En période d’inflation, les actions défensives se présentent comme une alternative
Les actions défensives peuvent être actuellement une alternative à l’aune de la crise énergétique et géopolitique que nous connaissons.
Ces actions sont en général moins volatiles que les autres, et résistent plutôt bien aux changements de cycles. Naturellement, Il existe différentes actions défensives, avec chacune ses spécificités.
Les actions défensives à dividendes
Les actions défensives à dividendes élevés présentent les similitudes suivantes : des bénéfices récurrents depuis plusieurs années, un bon rendement et un ratio dividendes/bénéfices solide.
Si les marchés baissent et si le pricing d’une de ces actions décroche, son rendement va devenir très élevé. Autrement dit, les investisseurs opportunistes vont devenir acheteurs, avec un prix qui va mécaniquement se redresser.
Les commodités ou les biens de consommation de base
On l’a vu notamment pendant la Covid, les entreprises qui fournissent des services de première nécessité résistent très bien aux turpitudes du monde globalisé.
Dans ce type d’actions défensives, on trouvera : les produits alimentaires ; l’hygiène de première nécessité et les produits ménagers. Dans les entreprises présentes dans le secteur des commodities, on retrouve par exemple des actions comme Carrefour, Nestlé, Walmart, Pfizer,etc…
Les ETF
Investir dans des trackers, ou ETF peut être une bonne idée si vous souhaitez investir dans du défensif. Les ETF sont cotés en bourse et offrent des frais réduits comparé aux autres fonds disponibles sur le marché.
En optant pour un ETF, vous allez répliquer un indice boursier classique, comme le S&P 500 ou encore un indice de référence spécialisé. Par exemple, Lyxor MSCI World Consumer Staples, est un ETF qui suit les entreprises de consommation de base.
L’or
Nul doute que nous ne sommes pas sortis de l’inflation et que nous allons en avoir pour un bon moment, sous l’effet conjugué de la sortie de la pandémie avec les goulets d’étranglement dans la chaîne de production qu’elle a provoqué, la hausse des prix de l’énergie et la guerre en Ukraine.
Un réflexe vieux comme le monde n’est jamais loin : investir dans le métal jaune. Ainsi, dès le second semestre 2021, l’once d’or s’est brutalement réveillée de sa torpeur lorsque les premières rumeurs inflationnistes se sont faites plus pressantes.
Pour investir dans l’or et tenter de se protéger de la hausse des prix, vous pouvez le faire de plusieurs façons comme investir dans des ETF indexés sur l’or qui reproduisent le parcours de sociétés agissant dans le mines d’or. Et bien sûr, posséder de l’or physique via des pièces ou des lingots.
Les cryptomonnaies
Le Bitcoin agira t-il comme une nouvelle réserve de valeur, pouvant être protégée de l’inflation ?
Certains y voient l’avènement d’un nouvel or numérique… Pour l’heure, le doute est peut être encore permis. Il n’en demeure pas moins que le placement suscite un engouement croissant.
Une nouvelle vague d’intérêt pour les cryptomonnaies n’est pas impossible dans les mois qui viennent, tant la finance décentralisée bouleverse tous les équilibres actuels, telle une lame de fonds. Voici celles qui pèsent le plus en 2022 : Bitcoin, Ethereum, Cardano, Solana, Avalanche, Terra, Polkadot, Cronos, Binance (BNB).
« Staker » pour lutter contre l’inflation
Si vous ne savez pas ce que veut dire « staker » en 2022, il va être temps de vous y mettre !
Quantité de plateformes proposent de rémunérer vos dépôts de cryptomonnaies, de manière à réaliser un rendement. Les rendements offerts sont parfois vertigineux, et il n’est pas rare de trouver des rendement supérieurs à 10% en contrepartie d’un engagement de dépôt de quelques semaines ou quelques mois.
Si vous restez méfiants au sujet de ce monde 3.0 qui vient, sachez qu’il existe des stable coins qui permettent de vous couvrir contre la volatilité habituelle des autres crypto-monnaies en vous délivrant des rendements intéressants.
Les SCPI
L’immobilier, en période d’inflation, est aussi un actif recommandé. En effet, la valeur de votre bien (physique ou via la pierre papier) aura tendance à augmenter en même temps que l’inflation. En effet, dans le locatif l’indice de référence des loyers est indexé à l’inflation. C’est banco à tous les étages.
Depuis quelques années, les SCPI ont explosé.
Elles offraient un rendement parmi les plus intéressants dans le paysage de l’épargne en période d’inflation atone, mais elles pourraient s’avérer constituer un rempart efficace contre l’inflation.
L’an dernier, elles ont délivré un taux de distribution de 4,5 % en moyenne.
En France, ramasser du bois mort dans une forêt privée est formellement interdit, sauf si c’est la votre évidemment. En prélevant du bois dans une forêt qui ne vous appartient pas, vous vous rendez coupable d’un vol; ce qui se trouve sur un terrain privé appartient au propriétaire.
Dans une forêt domaniale ?
Une forêt qui appartient à l’Etat est gérée par l’Office Nationale des Forêts (ONF) et là encore, il est formellement interdit de ramasser du bois, même mort.
L’ONF rappelle que le bois mort n’est pas laissé sur place par hasard: il est en effet indispensable à la vie en forêt. Certains bois morts sont d’ailleurs coupés pour encourager la biodiversité et permettre aux insectes et champignons de se développer en milieu forestier.
Couper du bois en forêt
Partir tranquillement avec sa tronçonneuse se couper un stère de bois en forêt, c’est également formellement interdit; si cette forêt est exploitée par une société, elle lui appartient.
Et couper du bois en forêt est passible d’une amende 5ème classe (1500€, puis 3000€ en cas de récidive)
Votre commune autorise peut-être l’affouage ?
Certaines communes peuvent encore pratiquer l’affouage, mais elles sont très peu nombreuses. Cette pratique remonte au Moyen-âge où le seigneur des lieux autorisaient les habitants à se fournir en bois de chauffage pour l’année à venir.
Certains propriétaires forestiers autorisent également cette pratique, mais il vaut mieux se renseigner en amont.
Mais alors, qu’a-t-on le droit de ramasser en forêt ?
Comme on l’a vu, le bois, c’est un non formel. En revanche, il est possible de ramasser sous certaines conditions des champignons ou autres baies alimentaires (châtaignes, myrtilles, noisettes…).
Là encore, tout dépend de la situation de la forêt : publique ou privée. Si les girolles ou cèpes se trouvent dans une forêt privée, c’est toujours interdit.
En revanche, dans une forêt publique, c’est autorisé à condition de respecter certaines limites :
5 litres de champignons par cueillette, soit l’équivalent d’un petit panier.
La même contenance quand il s’agit de baies ou de fruits des forêts.
Le prélèvement de fleurs est également autorisé dans la limite d’un petit bouquet (jonquilles ou muguet par exemple)
Quoiqu’il en soit, veillez toujours à laver soigneusement tout ce que vous ramasserez en forêt; les animaux et insectes peuvent avoir souillé ce qui se retrouvera dans votre assiette.
Dés Novembre 2022 les pénuries commenceront il y’aura peut être un mieux en Décembre et Janvier mais ça reprendra en 2023 vers le printemps soyez prévoyant et réfléchissez à des alternatives.
Par quoi remplacer le beurre en cuisine
Très utile dans les gâteaux, car il permet d’apporter fondant et moelleux, le beurre doit pourtant être consommé avec modération.
Alors autant le remplacer par des ingrédients plus healthy si vous n’en avez plus ! Dans un gâteau au chocolat, utilisez de la compote de pomme ou de poire à la place du beurre, en quantité équivalente. Le résultat est léger et moelleux, un régal !
Autres alternatives pour la pâtisserie : l’huile végétale de coco, ou les purées d’avocat, de banane, d’amande ou de noisette, toujours à quantité égale. Tous ces ingrédients ont des vertus nutritives reconnues.
Les alternatives aux œufs
Utilisés comme liants dans les recettes, les œufs permettent d’obtenir une texture aérée et légère. Particulièrement apprécié des végétariens, le tofu peut les remplacer, car sa texture est assez proche et son goût neutre.
Il est également très pauvre en matière grasse. Comptez environ 50 g de tofu pour 1 œuf. Sinon, la fécule de maïs (maïzena) fera très bien l’affaire (environ 2 cuillères à soupe pour un œuf).
Pour remplacer les œufs dans des flans ou crèmes, tournez-vous vers l’agar-agar, une algue vendue sous forme de poudre et qui fait office de gélifiant naturel.
Dernière option : les graines de lin, particulièrement riches en oméga 3, à incorporer dans vos recettes une fois réduites en poudre et mélangées à de l’eau pour obtenir une pâte.
Plus de sucre : je fais quoi ?
Connu depuis la nuit des temps pour sucrer les recettes, le miel remplace à merveille le sucre dans n’importe quelle recette.
Moins répandus, mais tout aussi savoureux, le sirop d’agave, au pouvoir sucrant trois fois supérieur à celui du sucre, la stévia (pouvoir sucrant 300 fois supérieur) ou le sirop d’érable sont de bonnes alternatives pour vos recettes gourmandes.
Les ingrédients qui se substituent au lait
Si vous n’avez pas de lait d’origine animale, pourquoi ne pas utiliser du lait végétal ? Lait d’amande, lait de coco, lait de riz, lait de tournesol, lait de sésame… : il en existe de nombreuses variétés et tous sont plus digestes que le lait animal. Vous pouvez aussi acheter de la crème de soja, qui va apporter de l’onctuosité à vos plats.
Sans farine : quelles solutions ?
Remplacez la farine par de la fécule (de maïs, de pomme de terre) en quantité égale. Vous pouvez aussi recréer de la farine à partir de légumineuses cuits et réduits en poudre (lentilles, haricots rouges, pois chiches) : ça fonctionne très bien et c’est délicieux ! Dernière idée : la poudre d’oléagineux (amande par exemple).
Les nutritionnistes et les experts culinaires vous révèlent leurs petits secrets pour éliminer le gras, le sucre et les calories de vos recettes préférées. La substitution d’ingrédients peut être une solution : privilégiez ces ingrédients qui sont meilleurs pour votre santé.
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Pour des hamburgers santé
Substituts: des haricots, du gruau et des légumes pour remplacer la viande rouge.
Explication: Utilisez 28 grammes de bœuf haché par boulette et remplacez le reste par un mélange de haricots rouges, de champignons, d’oignon, de gruau et de pâte de tomates.
Vous obtiendrez la même texture que la viande grâce à ces substituts santé, plus nutritifs. « Remplacez ce qui est mauvais pour vous par de bons ingrédients que vous utiliserez de manière à rendre les aliments plus intéressants et goûteux », déclare le Dr Joel Fuhrman, auteur du livre The End of Dieting: How to Live for Life.
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Pour des frites santé
Substitut: des patates douces à peau claire à la place des frites.
Explication: Coupez des patates douces en rondelles, assaisonnez-les de sel de mer et d’épices de votre choix et faites-les cuire.
Comme les patates douces orangées, ces pommes de terre sont plus riches en fibres et possèdent un indice glycémique plus bas que les blanches. Elles ne feront pas augmenter votre insuline, souligne Devin Alexander, auteure à succès au New York Times et chef pour l’émission de télé Qui perd gagne (The Biggest Loser).
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Pour des desserts plus santé
Substitut: de la cannelle à la place du sucre.
Explication: Parce que la cannelle rehausse le goût du sucre ajouté (comme la vanille), vous aurez peut-être seulement besoin de la moitié de la quantité de sucre demandée dans vos recettes de desserts, déclare Anjali Shah, conseillère en santé et blogueuse pour The Picky Eater.
Commencez par une cuillerée à thé, puis ajoutez-en selon votre goût. Le résultat final sera «moins sucré, mais en ajoutant d’autres épices et du sel, vous pouvez tromper vos papilles gustatives sur la quantité de sucre».
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Pour des mets mexicains santé
Substitut: des haricots frits à la place du fromage.
Explication: Réduisez le gras de vos mets mexicains en remplaçant la moitié du fromage par des haricots noirs ou frits. Garnissez ensuite votre plat d’un peu de fromage pour aller chercher plus de goût dès les premières bouchées.
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Pour des tartinades santé
Substitut: des noix en purée à la place du beurre.
Explication: Pour une tartinade ou une trempette au goût de beurre contenant moins de gras saturés, le Dr Fuhrman recommande de cuisiner un «beurre de noix à l’ail» en mélangeant deux gousses d’ail grillé avec des noix de cajou, de l’eau et de la levure alimentaire.
«Ça goûte vraiment meilleur [que le beurre] à cause de l’ail grillé», explique-t-il. Pour varier, ajoutez des ingrédients comme de la moutarde et de la pâte de tomates ou encore du citron et du basilic.
Substitut: de la salsa fraîche à la place de la vinaigrette en bouteille.
Explication: Les vinaigrettes en bouteille sont souvent riches en gras et en sucre. Assaisonnez vos salades comme Devin Alexander: elle égoutte le liquide de la salsa fraîche, y ajoute du jus de lime et un soupçon d’huile d’olive.
Vous pouvez aussi essayer la recette du Dr Fuhrman: il mélange des noix et des graines avec de la pâte de tomates, du vinaigre balsamique et des amandes. Ou encore de l’orange, des noix de cajou, des graines de tournesol et du vinaigre de vin blanc.
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Pour des mets chinois santé
Substitut: de la poudre cinq épices chinoise à la place de la sauce hoisin, aigre-douce ou aux huîtres.
