
La prime d’activité.
Cette aide de la CAF peut aussi être attribuée au parent non-allocataire qui assume la charge d’un seul enfant âgé de moins de 18 ans. Mais aussi au parent non-allocataire disposant d’un droit de visite.
Afin de bénéficier de ce financement, vous devez être concerné par les situations ci-dessous, intervenues à partir de la date du confinement (17 mars) :
Achat de denrées alimentaires de première nécessité,
Impossibilité de payer une charge essentielle, en raison du chômage partiel (loyer, électricité, eau, gaz ou téléphone),
Réparation urgente (panne électrique, fuite de gaz, fuite d’eau),
Décès lié au Covid-19,
Déplacement urgent lié une rupture familiale difficile.
Votre demande d’aide sera adressée à un travailleur social, qui prendra alors contact avec vous, afin de recueillir tous les éléments nécessaires à l’examen de votre dossier. Il est également en mesure de vous communiquer des partenaires, susceptibles de vous venir en aide.
Rationalisez votre chaîne d’approvisionnement et la gestion de vos stocks
Pour commencer, calculez ce qui vous coûte le plus cher en termes d’achat. Un produit dont le prix a augmenté de 1 % et qui représente 20 % du coût de revient fait baisser davantage votre rentabilité qu’un produit qui augmente de 10 % mais qui ne pèse que 1 % du prix de revient.
Concrètement que pouvez-vous faire ?
Repensez votre offre en substituant certains achats peu stratégiques et vous concentrer sur vos produits phares. Vous serez alors en capacité de vous engager sur une plus grande quantité de stock et donc de négocier de meilleurs tarifs.
Réfléchissez à la relocalisation de vos achats de marchandises lorsque le coût de transport devient trop important.
Renégociez vos contrats avec vos fournisseurs : demandez une baisse des prix et pensez à intégrer une clause concernant leur non-révision. N’oubliez pas non plus de revoir les conditions et délais de paiement. Qu’ils soient différés ou réalisés en plusieurs fois, cela vous aidera à maintenir votre trésorerie à flot.
Enfin, vous pouvez aussi modifier totalement vos modes d’approvisionnement en trouvant de nouveaux fournisseurs, en modifiant vos modes de fabrications, voire en produisant vos ressources vous-même.
Proposez des services à valeur ajoutée
Certaines prestations sont moins exposées à l’inflation que d’autres et ne contribuent pas à la marge commerciale globale de la même manière. Pour préserver votre trésorerie, favorisez les produits et services qui rapportent le plus de chiffre d’affaires et optimisez leur politique commerciale.
Pratiquez l’upsell: proposez des produits ou services supplémentaires à vos clients. Vous ferez plus de chiffres d’affaires pour un effort commercial réduit.
Créez des options disponibles uniquement sur demande pour maîtriser davantage les coûts.
Variez vos méthodes de distribution pour élargir votre cible et dépasser la concurrence : livraison, click & collect, point relais, etc.
Adaptez vos prix de vente pour restaurer les marges
Les impacts de l’inflation concernent tout le monde, les fournisseurs comme les acheteurs. Tous sont prêts à fournir un effort, consommateurs compris.
Ils peuvent donc accepter une hausse des prix de vente à condition qu’elle soit raisonnable et annoncée avec pédagogie. Pour cela, prenez le temps de bien communiquer auprès de votre clientèle : soyez transparent sur vos prix d’achat et sur vos charges. Cela les aidera à comprendre et à patienter en attendant un retour à la normale.
Très concrètement, votre bouclier anti-inflation consiste ici à appliquer une hausse différenciée, représentative de la réalité des coûts directs.
Optimisez votre gestion de la facturation
Certaines mesures qui semblent a priori sans relation avec la lutte contre l’inflation peuvent vous aider à traverser la crise. La gestion de votre facturation en fait partie. En optimisant les processus en place, vous compensez la dégradation de la marge induite par l’inflation. Une telle démarche vous permettra de bénéficier de plusieurs avantages :
la négociation des délais de paiement de vos clients,
l’émission rapide de factures,
la production de factures 100 % conformes,
la surveillance des encaissements,
la détection automatique des retards de paiement et leur relance immédiate,
la mise en place rapide du financement de factures pour se faire payer tout de suite.
Comment faire pour optimiser sa facturation ?
Mettez en place un système d’automatisation grâce à un logiciel adapté à votre activité.
