Comment Bien Choisir Son Type De Bois

Les différentes essences de bois de chauffage

Dans l’absolu, toutes les essences de bois peuvent être utilisées dans une cheminée ou un poêle pour le chauffage de son logement.

Pouvoir calorifique du bois

En effet, toutes brûlent mais toutes ne produisent pas la même chaleur ou ne bénéficient pas du même rendement. Tout simplement parce que ces essences sont plus ou moins dures suivant leur origine.


Les arbres feuillus durs

Parmi les arbres feuillus au bois dur, on peut citer plusieurs espèces :

  • Le chêne occupe la première place. C’est le bois de chauffage le plus recherché qui se reconnaît à sa couleur ambrée et à son écorce épaisse. En revanche, il contient beaucoup de tanins qui impliquent un long temps de séchage
  • Le hêtre possède une écorce lisse à la couleur presque grise. Le bois est jaune clair et est moucheté
  • Le frêne se reconnaît à sa teinte blanche qui tire sur le rosé et à son écorce fine et striée. Son bois ne présente pratiquement aucun nœud mais des lignes bien visibles.

Appartiennent aussi à la catégorie des bois durs le charme, l’orme, l’érable, le noyer et le platane.


Les arbres feuillus intermédiaires ou mi-durs

Bois de châtaigner
Bois de châtaigner

On peut classer dans cette catégorie les essences issues des arbres fruitiers, des merisiers et des robiniers, également appelés faux acacias.

Ce sont des essences de moins bonne qualité, qui brûlent rapidement.

Elles sont intéressantes pour mélanger avec des feuillus durs. Le châtaignier entre aussi dans cette catégorie bien qu’il produise un bois sombre à l’écorce épaisse.


Les feuillus tendres et les résineux

Bûches de bouleau
Bûches de bouleau

Par feuillus tendres, on désigne les peupliers, les aulnes, les trembles, les bouleaux, les saules, les tilleuls et les acacias qui donnent un bois plus blanc.

Ce bois est nettement plus tendre. Et, dans une cheminée ou un poêle, il produit bien moins de chaleur que le bois issu de feuillus durs.

Dans cette catégorie entrent aussi tous les résineux, à savoir les pins et sapins, les épicéas, les mélèzes…Ils se reconnaissent essentiellement à leur odeur de résine et à leur bois léger.

Quelle est la meilleure essence de bois pour le chauffage ?

En toute logique, les meilleurs bois pour le chauffage sont les bois durs car ils concentrent la chaleur longtemps, produisent de la braise en quantité, sans dégager trop de fumées. De même ce sont des bois qui salissent peu les conduits.

Le chêne est la meilleure essence car elle cumule toutes les qualités de par sa densité importante. Le châtaignier a des qualités équivalentes mais un gros défaut : il fait des étincelles et des projections, donc il n’est pas recommandé pour les foyers ouverts.

Bûches de chêne
Bûches de chêne

Les bois intermédiaires et tendres sont parfaits en complément des bois durs. Quant aux résineux, ils sont à réserver pour allumer le poêle ou la cheminée et amorcer la combustion des bois durs.

En effet, ils ne font pas de braise mais produisent une bonne chaleur et de belles flammes. Pour autant, ce classement peut varier suivant le type d’appareil de chauffage, cheminée avec ou sans insert, poêle à bois.

Quelle humidité pour mon bois de chauffage

C’est une évidence, mais peut-être est-il bon de rappeler que pour brûler, un bois doit être suffisamment sec. S’il n’est pas sec, il brûle mal et dégage beaucoup de fumées, car il contient trop d’eau. Et légitimement, vous vous demandez comment savoir si un bois de chauffage est assez sec.

Le taux d’humidité du bois

Un excellent bois de chauffage doit afficher un taux d’humidité sur masse brute de moins de 20 %, ce qui équivaut à 200 g d’eau dans 1 kg de bois. Si le taux d’humidité est compris entre 20 et 25 %, le bois est tout à fait satisfaisant.

En revanche, avec un taux d’humidité supérieur à 25 %, le bois possède une hygrométrie trop importante. Il ne brûlera pas ou mal et doit être séché. Juste à titre d’exemple, un bois vert détient un taux d’humidité de 50 à 80 %.


Le pouvoir calorifique du bois

Le pouvoir calorifique désigne la quantité de chaleur donc d’énergie que va produire un bois qui brûle. Il est directement lié au taux d’humidité, puisque, plus le bois est sec, plus son pouvoir calorifique est élevé. Le pouvoir calorifique s’établit en Kwh (Kilo Watt par heure) par kilo.

Ainsi, un bois dur à 20 % d’humidité détient un pouvoir calorifique de l’ordre de 3,8 Kwh par kg. S’il affiche un taux d’humidité de 30 %, son pouvoir calorifique descend à 3,3 Kwh, donc il libère nettement moins d’énergie donc de la chaleur.

Comment reconnaître un bois sec ?

À moins de posséder un humidimètre, difficile d’établir le taux d’humidité d’un bois de façon très précise. Entre parenthèses, un professionnel doit être capable de vous fournir ce chiffre… Pour autant, quelques petites astuces permettent d’estimer ce taux d’hygrométrie :

  • L’écorce s’enlève assez facilement et tombe seule
  • Les bûches présentent des fissures
  • Le bois ne dégage aucune odeur de moisissure et/ou de « sous-bois »
  • Le bois résonne lorsqu’on tape deux bûches. Si le son est plus sourd, le bois n’est pas suffisamment sec.
  • Les cernes de croissance sont bien visibles
Humidimètre
Humidimètre de la marque Vailiant pour mesure le taux d’humidité des bûches de bois

Ces conseils ne sont qu’indicatifs et peuvent être différemment interprétés d’une essence à l’autre. Seule l’utilisation d’un humidimètre permettra d’évaluer précisément le taux d’humidité.

L’importance de la densité du bois

J’ai évoqué précédemment la densité plus importante du bois de chêne. Mais que désigne réellement la densité ? C’est le poids d’un mètre cube de bois. Concrètement, citons quelques exemples pour des bois avec un taux d’humidité de 18 % :

  • Le hêtre sec a une densité de 710 kg/m3
  • Le chêne et le frêne affichent une densité de 700 kg par m3
  • L’orme est à 690 kg/m3, l’érable à 660 kg/m3, le bouleau à 620 kg/m3 et le peuplier à 450 kg/m3
  • Le pin sylvestre et le mélèze sont à 600 kg/m3, le sapin à 450 kg/m3

Pour exemple, un bois de chêne a une densité de 1000 kg par m3 à l’état vert, et le bouleau une densité de 950 kg/m3. Donc, plus un bois est sec, moins sa densité est importante.

En revanche, la densité permet de distinguer les bois « lourds » des bois « légers ». Les bois dits lourds ont un pouvoir calorifique supérieur car ils se consument plus longtemps et dégagent de la chaleur sur la durée.

Les bois dits légers s’allument et brûlent facilement mais se consument rapidement. Donc leur pouvoir calorifique est moindre.


Quel bois choisir pour une cheminée ouverte ?

Cheminée ouverte

Alors certes, la cheminée ouverte est agréable mais elle est peu efficace d’un point de vue énergétique. La chaleur ne chauffe pas la pièce mais le conduit de cheminée ! Donc le rendement est minime.