Explication: Réduisez les quantités de sucre dissimulé dans la sauce en bouteille (une cuillerée à soupe de sauce hoisin contient 4 grammes de sucre) en la remplaçant par de la poudre cinq épices chinoise.
Devin Alexander confirme qu’elle ne donnera pas tout à fait la même saveur à la sauce, mais un «goût plus riche très similaire».
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Pour de la soupe santé
Substituts: des haricots ou des noix en purée à la place de la crème.
Explication: Le Dr Fuhrman mélange 1/2 tasse de noix de cajou avec cinq livres de carottes. «Vous obtenez le velouté désiré, et en plus c’est bon pour vous», déclare-t-il.
Vous pouvez aussi remplacer 1/2 tasse de crème riche en gras par 1/2 tasse de haricots cannellini, réduits en purée, avec 1/4 à 1/2 tasse de bouillon pour obtenir un bouillon épais, plus riche en protéines et en fibres, indique Anjali Shah.
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Pour du glaçage santé
Substitut: de l’avocat à la place du beurre.
Explication: En remplaçant une partie du beurre par une quantité égale d’avocat dans le glaçage au chocolat, vous y ajouterez des vitamines, des minéraux et de bons gras mono-insaturés sans sacrifier la texture crémeuse.
Ajustez la quantité de poudre de cacao ou des autres ingrédients, selon vos goûts. Mais «dans un vrai glaçage fondant au chocolat, vous ne goûterez jamais l’avocat», explique Devin Alexander.
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Pour de la crème glacée santé
Substitut: des bananes congelées à la place de la crème glacée.
Explication: Vous aurez besoin de seulement deux ingrédients: des bananes congelées et de la poudre de cacao. «À l’aide d’un bon robot culinaire, le mélange deviendra tout aussi épais et riche que la crème glacée au chocolat», déclare Devin Alexander.
Pelez et congelez deux bananes. Coupez-les ensuite en tranches de 2,5 centimètres et mélangez-les quelques minutes au robot avec 2 ou 3 cuillerées à soupe de poudre de cacao non sucrée, jusqu’à l’obtention d’un mélange onctueux. Servez immédiatement.
La recette du Dr Fuhrman: un mélange de fruits congelés avec des noix pour une texture crémeuse ainsi que de l’extrait de vanille ou de la poudre de cacao.
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Pour des fonds de tarte santé
Substitut: des céréales croquantes riches en fibres à la place des biscuits Graham émiettés.
Explication: En émiettant des céréales de votre choix avec une pincée de cannelle, vous ajouterez une quantité importante de fibres à votre fond de tarte. «Selon la garniture que vous y mettrez, vous ne verrez peut-être même pas de différence de goût», dit Devin Alexander.
Elle recommande d’utiliser ce substitut dans des tartes aux fruits très parfumées plutôt que dans des tartes légères, comme celle au citron meringuée.
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Pour des croûtes à tarte santé
Substitut: de la tartinade 100% fruits à la place du beurre.
Explication: Le beurre permet au fond de tarte de ne pas s’émietter: ajouter juste assez de tartinade aux fruits aux ingrédients secs (environ 1 cuillerée à soupe) réduira les gras saturés et le cholestérol, selon Devin Alexander. Au lieu d’un goût de beurre, la saveur naturelle des fruits viendra agrémenter la garniture sous la croûte.
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Pour de la pâtisserie santé
Substitut: des fruits en purée à la place du sirop d’érable ou d’agave.
Explication: Le sirop d’érable et celui d’agave peuvent sembler «plus santé», mais ils agissent exactement comme le fait le sucre dans l’organisme, explique Anjali Shah.
Les fruits réduits en purée ajoutent des fibres tout en réduisant les calories et le sucre dans une recette.
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Pour du fromage à la crème santé
Substitut: du fromage cottage faible en gras à la place du fromage à la crème.
Explication: Contenant moins de gras et de calories, mais plus de protéines que le fromage à la crème régulier, le fromage cottage – faible en gras réduit en purée (utilisez un robot culinaire pour enlever les grumeaux) – représente un excellent substitut. Selon Anjali Shah, vous ne verrez même pas la différence.
Alors que la France s’apprête à vivre un hiver inédit sur le plan énergétique en raison des interrogations sur l’approvisionnement en gaz et l’arrêt d’une partie du parc nucléaire, RTE, filiale d’EDF chargée de la gestion du réseau électrique français, expose ses préconisations* pour maintenir la bonne fourniture en électricité des Français.
La probabilité de coupures de courant n’est en effet pas nulle, même si le gestionnaire se veut rassurant et écarte le risque de black out (perte de contrôle du système électrique).
Parmi la dizaine de recommandations, la coupure des bornes de recharge pour véhicules électriques est envisagée de 8 h 00 à 13 h 00 et de 18 h 00 à 20 h00. Des plages horaires correspondant aux périodes de forte demande et que RTE recommande de réserver aux seules recharges d’urgence afin de limiter la tension sur le réseau.
D’autres pistes à envisager
Les bornes, en particulier celles permettant une charge rapide, appellent autant de puissance que plusieurs appartements.
Une recommandation qui fait réagir certains acteurs du secteur de la recharge.
C’est notamment le cas de Power Dot, un opérateur de bornes installées sur des parkings accessibles au public. La start-up, qui a reçu un investissement de 150 millions d’euros au printemps, souligne l’existence d’autres solutions. « La priorité reste évidemment de permettre aux Français de se chauffer, mais des solutions intermédiaires peuvent être déployées » affirme Matthieu Dischamps, directeur France de l’entreprise. Joint par L’argus, il nous expose ses pistes. Il y en a deux principales :
réguler la puissance des bornes ;
mettre en place un système de bonus-malus pour inciter les utilisateurs à se charger au moment propice.
« Toutes nos bornes sont gérées à distance, ce qui nous permet de les paramétrer. Nos installations les plus rapides délivrent jusqu’à 300 kW. On pourrait limiter cette puissance à 100, voire à 50 kW en fonction des alertes de RTE », indique le responsable. Une solution applicable par la plupart des opérateurs de bornes connectés et qui aurait pour intérêt de diminuer la pression sur le réseau avec des appels de puissance moindres.
Un mécanisme de bonus-malus pour lisser la demande
Pour éviter les pics de consommation, Matthieu Dischamps plaide pour un mécanisme incitatif. « Sur le modèle heures pleines/heures creuses, on pourrait mettre en place un bonus-malus selon le moment où vous consommez. Vous allez payer plus cher lorsque le réseau est trop sollicité et moins cher lorsque la demande d’électricité est faible », explique-t-il.
« Par ailleurs, si on regarde nos courbes de charge,nos pics, qui correspondent à une utilisation de bornes commerciales, hors domicile, sont atteints en dehors des moments identifiés par RTE.
La plupart des conducteurs de voitures électriques qui viennent se charger sur nos installations se branchent généralement entre 13 h 00 et 18 h 00, pendant leurs courses, donc en dehors des périodes de tension sur le réseau électrique », ajoute-t-il. Un constat qui amène à s’interroger sur l’efficacité d’une coupure des bornes lors des périodes identifiées par RTE.
Des tensions éphémères
Les bornes commerciales sont généralement utilisées en dehors des créneaux identifiés par RTE.
Avec près de 70 000 points de charge ouverts au public (baromètre Avere de septembre), un chiffre en hausse de 50 % par rapport à l’année précédente, la France compte sur l’électrique pour parvenir à ses objectifs de décarbonatation.
Une politique qui pourrait être mise à mal par les tensions d’approvisionnement ? Pas pour l’opérateur de bornes.
Selon lui, « la situation que l’on s’apprête à connaître cet hiver est éphémère et surtout liée, en France, à des travaux d’entretien sur une partie des centrales nucléaires. Je n’ai aucun doute sur le fait que le parc énergétique aura la robustesse nécessaire pour soutenir le développement de l’électromobilité dans les années à venir ». Un optimisme en phase avec les objectifs de Power Dot, qui prévoit de déployer 7 000 points de charge sur notre territoire d’ici à 2025. L’opérateur souhaite néanmoins s’affranchir du nucléaire et vise une fourniture en électricité renouvelable.
Comme le savent tous ceux qui sont allés à la chasse aux champignons, il n’est pas toujours facile d’identifier correctement un champignon. Même les butineurs expérimentés peuvent parfois se tromper, ce qui peut avoir des conséquences dangereuses.
C’est là que Champignouf entre en jeu. Cette application gratuite utilise une technologie de reconnaissance visuelle de pointe pour identifier les champignons à partir de photos. Il suffit de prendre une photo du champignon en question et Champignouf vous fournira une correspondance probable.
Cependant, ce système puissant n’est pas infaillible, il est donc important de rester vigilant lorsque vous l’utilisez. N’oubliez pas que même les experts font parfois des erreurs lorsqu’ils tentent d’identifier des champignons. Avec Champignouf, vous pouvez être sûr d’obtenir les meilleures informations possibles, mais c’est à vous de faire preuve de discernement lorsque vous êtes sur le terrain.
Déclic Champi est une véritable encyclopédie mycologique à emporter partout avec vous. En balade avec l’application mobile pour iPhone ou à la maison, sur votre ordinateur avec le service en ligne, cet outil recense plus de 190 espèces de champignons et vous fournit de nombreuses informations pour les reconnaître.
Il vous donne également des conseils sur la façon de les identifier, leurs principales caractéristiques, la saison à laquelle ils poussent et les endroits où on peut les trouver.
En outre, l’application comprend des photos et des illustrations pour vous aider à identifier chaque champignon. Que vous soyez un débutant ou un chasseur de champignons expérimenté, Déclic Champi est une ressource précieuse. Et le mieux, c’est qu’il est gratuit !
Si vous aimez passer du temps à l’extérieur et que vous êtes curieux des plantes et des animaux qui vous entourent, Seek est l’application parfaite pour vous.
Développée par iNaturalist, une initiative scientifique basée aux États-Unis, Seek utilise des algorithmes de reconnaissance d’images pour identifier les organismes vivants, notamment les plantes, les fleurs, les animaux, les champignons et les insectes.
Il vous suffit de pointer votre appareil photo sur le sujet pour que Seek vous indique son nom et vous fournisse quelques informations de base à son sujet. L’application s’appuie sur les données des observations répertoriées sur le site Web iNaturalist, qui contient des dizaines de milliers d’espèces.
Vous avez trouvé un champignon et vous ne savez pas s’il est comestible ou non ? Pas de problème ! Avec l’application iNaturalist, vous allez pouvoir facilement l’identifier. En effet, il suffit de prendre en photo le champignon en question et de lancer une recherche dans l’interface de l’application.
Celle-ci, dotée d’une intelligence de reconnaissance et de comparaison d’image, va vous proposer une liste de différentes espèces avec des photos.
Vous n’aurez alors plus qu’à choisir celle qui ressemble le plus, visuellement, à votre champignon. Validez ensuite votre choix et votre contribution sera prise en compte après avoir été validée par les experts. L’application iNaturalist est donc un outil très pratique pour tous ceux qui s’intéressent à la cueillette ou à la mycologie, et à la nature en général, puisque iNaturalist est en mesure d’identifier des plantes, des fleurs, des animaux, des oiseaux, des insectes, et même des poissons.
Comment ramasser les champignons ?
En premier lieu, ne partez ramasser des champignons que dans des bois ou des pâturages qui l’autorisent. Si des panonceaux préviennent qu’il s’agit d’un espace privé interdit au public et à la cueillette de champignons, rebroussez chemin.
Munissez-vous d’un panier et sacs en papier afin de ne pas mélanger les variétés de champignons que vous cueillerez. Idéalement, accrochez à votre ceinture un couteau pliable spécial champignons avec une lame fine pour couper le pied, une mini-brosse pour nettoyer et une règle graduée pour mesurer chaque champignon, si besoin.
Un guide des champignons de poche avec des fiches illustrées sur chaque espèce vous permettra d’identifier ceux que vous ne connaissez pas bien.
Les principaux champignons comestibles des bois et des près
Selon la région où vous habitez, les champignons comestibles les plus fréquemment ramassés varient, toutefois en voici une sélection non-exhaustive :
Les cèpes
Le cèpe de Bordeaux (Boletus edulis), se trouve sous les feuillus, en plaine comme en montagne, il se reconnait à son chapeau lisse, un peu gras, couleur café au lait, son pied renflé.
Il se confond souvent avec le bolet bai, comestible dont les pores bleuissent et le bolet amer, immangeable du fait de son amertume. Le cèpe bronzé ou Tête-de-nègre (Boletus aereus) se cache surtout sous les chênes : son chapeau sec est bistre, son pied ventru est brunâtre, ses pores et sa chair sont blancs. On le confond aussi avec d’autres cèpes (des pins, de Bordeaux, amer) non dangereux.
Le bolet bai (Xerocomus badius)
Le bolet bai, avec son chapeau lisse brun chocolat et son pied strié de brun jaune, remplace souvent les cèpes et, comme eux, on le confond avec le bolet amer.
La coulemelle (Macrolepiota procera)
Dans les prés, au bord des chemins et routes de campagne, vous pourrez trouver la lépiote ou coulemelle, avec son chapeau couvert d’écailles brunâtres sur fond plus clair, son anneau épais et coulissant sur le pied, ses lames assez blanches.
Une autre lépiote se mange, la lépiote déguenillée (Macrolepiota rhacodes). On peut la confondre avec la lépiote vénéneuse qui pousse sur les tas de fumier et la lépiote brun-rose dont l’anneau ne coulisse pas.