Proposez des formes de paiements adaptées comme le paiement différé ou fractionné.
Approfondissez la digitalisation de vos processus de gestion
En automatisant vos processus de gestion, vous en réduisez naturellement les coûts. Mais par où commencer ?
Ce travail vous prendra peut-être quelques heures, mais au bout du compte, vous réduirez le temps passé sur des missions peu rentables et vous pourrez diminuer les effectifs et réaliser des économies. En utilisant une solution de pilotage, vous bénéficiez en plus de données fraîches, actualisées en temps réel sur la situation financière de votre entreprise.
Ce type d’outils est aujourd’hui indispensable pour anticiper votre gestion globale, dont votre trésorerie.
La mise en place d’un logiciel de gestion complet constitue un véritable bouclier contre l’inflation.
Il vous permettra de détecter les coûts à cibler en priorité, d’agir avec discernement sur votre modèle économique et d’accéder en un clic à l’historique de vos ventes. Vous aurez une vision à 360° de votre activité et pourrez anticiper davantage les difficultés et opportunités pour votre business.
L’État débloque une aide financière pour les étudiants les plus modestes
Lors de la présentation du plan de déconfinement, le premier ministre Edouard Philippe a annoncé qu’une aide financière de 200€ sera versée mi-juin à 800 000 étudiants, de moins de 25 ans. Cette aide récemment annoncée n’est pas la seule dont peuvent bénéficier les étudiants.
En effet, tous les étudiants qui manquent de ressources peuvent demander une aide financière. Les établissements d’enseignement supérieur et les CROUS sont tous mobilisés durant la crise sanitaire.
Demander une aide spécifique à mon établissement et au CROUS
Tous les étudiants peuvent demander une aide financière d’urgence !
Dans un premier temps, les jeunes peuvent contacter leur établissement d’enseignement supérieur ou leur université. Si l’établissement ne peut rien faire pour les aider, ils peuvent contacter les services sociaux du CROUS dont ils dépendent.
À savoir que les CROUS étudient les dossiers au cas par cas, aucune aide financière d’urgence ne peut être donnée sans avoir connaissance du dossier. Les aides financières d’urgence peuvent ainsi varier d’une situation à une autre.
Évidemment, les aides sociales, sanitaires et psychologiques sont également disponibles pour tous les étudiants qui en font la demande. Les entretiens s’effectuent par téléphone ou en ligne.
Des prix réduits sur les billets d’avion à destination des Outre-Mer
Le ministère des Outre-Mer annonce la mise en place d’un tarif spécial – négocié avec Air France et Air Austral – et destiné aux étudiants des départements et régions d’Outre-Mer qui souhaiteraient retourner dans leur territoire entre le 1er juin et le 31 août 2020.
Bon à savoir ! Les étudiants qui disposent déjà d’un billet retour mais ne souhaitent pas ou ne peuvent pas l’utiliser avant la fin de l’année universitaire pourront obtenir un avoir ou une prolongation de leur billet jusqu’à fin 2020.
Pour en savoir plus, n’hésitez pas à contacter le service service presse du ministère des Outre-Mer par téléphone au 01 53 69 26 74 ou par mail : mompresse@outre-mer.gouv.fr !
Aides alimentaires et initiatives prises par les CROUS
Suite à la fermeture des restaurants universitaires le 16 mars dernier, les CROUS se mobilisent pour permettre aux étudiants de continuer à s’alimenter convenablement. Ainsi, 19 CROUS ont déjà mis en place des cartes d’achats délivrables en ligne.
De nombreux CROUS délivrent chaque semaine des denrées alimentaires et des paniers solidaires aux étudiants les plus démunis. Les CROUS de Normandie, Grenoble-Alpes, Montpellier-Occitanie, Lorraine, Toulouse-Occitanie, Bordeaux-Aquitaine et des Antilles et de la Guyane ont déjà pris part à la distribution solidaire.
Bon alimentaire : Sous quelles formes se présente l’aide ?
Depuis le mois de juillet 2010, l’aide alimentaire est définie légalement par la loi de modernisation de l’agriculture et de la pêche dans l’Art.L. 230-6 : “L’aide alimentaire a pour objet la fourniture de denrées alimentaires aux personnes les plus démunies.
Cette aide est apportée tant par l’Union européenne que par l’État ou toute autre personne morale“. Comprenez par “toute autre personne morale” les associations qui œuvrent au quotidien pour aider les personnes en difficultés.