Pour autant, si vous possédez ce type de cheminée, choisissez plutôt un bois dense, dur (chêne, hêtre, charme…) ou mi-dur/tendre (bouleau, arbres fruitiers…), doté d’un taux d’humidité de moins de 20 %. De même, évitez absolument les bois qui produisent des étincelles et des escarbilles comme le châtaignier. En revanche, le bouleau n’en produit pas du tout.


Les combustibles que vous ne pouvez pas utiliser

Pour l’allumage d’une cheminée, les combustibles suivants sont proscrits:

  • Les bois issus de démolition de chantier, comme les poutres ou les planchers, qui peuvent, potentiellement, être souillés par des produits toxiques
  • Les vieux meubles peints ou vernis
  • L’essence, l’alcool ménager
  • Le pétrole des lampes
  • Le bioéthanol
  • Un allume-feu liquide

Jardiner Avec La Lune Octobre 2022

DateType de  luneType de  jourNotre conseil   jardinage
1
Lune descendante

Jour feuilles
Installer les conifères et les arbustes persistants vendus en conteneurs, en haie ou en isolé. Ils commenceront à s ‘enraciner avant les grands froids.
2
Lune descendante Jusqu’à 19h28

Jour graines et fruit
Hors période de gel, planter les petits fruits vendus en conteneur : framboisiers, groseilliers, cassissiers, ronces à fruits. 
3
Lune ascendante

Jour graines et fruit
En régions douces, semer les pois à grains ronds ‘Petit provençal ‘, ‘Plein le panier ‘ ou mangetout  ‘Carouby de Maussane ‘, ‘Corne de bélier ‘.Pour obtenir des porte-greffes, stratifier les noyaux de pêche, abricot et prune dans un pot rempli de sable. Enterrer au pied d ‘un mur au nord.
4-5
Lune ascendante

Jour racines
Le 4, ne jardinez pas après 11 h 25 (périgée).Sous abri, semer des carottes ‘Touchon ‘, ‘Nanco ‘,  ‘Boléro ‘.Tamiser le compost ancien, et l’utiliser au potager ou dans les massifs. L’étaler en couche fine, sans l’incorporer. Alimenter le nouveau tas avec des déchets.
6-8
Lune ascendante

Jour fleurs
Jusqu’à 11 h 59  le 8, puis

Jour feuilles
En jours, fleur :Devant un grillage ou un treillage, semer en poquet le pois de senteur vivace. Ajouter du sable en sol lourd. Écarter 5 graines par trou, boucher, tasser et arroser. Repérer les emplacements car la germination n ‘interviendra qu ‘en mars ou avril 2023.Récolter les stigmates du safran. Les faire sécher.Le 8 à partir de 11h59,en jour feuille :Semer à la volée un engrais vert sur les parcelles libres.
9-10
Lune ascendante

Jour feuilles
Semer en lignes les épinards d ‘hiver :  ‘Monstrueux de Viroflay ‘, ‘Parys ‘, ‘Samos ‘, ‘Résistatou ‘, ‘Géant d ‘hiver ‘, la mâche ‘Verte d ‘Étampes ‘, ‘Verte de Cambrai ‘, ‘Coquille de Louviers ‘.Semer en lignes les laitues d ‘hiver  :  ‘Merveille d ‘hiver ‘, ‘Val d ‘Orge ‘, ‘Brune d ‘hiver ‘, ‘Rougette de Montpellier ‘.Protéger si besoin avec un tunnel.
11-12 
Lune ascendante

Jour graines et fruit
Le 11, ne jardinez pas après 16 h 35 (noeud lunaire).En régions douces, semer les fèves  ‘d ‘Aguadulce à très longue cosse ‘, ‘de Séville à longue cosse ‘. Espacer les rangs de 40 cm, les grains de 10 à 15 cm.Récolter les fruits et les légumes-fruits avant les gelées.
13-15
Lune ascendante

Jour racines
jusqu’à 17h11 le 15, puis

Jour fleurs
Sous châssis ou sous tunnel, semer quelques radis de tous les mois ‘Flamino ‘, ‘Gaudo ‘ ou ‘Gaudry 2 ‘, à éclaircir après la levée puis les récolter dans 3 à 4 semaines.Stratifier les graines de cerfeuil tubéreux. Les semer dans un pot contenant du sable. Couvrir d ‘un grillage pour les protéger des oiseaux, enterrer le pot au pied d ‘un mur au nord. À semer en mars. Cette méthode facilite la germination des graines.

Jardiner avec la lune : que faire au jardin la deuxième quinzaine d’octobre

  • Du 16 octobre au 29 octobre : Lune descendante
  • Du 30 octobre au 31 octobre : Lune montante
DateType de  luneType de  jourNotre conseil   jardinage
16-17
Lune descendante
à partir de 6h14 le 16

Jour fleurs
Le 17, ne jardinez pas avant 15 h 25 (apogée).Couper les feuilles grandes ou abîmées des artichauts. Lier les pieds, les butter et pailler.Installer les bulbes de printemps, jacinthes, narcisses, tulipes et les lis (sauf celui de la Madone). Respecter
la profondeur de plantation, généralement deux à trois fois la hauteur des oignons. Les grouper par 5 ou 6 entre des plantes vivaces ou de petits arbustes.
18-19
Lune descendante

Jour feuilles
jusqu’à 14h13 le 19, puis

Jour graines et fruit
En jour feuille : Nettoyer l’aspergeraie : couper et brûler les tiges des asperges. Araser les buttes et apporter du compost.Planter les choux cabus semés le 16 août. Les espacer de 40 cm en tous sens. Enterrer la base des tiges et borner.Le 19 à partir de 14h13, en jour fruits :Planter les derniers fraisiers
20-21
Lune descendante

Jour graines et fruit
Planter les arbustes à petits fruits :  cassissiers, groseilliers, myrtilliers en sol acide, à 1 m de distance et devant une armature pour les framboisiers.Ouvrir les trous de plantation des arbres fruitiers vendus à racines nues qui seront à installer en novembre et décembre.
22-25
Lune descendante

Jour graines et fruit
jusqu’à 11h15 le 22, puis

Jour racines
Le 25, ne jardinez pas avant 16 h 10 (éclipse de Soleil).Le 22 avant 11h15, en jour fruit :Ramasser les fruits momifiés qui restent accrochés aux branches et les feuilles mortes au sol. Les détruireEn jour racines : Installer les oignons semés les 7 et 8 septembre. Habiller les plants, les espacer de 8 cm, et les rangs de 15 cm.En toutes régions, planter l’échalote grise.Récolter les légumes racines qui ne restent pas en terre et les mettre en silo. Protéger les autres légumes.Arracher les endives sans abîmer les racines. Les laisser sécher quelques jours sur place pour provoquer l’arrêt de la végétation. Elles seront mises à forcer dans quelques jours les 27 et 28 octobreÉclaircir les carottes semées les 4 et 5 octobre.
26
Lune descendante

Jour fleurs
Le 26, ne jardinez pas avant 11 h 35 (noeud lunaire).Planter les bisannuelles semées du 12 au 14 aoûtPlanter les vivaces et arbustes à fleurs vendus en pot. 
27 -28
Lune descendante

Jour fleurs
Jusqu’à 10 h 22 le 27, puis 

Jour feuilles
Le 27, avant 10h22, en jour fleur : Arracher les bulbes d’été et les stocker dans un local hors gel.En jour feuille : Forcer les endives arrachées quelques jours avant. Conserver les plus belles endives. Couper les feuilles à 3 cm et les racines à 20 cm. Les planter dans une fosse au jardin ou une caisse en cave. Combler les vides et arroser. Couvrir de paille et d’un plastique noir.
29
Lune descendante

Jour graines et fruit
Le 29, ne jardinez pas après 9 h 30 (périgée).
30-31
Lune ascendante
à partir de 1h04 le 30

Jour graines et fruit
jusqu’à 13h54 le 31, puis

Jour racines
En jour fruitsEn régions douces, semer les pois à grains ronds, nains à longue cosse’, ‘Roi des conserves’, ‘Serpette Guilloteaux’ ou mangetout ‘Corne de bélier’,  ‘Carouby de Maussane’. Biner après la levée.Pour obtenir des porte-greffes, stratifier les noyaux de pêche, abricot et prune dans un pot rempli de sable. Enterrer au pied d’un mur au nord.Le 31, à partir de 13h54, en jour racineContrôler les légumes stockés en silo.