Le rosé des prés (Agaricus campestris)
Le rosé des près se développe dans les prés à animaux, en colonies, avec son chapeau blanc, son pied qui diminue vers la base.
D’autres agaric sont comestibles comme l’agaric anisé des bois, avec son agréable odeur d’anis, ou l’agaric des jachères (boule de neige) qui est beaucoup plus gros. Attention, il peut se confondre avec des amanites blanches mortelles.
La girolle (Cantharellus cibarius) ou chanterelle commune
Les girolles se trouvent sous les feuillus. Toute jaune, son chapeau se creuse au centre et ses lames ressemblent à des plis.
Beaucoup d’autres espèces de girolles existent, toutes comestibles, comme la chanterelle en tube, brun grisâtre avec pied jaunâtre, ou la chanterelle jaunissante dont le dessous du chapeau est lisse. Toutefois, elle peut être confondue avec le clitocybe de l’olivier, très toxique, plus gros et poussant sur les vieilles souches.
La trompette de la mort (Craterellus cornucopioides)
Ou trompette des morts ou encore corne d’abondance ou craterelle, se cache sous les feuillus tels que chênes et charmes et se reconnait à sa forme en entonnoir, sa couleur gris noirâtre, le dessous de son chapeau lisse mais irrégulier, et son pied en continuité du chapeau.
On peut la confondre avec la chanterelle cendrée qui a des plis sous le chapeau mais se mange aussi.
Le pied de mouton (Hydnum repandum)
Le pied de mouton est souvent en troupeau (!). Son chapeau est beige clair et en dessous des aiguillons plus clairs remplacent les lamelles.
Sa chair est ferme et cassante. Il peut se confondre avec l’hydne blanchâtre et le pied de mouton roussissant, tous deux comestibles, mais aussi avec l’hydne ferrugineux, brun roux foncé, coriace et immangeable.
Le faux mousseron (Marasmius oreades)
Il pousse dans les prés en ronds de sorcière. Son chapeau ocre-orangé cache des lames espacées. Son pied est tenace et caoutchouteux. On peut le confondre avec le clitocybe du bord des routes, toxique, aux lames plus serrées et au pied plus frêle.
Le coprin chevelu (Coprinus comatus)
Le coprin chevelu pousse au bord des routes, chemins et prés.
Il se reconnait à son chapeau presque cylindrique blanc devenant noirâtre sur le bas, avec des mèches laineuse blanches et un long pied annelé. Il peut se confondre avec le coprin noir d’encre, non comestible, ou le coprin pie, sentant très mauvais.
Le pied-bleu (Lepista nuda)
Le pied-bleu a un chapeau lisse et gras, brun lilas, des lames lilas et un pied cylindrique sans bulbe, blanchâtre.
On peut le confondre avec le lépiste sordide, plus petit et moins charnu, les cortinaires bleus dont le chapeau est visqueux et le pied a un bulbe.
L’amanite des Césars (Amanita caesarea) ou oronge
L’amanite des Césars se ramasse dans les régions du sud de la France uniquement. Tout le champignon est jaune : vif pour le chapeau, tendre pour le pied et les lames.
Sauf la volve à la base du pied qui est blanche. On peut la confondre avec la russule dorée, comestible, et l’amanite tue-mouche, toxique, mais elles ont le pied blanc.
Le lactaire sanguin (Lactarius sanguifluus)
Le lactaire sanguin se ramasse aussi dans le sud de la France, sous les pins. Son chapeau est creusé au centre, orangé rosâtre, ses lames sont serrées, le pied est orangé aussi. Une blessure fait sortir un lait vineux rouge. On peut le confondre avec le lactaire à lait vineux, comestible, ou le lactaire délicieux.
Les aides au financement pour l’achat d’une chaudière
Pour le remplacement d’une chaudière, vous pourrez bénéficier de nombreuses aides et subventions comme :
Le CITE (Crédit d’Impôt Transition Énergétique) ;
L’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ) ;
Les CEE (Certificat d’Économie d’Énergie) ;
Les primes de l’ANAH (Agence Nationale pour l’Habitat) ;
Un taux de TVA à taux réduit ;
La prime à la conversion des chaudières au fioul ;
La prime énergie ;
Les aides locales, etc.
Le CITE (Crédit d’Impôt Transition Énergétique)
Le CITE est une prime pouvant couvrir jusqu’à 30 % du prix d’achat de votre nouvelle chaudière. Cette aide financière est compatible avec un investissement dans :
une chaudière à condensation ;
ou dans une chaudière fonctionnant au bois ou aux granulés.
Le crédit d’impôt transition énergétique fonctionne toutefois par rapport à une assiette de dépense limitée. Cela signifie que le montant du CITE est plafonné, et ce sur une période de 5 années consécutives.
Tableau récapitulatif du plafond du CITE
Composition du foyer
Plafond de l’aide
Pour une personne seule (célibataire, veuve ou divorcée)
2 400 €
Pour un foyer de deux personnes soumis à une imposition commune
4 800 €
Majoration par personne à charge supplémentaire
120 €
Pour un enfant en résidence alternée
60 €
Tableau récapitulatif des montants du CITE en 2020 pour le remplacement d’une chaudière
Type d’équipement
Ménages aux revenus intermédiaires
Pompe à chaleur géothermique ou solarothermique
4 000 €
Chaudière à granulés
4 000 €
Chauffe-eau solaire combiné (minimum 10 m2)
3 000 €
Chaudière à bûches
3 000 €
Pompe à chaleur air-eau
2 000 €
Chauffe-eau solaire individuel (minimum 4 m2)
2 000 €
Poêle à granulés et cuisinière à granulés
1 500 €
Poêle à bûches et cuisinière à bûches
1 000 €
Chauffe-eau thermodynamique
400 €
Raccordement à un réseau de chaleur et/ou de froid
400 €
Chaudière à gaz très haute performance énergétique
0 €
Chaudière fioul à haute performance énergétique
0 €
Chaudière fioul basse température
0 €
Le CITE remplacé par MaPrimeRénov’
Le crédit d’impôt pour la transition écologique (CITE) est progressivement remplacé par MaPrimeRénov’ depuis le 1er janvier 2020. Cette aide forfaitaire est soumise à des conditions de ressources. Les propriétaires occupants réalisant des travaux d’économie d’énergie dans leur résidence principale pourront en bénéficier.
Seuls les ménages aux revenus élevés ne seront pas éligibles.
Tableau récapitulatif du montant de la prime pour le remplacement d’une chaudière
Type d’équipement
Ménages aux ressources très modestes
Ménages aux ressources modestes
Chaudière à granulés
10 000 €
8 000 €
Pompe à chaleur géothermique ou solarothermique
10 000 €
8 000 €
Chaudière à bûches
8 000 €
6 500 €
Chauffage solaire combiné
8 000 €
6 500 €
Chauffe-eau solaire individuel
4 000 €
3 000 €
Pompe à chaleur air/eau
4 000 €
3 000 €
Poêle à granulés
3 000 €
2 500 €
Partie thermique d’un équipement PVT eau (système hybride photovoltaïque et thermique)
2 500 €
2 000 €
Poêle à bûches
2 500 €
2 000€
Foyer fermé, insert, à bûches ou granulés
2 000 €
1 200€
Raccordement à un réseau de chaleur et/ou de froid
1 200€
800 €
Dépose d’une cuve à fioul
1 200€
800 €
Chauffe-eau thermodynamique
1 200€
800 €
Chaudières gaz à très haute performance énergétique
1 200€
800 €
L’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ)
S’il n’existe aucune aide au financement de l’entretien de sa chaudière, l’État propose un éco-prêt à taux zéro pour tout investissement dans des équipements de rénovation énergétique comme les chaudières. Il s’agit d’un emprunt sans intérêt de remboursement. Vous pouvez en faire la demande auprès de votre banque.
Le plafond de l’éco-prêt à taux zéro
Pour qu’un foyer bénéficie de ce prêt, il doit s’engager à réaliser deux projets de rénovation. Le prêt est plafonné à 10 000 € et le délai de remboursement est de 10 ans. Si vous poussez à trois projets de rénovation énergétique, le plafond sera de 30 000 € et la période pour rembourser s’étalera sur 15 ans.
Les critères d’éligibilité
Pour pouvoir être éligible à l’éco-prêt à taux zéro, la construction du logement concerné doit toutefois est terminée depuis au moins deux ans. Pour bénéficier de cette aide financière, le remplacement de la chaudière doit obligatoirement être réalisé par un professionnel qualifié Qualibat ou Qualibois. La possibilité de bénéficier de l’éco-PTZ n’est soumise à aucune condition de revenus.
Les chaudières concernées
Pour bénéficier de l’éco-prêt à taux zéro, vous devez faire installer :
une chaudière à condensation ;
une pompe à chaleur air-eau ;
une chaudière micro-génération à gaz ;
une chaudière à bois ;
ou une pompe à chaleur géothermique à capteur fluide frigorigène.
Les CEE (Certificat d’Économie d’Énergie)
Les primes énergies sont proposées par les entreprises du secteur de l’énergie. L’État encourage en effet ces entreprises à s’investir dans la transition énergétique. Pour remplacer votre chaudière, vous pouvez bénéficier de ce type d’avantage financier.
Le client signe un Certificat d’Économie d’Énergie qu’il remet à l’entreprise qui peut ainsi prouver son implication dans la transition énergétique auprès de l’État.
Les primes de l’ANAH (Agence Nationale pour l’Habitat)
Les foyers les plus modestes peuvent bénéficier des subventions du programme « Habiter mieux » de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) pour remplacer une chaudière. Seuls les propriétaires peuvent prétendre à cette aide financière. La prime peut financer jusqu’à la moitié du coût total des travaux.
Les travaux financés doivent améliorer l’efficacité énergétique du logement d’au moins 25 %. Ils doivent être effectués par une entreprise ou un artisan qualifié RGE (reconnu garant de l’environnement).
Un taux de TVA à taux réduit
En passant par un professionnel pour l’achat et l’installation de votre nouvelle chaudière, vous pourrez bénéficier d’un taux de TVA réduit à 5,5 % ou à 10 %.
Les équipements éligibles au taux de TVA à 5,5 % sont :
les chaudières à granulés ;
les chaudières à bois ;
et les chaudières à condensation.
Pour les chaudières non éligibles au crédit d’impôt mais permettant tout de même d’améliorer les performances énergétiques, le taux de TVA est de 10 %. Cela concerne l’installation :
les chaudières gaz et fioul à basse température ;
certaines chaudières fioul à condensation.
Pour bénéficier d’un taux de TVA réduit, il doit d’agir d’un logement dont la construction est terminée depuis au moins 2 ans.
La prime à la conversion des chaudières au fioul
À compter du 1er janvier 2022, l’installation d’une chaudière au fioul et au charbon sera interdite dans le cadre du programme de transition écologique. Les propriétaires souhaitant réaliser l’entretien d’une chaudière de ce type se verront d’autant plus encourager à opter pour un équipement moins polluant.
Il sera toutefois possible de faire installer des chaudières bio fioul, utilisant notamment le colza pour fonctionner.
La prime à la conversion des chaudières au fioul permet d’aider les foyers à remplacer leur ancien équipement particulièrement gourmand en énergie par une solution plus performante. Les chaudières au fioul pourront ainsi être remplacées par une pompe à chaleur, par exemple, pour un coût de 1 €.
On dénombre pas moins de 3 millions de chaudières au fioul en France, l’objectif du gouvernement consiste à remplacer 600 000 d’entre elles en 2 ans.
Les chaudières au fioul installées dans les copropriétés ne sont pas éligibles à cette prime à la conversion.
La prime énergie
Le Coup de pouce économie d’énergie soutient les foyers souhaitant remplacer leur chaudière au fioul par une solution utilisant des énergies renouvelables. Ouverte à tous les foyers depuis 2019 sans conditions de revenus, cette prime énergie est de :
4 000 € pour les ménages à revenus modestes ;
Et de 2 500 € pour les autres foyers.
L’installation de la nouvelle chaudière doit être réalisée par un professionnel reconnu garant environnement (RGE).
Les aides locales
Certaines collectivités locales, régions, départements ou communes vous proposent également des aides et subventions pour la réalisation de travaux d’amélioration de performance énergétique.
Ses subventions dépendent de la localisation de votre logement et du type de travaux à concernés. Vous pourrez aussi parfois bénéficier d’une exonération partielle ou totale de la taxe foncière.
La toilette sèche est actuellement considérée par beaucoup d’environnementalistes comme la seule solution alternative pour un assainissement durable. Par leur démarche, ils ont tendance à culpabiliser les utilisateurs des WC. À notre avis, il serait préférable de replacer la toilette sèche à sa place réelle dans nos préoccupations environnementales.
Sans vouloir dénigrer cette technique, il faut admettre que l’usage de la toilette sèche n’est pas généralisable. Il est illusoire d’espérer son placement dans les villes qui ont tendance au gigantisme. Nous constatons le fait qu’une partie largement majoritaire du public n’acceptera pas son usage, même là où celle-ci est techniquement possible (habitat familial avec jardin). Une partie croissante de l’humanité vit et vivra dans des immeubles d’habitation de grandes villes.
Heureusement, nous connaissons la voie vers l’application urbaine du principe de la toilette sèche: non pas la toilette sèche individuelle, mais l’application de son principe à une échelle collective, permettant l’utilisation des WC de façon écologique, c’est-à-dire non raccordés à un système d’épuration.