Il faut discerner les différentes aides alimentaires qui vous seront proposées (d’urgence et plus long terme) :
Un repas chaud servi dans un centre d’accueil accessible à toute personne se présentant pour répondre à l’urgence d’une situation
Des centres de distribution alimentaire (les épiceries sociales)vous permettant de faire des courses, généralement contre une faible contribution symbolique. Pour en bénéficier, vous devrez en faire la demande (auprès du CCAS ou de l’association concernée) qui sera acceptée selon des critères de revenus, sociaux et familiaux.
L’aide alimentaire permet à de nombreuses personnes et familles avec de très faibles revenus d’obtenir un repas d’urgence, des tickets ou des chèques alimentaires afin de se nourrir, mais également d’acheter des ressources de première nécessité (hygiène, couches pour bébé…).
L’avantage de ces tickets alimentaires (également appelés chèques de services) est la discrétion qu’ils procurent à leurs utilisateurs. En effet, socialement parlant, il n’est pas toujours évident d’assumer son besoin d’aide. Ces bons ressemblent fortement à des tickets restaurants et vous permettent de régler vos achats sans attirer l’attention des autres clients dans les épiceries et commerces partenaires de l’initiative (le CCAS ou les associations peuvent vous indiquer les commerçants qui acceptent le bon alimentaire).
Banque Alimentaire : 1er réseau national d’aide alimentaire
Depuis leur création en 1984, Les Banques Alimentaires jouent un rôle déterminant dans la lutte contre le gaspillage alimentaire et la précarité. Leur mission est de collecter les denrées alimentaires afin de les redistribuer par le biais d’un vaste réseau composé d’associations, de CCAS partenaires ou encore d’épiceries sociales.
Concrètement, voici ce que représentent leurs actions chaque année :
112.500 tonnes de denrées alimentaires collectées auprès de l’industrie agroalimentaires, la grande distribution, les agriculteurs, et bien sûr le grand public
Cela représente l’équivalent de 225 millions de repas distribués par un réseau de 6.011 associations, 875 épiceries sociales et tous les CCAS partenaires
Ces repas bénéficient à 2,1 millions de personnes
7.075 bénévoles et 561 salariés se mobilisent chaque jour sur l’ensemble du territoire pour assurer le fonctionnement des banques alimentaires
Les critères pris en compte sont les suivants :
Votre situation familiale
Vos revenus
Votre situation sociale
Aide Alimentaire CCAS : Comment obtenir des bons alimentaires ?
Les CCAS et CIAS (Centre communal ou Intercommunal d’Action Sociale) sont des établissements publics rattachés à la collectivité territoriale dont la mission principale est d’intervenir dans le domaine de l’aide sociale.
C’est pourquoi si vous rencontrez des difficultés financières, et ce même si elles ne sont que passagères (fin de mois difficile par exemple) nous vous conseillons de contacter le CCAS le plus proche de chez vous (vous pouvez retrouver l’ensemble de ces centres sur le site UNCCASS). Découvrez également les aides du conseil départemental.
Vous pourrez alors rencontrer une assistante sociale qui fera un point sur votre situation et vous indiquera les aides auxquelles vous pouvez prétendre, dont l’aide alimentaire, ou encore vous diriger vers des associations locales pouvant vous apporter un soutien.
Pour répondre à l’urgence de certaines situations, l’attribution de tickets alimentaires pourra être très rapide et vous permettra de subvenir à vos besoins alimentaires dans :
Les épiceries sociales
De nombreux commerces partenaires (nous ne pouvons vous donner la liste des enseignes partenaires, car cela dépend de l’endroit où vous vivez)
Mais ce n’est pas tout puisque pour les familles avec des enfants scolarisés, une aide pour financer la cantine est également possible.
Les épiceries sociales mises en place par les nombreuses associations œuvrent, souvent avec le soutien des mairies, pour venir en aide aux personnes ayant reçu les tickets alimentaires de la part du CCAS. En effet au niveau local, de nombreuses actions sont menées. C’est le cas dans l’agglomération de Tours par exemple où les associations caritatives ont réussi à mettre en place la collecte des invendus des petites et moyennes surfaces souvent réticentes à cause de problèmes logistiques.
La municipalité d’Angers avec plusieurs associations a également mis en place la collecte de fruits et de légumes provenant essentiellement de surplus. Ils sont conditionnés en “filets solidaires” de 5 kg vendus à prix très réduit afin d’éviter l’assistanat.