Devenir Indépendant En Approvisionnement D’Eau

Le système eautarcie permet d’être indépendant sur votre approvisionnement d’eau inventé par József ORSZÁGH.

Qui utilise le système EAUTARCIE?

Les familles qui sont à la pointe de la sensibilité environnementale, les bâtisseurs d’un monde plus viable. En utilisant EAUTARCIE, avec leurs eaux usées elles cessent de polluer l’environnement.

Pour la mise en place et l’usage de ce système, la modification de la vision sur l’eau et la santé s’impose. Il n’y a pas la moindre perte du confort dans l’habitation et la santé de la famille est aussi mieux protégée. De plus, les frais liés à l’eau et/ou au traitement des eaux usées peuvent, dans certains cas, se réduire à zéro. Pour les familles économiquement faibles, ce système offre une opportunité inespérée, tout en augmentant leur qualité de vie.

Où peut-on placer ce système?

Dans les habitations rurales et périurbaines, munies d’un petit jardin : en appartement urbain, seule la technique de production d’eau alimentaire de très haute qualité est possible. Pour une application à l’échelle collective, l’adoption d’une vision nouvelle par les autorités communales est nécessaire.

Il n’y a que les lois en vigueur qui limitent les possibilités de placement du système dont les solutions simples et peu onéreuses ne demandent pas une compétence particulière. Techniquement on peut les installer partout.

Approvisionnement en eau

Dans l’intérêt de la santé et de l’environnement, dans ce domaine il y a deux principes à appliquer :

  • La gestion conjointe de toutes les ressources en eau disponibles dans chaque cas [1].
  • Adapter la qualité de l’eau aux usages.

[1]
En ville, il s’agit d’une gestion originale de l’eau de ville pour une meilleure protection de la santé. En milieu rural on pourra gérer toutes les ressources: eau de distribution, de pluie, de source, de puits de rivière et même celle d’un puisard de la cave.

Le système PLUVALOR

C’est la PLUie qui y est VALORisée intégralement en donnant une PLUs-VALue en OR à votre habitation. Voir la vidéo qui présente le système.

Nous ne conseillons son usage qu’aux familles qui peuvent accepter le fait que dans la maison elles utiliseront deux sortes d’eau : de qualité alimentaire et de qualité ménagère. Ici on se base sur le principe d’adapter la qualité de l’eau aux usages.

La plus grosse dépense est le placement d’une citerne, de préférence à faire lors de la construction (c’est moins cher). L’eau accumulée dans la citerne est mise sous pression avec un groupe hydrophore et passe par un filtre de 25 à 30 et un de 10 microns.

Cette eau de qualité inoffensive coulera de tous les robinets et servira aux usages non alimentaires.

Il n’y a qu’un seul robinet poussoir, situé à l’évier de la cuisine qui fournira de l’eau pour la boisson, la cuisson des aliments, le bain du bébé, les soins de beauté et des cheveux. La qualité de cette eau n’est comparable qu’à celle des meilleures eaux minérales du commerce, mais pour un prix de revient qui varie entre 2 et 4 eurocentimes le litre.

Cette eau sortira d’un système à osmose inverse situé sous l’évier de la cuisine.

À l’intérieur de l’habitation il n’y aura pas de dédoublement des canalisations d’eau, sauf où le toit est trop petit pour couvrir les besoins en eau de la famille. Dans ce cas, la chasse du WC, les robinets du garage et du jardin, seront alimentés à titre permanent en eau de distribution. C’est l’eau de pluie de haute qualité qu’on économisera.

La valorisation des eaux usées domestiques

À l’état actuel de la législation, il n’y a que les habitants des maisons familiales avec jardin qui peuvent envisager le placement du système EAUTARCIE. Au point de vue technique, il s’agit du système SAINECO [2].

[2]
C’est l’abréviation de l’asSAINissement ÉCOlogique. Lire à ce sujet le chapitre qui lui est consacré. Son application en ville est également possible.

Toujours à l’état actuel de la législation, la gestion durable des eaux usées domestiques, n’est possible qu’en remplaçant le WC par une bonne toilette sèche comme la toilette à litière biomaîtrisée ou TLB (également commercialisée) qui prendra la place du WC à l’intérieur de l’habitation et offrira un confort d’utilisation équivalent.

Pour obtenir l’autorisation d’épurer sélectivement ses eaux usées, il faut constituer un dossier à soumettre à l’administration compétente.

Dès lors il n’y a pas de production d’eaux-vannes (eaux fécales). Il n’y a que des eaux grises (savonneuses qui quittent l’habitation. Il s’agit d’une ressource valorisable dans son jardin en s’imprégnant de l’idée suivant laquelle l’épuration (même par les plantes!) de ces eaux est complètement inutile et qu’en région sèche, à cause des pertes par évaporation, c’est un véritable gâchis.

En fait ces eaux peuvent servir à l’irrigation (pas à l’arrosage) des plantes du jardin sans la moindre nuisance environnementale et sanitaire. C’est ce que l’on fait en été et en période sèche. Une autre possibilité est une nouvelle technique non utilisée actuellement : la photo-épuration.

En hiver et en périodes pluvieuses, les eaux grises (sans les eaux fécales!) passent à travers une fosse septique classique d’un volume d’environ 2m³ (pour une famille de 4 personnes) et se déverse dans une cavité de dispersion, un puits perdant ou n’importe quel autre système de dispersion dans le sol.

En zone inondable, sur terrain karstique ou en haute montagne sans sol, on utilisera le système TRAISELECT. Partout ailleurs, le placement de ce système – plus onéreux – n’est pas raisonnable sauf pour ceux qui tiennent à alimenter avec les eaux usées un étang décoratif dans leur jardin.

Le but de l’EAUTARCIE

Le système EAUTARCIE constitue un ensemble de techniques pour la gestion durable de l’eau chez le particulier, mais aussi dans le monde.

Ce qui constitue son originalité c’est une approche philosophique qu’on pourrait qualifier de « biocentrique » qui contraste avec la philosophie dominante « anthropocentrique ». Au lieu de placer l’homme au centre de l’univers nous adoptons une position plus modeste qui consiste à admettre que l’homme n’est qu’un des éléments d’un vaste ensemble, connu sous le nom de biosphère. La préoccupation de l’EAUTARCIE est la restauration de la biosphère. L’homme faisant partie de celle-ci, il ne peut en tirer que des bénéfices. Finalement, les retombées globales serviront l’avenir de l’humanité.