L’avantage de cette option est de rendre possible, cas par cas, aussi bien l’usage de la toilette sèche individuelle que d’un WC. Le choix reste entre les mains de l’usager.
La promotion des toilettes sèches tourne actuellement autour de deux idées forces: la pollution générée par les WC et le gaspillage d’eau potable dans les chasses. Cette manière de voir induit une vision erronée sur la gestion de nos eaux usées. L’aspect le plus important de celle-ci est la reconnaissance du fait que nos déjections sont une ressource et non pas des déchets – valorisables également en ville avec l’usage des WC. Lorsque l’on fait la promotion inconditionnelle des toilettes sèches à usage individuel, on fait fausse route.
Des ONG travaillant dans les pays en développement font le « réclame » des WC, en le présentant comme « l’ange gardien de la santé ». Par la même occasion, ils désignent les latrines comme la seule solution alternative.
Il y a quelques années, nous étions aussi tentés de dénoncer les WC, en précisant que « le problème se pose au moment où les déjections sont rejetées dans l’eau ». À présent, nous savons que l’eau des chasses « économiques » (ou à faible débit) est indispensable pour le traitement correct des déjections en centre d’imprégnation .
Bien entendu, l’eau pour cet usage ne doit pas être de qualité potable. Que l’on veuille ou non, le WC fait partie de notre vie quotidienne.
Il s’agit là d’une avancée dans le confort qu’il ne serait pas raisonnable d’abandonner. Il n’en est pas moins vrai que dans les habitations familiales, la TLB reste une solution alternative offrant un confort semblable au WC.
Le jour où en milieu rural ou péri-urbain, on laissera le choix à chaque famille entre les deux, la société découvrira que la TLB est la solution la moins chère et la plus rationnelle. Il faut donc laisser le choix à chacun d’opter pour la solution qui lui convient.
On réalisera que le choix pour le WC est plus onéreux que l’usage d’une TLB qui nous offre un amendement gratuit et précieux pour fertiliser son jardin, sans parler de la réduction de 20 à 30% de la facture d’eau. (Remarque : la vidange de sa cuve réservée aux eaux-vannes (issues des WC) aura évidemment un coût individuel et collectif.)
Mais revenons aux recommandations des ONG dans les pays pauvres en développement. Dans ces pays, le placement des latrines collectives (extrêmement polluantes) ne fait que déplacer le problème, sans le résoudre. La TLB préconisée par Joseph Jenkins, comme celle de l’équipe d’Eautarcie, est la solution optimale à tous points de vue: sanitaire, sociétal, économique et environnemental, sans parler de sa simplicité.
Les obstacles devant le placement des toilettes sèches se situent à trois niveaux:
La prédominance de l’idéologie hygiéniste qui décrète que nos déjections sont l’ennemi n°1 de la santé publique. Cette vision a généré la science actuelle du génie sanitaire qui constitue une nuisance environnementale majeure.
Le deuxième niveau découle du premier. Le refus de la majorité d’utiliser des toilettes sèches. Il s’agit d’une attitude irrationnelle qui trouve son origine dans un système d’éducation.
Nous arrivons ainsi au troisième niveau: une désinformation entretenue par des lobbies puissants: pharmaceutique, médical, et aussi des lobbies liés à l’épuration ainsi qu’au système d’approvisionnement en eau.
Pourtant, les solutions alternatives coûtent nettement moins chères et sont plus efficaces.
Mais il y a un autre problème. Les différentes toilettes sèches disponibles dans le commerce ont des coûts variables et ont surtout des impacts environnementaux fort différents. Le confort de l’usager et le coût ne sont qu’un aspect à prendre en compte.
Lors de l’achat, il faut optimiser tous les aspects. Pour ce faire, une information complète, dépourvue de toute préoccupation commerciale est indispensable. C’est l’objectif du site EAUTARCIE. Les toilettes sèches du commerce sont confortables, mais trop coûteuses. De plus, leur écobilan est pour le moins contestable.
Toilettes sèches et idées fausses
La première idée fausse est la séparation de la matière fécale et de l’urine
Un concepteur danois de toilettes sèches a exposé un jour à une conférence publique organisée par un architecte bruxellois que « les animaux dans la nature ne défèquent et n’urinent pas nécessairement à la même place ». Il serait donc tout à fait « naturel » de séparer les deux effluents. Cette justification manque de données scientifiques.
Il vaut mieux dire franchement qu’on sépare les deux pour des raisons de commodité technique: la volonté d’espacer les manutentions des effluents. L’urine, facile à stocker dans un réservoir séparé, constitue 90% de la masse de nos déjections. Les fèces desséchées occupent peu de place. Dès le moment où l’urine est évacuée de la toilette par simple écoulement, l’enlèvement du peu de matière solide qui reste peut attendre plusieurs mois. Grâce à cette astuce, l’usage de la toilette sèche s’apparente à celui d’un WC. L’usager de passage ne voit pratiquement pas la différence.
La séparation de l’urine fait automatiquement émerger le problème des odeurs. Comme nous allons le voir à propos de la toilette à litière biomaîtrisée, la clef de la maîtrise simple des odeurs se trouve précisément dans la réunion de l’urine et de la matière fécale avec la litière. Lorsqu’on sépare les deux, les odeurs apparaissent des deux côtés. Pour les évacuer, il faut un système de tuyauterie et de ventilation forcée.
Vous pouvez voir plus d’information en visionnant l’interview vidéo de Joseph Országh réalisée par Pierre L’écoleau au sujet des toilettes à séparation.
La deuxième idée fausse est d’assimiler les fèces desséchées à de l’humus
La majorité des toilettes sèches du commerce fonctionne suivant le même principe.
En consultant les catalogues hauts en couleur de ces toilettes, on relève la discrétion concernant le devenir des urines. Mais ce qui est le plus choquant, c’est qu’on appelle « compost » un produit qui n’est rien d’autre que des fèces desséchées. Leur épandage dans le jardin équivaut à y faire ses besoins.
La troisième idée fausse est de croire que l’urine stockée peut être utilisée dans le jardin – sans nuisances
L’urine est recueillie dans un réservoir où, grâce à l’action d’un enzyme toujours présent dans l’urine , l’azote organique se transforme assez rapidement en ions d’ammonium. C’est ce qui explique l’odeur d’ammoniac (NH3) de l’urine qui séjourne quelques heures dans un pot de chambre ou dans un seau hygiénique. Environ 80% de l’azote organique de nos déjections se trouve dans l’urine. On comprend donc l’importance du devenir de l’urine pour le milieu récepteur.
En fait, sous forme ammoniacale, l’azote ne peut suivre dans la nature que le chemin de l’oxydation. Il se forme ainsi des ions nitrite (NO2–) particulièrement toxiques qui s’oxydent en nitrates (NO3–).
L’urine stockée dans le réservoir de la toilette devient un concentré d’ammonium contenant des ions de nitrites et de nitrates. Le nitrate d’ammonium formé est un engrais chimique courant, ce qui explique « le pouvoir fertilisant » de l’urine épandue. Ce qu’on oublie est que les composés ioniques comme le nitrate d’ammonium accélèrent la vitesse naturelle de la décomposition de l’humus. L’épandage d’urine détruit donc l’humus du sol.
Les constructeurs des toilettes sèches recommandent d’utiliser l’urine stockée en la diluant 8 fois pour l’irrigation des plantes.
Après avoir ajouté de l’eau pour diluer 8 fois l’urine (12 litres par jour par personne), l’économie d’eau annoncée devient plus modeste. Au niveau du sol, le véritable problème réside dans le processus de percolation et d’oxydation de l’ammoniac contenu dans le liquide. Sous forme ammoniacale (NH4+), l’azote s’infiltre encore plus facilement et rapidement dans la nappe phréatique que sous forme nitrique et constitue une pollution particulièrement pernicieuse.
Affirmer donc que les urines stockées et diluées peuvent être utilisés sans nuisances dans le jardin (voir l’article « Divine urine = source fertile ») est une position qui ne peut être justifiée que par l’ignorance des processus qui ont lieu dans l’urine stockée et ceux qui régissent la vie du sol.
En résumé, l’épandage de l’urine dans le jardin s’apparente à celui du lisier d’élevage dans les champs agricoles. Le même raisonnement s’applique aux fèces desséchées aui aboutissent au jardin. Normalement, ce type d’épandage est également soumis aux mêmes règlements que celui du lisier d’élevage. La quantité d’azote (N) épandu sous forme de lisier ne peut pas dépasser 200 kg par an par hectare (en Europe). Pour épandre donc avec l’urine et les fèces les 5 kg d’azote que « produit » annuellement une personne, il faut un jardin d’au moins 250 m² par personne. En dessous de cette valeur, il y a dépassement des normes européennes d’épandage agricole de l’azote.
La quatrième idée fausse est de croire que l’avantage principal des toilettes sèches est l’économie d’eau
Nous avons vu, à propos de la dilution de l’urine avant son utilisation dans le jardin, que l’économie d’eau est moins importante qu’annoncée.
Cette idée en entraîne une autre, encore plus grave: le but principal de la toilette sèche est d’éviter de polluer l’eau. Sans nier cet aspect, il faut attirer l’attention sur le fait que l’urine épandue dans le jardin est susceptible de polluer plus nos réserves d’eau potable que l’épuration classique des eaux fécales. Le corollaire de cette idée fausse est de croire qu’une bonne épuration des eaux fécales répare les dégâts causés par l’usage classique des WC.
C’est l’erreur la plus lourde de conséquences. C’est ce qui conduit les personnes motivées pour la protection de l’environnement vers les systèmes d’épuration par les plantes. Au risque de nous répéter, nous devons insister sur le fait qu’il n’y a pas de bonne méthode pour épurer les eaux-vannes. Le gâchis est fait au moment où les eaux-vannes (eaux fécales) sont mélangées avec les eaux grises (savonneuses) avant épuration. Ce gâchis est irréversible.
Un exemple typique de toilette sèche dite « moderne »
Une toilette sèche récemment lancée par la société Creapills illustre bien les erreurs qu’on peut faire en ignorant les mécanismes de la formation des sols vivants. D’après les concepteurs, « Vous ne les utiliserez jamais… mais elles ont pour but d’améliorer les conditions sanitaires de 2,5 milliards de personnes dans le monde. Et c’est très ingénieux! ».
L’intention est louable, mais cette toilette possède plusieurs défauts pratiques et conceptuels. Deux idées justes ont effectivement été prises en compte: le fait de ne pas jeter les déjections dans l’eau et le fait que celles-ci doivent intégralement retourner dans le sol.
La conception d’une toilette sèche, en plus des compétences mécaniques, demande aussi des connaissances dans des domaines comme la biologie, la pédologie, l’agriculture, mais aussi en électrochimie. La toilette Creapills, n’a malheureusement pas intégré le 3e principe de l’Assainissement Écologique ou SAINECO: introduire les déjections dans le sol, mais pas n’importe comment!
Parmi les défauts pratiques nous pouvons citer la complexité mécanique (probabilité élevée de pannes) et le prix élevé. Nous pouvons aussi émettre des réserves sur l’efficacité du nettoyage automatique de la cuve, on peut aussi craindre l’encrassement de la vis sans fin pour remonter les fèces. Question: en installant la toilette à l’intérieur d’une habitation, comment se fait la maîtrise des odeurs?
Comment utiliser une TLB en appartement urbain?
Comme nous l’avons indiqué plus haut, l’usage urbain des toilettes sèches est pratiquement irréalisable.
Une proportion croissante des habitations en milieu urbain sont des immeubles collectifs comportant 6, 10, 100, voire 300 logements et plus, répartis sur 3, 4, 10, voire 20 étages et plus. La plupart de ces habitations ne sont pas desservies par des jardins où l’on puisse faire du compostage et entretenir un potager. Donc à toute fin pratique, la TLB est sans intérêt à cet égard pour les habitants d’appartements urbains.
Même en présence d’un jardin, le transport de la litière ou des effluents de sa TLB, du logement au jardin et vice versa, se ferait via des escaliers ou des ascenseurs avec toutes les complications que cela peut engendrer.
Réservons donc ces toilettes pour les habitations familiales munies d’un jardin facilement accessible, dans lequel on peut faire du compostage et cultiver son potager ou ses platebandes fleuries.
La loi de base des écosystèmes
La lecture de ce paragraphe n’est pas indispensable, mais utile pour comprendre le pourquoi des conseils donnés plus haut.
Le lecteur peut se demander à juste titre, ce qu’il faut faire si l’usage d’un WC raccordé à une station d’épuration est à déconseiller et que l’usage de certaines toilettes sèches du commerce est tout aussi nuisible?
Pour répondre à cette question il faut:
Revoir notre relation avec nos déjections;
Connaître la loi de base qui régit le fonctionnement de tous les écosystèmes;
S’orienter vers les techniques qui ont intégré ces nouvelles données.
La loi de base
Pour commencer, voici l’énoncé de cette loi:
Chaque kilogramme de biomasse végétale et animale qu’on ne réintroduit pas d’une manière conjointe dans le processus de formation des sols, affaiblit la capacité de production de l’écosystème et devient une menace de pollution des eaux et/ou de l’air.
Il en résulte toujours une perturbation des grands cycles naturels comme celui de l’azote, du phosphore du carbone et aussi de l’eau.
Qu’est-ce que la « biomasse végétale ou animale »?
Biomasse végétale
Biomasse animale
Bois, feuilles mortes, pailles, tiges, fanes, rafles, déchets de papier, etc.