Bons alimentaires, repas chaud : des associations peuvent vous aider
Le nombre d’associations locales proposant de l’aide alimentaire est important, nous ne pouvons en faire une liste exhaustive. C’est pourquoi nous nous penchons sur celles ayant une action à l’échelle nationale.
Les Restos du Cœur aident des centaines de milliers de personnes par an
Coluche a créé les “Restos du Cœur” en 1985 et grâce au soutien de nombreux artistes, l’association a pris rapidement une grande importance en récoltant des fonds. Depuis plus de 30 ans, les Restos fournissent des repas chauds à toutes personnes se présentant dans les centres d’accueil.
Ce n’est pas tout puisque vous pourrez également rentrer chez vous avec un panier repas équilibré composé de viande ou poisson, de légumes, pâtes ou riz, d’un fromage ou yaourt ainsi que du pain et un fruit. Des produits de base peuvent s’ajouter à ce panier comme de l’huile ou du sucre par exemple ainsi que des produits hygiéniques.
Pour profiter de cette aide des Restos du Cœur (panier repas), vous devrez vous inscrire. Pour cela, rendez-vous dans un centre d’accueil avec un justificatif de vos faibles revenus (voir la marche à suivre).
Si la démarche peut paraître difficile à entreprendre, les bénévoles de l’association sont là pour que tout se passe bien. Vous serez accueillis de manière chaleureuse et sans aucun jugement.
Vous pouvez retrouver le centre d’accueil des Restos du Cœur le plus proche de chez vous en vous rendant sur restosducoeur.org.
Comment bénéficier de l’aide alimentaire Croix-Rouge (colis alimentaire …)
La Croix-Rouge a été fondée en 1859 lors de la bataille de Solférino afin de porter secours aux soldats des deux camps. Bien évidemment, les aides apportées par les bénévoles de la Croix-Rouge ont évolué au cours des années pour s’adapter au mieux aux besoins des plus nécessiteux.
Si cette association est plus connue pour ces secouristes, aujourd’hui l’un des ces chevaux de bataille est l’aide alimentaire.
La distribution alimentaire effectuée par la Croix-Rouge prend principalement 2 formes : La distribution de repas chaud ou de panier repas pour répondre à un besoin immédiat, mais l’association possède également 80 épiceries sociales réparties en France gérées par les bénévoles de la Croix-Rouge et les salariés. Vous pouvez y faire vos courses (produits alimentaires et d’hygiène) contre une contribution de 10% de la valeur marchande de vos achats.
Enfin, la Croix-Rouge propose également des chèques d’accompagnement personnalisé (CAP) d’une valeur unitaire de 6€ . Ils sont à utiliser dans de nombreux commerces soutenant cette initiative. Mais notez tout de même que si ces tickets vous permettent de faire vos courses normalement, vous ne pourrez les dépenser sur l’ensemble des produits qui sont proposés. En effet, vous n’aurez accès qu’aux produits alimentaires et d’hygiène (savon, couches pour bébé, etc.). Les produits comme l’alcool ne pourront être achetés avec les CAP.
Les commerces où vous pouvez les utiliser sont partenaires des antennes locales de la Croix-Rouge. C’est pourquoi nous ne pouvons vous en fournir une liste. Renseignez-vous directement auprès de votre association .
Le Secours Populaire : Une aide alimentaire dans toutes les permanences
Le Secours Populaire est né en 1945 et son but est de lutter contre la pauvreté et l’exclusion en France. L’association propose à chaque personne poussant les portes de l’une des nombreuses permanences d’accueil de faire ses courses dans le cadre du “libre-service”.
Pas de prix définis pour les produits disponibles, mais une contribution symbolique est demandée afin de contribuer aux actions du Secours Populaire. L’association essaie en permanence de lutter contre l’assistanat afin de redonner la dignité souvent perdue des personnes sollicitant cette aide.
Point important : Pour les associations ci-dessus proposant l’aide alimentaire, il n’est pas possible de faire une liste précise des critères d’attribution. Ils sont propres à chacune. Cependant, votre situation personnelle (divorcée, sans domicile fixe, avec des enfants à charge …) et financière sera étudiée. En ce qui concerne les associations qui œuvrent au niveau local, il convient de se renseigner auprès du CCAS ou de la mairie dont vous dépendez.
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