En examinant les propositions formulées sur ce site, le lecteur découvrira que la voie vers la maîtrise des changements climatiques passe aussi par la gestion conjointe de l’eau et de la biomasse.

L’élimination des problèmes d’eau dans le monde n’est, dans les faits, que le « sous-produit », la conséquence de cette démarche. La mise en place d’un tel programme mondial relève de la compétence des décideurs économiques et politiques. À priori, l’individu n’y a que peu de prise. En réalité, en adoptant l’approche d’EAUTARCIE, avec des réalisations modestes chez soi, tout un chacun peut induire une dynamique de changement. Un des slogans des Amis de la Terre est que « les grandes réalisations sont la somme de millions de petites actions ».

Notre but premier était initialement de donner l’information à ceux qui ont le pouvoir de décider de l’avenir de cette belle planète bleue. Des années de luttes à la manière de Don Quichotte contre les moulins à vent nous ont révélé clairement les limitations des décideurs politiques et économiques. C’est la partie éclairée de l’opinion publique qui pourra finalement faire bouger les décideurs, toujours à la traîne par rapport aux idées vraiment innovantes.

Nous avons donc décidé d’informer le public (nos lecteurs) sur les possibilités d’induire une démarche (bien pratique, et terre à terre) vers un monde plus vivable. Nous ne pouvons qu’espérer que les spécialistes qui orientent les décideurs finiront pas comprendre notre approche et suggéreront son application. Néanmoins, nous ne nous faisons aucune illusion à ce sujet.

À côté des scénarios catastrophes dont le public est gavé par les médias, EAUTARCIE apporte un message d’espoir.

Il est navrant de voir qu’en dehors de l’inventaire de la dégradation de notre environnement et même du climat, aucune véritable solution n’est esquissée pour sortir de l’impasse. Nous clamons haut et fort: l’humanité peut sortir de la voie qui mène actuellement vers la destruction de son cadre de vie. La nouvelle voie est tracée, mais il est temps de prendre les bonnes décisions à l’échelle mondiale, et aussi à l’échelle individuelle.

Comme nous l’avons signalé plus haut, le fer de lance de notre action est dans les mains de la partie la plus éclairée du public qui, à son niveau, fera bouger les choses. C’est ce que vise la partie pratique du site EAUTARCIE, avec ses solutions simples, efficaces et très bon marché. C’est ce que Manu Simon a qualifié « de civisme hors la loi ».

Ce qui est merveilleux est que les solutions proposées ne remettent pas en question notre confort moderne. Elles garantissent aussi une meilleure gestion de notre santé.

Elles ont cependant un « défaut grave »: elles remettent en question la position de monopole des sociétés internationales et génèrent moins de bénéfices à l’industrie qui élimine la pollution. L’expérience montre que pour ceux qui ont le pouvoir de décision, la tentation est grande d’utiliser l’eau comme moyen de chantage dans le but d’augmenter leur pouvoir.

On note d’ailleurs que l’obstacle majeur devant l’extension des techniques proposées ici est la législation actuelle qui impose ses solutions destructrices de la biomasse. La plupart des techniques proposées sur le site EAUTARCIE sont actuellement marginalisées, voire interdites.

Il est urgent de stopper l’usage des techniques de destruction massive de la biomasse comme l’épuration des eaux urbaines, la valorisation énergétique de la biomasse (pellets de bois, biométhane, biocarburants, etc.) et la production agricole basée sur les spéculations financières.

Les techniques proposées ici, comme la valorisation intégrale de l’eau de pluie (système PLUVALOR), peuvent se placer dans n’importe quelle habitation.

D’autres, comme la valorisation intégrale des eaux usées, doivent être adaptées à chaque situation (zone rurale, périurbaine ou urbaine). Dans un avenir, qu’on espère proche, on construira des quartiers urbains équipés de ce système.

Malheureusement les tentatives faites en ce sens sont plus une sorte de « faire semblant » qu’une volonté d’aller au fond des choses. On démontre aisément que ces nouveaux quartiers, intégrant la gestion durable de l’eau décrite sur ce site, cesseront de polluer les eaux et auront une pression réduite sur nos réserves hydriques.

La partie éclairée du public est heureusement en marche. Jusqu’à présent, les tentatives faites par des particuliers ou des groupements d’individus en ce sens ont essuyé le refus catégorique des autorités compétentes. Même pour des réalisations modestes ou à titre expérimental.

Dans chaque cas, derrière le refus des autorités se trouvaient l’avis « autorisé » (et c’est le mot à dire) des scientifiques et des techniciens.

Les techniques présentées sont le résultat de plus de 20 années de recherches scientifiques universitaires, testées sur le terrain aussi bien en Afrique qu’en Europe. Elles s’enrichissent au jour le jour avec l’expérience de nos correspondants. L’apport de ces expérience est toujours vers une simplification technique et une réduction des coûts, tout en augmentant les performances environnementales.

Reconnaître La fertilité D’un Sol

QU’EST CE QUE LA FERTILITÉ D’UN SOL ?

Le fonctionnement du sol est complexe et la définition de la fertilité d’un sol la moins vague pourrait être celle-ci :

« La capacité d’un sol à répondre aux besoins physiques, chimiques et biologiques nécessaires à la croissance des plantes, pour leur productivité, leur reproduction et leur qualité de manière adaptée au type de plante, au type de sol, à l’usage des sols et aux conditions climatiques. » (Abbot & Murphy : Soil biological fertility – 2003)

En bref, on peut définir la fertilité d’un sol suivant ces différents facteurs :

  • son taux d’humus : l’humus, la couche supérieure du sol créée par décomposition de matières organiques, apporte de la structure au sol et retient l’eau ;
  • la profondeur du sol : ou plus précisément du sous-sol, la couche sous la terre arable. Il faut qu’elle soit suffisante pour le développement racinaire des plantes ;
  • le drainage du sol : une terre compacte et asphyxiante ne permet pas un bon transport des gaz, de l’eau ou des éléments nutritifs ;
  • le taux de nutriments assimilables : les plantes ont besoin d’azote, de carbone et d’oligoéléments pour pouvoir croître et vivre sainement. Si la terre présente une carence ou que les éléments ne sont pas assimilables à cause d’un compactage du sol ou d’une trop grande acidité par exemple, les plantes ne pourront pas pousser normalement ;
  • son taux d’acidité : la plupart des plantes poussent très bien à un pH entre 5.5 et 8 ;
  • la vie du sol : les insectes, les lombrics, les micro-organismes, les mycorhizes… participent tous à créer une terre fertile. Un sol mort dans lequel les habitants ne sont plus qu’un lointain souvenir ne sera pas fertile. À moins, de le transformer en usine chimique à coups d’engrais industriels…
ver de terre

COMMENT SAVOIR SI VOTRE SOL EST RICHE OU PAUVRE ?

Observer vos plantes

Pour savoir si un sol est fertile, inutile de vous lancer dans des analyses coûteuses. Dans un premier temps, vous pouvez simplement observer ce qui pousse dans votre jardin et comment ces plantes poussent.

L’observation de vos plantes nous apporte de précieuses indications concernant la richesse de votre sol. Si votre sol est bien riche en humus, vos plantes pousseront rapidement, avec un beau feuillage, sans maladies ou ravageurs excessifs.