Dépouilles des animaux et des humains, déjections animales et humaines.
Riche en carbone, pauvre en azote.
Riche en azote, pauvre en carbone.
Rapport carbone/azote (C/N) élevé (jusqu’à 300).
Rapport carbone/azote (C/N) peu élevé (environ 7).
Sans l’association judicieuse de ces deux types de biomasse et leur introduction dans le processus de formation des sols, il n’y a ni gestion de l’eau, ni production alimentaire durables.
A contrario: la mobilisation et l’introduction dans le processus de formation du sol de toute la biomasse disponible sortirait le monde de ses problèmes d’eau et de ses problèmes alimentaires en moins de deux générations, sans mobiliser des capitaux importants. C’est aussi la voie vers la maîtrise des changements climatiques.
Si l’on examine les causes premières de tous les problèmes d’eau rencontrés dans le monde, on découvre à la base des décisions incorrectes relatives à la gestion de la biomasse. La destruction massive de celle-ci sous prétexte de « valorisation énergétique » ou « d’épuration » déséquilibre de plus en plus la biosphère jusqu’au point de rupture. Même une partie, non négligeable, des changements climatiques provient de la gestion incorrecte de la biomasse.
La biomasse fécale humaine est loin d’être une « quantité négligeable ». L’azote contenu dans les déjections de l’humanité représente une masse équivalente à 40 % de l’azote utilisé dans l’agriculture mondiale. Dans le règne animal terrestre (grands animaux), la biomasse humaine se situe à la troisième place après les bovins et les insectes et avant les porcins. Lorsqu’on envisage la gestion durable de la biosphère, la destruction massive des déjections humaines sous prétexte d’épuration est une forme de suicide collectif. En ce sens, le principe même de l’épuration des eaux fécales, quel que soit le système utilisé, est incompatible avec le concept du développement durable .
On comprend mieux cette idée, en lisant la page consacrée à l’importance de l’humus au chapitre consacré aux éléments de l’assainissement écologique.
Pour satisfaire les exigences de la loi de base, il faut trouver les solutions techniques qui reconduisent nos déjections conjointement avec la biomasse végétale dans le cycle de formation de l’humus. La toilette à litière biomaîtrisée (TLB) constitue une des réponses possibles à cette exigence. L’autre conduit vers la collecte et traitement sélectifs des eaux vannes et des eaux grises.
Un exemple typique de toilette sèche dite « moderne »
Une toilette sèche récemment lancée par la société Creapills illustre bien les erreurs qu’on peut faire en ignorant les mécanismes de la formation des sols vivants. D’après les concepteurs, « Vous ne les utiliserez jamais… mais elles ont pour but d’améliorer les conditions sanitaires de 2,5 milliards de personnes dans le monde. Et c’est très ingénieux! ».
L’intention est louable, mais cette toilette possède plusieurs défauts pratiques et conceptuels. Deux idées justes ont effectivement été prises en compte: le fait de ne pas jeter les déjections dans l’eau et le fait que celles-ci doivent intégralement retourner dans le sol.
La conception d’une toilette sèche, en plus des compétences mécaniques, demande aussi des connaissances dans des domaines comme la biologie, la pédologie, l’agriculture, mais aussi en électrochimie.
La toilette Creapills, n’a malheureusement pas intégré le 3e principe de l’Assainissement Écologique ou SAINECO: introduire les déjections dans le sol, mais pas n’importe comment!
Parmi les défauts pratiques nous pouvons citer la complexité mécanique (probabilité élevée de pannes) et le prix élevé. Nous pouvons aussi émettre des réserves sur l’efficacité du nettoyage automatique de la cuve, on peut aussi craindre l’encrassement de la vis sans fin pour remonter les fèces. Question: en installant la toilette à l’intérieur d’une habitation, comment se fait la maîtrise des odeurs?
Comment utiliser une TLB en appartement urbain?
Comme nous l’avons indiqué plus haut, l’usage urbain des toilettes sèches est pratiquement irréalisable.
Une proportion croissante des habitations en milieu urbain sont des immeubles collectifs comportant 6, 10, 100, voire 300 logements et plus, répartis sur 3, 4, 10, voire 20 étages et plus. La plupart de ces habitations ne sont pas desservies par des jardins où l’on puisse faire du compostage et entretenir un potager. Donc à toute fin pratique, la TLB est sans intérêt à cet égard pour les habitants d’appartements urbains.
Même en présence d’un jardin, le transport de la litière ou des effluents de sa TLB, du logement au jardin et vice versa, se ferait via des escaliers ou des ascenseurs avec toutes les complications que cela peut engendrer.
Réservons donc ces toilettes pour les habitations familiales munies d’un jardin facilement accessible, dans lequel on peut faire du compostage et cultiver son potager ou ses platebandes fleuries.
La loi de base des écosystèmes
La lecture de ce paragraphe n’est pas indispensable, mais utile pour comprendre le pourquoi des conseils donnés plus haut.
Le lecteur peut se demander à juste titre, ce qu’il faut faire si l’usage d’un WC raccordé à une station d’épuration est à déconseiller et que l’usage de certaines toilettes sèches du commerce est tout aussi nuisible?
Pour répondre à cette question il faut:
Revoir notre relation avec nos déjections;
Connaître la loi de base qui régit le fonctionnement de tous les écosystèmes;
S’orienter vers les techniques qui ont intégré ces nouvelles données.
La loi de base
Pour commencer, voici l’énoncé de cette loi:
Chaque kilogramme de biomasse végétale et animale qu’on ne réintroduit pas d’une manière conjointe dans le processus de formation des sols, affaiblit la capacité de production de l’écosystème et devient une menace de pollution des eaux et/ou de l’air. Il en résulte toujours une perturbation des grands cycles naturels comme celui de l’azote, du phosphore du carbone et aussi de l’eau.
Qu’est-ce que la « biomasse végétale ou animale »?
Biomasse végétale
Biomasse animale
Bois, feuilles mortes, pailles, tiges, fanes, rafles, déchets de papier, etc.
Dépouilles des animaux et des humains, déjections animales et humaines.
Riche en carbone, pauvre en azote.
Riche en azote, pauvre en carbone.
Rapport carbone/azote (C/N) élevé (jusqu’à 300).
Rapport carbone/azote (C/N) peu élevé (environ 7).
Sans l’association judicieuse de ces deux types de biomasse et leur introduction dans le processus de formation des sols, il n’y a ni gestion de l’eau, ni production alimentaire durables.
A contrario: la mobilisation et l’introduction dans le processus de formation du sol de toute la biomasse disponible sortirait le monde de ses problèmes d’eau et de ses problèmes alimentaires en moins de deux générations, sans mobiliser des capitaux importants. C’est aussi la voie vers la maîtrise des changements climatiques.
Si l’on examine les causes premières de tous les problèmes d’eau rencontrés dans le monde, on découvre à la base des décisions incorrectes relatives à la gestion de la biomasse. La destruction massive de celle-ci sous prétexte de « valorisation énergétique » ou « d’épuration » déséquilibre de plus en plus la biosphère jusqu’au point de rupture.
Même une partie, non négligeable, des changements climatiques provient de la gestion incorrecte de la biomasse.
La biomasse fécale humaine est loin d’être une « quantité négligeable ». L’azote contenu dans les déjections de l’humanité représente une masse équivalente à 40 % de l’azote utilisé dans l’agriculture mondiale. Dans le règne animal terrestre (grands animaux), la biomasse humaine se situe à la troisième place après les bovins et les insectes et avant les porcins.
Lorsqu’on envisage la gestion durable de la biosphère, la destruction massive des déjections humaines sous prétexte d’épuration est une forme de suicide collectif. En ce sens, le principe même de l’épuration des eaux fécales, quel que soit le système utilisé, est incompatible avec le concept du développement durable.
On comprend mieux cette idée, en lisant la page consacrée à l’importance de l’humus au chapitre consacré aux éléments de l’assainissement écologique.
Pour satisfaire les exigences de la loi de base, il faut trouver les solutions techniques qui reconduisent nos déjections conjointement avec la biomasse végétale dans le cycle de formation de l’humus. La toilette à litière biomaîtrisée (TLB) constitue une des réponses possibles à cette exigence. L’autre conduit vers la collecte et traitement sélectifs des eaux vannes et des eaux grises.
Vieux tissu à placer dans le bidon lorsqu’on le travaille pour étouffer le bruit.
Coffrage perdu
Plastique d’emballage (cellophane) ,
Scotch de chantier orange
Scotch de marquage,
Carton ondulé,
Tubes de carton de diamètre 80, 100 ou 130 mm,
Outils
Sécurité
Gants
Lunettes
Casques anti-bruit / bouchons d’oreille
Masques à poussières
Trousse de premier secours avec sérum physiologique en cas de projection de ciment dans les yeux
Traçage / Mesure
Mètre,
Crayon,
Marqueur,
Ficelle (environ 2 mètres)
Niveau à bulle
Métal
Marteau/massette/burin,
Tenaille,
Pince multiprise,
Cisaille à tôle (souvent plus pratique qu’un outil électrique)
Scie sauteuse + lames métal
Serre joint
Perceuse + mèches métal
Brosse métallique pour perceuse
Disqueuse + disques de découpe, à ébarber et à lamelles,
Ponceuse (optionnelle)
Béton :
Bâche
Verre doseur 1Litre
Truelle
Seaux de 10 litres x2, gamate , Cuve ou poubelle 50Litres pour le malaxage
Malaxeur à main,
Perceuse puissante avec embout malaxeur ou malaxeur manuel ou bétonnière (optionnel)
Coffrage perdu
Cutter
Ciseaux
Scie égoïne
Étape 1 – Approvisionnement matériel
La construction de ce poêle nécessite de nombreux éléments, qui peuvent être achetés neufs ou récupérés.
Les bidons sont faciles à trouver, sauf les 120 litres qui sont rares … Pour un bidon neuf compter 50€HT.
Les tuyaux de poêles qui constituent le foyer se récupèrent très facilement. En neuf ils font monter considérablement le prix de l’appareil.
ATTENTION 1 : les 2 tuyaux nécessaires pour le cendrier (fixe) et l’alimentation (amovible) doivent comporter un emboitement mâle à une extrémité afin de permettre l’adaptation d’un bouchon. ATTENTION 2 : La ligne d’évacuation des fumées doit être réalisée dans les règles de l’art, avec des tuyaux compatibles entre eux. Il faut éviter les fuites (de fumées certes, mais aussi de condensats) et le risque d’incendie.
Le béton peut être constitué de sable et de ciment fondu, mais il sera moins durable qu’un béton de chamotte/ciment fondu. La chamotte est de la brique réfractaire pilée : elle doit comporter 25 à 40% d’alumine. Se rapprocher des fabricants de briques réfractaires (voir liste en annexe). Une granulométrie de 0 à 10 mm est idéale, 0 à 5 mm est aussi appropriée.
EVITEZ de réaliser un béton de ciment normal ou de ciment noir (dépourvu d’alumine au contraire du fondu).
La vermiculite : mélangée au ciment elle permet d’isoler le fond du bidon. On la trouve en magasin de construction ou d’horticulture sous les appellations « vermex » et « effiperl » notamment. Ce dernier contient aussi de la perlite.
Le verre céramique : c’est un verre spécial qui ne subit aucune dilatation sous l’effet de la chaleur. Il résiste aux chocs thermiques de 800°C ! On le trouve dans le commerce (compter 400 à 600€/m²) mais aussi sur les vieux inserts, sur les plaques de cuisson électriques, sur les portes de four (vitre intérieure seulement, souvent peu résistante). N’utilisez pas du verre normal ! Pour tester votre verre de récup, placez-vous sur une surface plane, posez votre vitre sur un réchaud à gaz de camping. Si elle tient le feu c’est bon signe. Finalisez le crash test en versant dessus un bon verre d’eau froide ! Si c’est du verre ad hoc ça ne bronche pas. Ne vous mettez pas dans l’herbe, au cas où ça casse !
En image vous trouverez le coût moyen des fournitures pour les différents modèles, hors coût du bidon et de l’évacuation des fumées. la fumisterie représentant une part importante du budget.
Étape 2 – Constitution de l’appareil
Le principe du Poelito est de construire un poêle rocket dans un bidon. Le fond du bidon est tapissé de mélange isolant. Cela ne dispense pas de poser son poêle sur un support incombustible. La partie inférieure, où le feu se développe, est coulée en béton réfractaire autour d’un coffrage en tubes de carton. Ces tubes forment des réservations creuses : le circuit du feu et de fumées. La partie inférieure constitue la base du foyer.
C’est une masse fixe. La moitié supérieure est constituée de tuyaux métalliques amovibles et remplie de sable que l’on peut laisser sur place ou transporter séparément. Le foyer est fermé soit par une plaque de fonte, soit par une plaque vitro céramique, recouvert par le couvercle du bidon en guise de finition. Le conduit d’évacuation est à l’extérieur du bidon. La connexion se fait par un T de raccordement avec tampon de ramonage. La traversée du plafond et la sortie de toit (ou tout ce qui est à l’extérieur de l’habitat) doit obligatoirement être isolée.