Observer les adventices et les indigènes

Les plantes ne poussent pas à tel endroit par hasard. Les plantes indigènes dites nitrophiles vont pousser sur des terres riches en azote : les orties, le chénopode, le chiendent, les lamiers, la mercuriale annuelle, la berce, le mouron blanc… 

Si vous voyez ces plantes chez vous en grand nombre, vous pouvez être assuré que votre sol est suffisamment riche pour faire pousser n’importe quelle plante.

plantes bio-indicatrices de sols riche en azote

Quelques adventices : ortie, mouron blanc et lamier pourpre

Faire le test de l’eau oxygénée

Une bonne manière de se rendre compte du taux de matières organiques présentes dans le sol est de pratiquer un simple test à l’eau oxygénée ou peroxyde d’Hydrogène (H2O2) en vente en pharmacie.

Il existe deux types de matière organique : l’humus stable qui se dégrade lentement et la matière organique fugitive qui se dégrade vite, donc fournit rapidement les minéraux aux plantes. Chaque sol possède ces deux types de matières organiques en proportion variable.

Pour faire le test :

Disposez un peu de terre sur une assiette. Déposez quelques gouttes d’eau oxygénée sur cette terre. Trois réactions sont possibles :

  • La terre ne mousse pas : présence de beaucoup d’humus stable, mais très peu de matière organique fugitive. Il faudra relancer la minéralisation, c’est-à-dire la dégradation de la matière organique en minéraux, en apportant de l’oxygène à la pédofaune notamment : par un griffage du sol par exemple.
  • La terre mousse beaucoup : la matière organique est présente surtout sous forme fugitive. Elle se dégrade très vite et le rapport C/N (Carbone / Azote) est déséquilibré. Il faut ajouter du carbone : brindilles, paille, bois, BRF, carton non traité…
  • La terre mousse peu : la matière organique est plus stable et retient donc davantage l’eau. C’est le meilleur cas de figure. Le rapport C/N (Carbone / Azote) est en parfait équilibre. Le sol possède une bonne fertilité et est assez stable.

Nota bene : Le rapport Carbone/Azote est une notion importante à prendre en compte lorsqu’on parle de fertilité d’un sol. Il nous indique la rapidité de la dégradation de la matière organique. Plus le rapport C/N est élevé, plus la matière organique se dégrade lentement, mais l’humus ou le compost créé est alors bien stable. Voilà pourquoi par exemple, on alterne entre des couches de déchets verts (Azote) et des couches de déchets bruns (Carbone) dans un tas de compost.

COMMENT RENDRE UN SOL FERTILE ?

Comprendre son sol et agir en conséquence

Il est inutile de fertiliser un sol qui l’est déjà, mais dont la structure empêche les nutriments d’arriver jusqu’aux racines de nos plantes. Il faudra donc en premier lieu régler les problèmes de structure, alléger le sol par exemple, avant d’apporter un hypothétique fertilisant.

→ Quelques pistes vous sont fournies dans notre fiche conseil « Jardiner en terre lourde et humide« .

De plus, une terre trop acide ne permet pas un bon transport des nutriments jusqu’aux racines des plantes : une correction par un amendement calcaire peut y remédier. À l’inverse, une terre trop calcaire devra retrouver une bonne couche humifère pour redevenir fertile.

→ Lisez à ce sujet ces deux articles « Jardiner en sol acide » et « Jardiner en sol calcaire« .

Apporter de la matière organique

On espère tous avoir un sol humifère comme en forêt.

Mais pour créer un sol riche en humus, donc riche en nutriments et avec une bonne structure retenant l’eau sans excès, il faut « imiter » ce qui se passe dans la nature : c’est d’ailleurs ce que font les adeptes de l’agroforesterie en associant la culture d’arbres à de l’agriculture plus conventionnelle, protégeant ainsi les sols de la dégradation.

La solution est alors d’apporter de la matière organique au sol : les feuilles mortes, les déchets verts… et du compost bien mûr, voire du fumier bien décomposé.

apport de matière organique pour enrichir le sol

Fumier bien décomposé

Les engrais verts et autres couvertures du sol

Les engrais verts portent bien leur nom. Ce sont des plantes que l’on va semer pour éviter qu’une terre reste trop longtemps à nu : phacélie, seigle, moutarde, trèfle incarnat… Lorsqu’on a besoin de la surface pour une culture, il suffit alors de couper l’engrais vert et de l’incorporer au sol.

Les autres couvertures du sol : paillage d’herbes, BRF, paille, feuilles mortes… en plus de protéger la terre, ils seront, eux aussi, incorporés au sol, mais de façon progressive par les détritivores du sol (lombrics, insectes, champignons… se nourrissant de la matière organique).

On peut aussi laisser une partie appauvrie de sa terre en jachère. Bien vite, les végétaux coloniseront la surface et contribueront au fil du temps à rendre fertile cette zone.

Rotation des cultures

Dans le cas d’un potager, la rotation des cultures est une technique indispensable pour garder la fertilité de son sol (entre autres choses !).

Les légumineuses (famille des Fabacées) comme les pois, les fèves ou les haricots sont des plantes capables de fixer l’azote atmosphérique. Elles sont, par conséquent, parfaites pour être cultivées juste après un légume « gourmand » en azote telles que les courgettes ou autres cucurbitacées.

engrais vert

Les légumineuses font d’excellents engrais verts !

Nota bene : Les apports ou amendements chimiques ne constituent pas une bonne solution pour régler les problèmes de fertilité du sol à moyen et long terme. Le mieux est toujours de créer un sol naturel avec des éléments… naturels : bois, BRF, feuilles mortes, déchets organiques… 

UN JARDIN DOIT-IL NÉCESSAIREMENT ÊTRE CULTIVÉ SUR UN SOL RICHE ?

Une terre pauvre est parfois une bénédiction

Paradoxalement, la biodiversité en botanique, et donc la biodiversité faunistique qui en découle, est fortement réduite sur un sol riche. En effet, sur un sol fortement amendé ou riche naturellement, une courte série de plantes dites nitrophiles (Berces, Orties…) vont prendre le dessus sur les autres espèces, réduisant la diversité botanique.

Certains amoureux de la nature se tuent à la tâche ou dépensent des fortunes pour tenter d’appauvrir une partie de leur jardin afin de créer une zone à forte valeur de biodiversité : on appelle cela un « Hotspot » de biodiversité. 

Alors si vous aimez la nature et que vous avez un sol pauvre, et bien, sortez le champagne ! Ce sera l’occasion d’installer une prairie maigre ou simplement de laisser faire la nature et d’attendre que les fleurs indigènes viennent naturellement chez vous.

Un potager sur un sol pauvre ?

La culture de légumes est une culture qui réclame beaucoup de nutriments pour nous fournir des produits de qualité. Imaginez ce que doit « manger » un plan de courgette pour vous fournir un légume long comme votre bras en seulement quelques jours !

La solution la plus rapide si vous avez un sol pauvre est de… ne pas cultiver dessus. Privilégiez alors les techniques de cultures alternatives : sur buttes, en lasagnes ou dans un carré surélevé rempli de terreau. Les solutions ne manquent pas…

potager, lasagne

Réalisation d’une butte en lasagne pour cultures potagères

DES PLANTES ADAPTÉES AUX SOLS PAUVRES

Arbres et arbustes

Certains arbres ou arbustes aiment pousser sur des sols pauvres : pin sylvestre, chêne, genévrier, genêt, amélanchier, viorne lantane, argousier, lavande…

plantes pour sol pauvre

Quelques arbres et arbustes adaptés aux sols pauvres : Genêt, Argousier et Chêne

Sans oublier les aromatiques méditerranéennes : thym, sarriette, romarin…

Vivaces et annuelles

Beaucoup de fleurs s’accommodent des terrains pauvres : coquelourde, giroflée, cinéraire, euphorbe, chèvrefeuille, molène, verveine de Buenos Aires, verveine des jardins, origan… Et même des graminées : stipa, fétuque…

plantes pour sol pauvre

Quelques vivaces et annuelles adaptées aux sols pauvres : Coquelourde, Molène et Verveine de Buenos Aires

Au potager et au verger

Certains légumes peuvent tout de même être tentés avec succès : ail, oignon, échalote, salade, asperge, arroche et chénopode. Côté fruits, on pourrait tenter les fraises, la vigne évidemment et pourquoi pas un fruitier un peu oublié de nos campagnes, le Cornouiller mâle.

potager, verger et sol pauvre

Quelques légumes et fruits adaptés aux sols pauvres : les oignons, la vigne et le Cornouiller mâle

Subventions Pour Changer De Chauffage

Quelles aides pour un changement de chauffage ?

Leurs montants varient selon le type de chauffage que vous installez (chaudière gaz, pompe à chaleur air/eau…) ainsi que votre niveau de ressources. Certains équipements, comme les systèmes électriques ou les chaudières fioul, ne sont éligibles à aucune subvention. 

De leurs côtés, les pompes à chaleur air/air, dites aussi climatisations réversibles, ne sont éligibles qu’à une partie des aides existantes.

AidesPour qui ?Conditions
MaPrimeRénov’Propriétaires occupantsInstallation réalisée par un professionnel qualifié RGE

Respecter les plafonds de revenus
MaPrimeRénov’ Sérénité Propriétaires occupantsSous condition de
ressources

Les travaux doivent apporter un gain énergétique d’au moins 35 %
Certificats d’Économie d’Énergie (CEE)Locataires

Propriétaires occupants
ou bailleurs
Faire appel à un
professionnel RGE
Éco-prêt à taux 0Propriétaires occupants
ou bailleurs
Faire appel à un
professionnel RGE
Taux de TVA réduitPropriétaires ou locataires occupantsBailleursUn logement à usage d’habitation achevé depuis plus de 2 ans
Chèque énergiePropriétaires ou locataires occupantsSous condition de ressources
Aide des collectivités localesPropriétaires occupantsBailleursModalités d’obtention varient d’une collectivité à l’autre, selon la région

MaPrimeRénov’

Lancée en janvier 2020, cette subvention de l’Anah remplace l’ancien crédit d’impôt transition énergétique (CITE) et assimile l’aide Habiter Mieux Agilité. MaPrimeRénov’ est ainsi versée aux foyers effectuant des travaux de rénovation énergétique.

💰 Quel est le montant de la prime ?

À l’exception des chaudières au fioul et des pompes à chaleur air/air, chaque système de chauffage peut être éligible, à la condition qu’il soit plus performant que votre ancien appareil. Le montant de la prime varie selon votre niveau de ressource et le système pour lequel vous optez :

  • Jusqu’à 1 200 € pour une chaudière gaz à très haute performance énergétique ;
  • Jusqu’à 4 000 € pour une pompe à chaleur air/eau ;
  • Jusqu’à 10 000 € pour une pompe à chaleur géothermique ;
  • Jusqu’à 10 000 € pour une chaudière biomasse ;
  • Jusqu’à 10 000 € pour des panneaux solaires SSC ;

❓ Quelles sont les conditions d’éligibilité ?

Pour bénéficier de MaPrimeRénov’, vous devez être propriétaire occupant de votre logement et correspondre aux conditions de ressources fixées par le dispositif. Votre habitation doit aussi être votre résidence principale et avoir été construite il y a plus de 15 ans.

Les syndicats de copropriétaires sont aussi éligibles à cette subvention. Seuls les locataires et les bailleurs ne peuvent pas effectuer de demande.

MaPrimeRénov’ Sérénité

Au 1er janvier 2022, le dispositif “Habiter Mieux Sérénité” de l’Anah, a laissé sa place à l’aide MaPrimeRénov’ Sérénité. Cette dernière est accordée aux foyers souhaitant effectuer des travaux de rénovation énergétique de grande ampleur. Pour en bénéficier, il est nécessaire de réaliser plusieurs bouquets de travaux, comme l’isolation ou un changement de menuiseries, en plus du remplacement de votre système de chauffage.

💰 Quel est le montant de l’aide ?

Il existe deux enveloppes de montants, dépendant chacune du niveau de revenus du ménage. Ainsi, si le dispositif permet de subventionner un plafond de travaux maximum de 30 000 € HT, MaPrimeRénov’ Sérénité finance jusqu’à :

  • 50 % HT, du montant total, soit 15 000 €, pour les foyers bleus ;
  • 35 % HT, soit 10 500 € sur le montant total des travaux, pour les ménages jaunes.

❓ Quelles sont les conditions d’éligibilité ?

L’ambition de MaPrimeRénov’ Sérénité est d’inciter les familles les plus modestes à rénover leurs logements, parfois énergivores. Cette aide est donc réservée aux ménages bleus et jaunes, selon les plafonds de ressources mis en place par l’Anah.

Les propriétaires occupants d’une résidence principale de plus de 15 ans sont les seuls à pouvoir bénéficier du dispositif. Par ailleurs, les travaux doivent apporter un gain énergétique de 35 %.

Les Certificats d’Économie d’Énergie

Délivrés par les fournisseurs d’énergie et de carburant, sur demande de l’État, les Certificats d’Économie d’Énergie (CEE) ont pour but d’aider les ménages à réduire leur consommation énergétique. Ces derniers prouvent que les entreprises participent à l’amélioration du parc énergétique français.

💰 Quel est le montant de l’aide ?

Selon le système de chauffage que vous remplacez et pour lequel vous optez, il existe deux possibilités. Si vous optez pour un autre appareil de chauffage, en remplacement d’une chaudière, vous dépendez de la Prime Coupe de Pouce, dont le montant est au maximum de 4 000 € pour :

  • Une pompe à chaleur air/eau ;
  • Une pompe à chaleur hybride ;
  • Une chaudière biomasse ;
  • Des panneaux solaires combinés (SSC).

À celle-ci s’ajoute la Prime CEE classique, dont le montant oscille entre 90 et 420 €. Elle est calculée selon votre niveau de ressources, votre type de logement et votre zone géographique.

Si vous optez pour une chaudière gaz, une PAC air/air ou souhaitez remplacer un appareil autre qu’une chaudière, vous ne dépendez que de la Prime CEE classique.

❓ Quelles sont les conditions d’éligibilité ?

Pour bénéficier des aides liées aux Certificats d’Économie d’Énergie, vous devez être locataire, propriétaire occupant ou bailleur du logement concerné.

Ce dernier doit, aussi, avoir été construit il y a plus de 2 ans.

Concernant la Prime CEE classique, il n’existe aucun plafond de revenu pour en bénéficier. La Prime Coup de Pouce est, en revanche, conditionnée aux plafonds de ressources de l’Anah, pour en déterminer son montant.