On voit sur l’image le bas du conduit d’alimentation vertical avec vers le premier plan son cendrier, et vers l’arrière-plan le départ horizontal des flammes : ce premier ensemble constitue le brûleur. A l’arrière-plan on voit les 2 reprises des fumées, une de chaque côté du conduit de départ de flamme. Ces 2 reprises se rejoignent par en dessous via un collecteur, qui envoie les fumées vers l’arrière, en direction de l’évacuation des fumées). Cet ensemble constitue le collecteur. Raccordement au conduit d’évacuation par T avec tampon
Étape 3 – Dimensionnement
Il est possible de réaliser le Poelito dans trois dimensions différentes, en fonction des types d’habitat, des volumes à chauffer, de la température extérieure et de la qualité de l’isolation de l’habitat :
PITO 60 à partir d’un bidon 60 litres (Ø35 cm H 65 cm) : pour un camion ou une petite caravane. Compter 80kg.
Il est d’une faible puissance et faible masse, à réserver aux tout petits habitats, à moins d’avoir une très bonne isolation. A titre d’exemple pour une grande caravane de 7m de long c’est correct jusqu’à 0°C mais quand il fait -5°C il ne faut pas espérer avoir plus de 12°C le matin en ayant fait un feu le soir. L’utilisation très intense s’il est sous dimensionné fait qu’il sera moins durable. La zone de cuisson est assez petite et ne permet d’utiliser que des récipients de petite taille.
PITO 120 à partir d’un bidon 120 litres (Ø45 cm H 75 cm): pour une yourte jusqu’à 5m de diamètre à condition qu’elle soit bien isolée, parfait pour une grande caravane ou un mobil home. Compter 160 kg.
Meilleur compromis en termes de rapport masse-puissance/facilité de déplacement. Convient bien pour un studio. Bonne zone de cuisson, possibilité d’option chauffe-eau.
PITO 200 à partir d’un bidon 200 litres (Ø60 cm H 90 cm) : pour une yourte de plus de 5 m de diamètre, une petite maisonnette, une petite péniche … Compter 250 kg.
Modèle à privilégier pour un habitat de plus de 20 m² en habitat léger et 35 m² en habitat en dur moyennement isolé. C’est la taille la plus favorable pour un appareil qui bougera peu et qui devra recevoir des options telles que production d’eau chaude et banquette chauffante.
Étape 4 – Règles élémentaires de sécurité
Responsabilité de l’usager
Les rédacteurs de ce guide et l’association qui le met à disposition ne sont pas responsables de l’usage fait du Poelito. Vous êtes le seul et unique responsable de la mise en œuvre de l’appareil proposé. Soyez précautionneux dans l’action, posé et calme, et surtout critique vis à vis des éventuelles fausses bonnes idées que vous pourriez avoir (« ça ira bien comme ça … »).
Sécurité pendant la construction
Portez toujours les équipements de sécurité indispensables à la tâche réalisée. Le métal est un matériau dangereux à travailler et le ciment est toxique à respirer. Munissez-vous d’un plan de travail approprié et fixez les pièces que tu vas usiner par tout moyen fiable à disposition (serre-joint, étau, pince-étau).
Installation du poêle
Comme tout poêle, il y a des règles à respecter pour ne pas se mettre soi ou son habitat en danger.
Poids/fondations : L’appareil présente un poids relativement important. Dans un habitat léger il est indispensable de mettre en place un report de charge sous le plancher afin d’éviter son affaissement. A minima il faudra au moins un plot qui reposera sur le sol dur et soutiendra efficacement le plancher. Au besoin, ajouter une traverse entre les supports existant (solivage) et le plot afin de maximiser son effet. En complément, une plaque de répartition du poids est préconisée car le plancher peut être relativement flexible et se déformer localement sous l’effet de charges ponctuelles (points d’appui intense). Il s’agit de poser par-dessus le plancher tout matériau suffisamment rigide et étendu pour répartir les points d’appui sur un surface plus importante que celle sur laquelle reposerait normalement l’appareil.
Protection du sol : Il doit être posé sur une plaque métallique épaisse et suffisamment grande pour répartir le poids s’il y a lieu. En cas d’installation sur un matériau inflammable, un plancher bois par exemple, il faut rehausser l’appareil afin d’avoir une circulation d’air en dessous ou de placer une masse supplémentaire ou un isolant épais.
Distance aux parois : Le poêle doit être placé à 15 cm minimum de toute paroi. S’il y a moins de 45 cm entre le poêle et la paroi la plus proche, elle doit être protégée avec une isolant incombustible, comme de la laine de roche. Il ne doit en aucun cas toucher un matériau combustible.
Conduits : Le tuyau d’évacuation des fumées doit absolument respecter les normes en vigueur. Ces normes sont simples et évitent de mettre le feu à son habitat. Il s’agit à minima de respecter une distance de sécurité de 30cm entre toute paroi inflammable et un tuyau simple peau et d’utiliser du double-peau en passage de toiture et en extérieur (avec distance de sécurité en traversée de toiture de 10 cm). Tout piège à calorie est à éviter strictement : l’anneau de 10 cm qui entoure le tuyau en traversée de toiture ne doit pas être laissé vide, mais rempli avec un isolant incombustible. Dans un espace vide (surtout s’il est clos) la température peut s’élever jusqu’à s’enflammer !
Hauteur de la cheminée : La configuration des lieux influera sur le tirage. Il faut éviter les obstacles produisant des vents tourbillonnants. Notamment le tuyau d’évacuation des fumées doit dépasser le sommet du toit de 40cm. Pour un toit plat il doit dépasser de 120 cm (dans ce cas il doit être correctement arrimé). Normativement le tuyau doit aussi dépasser tout obstacle présent à moins de 8m de distance (arbres par ex.)
Choix de l’emplacement : Ce qui dicte l’emplacement d’un poêle c’est fréquemment les possibilités de passage du conduit de fumées en toiture. Evidemment en corrélation avec l’aménagement de la pièce. Evitez de trop rehausser l’appareil afin de chauffer aussi au niveau du sol. S’il est placé près d’un mur il faut veiller non seulement aux distances de sécurités mais aussi à la facilité d’accès pour l’amorçage du tirage et le ramonage.
Étape 5 – Bétons, recette et préparation
La réalisation du Poelito passe par la mise en œuvre de béton. Le ciment fondu est corrosif pour la peau et irritant pour les yeux et les voies respiratoires : à manipuler avec des gants, porter des lunettes et un masque anti-poussières.
Il y a deux mélanges différents à réaliser :
un mélange isolant, pour le fond du bidon et la remontée des flammes,
un mélange dense pour le reste, pour conserver la chaleur
Les recettes et la mise en œuvre sont expliquées ci-dessous. On y fera appel à plusieurs reprises dans le tutoriel
Recette du béton réfractaire isolant
1 volume d’eau
1 volume de ciment fondu
1,3 volume de vermiculite
Calculer le volume nécessaire à couler et le majorer de 20 %.
Mettre l’eau dans la cuve où vous faites le mélange
Verser le ciment par-dessus
Mélanger pour obtenir une pâte lisse
Verser toute la vermiculite par-dessus et malaxer pour obtenir un mélange homogène. Il faut que tous les grains soient noirs et que le mélange soit suffisamment humide.
Rajouter de l’eau si besoin.
Recette du béton réfractaire dense
1 volume d’eau
1,3 volume de ciment fondu
3,3 volume de chamotte réfractaire
Calculer le volume nécessaire à couler et le majorer de 10 %.
Mettre la chamotte dans la cuve où vous faites le mélange
Verser le ciment par-dessus
Mélanger à sec
Ajouter les ¾ du volume d’eau nécessaire
Mélanger
Compléter progressivement avec le reste de l’eau pour ajuster la consistance
Comme tous les liants à prise hydraulique, une perte d’eau ou un séchage trop rapide empêche les réactions chimiques de prise de se produire.
Couvrir l’ouvrage en cours de prise s’il fait très chaud, ne pas mettre en œuvre ces mortiers en plein soleil ni en cas de gel. La prise est assez rapide : de l’ordre d’une ½ heure.
Ne préparer que la dose que vous pouvez mettre en œuvre dans ce laps de temps.
Éviter l’eau de pluie qui peut être acide et nuire à la prise du liant.
Éviter l’eau chaude qui accélère la prise.
Étape 6 – Préparation du bidon
Décapage
Il est préférable de décaper le bidon avant de se lancer dans la construction. Dans tous les cas il faut le faire avant les premiers feux qui feront cloquer la peinture qui n’est pas prévue pour résister aux hautes températures. Le plus simple pour décaper est d’utiliser des disques à décaper sur une meuleuse. Il est également possible d’utiliser une ponceuse ou de mettre une brosse métallique sur une perceuse.
Découpage
A moins d’avoir un bidon à couvercle amovible avec cerclage, il faut découper le dessus du bidon. Le dessus du bidon sera le couvercle du poêle une foi finie. Il faut donc éviter de l’abimer, et choisir plutôt le fond du bidon (qui est complet) que le dessus (qui comporte des bondes). C’est-à-dire prendre le bidon à l’envers.
Muni d’une disqueuse et des équipements de protection pour les yeux, les oreilles, et les mains, découper juste sous le bourrelet, en prenant soin de ne pas couper la deuxième épaisseur de tôle. Ainsi le couvercle pourra être replacé. La scie à métaux fonctionne aussi très bien. Astuce : entamer le métal à la disqueuse (facile) et finir à la scie (précis). Il faut penser à protéger le sol avec une bâche car les restes de liquide présent dans le bidon risquent de s’échapper par la zone découper.
Nettoyage
Maintenant que le bidon est ouvert, il faut le nettoyer car il contient surement encore un peu d’huile. Utiliser de la sciure ou du sable pour éliminer le plus gros du résidu de contenu. Traiter ce déchet selon sa composition, probablement comme un déchet toxique à placer en déchetterie.
Étape 7 – Réalisation des trous du cendrier et de la sortie fumées
Le bidon doit être percé de deux trous diamétralement opposés permettant d’introduire des tuyaux. À l’avant le tube de diamètre 100/130/150 mm servira d’entrée d’air et d’évacuation des cendres. À l’arrière le tube de 80/100/130 mm servira à connecter le tuyau d’évacuation des fumées (respectivement les diamètres du modèle Pito 60/120/200).
Les deux tubes doivent être à 6 cm du fond du bidon. C’est l’épaisseur de la couche de béton du socle. Il faut faire attention au rebord extérieur pour prendre la côte (c’est 6 cm depuis le fond, auxquels il faut ajouter l’épaisseur du rebord, soit environ 1,5 cm).
À l’aide d’une ficelle, faire le tour du fut, marquer au feutre sur la ficelle l’endroit où elle se rejoint : cela donne le périmètre du fût.
Plier la ficelle en deux en deux et faire une nouvelle marque à la moitié : le demi périmètre
Tracer les trous au marqueur, autour des tubes à insérer
Utiliser la ficelle pour positionner les 2 centre des ouvertures, en face à face.
Découper les deux cercles en restant bien à l’intérieur du trait.
Marteler le bord du trou (vers l’extérieur) pour l’ajuster au tube.
Conserver les cercles découpés pour pouvoir faire les bouchons du cendrier et de l’alimentation
Étape 8 – Mise en place les tubes cendrier et évacuation des fumées
Côté cendrier
Enfiler le tube de 100/130/150 dans son trou préparé sur le bidon, côté mâle à l’extérieur, avec le bourrelet contre la paroi extérieure du fût.
Par l’intérieur, tracer sur le tube la jonction avec la paroi du fût
Enlever le tube et couper 15 mm plus loin que le trait.
Découper ensuite les ailettes dans cette bande de 15 mm en arrêtant la coupe sur le trait, à la cisaille, à la scie sauteuse ou à la meuleuse. Elles doivent être larges de 1cm, pour que les ailettes soient faciles à replier.
Une fois les ailettes découpées remettre le tuyau en place et replier les ailettes.
Si besoin, placer quelques rivets ou vis auto-foreuses pour le bloquer solidement.
Côté évacuation des fumées
Côté évacuation des fumées il faut fixer de la même manière une manchette courte avec emboitement femelle. L’emboitement femelle donne à l’extérieur.
Étape 9 – Fixation des coffrages perdus
Les coffrages qui seront réalisés prochainement risquent de bouger lors des coulées de béton, il faut donc les arrimer pour maintenir de bonnes épaisseurs.
Retourner le fut
Percer 3 paires de trous au diamètre du fil de fer selon le schéma ci contre. la précision n’est pas très importante
Passer des boucles de fil de fer d’environ 1 mètre. Elles viendront maintenir les réservations en cartons pendant le coulage du béton.
Les fils de fer doivent pointer à l’intérieur du bidon
Étape 10 – Fabrication du bouchon du cendrier
Ce bouchon permet de fermer le cendrier et de régler l’entrée d’air primaire.
Prendre un bout de tube qui s’emboite sur la sortie (mâle) du cendrier.
Couper en ajoutant 15 mm à la longueur nécessaire.
Dans cette bande de 15 mm, découper des ailettes tous les centimètres, en essayant d’en avoir un nombre pair, ce sera plus joli.
Plier une ailette sur deux vers l’intérieur.
Réutiliser le cercle découpé dans le bidon pour fermer le couvercle.
Poser le cercle sur les ailettes repliées
Replier les autres ailettes par-dessus.
Ajouter une poignée et une petite trappe de réglage de l’entrée d’air.
Le système de réglage de l’air primaire (au cendrier) doit être précis et efficace. Il permet de contrôler la puissance de combustion.
Étape 11 – Coulée du fond de protection
Le fond du poêle est composé de 2 couches différentes : 3 cm de mélange isolant puis 3 cm de mélange dense. Elles ont pour rôle d’isoler le fond du fût de la chaleur pour protéger le sol.
Marquer à l’intérieur du fût la hauteur à laquelle doivent s’arrêter les deux couches, soit 3 et 6 cm.