L’éco-prêt à taux zéro

L’éco-prêt à taux zéro, ou éco-PTZ, est un dispositif s’adressant aux propriétaires bailleurs, syndicats de copropriétaires et occupants de logements, déclarés comme résidence principale.

Il s’agit d’un emprunt bancaire au taux d’intérêt nul, accordé pour le financement d’un programme de rénovation énergétique. Attribué sans condition de ressources, il nécessite de remplir un dossier de demande auprès de votre établissement bancaire, avant le 31 décembre 2023.

Aides Pour Les Personnes Se Chauffant Au Fioul

Une aide de 200 € maximum pour les personnes se chauffant au fioul

Un dispositif d’aide pouvant aller jusqu’à 200 € est prévu à l’automne pour les personnes utilisant un chauffage au fioul. Il vient compléter l’arsenal des mesures gouvernementales d’aide à la consommation d’énergie pour l’hiver 2023.

Prolongation du bouclier tarifaire en 2023, chèque énergie exceptionnel… Avec l’arrivée de l’hiver et les fortes hausses de tarif annoncées sur l’énergie, une autre aide est prévue en faveur des Français qui utilisent une chaudière au fioul.

Alors que 3 millions de personnes utilisent ce type de chauffage en France, l’aide est envisagée pour les ménages les plus modestes, soit 1,5 millions de personnes. Les plafonds de ressources à ne pas dépasser pour en bénéficier seront prochainement communiqués.

Le versement est prévu courant novembre et l’aide sera de 100 à 200 € selon les revenus du foyer.

À savoir : l’aide pour le chauffage au fioul est cumulable avec le chèque énergie exceptionnel de 100 à 200 € prévu en fin d’année.

  À noter : le gouvernement a instauré des aides financières, notamment MaPrimeRénov’, pour inciter les foyers à remplacer leur chaudière au fioul ou au gaz, jugées trop polluantes, par un autre système de chauffage (poêle à granulés, pompe à chaleur, etc.). Il est possible de connaître le montant auquel vous pouvez prétendre en utilisant le simulateur Simul’aides

Et aussi

Les Nouvelles Aides Pour Se Chauffer

Des coups de pouce pour certains travaux

Coup de pouce chauffage

Le coup de pouce chauffage permet de financer l’installation d’une chaudière biomasse performante, d’un appareil de chauffage au bois très performant, d’une pompe à chaleur (air/eau ou eau/eau ou hybride), d’un système solaire combiné ou encore le raccordement à un réseau de chaleur alimenté par des énergies renouvelables.

La prime concerne des travaux dont la date d’achèvement est avant le 31 décembre 2026.

Coup de pouce isolation

Le montant du coup de pouce isolation a diminué depuis le 1er mai 2022, comme l’indique le site lafinancepourtous.com. Il est supprimé depuis le 1er juillet 2022.

Les autres coups de pouce

Afin d’inciter financièrement les propriétaires de maisons individuelles à réaliser une rénovation globale performante de leur patrimoine immobilier, un coup de pouce “Rénovation performante d’une maison individuelle” est disponible depuis le 12 octobre 2020.

Les opérations concernées sont celles dont la date d’engagement intervient jusqu’au 31 décembre 2021 et la date d’achèvement d’ici le 31 décembre 2022.

Attribué aux propriétaires de leur logement, le coup de pouce thermostat avec régulation performante est applicable depuis le 25 juin 2020. La demande de prime doit être faite pour des travaux dont la date d’engagement est avant le 31 décembre 2021. Les travaux doivent être achevés avant le 30 avril 2022.

Coups de pouce énergie : travaux éligibles, montants des aides, conditions pour en bénéficier, démarches pratiques, cumuls avec d’autres aides… tous les détails sur le site de l’agence de la transition écologique et le portail Service Public.

Coups de pouce : les conditions pour en bénéficier

  • Etre propriétaire ou locataire ;
  • Le logement concerné peut être une résidence principale ou secondaire ; il doit être achevé depuis plus de 2 ans ;
  • Tous les ménages peuvent bénéficier de ces primes ;
  • Les travaux doivent respecter des exigences de performance minimales et être réalisés par des professionnels reconnus garants de l’environnement (RGE).

Coups de pouce : montant et versement des primes

  • Les montants diffèrent selon la nature des travaux et selon que vous êtes considérés ou non comme un ménage aux revenus modestes. Ainsi, plus les ressources sont faibles, plus le montant de la prime est élevé. Les revenus retenus sont les revenus fiscaux de référence (RFR) de l’année N-2 (soit 2019 pour les demandes faites en 2021)
  • La prime est versée :
    • par virement bancaire ou par chèque ;
    • déduite de votre factures ;
    • sous une autre forme (par exemple, en bons d’achat).

⇒ L’arrêté du 17 décembre 2021 modifie les plafonds de ressources définissant les ménages en situation de précarité énergétique et les ménages modestes.

Coups de pouce : les démarches pour en bénéficier

  • Choisir un fournisseur d’énergie (ou son partenaire), signataire de la charte d’engagement liée à la prime
  • Accepter l’offre du fournisseur d’énergie (ou de son partenaire) correspondant à vos travaux avant de signer le devis de vos travaux
  • Sélectionner un professionnel RGE pour la réalisation de vos travaux
  • Signer le devis proposé par le professionnel RGE
  • Faire réaliser vos travaux par ce professionnel
  • Envoyer les pièces justificatives de vos travaux au fournisseur d’énergie ou à son partenaire.

Coups de pouce énergie : les derniers textes publiés

Contacts utiles pour des conseils personnalisés sur les coups de pouce énergie :
⇒ Joindre un conseiller France Rénov au 0 808 800 700 (service gratuit + prix d’un appel), ou trouver votre espace conseil France Rénov’, pour vous informer sur vos travaux et leur financement
⇒ Joindre votre agence départementale pour l’information sur le logement (Adil).

Bon à savoir :
– Le décret n° 2022-8 du 5 janvier 2022 rend désormais impossible, à partir du 1er juillet 2022, l’installation d’une chaudière au fioul (ou au charbon) dans un bâtiment neuf ou dans un bâtiment existant (y compris en remplacement d’un équipement existant). En savoir plus sur service-public.fr.
Le remplacement d’une chaudière peu performante, au fioul ou à gaz, peut donner droit à la prime à la conversion des chaudières – ecologie.gouv.fr
– Le décret n° 2021-1700 du 17 décembre 2021 définit les modalités du « prêt avance rénovation », prêt hypothécaire qui permettra aux ménages de rembourser « in fine » le reste à charge de leurs travaux de rénovation énergétique lors de la vente du logement ou lors d’une succession.

Rénovation énergétique : les précautions à prendre

Coups de pouce énergie : ressources complémentaires

Avoir Du Bois Presque Gratuitement

L’Affouage (droit de coupe de bois communaux) est un vestige du droit de l’Ancien Régime, de source mérovingienne et romaine.

Il autorise les villageois à exploiter à titre privé une partie de la forêt communale. Ce droit ancestral revêt pourtant un caractère très moderne à y regarder de plus près.

Les

Quelles sont les règles ?

Si vous souhaitez couper du bois dans une forêt proche de chez vous, il vous faut contacter votre mairie. Celle-ci va tirer au sort les lots (les parcelles de forêt) entre les demandeurs.

Vous devrez ensuite payer une taxe (la taxe affouagère), mais qui est très peu élevée, en tout cas beaucoup moins que d’aller acheter son bois. Si vous allez couper du bois en forêt, vous devrez donc justifier de l’attribution de cette parcelle en cas de contrôle.