S’assurer que le bidon est sur une surface de niveau quand le béton est coulé.
Préparer le mélange en se référant à la recette et préparation du mélange isolant en étape X
Couler le mélange isolant jusqu’à atteindre les 3cm
Compacter le mélange au moyen d’un tasseau lors de la mise en œuvre.
Attention à bien faire ressortir les fils de maintien du moulage. Attendre deux heures que la première couche soit sèche en surface pour couler le mélange dense.
Astuce : une fois que le mélange a commencé à prendre, scarifier la surface du béton pour que la seconde couche accroche bien.
Préparer le mélange en se référant à la recette et préparation du mélange dense en étape X
Couler 3cm de mélange dense jusqu’à atteindre les 6cm
Compacter le mélange au moyen d’un tasseau lors de la mise en œuvre.
Attention à bien faire ressortir les fils de maintien du moulage. Attendre 24h avant de couler le reste
Étape 12 – Réalisation des coffrages perdus
Il va falloir maintenant faire les coffrages perdus pour couler le béton réfractaire. C’est-à-dire créer les conduits pour la circulation du feu et des gaz. Pour cela, à l’aide de cartons il faut réaliser les moules des différents conduits. Une fois le béton coulé, il faudra les retirer. Il faut donc les faire suffisamment solides pour qu’ils résistent à la pression du béton tout en étant le plus simple à retirer une fois l’ensemble sec.
L’épaisseur minimum de béton entre les différentes pièces et entre les pièces et le fût doit être de 3 cm. En dessous, le béton risque de fissurer et de rendre le poêle peu durable. Il y a aussi le risque d’une mauvaise circulation des fumées, donc un poêle qui marche mal. Il faut donc penser à ça lors de la construction des moules et surtout lorsqu’ils sont placés dans le bidon pour couler le mélange.
Découpe
Pour raccorder deux tuyaux, comme ce sont des cylindres, il faut faire une gueule de loup. Lors des découpes des tubes en carton, ajouter quelques cm aux côtes listées dans les tableaux. Par ex. pour raccorder un tube de 100mm sur du 100mm, la profondeur de la gueule de loup est de 5cm.
La découpe se fait à la scie pour le carton épais (voir à la scie sauteuse, très pratique) et au cutter.
Prendre les dimensions sur les tableaux en image.
Assemblage
Emballer chaque tube individuellement dans du plastique de protection.
Positionner les tubes les uns par rapport aux autres en respectant les mesures données dans les plans.
Maintenir les tubes entre eu avec du scotch orange.
Attention à bien couvrir les jonctions pour que le béton ne pénètre pas dans les tubes.
ASTUCE : Pour la connexion avec le cendrier ou l’évacuation des fumées, faire une réduction avec un autre morceau de carton assez rigide. Enlever une bande pour le réduire en diamètre pour pouvoir l’enfiler dans le moule en carton. ASTUCE : Prévoir 2 cm de marge en hauteur afin de conserver une prise pour le retrait des coffrage ASTUCE : Une fois le collecteur et le tube horizontal de départ de flamme réalisés (les plus durs à retirer) il est possible de les découper dans le sens de la longueur, en 2 ou 3 morceaux puis de les ré-assembler. Ils seront plus faciles à retirer.
Étape 13 – Positionnement des coffrages
Une fois les coffrages perdus en carton finis et enveloppés, il faut les placer dans le fût et les fixer.Commencer par l’évacuation des fumées :
Emboiter le tube en carton dans l’ouverture métallique du bidon,
Le Fixer avec les 2 fils de fer en serrant bien.
Couper les sur-longueurs de fil de fer inutiles.
Faire de même avec le coffrage du cendrier
Accrocher les fils de fer en passant par-dessus la branche horizontale de départ de flammes.
Caler les différents éléments entre eux avec des morceaux de bois, ils permettront de maintenir les écartements entre les éléments pendant la coulée du béton dense.
Étape 14 – Coulée de béton réfractaire
Indiquer avec un marqueur ou un scotch la hauteur à laquelle doit s’arrêter le béton dense à l’intérieur du bidon à partir du béton du fond (350/300/260).
Préparer le mélange en se référant à la recette et préparation du mélange dense en étape X
Couler le béton par passe de 5 cm maximum.
Tasser le béton après chaque passe de manière homogène. Si le béton est trop tassé d’un côté, le coffrage en carton va être repoussé.
S’assurer que les épaisseurs sont régulières et symétriques, les coffrages ne doivent pas bouger. Si besoin, replacer les cales au fur et à mesure du remplissage.
Répéter jusqu’à arriver à la hauteur indiquée.
Étape 15 – Retrait des coffrages perdus
Le retrait des coffrages peut se faire 12h après le coulage. C’est une étape assez fastidieuse.
Utiliser des gants pour éviter de s’abîmer les mains contre le béton en les glissant dans les trous.
Arracher à la main ou avec une pince tout ce qui est accessible par les orifices.
Une fois le maximum enlevé, faire du feu dans les trous pour brûler ce qui reste et pouvoir l’enlever.
Utiliser de l’alcool à bruler facilite la combustion des éléments à retirer, attention cependant à ne jamais mettre d’alcool sur le feu. Une fois le feu démarré, utiliser des petits bouts de bois secs pour continuer la combustion.
Étape 16 – Fabrication du conduit d’alimentation bois
La longueur du conduit d’alimentation bois doit être ajustée pour que son extrémité supérieure traverse le couvercle et puisse recevoir un bouchon. Néanmoins il doit être le plus court possible, car l’effet de tirage qui se produit ici à l’allumage s’oppose à celui de la ligne d’évacuation. Plus il est court, plus c’est facile à allumer.
Prendre la longueur entre le niveau du béton et le haut du fût, y ajouter 15mm pour les ailettes et la hauteur du bouchon. Le haut du tube doit être un emboitement mâle pour recevoir le bouchon.
Découper le tube.
Réaliser des ailettes de 15mm de haut tous les centimètres sur la partie basse.
Replier une ailette sur deux vers l’extérieur
Étape 17 – Fabrication du bouchon d’alimentation en bois
Pour le conduit d’alimentation il faut procéder de même manière que pour celui du cendrier sans ajouter d’entrée d’air :
Prendre un bout de tube qui s’emboite sur la sortie (mâle) de l’alimentation.
Couper en ajoutant 15 mm à la longueur nécessaire.
Dans cette bande de 15 mm, découper des ailettes tous les centimètres, en essayant d’en avoir un nombre pair, ce sera plus joli.
Plier une ailette sur deux vers l’intérieur.
Réutiliser le cercle découpé dans le bidon pour fermer le couvercle.
Poser le cercle sur les ailettes repliées
Replier les autres ailettes par-dessus.
Ajouter une poignée
Pour ajuster l’air secondaire il suffit de poser le couvercle entrouvert. En fonctionnement le couvercle ne sera jamais totalement fermé. A l’arrêt il est fermé, il évite que le poêle chaud continue d’aspirer de l’air dans la pièce, de le chauffer, et de l’évacuer dehors.
Étape 18 – Réalisation de la grille
Le système marche d’autant mieux que le foyer est équipé d’une grille, avec l’air primaire arrivant dessous (sur le cendrier). Cela permet de réduire les braises au fur et à mesure que tu recharges.
Découper la grille d’égout, selon une forme de langue, pour qu’elle se place au milieu de la hauteur du cendrier, elle doit aller jusqu’au fond du foyer pour empêcher les braises de tomber.
Étape 19 – fabrication de la remontée de flammes
Pour faire ce tube en béton il faut fabriquer un moule à l’aide de 2 tubes de carton placés l’un dans l’autre. Le diamètre du tube intérieur doit correspondre au coulage (100/100/80). Le tube extérieur doit avoir un diamètre d’environ 6cm de plus que celui de l’intérieur pour permettre d’avoir un tube d’épaisseur 3cm. Il devra être plus court que la cloche de 2 à 3 cm afin de laisser un espace sous la vitre pour la circulation des fumées.
Couper le tube en carton extérieur
Habiller la surface intérieure de plastique.
Couper le tube en carton intérieur
Habiller la surface extérieure de plastique
Découper deux rondelles de carton qui serviront d’écarteurs entre le tube intérieur et le tube extérieur.
Les recouvrir de plastique.
Placer les rondelles dans le fond pour fermer le moule
Remplir avec du mélange isolant (ciment fondu et vermiculite), par petites quantités.
Répartir le mélange et tasser le fortement avec un tasseau tout fin.
ASTUCE : Si vous n’avez pas de tube en carton du bon diamètre vous pouvez les réaliser en roulant du carton sur lui-même. Roulez-le en ayant les « veines » du carton dans la hauteur.
ALTERNATIVE : Pour les Pito 60, il est possible de faire un coffrage en mélange isolant ou sinon découper un tube dans du métal épais, par exemple dans un extincteur (pas en aluminium) car l’espace est très étroit.
Étape 20 – Fabrication de la cloche
La cloche doit faire le tour de l’ensemble du tube de remontée des flammes et des deux tubes d’aspiration des fumées. Il faut essayer de faire la cloche la plus petite possible pour pouvoir mettre un maximum de sable autour.
Mise en forme
Effectuer une pression sur la cloche pour qu’elle se déforme et devienne ovale.
Attention : Éviter de lui donner une forme de haricot car elle risque de se déformer dans le temps. Avec les cycles de chauffe et refroidissement, le sable se compacte et exerce une forte pression sur les éléments métalliques. La cloche peut alors être comprimée et se déformer si sa forme n’est pas simplement ovale.
Positionner la cloche autour des trous d’évacuations des fumées et de la remontée des flammes.
Si la cloche est trop grande il faut la rétreindre (découper et visser) pour l’ajuster aux éléments.
Ajustement en hauteur
Prendre la longueur entre le niveau du béton et le haut du fût, y retrancher 2-3 mm de marge et l’épaisseur du verre céramique et ajouter 15mm d’ailettes
Reporter ces mesures sur la future cloche et poser un scotch sur tout le périmètre, ce sera la marque à suivre lors de la découpe
Découper la cloche
Indiquer la hauteur finale de la cloche (distance entre le niveau du béton et le haut du fût, y retrancher 2-3 mm de marge et l’épaisseur)
Réaliser les ailettes du côté où la découpe est la moins propre.
Plier toutes les ailettes vers l’extérieur, elles permettront à la cloche de tenir sur le béton.
Étape 21 – Découpe de la vitre
La vitre doit recouvrir toute la cloche. Avant de la faire découper, vérifiez les cotes sur votre poelito, il est important de s’assurer que le patron soit de la bonne taille.
Ce doit être un verre vitrocéramique, qui résiste aux hautes températures. Voir Etape n°1 – Approvisionnement matériel
Si vous l’achetez dans un magasin de bricolage (400 – 700 €/m²) faites la découper sur place.
(PATRONS)
Étape 22 – Découpe du couvercle
Le couvercle ferme le haut du poelito, il n’a pas de rôle particulier dans le système.
Tracer sur le dessous du couvercle le conduit d’alimentation ainsi que la cloche.
Découper à la scie sauteuse
Positionner sur le poêle
Étape 23 – Peinture
La construction du poêle est terminée, avant de l’installer dans son futur habitat, il mérite un coup de peinture.
Utiliser des peintures spéciales pour poêles qui résistent aux hautes températures.
Étape 24 – Installation
La construction du Poelito est terminée! il est l’heure de le sortir de l’atelier pour lui trouver une place à long terme pour en profiter durant les longues soirées d’hiver.
Attention à bien respecter les règles de sécurité rappelée dans l’Etape n°4
Étape 25 – Remplissage de sable
Une fois l’appareil installé au bon endroit, sur un socle approprié, avec son tuyau installé, il faut commencer par mettre en place la cloche et le conduit d’alimentation.
Poser le conduit d’alimentation en bois et la cloche à blanc (sans mortier ni joint) et ajuster les écartements.
Poser le couvercle par-dessus pour vérifier aussi les alignements.
Utiliser les ailettes pour ajuster (replie- les pour redresser un conduit un peu penché).
Lorsque tout est en place, déposer sur la jonction ailettes/maçonnerie des petits paquets de mortier d’argile, en les répartissant progressivement tout autour jusqu’à tout recouvrir. Il s’agit d’éviter que le sable ne fuit par les espaces entre les ailettes.
Mortier d’argile : terre argileuse (qui colle) et du sable en proportions variables. Généralement 1 argile pour 3 à 5 sable, avec ce qu’il faut d’eau pour en faire des boules qui se tienne et qui collent. Si pour un enduit ou de la maçonnerie il vaut mieux s’assurer d’avoir les proportions idéales, ici ça n’a aucune importance.
Étape 26 – Pose de la vitre
Poser la vitre sur la cloche sans joint.
Faire quelques feux pendant lesquels le sable va se tasser.
Ajouter du sable quand c’est nécessaire.
Mettre du sable de niveau jusqu’au haut de la cloche
Poser par-dessus de la tresse minérale pour porte de poêle (disponible en magasin de matériaux)
Replacer la vitre.
Replacer le couvercle, la mise en place est terminée.
Profiter du poêle jusqu’au printemps !
Étape 27 – Notice d’utilisation
Préparation du combustible
Il faut du bois très sec sans quoi le poêle chauffera mal et s’encrassera. Il faut 2 types de combustibles :
le bois de préchauffage : très fin et court, de l’ordre de 10 à 20 cm de long pour un diamètre maximum de 4 à 5 cm, idéalement du résineux qui est plus facile à allumer.
le bois de chauffe : de longueur variable (de 30 cm jusqu’à la hauteur sous plafond) plutôt bien droit et assez fin. *
Si les 10 à 15 cm de section du conduit d’alimentation (selon le modèle) sont remplis avec une seule grosse bûche ça ne brûlera pas bien du tout ! Il faut des diamètres variés et complémentaires afin de bien remplir le conduit. Le bois tordu empêche un bon remplissage, il faut donc s’arranger pour recouper les branches là où elles sont tordues, quitte à avoir des longueurs différentes. Sinon toute essence fera l’affaire, à condition que le bois soit bien sec.
Chargement de la flambée de préchauffage
Placer dans le conduit d’alimentation, depuis l’ouverture supérieure, dans cet ordre-là :
une poignée d’allume feu bien aéré (carton ou papier déchiqueté, copeaux grossier …)
une poignée de cagette bien brisée,
Une poignée de petit bois de préchauffage fendu très fin (idéalement du résineux),
une poignée de bois de préchauffage de diamètre plus important (4 à 5 cm maxi)
Vérifier que le départ horizontal vers la zone de flamme n’est pas obstrué par le bois.
Vérifier le niveau de cendres et vider s’il y en a trop avant de passer à l’allumage.
Amorçage du tirage et allumage
Placer un peu de cendre ou de sable dans le bouchon du T au pied de la ligne d’évacuation (seulement la 1ère fois)
verser 5cl d’alcool à brûler dessus.
Allumer et replacer rapidement le bouchon.
Allumer le feu au niveau du cendrier
replacer les 2 couvercles (dessus de l’alimentation et cendrier) en position entrouverte. Le tirage produit par la combustion de l’alcool assure un allumage rapide et idéal à chaque fois.
Si de la fumée s’échappe par le haut, refermer totalement le couvercle d’alimentation et réduire l’ouverture du cendrier.
Chargement
Dès que la charge de préchauffage est bien allumée, ajouter par-dessus, sans tasser, suffisamment de bois pour remplir l’intégralité de la section d’alimentation.
C’est une condition importante pour que le bois brûle correctement : la combustion est meilleure si tu remplis toute la section. Le feu se développe d’avantage dans la zone de flamme, et moins dans le conduit d’alimentation.
Attention à ne pas trop serrer le bois qui doit pouvoir descendre naturellement au fur et à mesure qu’il brûle.
Gestion du feu et rechargement
Vérifier de temps en temps que le bois brûle seulement en partie inférieure et ne se bloque pas. Secoue ton bois pour l’aider à descendre au besoin.
Réglage du tirage : il faut conserver une petite ouverture sur le cendrier pour éviter l’accumulation de braises. Si cette ouverture est trop grande le feu peut s’emballer jusqu’à remonter et fumer par en haut. L’essentiel de l’air doit arriver par le haut du conduit d’alimentation : la réduire de moitié au maximum mais jamais d’avantage !
Si la vitre noircit 3 possibilités : le bois n’est pas sec, le régime de combustion est trop intense (trop d’air au cendrier), l’arrivée d’air par en haut est trop faible.
ATTENTION : Pendant la flambée, l’appareil demande peu de surveillance et d’entretien. Mais avec du bois très long la combustion peut remonter le conduit d’alimentation et s’emballer, surtout avec du résineux (palette). Si c’est le cas, vaporiser un peu d’eau dans le conduit d’alimentation pour le refroidir.
Étape 28 – Entretien
Entretien courant
Le seul entretient à effectuer régulièrement est le vidage des cendres. Si le niveau de cendres est trop important une accumulation de braises va se produire, jusqu’à boucher le départ latéral vers la zone de flammes : c’est l’arrêt d’urgence assuré, après un bon enfumage !
Entretient annuel La loi oblige tout utilisateur de poêle à bois à ramoner le conduit d’évacuation des fumées 2 fois par an dont une fois en période de chauffe. Pour ramoner le conduit glisse un hérisson nylon de diamètre approprié par le tampon de ramonage.
Va jusqu’en haut puis redescend. Si tu fais ça dans un poêle encore chaud le tirage va inciter les poussières à sortir par en haut plutôt qu’à sortir vers l’habitat. Il est aussi important de vider le dépôt de cendres qui va se produire en pied de circuit de flamme et surtout au fond du collecteur de fumées. C’est l’endroit préféré des cendres volantes pour se déposer, d’où l’utilité des trappes de ramonage en face du collecteur.
En raison des taux d’intérêt du marché très bas et souvent négatifs, la popularité de l’assurance-épargne (produit de la branche 21) a diminué ces dernières années. Les épargnants craignent de perdre également du pouvoir d’achat avec les assurances liées à l’épargne s’ils placent leurs économies pendant au moins huit ans dans un tel produit de la branche 21. Cette crainte n’est pas fondée pour l’instant. Au cours des cinq dernières années, le rendement de la police d’assurance moyenne de la branche 21 a toujours été supérieur à l’inflation.Au cours des cinq dernières années, le rendement de la police d’assurance moyenne de la branche 21 a toujours été supérieur à l’inflation.Partager sur Twitter
Les assurances-épargne offrent un taux d’intérêt garanti qui est complété par une participation bénéficiaire. Bien que le taux d’intérêt garanti soit généralement inférieur à 0,5 %, les assureurs ont pu compenser la faiblesse des taux d’intérêt ces dernières années par la part de bénéfices qu’ils réalisent grâce aux investissements en actions ou en biens immobiliers. En 2020, l’assurance-épargne offrait donc un rendement brut moyen de 1,5 %.
Les rendements bruts ne tiennent pas compte des frais d’entrée. Il s’agit d’un point important vu que ces frais peuvent atteindre jusqu’à 6% chez certains prestataires. Même répartis sur une durée de huit ans, ces coûts réduisent considérablement le rendement. Pour ceux qui visent la sécurité à 100 %, l’assurance-épargne est une alternative au compte d’épargne, à condition que les frais ne soient pas trop élevés. En outre, vous devez vous tenir à un horizon de huit ans pour des raisons fiscales.
2/Les actions et les fonds
Ceux qui sont prêts à prendre plus de risques peuvent dépasser de loin les rendements de l’assurance-épargne. C’est possible avec des actions. “En fait, les actions sont l’une des rares alternatives à l’inflation. Une inflation plus élevée signifie des bénéfices plus élevés et souvent des dividendes plus élevés”, soutient Koen De Leus. Werner Wuyts suit également cette logique, même s’il se montre prudent. “L’histoire nous enseigne que le cours des actions peut chuter rapidement et fortement, même pour les entreprises qui répondent à toutes les normes de qualité. Un horizon temporel d’au moins sept ans est souhaitable”, dit-il.“Les actions sont l’une des rares alternatives à l’inflation. Une inflation plus élevée signifie des bénéfices plus élevés et souvent des dividendes plus élevés.”Partager sur Twitter
Koen De Leus
BNP Paribas Fortis
Ceux qui ne souhaitent pas une exposition totale aux marchés d’actions peuvent recourir à des fonds mixtes. Ceux-ci investissent non seulement dans des actions, mais aussi dans des obligations, des biens immobiliers et des matières premières. En tant qu’épargnant, vous pouvez ainsi diversifier davantage vos placements. “Soyez attentifs aux dénominations utilisées”, conseille Luc Aben. “Les fonds dont la dénomination contient le terme ‘défensif’ contiennent beaucoup d’obligations. Or les obligations sont très sensibles à la hausse de l’inflation. Si vous optez pour un fonds mixte, veillez à ce que l’accent soit suffisamment mis sur les actions.” Les fonds avec une pondération de 50 à 60 % d’actions ont fourni un rendement moyen de 4% par an au cours des cinq dernières années. Mais même les fonds diversifiés ne sont pas à l’abri des chocs intermédiaires. Lors du crash corona de mars 2020, les fonds ont chuté jusqu’à 20%. Un horizon à long terme est donc important pour eux aussi.
3/ L’immobilier
“Si vous voulez protéger votre épargne contre l’inflation, l’immobilier est la voie royale”, déclare Frédéric Vandenhende d’Investr, une plateforme pour investisseurs dans l’immobilier. “Non seulement les loyers sont indexés, mais la valeur de votre bien évolue aussi avec l’inflation.”
Cependant, beaucoup hésitent à placer leurs économies dans l’immobilier physique car le prix d’entrée est élevé. Frédéric Vandenhende réfute cette affirmation. “Je conseille à toute personne qui souhaite investir dans l’immobilier non seulement de le faire avec ses propres fonds, mais aussi d’en financer une partie importante par un emprunt. Les taux d’intérêt sont historiquement bas. Si votre rendement locatif net est supérieur aux intérêts que vous payez sur le prêt, vous bénéficiez déjà d’un effet de levier financier. En outre, l’inflation érode le remboursement du prêt.”
Selon Frédéric Vandenhende, le choix du bien est crucial si l’on veut un investissement rentable. “La question la plus importante est de savoir si vous pouvez attirer le bon locataire pour le bien. Le chômage locatif est la plaie de l’investissement immobilier. Fixez un loyer réaliste et visez un locataire stable.” Selon Frédéric Vandenhende, celui qui maîtrise ces aspects devrait être en mesure d’obtenir un rendement locatif de 3 à 5%. “Méfiez-vous des projets immobiliers qui promettent un rendement de 9 ou 10%. Cela n’existe tout simplement pas. Soit le loyer n’est pas viable et il y a un risque de vacance, soit on jongle avec les chiffres.”
Frédéric Vandenhende considère que, dans les années qui viennent, les prix de l’immobilier dans notre pays seront soutenus par un marché locatif en pleine croissance. Le marché de la location en Belgique a augmenté, passant de 25 à 29% du marché immobilier, mais il est encore loin des 50% des pays voisins. En Belgique, la location est encore considérée comme un marché marginal, même si c’est en train de changer. Une nouvelle génération qui ne veut pas s’accrocher à une habitation va assurer une forte croissance du marché de la location, prédit-il.
Werner Wuyts considère lui aussi que l’immobilier physique constitue une bonne alternative, bien qu’il souligne un inconvénient important. “L’investissement est hautement illiquide. Appeler un notaire et lui demander de vendre une propriété le jour même n’est pas une option. Ici aussi, l’horizon temporel atteint vite cinq à sept ans. En outre, les Régions imposent une taxe d’entrée élevée de 10% ou 12,5% (les droits d’enregistrement, NDLR) sur la valeur du bien immobilier”, explique Werner Wuyts.
Luc Aben admet que l’immobilier peut être une bonne alternative, mais souligne que la priorité doit être donnée aux actifs mobiliers. “Si le patrimoine est suffisamment important, l’immobilier en direct peut faire partie de l’allocation. Mais seulement après s’être constitué un portefeuille mobilier diversifié. C’est ce que nous préférons. Après tous les frais, les impôts, l’entretien… le rendement net de la propriété directe est souvent surestimé. En moyenne, le rendement atteint 2 à 3%. Avec les actions, vous y parvenez souvent avec le seul dividende, sans compter les éventuelles plus-values”, explique Luc Aben.
4/ L’or
L’or est souvent vu comme une protection contre l’inflation. Pourtant, cette matière première prend généralement qu’une place limitée dans le portefeuille, car elle ne produit pas de revenus fixes. “Dans les années 1970, nous avons vu quelle pouvait être la valeur de l’or quand l’inflation s’envole”, relève Koen De Leus.
Selon Luc Aben, la performance de l’or est principalement liée aux taux d’intérêt réels aux États-Unis. “Les États-Unis sont plus susceptibles d’enregistrer une hausse de l’inflation et une baisse des taux d’intérêt réels en raison de la poursuite de la politique accommodante de la banque centrale américaine et de sa politique budgétaire accommodante. De ce point de vue, l’or mérite une petite place dans un portefeuille diversifié.”
Werner Wuyts nuance. “L’or présente l’avantage que la quantité en circulation ne peut pas être manipulée. Mais le prix de l’or peut fluctuer de manière significative. L’été dernier, son prix était de 2.000 dollars, aujourd’hui il est inférieur à 1.700 dollars. Avec une perte de 15% sur cette période, vous ne couvrez pas l’inflation. Je considère l’or comme un élément de diversification, mais sur le long terme et de manière très incertaine.”
Les nombreuses monnaies virtuelles qui émergent constituent-elles une alternative? “Tesla a annoncé que vous pourrez payer votre voiture en bitcoins, mais le prix n’est pas en bitcoins. Il correspond à la conversion du prix de vente en dollars en bitcoins au cours du jour. L’avenir de ces monnaies virtuelles est très incertain. Il existe une limite au nombre de bitcoins en circulation, mais il n’y a pas de limite à la création de monnaies virtuelles. Je ne les considère pas comme une alternative”, déclare Werner Wuyts.
Pour obtenir un rendement supérieur à celui du compte d’épargne, vous devez renoncer à une certaine tranquillité d’esprit. “Bien sûr, il est rationnellement intéressant d’investir son épargne de manière à ce qu’elle soit mieux protégée contre l’inflation”, déclare Werner Wuyts. “Mais il ne faut pas négliger la composante émotionnelle. On a généralement tendance à conserver beaucoup plus de cash que ce dont on a besoin à court terme. La tranquillité d’esprit a un prix: dans ce cas, c’est l’impact de l’inflation sur le capital. Apparemment, de nombreux épargnants sont prêts à payer ce prix. Et malgré toutes les initiatives visant à faire fructifier ces économies, ce sera encore le cas dans les années à venir.”
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