Aller couper du bois en forêt, est-ce légal ?

Oui. Vous avez tout à fait le droit de couper vous-même des arbres en forêt pour vous constituer un stock de bois de chauffage pour votre cheminée, surtout que la cheminée est tendance et que les stocks de bois sont au plus bas.

Cela s’appelle « l’affouage », et il se pratique en forêt communale et domaniale mais pas dans les forêts privées !

À quand remonte cette pratique ?

Au Moyen-Âge : à cette époque, le seigneur pouvait autoriser les serfs à couper du bois de chauffage sur les terres de son fief ! Et elle est toujours très pratiquée : avec 2,3 millions de m3 en 2018, la fourniture de bois de feu aux particuliers représente plus de 15 % du volume de bois mobilisé chaque année dans les forêts publiques

Quelles sont les règles ?

Si vous souhaitez couper du bois dans une forêt proche de chez vous, il vous faut contacter votre mairie. 

Celle-ci va tirer au sort les lots (les parcelles de forêt) entre les demandeurs. Vous devrez ensuite payer une taxe (la taxe affouagère), mais qui est très peu élevée, en tout cas beaucoup moins que d’aller acheter son bois. Si vous allez couper du bois en forêt, vous devrez donc justifier de l’attribution de cette parcelle en cas de contrôle.

Ma mairie est-elle obligée de m’attribuer une parcelle ?

Non ! L’affouage est défini dans le Code forestier comme une possibilité et non une obligation de la part de la commune.

Qui organise l’affouage en France ?

C’est l’Office national des forêts (ONF) qui réglemente l’affouage  : dans les forêts qu’il gère, certaines parcelles sont dédiées à l’industrie du bois et d’autres parcelles peuvent être cédées aux particuliers.

Concrètement, en forêt, quels arbres puis-je prélever ?

Ceux qui ont été marqués par l’ONF (Office national des forêts). Ne coupez jamais d’arbres non marqués : vous pourriez être sanctionnés ! 

Vous n’avez pas non plus le droit de vous servir dans les tas de bûches entreposés en forêt. Évitez de ramasser du bois mort et de l’humus : ils sont indispensables à l’écosystème forestier. Enfin, si vous n’êtes pas habitués, faites-vous accompagner : chaque année, il y a des accidents d’affouage dus à la méconnaissance des techniques d’abattage.

Les “Droits de Coupe” communaux (Affouage) : Des droits privés à usage collectif sur des biens communaux.

Article 542 du Code Civil : un droit d’usag lié à l’habitation
Les droits sur les biens communaux ne sont pas “appropriables” ni monnayables. Ils sont liés à la situation factuelle de l’habitation sur le terrain communal.

C’est ce qui ressort de la lecture pure de l’article 542 du Code Civil.

Chapitre III : Des biens dans leurs rapports avec ceux qui les possèdent
Article 537 
Les particuliers ont la libre disposition des biens qui leur appartiennent, sous les modifications établies par les lois.
Les biens qui n’appartiennent pas à des particuliers sont administrés et ne peuvent être aliénés que dans les formes et suivant les règles qui leur sont particulières.
Article 539 Les biens des personnes qui décèdent sans héritiers ou dont les successions sont abandonnées appartiennent à l’Etat.
Article 542 Les biens communaux sont ceux à la propriété ou au produit desquels les habitants d’une ou plusieurs communes ont un droit acquis.
Article 543 On peut avoir sur les biens, ou un droit de propriété, ou un simple droit de jouissance, ou seulement des services fonciers à prétendre.

Il est intéressant de constater que l’article 542 du Code Civil ne s’insère pas dans le titre relatif au Droit de Propriété, mais dans celui relatif aux Biens et aux rapports qu’on peut avoir sur eux ! Le bien communal est donc un bien de nature très particulière. Il s’insère à la lisière entre le droit de propriété et le droit d’usage, et sa nature me paraît plus proche du droit d’usage.

Ce n’est pas un bien d’appropriation privative. Un particulier ne peut donc pas avoir de libre disposition sur ce bien (art. 537 CCiv à contrario).
Ce n’est pas non-plus un bien “administré” ou public au sens de l’article 539 CCiv. Ce n’est pas un bien sans maître.

Le bien communal, au sens du Code Civil, est un bien dont tous les attributs de la propriété sont collectifs : Le droit de disposer, le droit d’usage et le droit de profiter des produits. Mais plus particulièrement, il s’agit d’un droit « acquit ». Ce terme méritera une explication plus complète. Certains auteurs y voient une sorte de copropriété légale, héritière des communautés agricoles préhistoriques… C’est peu dire que d’affirmer qu’il s’agit d’un droit ancestral…!

La question reste d’établir le “droit acquit”.
Afin de déterminer le mode de gestion de ces droits, le législateur de 1804 a fait œuvre de grande prudence. L’article 537 al.2 du Code Civil renvoie spécifiquement à des dispositions particulières dérogatoires qui pourront être prises ou modifiées ultérieurement. La propriété communale indivise n’est donc pas un droit opposable Universel. C’est un droit dont l’existence est précaire, et le mode d’exercice soumis au bon-vouloir du législateur. Ce n’est donc pas un droit de propriété de plein exercice susceptible d’être protégé par les principes constitutionnels.

En ce qui concerne l’Affouage, il faut se rapporter aux dispositions spéciales qui s’y réfèrent, en l’occurrence, le Code Forestier.

Le Code Forestier et le détail du droit d’affouage
La Révolution ayant abrogé une grande partie du droit de l’Ancien Régime, il est loisible de considérer que la première disposition particulière visée par le Code Civil se trouve dans le nouveau#1  (de l’époque) Code Forestier en 1827, quand bien même ce code est édicté par Charles X…

Le Code Forestier de 1827 s’inspire de l’Ordonnance de Colbert de 1669. Même s’il préserve la possibilité de l’affouage pour les bois des communes, il en réduit très fortement le droit dans de larges proportions :
Le Code de 1827 est d’une rédaction très sévère par opposition à l’esprit libéral de la Révolution. Il dispose notamment (art.70 et 80 Code Forestier de 1827) (Source BNF )

79 Les usagers qui ont droit à des livraisons de bois, de quelque nature que ce soit, ne pourront prendre ces bois qu’après que la délivrance leur en aura été faite par les agens forestiers, sous les peines portées par le titre XII pour les bois coupés en délit.
80 Ceux qui n’ont d’autre droit que celui de prendre le bois mort, sec et gisant, ne pourront, pour l’exercice de ce droit, se servir de crochets ou ferremens d’aucune espèce, sous peine de 3 francs d’amende.
81. Si les bois de chauffage se délivrent par coupe, l’exploitation en sera faite, aux frais des usagers, par un entrepreneur spécial nommé par eux et agréé par. l’administration forestière.
Aucun bois ne sera partagé sur pied ni abattu par les usagers individuellement, et les lots ne pourront être faits qu’après l’entière exploitation de la coupe, à peine de confiscation de la portion de bois abattu afférente à chacun des contrevenans.

Ainsi si les communautés rurales conservent la possibilité de couper et prendre bois dans certaines forêts communales, l’article 103 ancien Code Forestier disposait :

103. Les coupes des bois communaux destinées à être partagées en nature pour l’affouage des habitans, ne pourront avoir lieu qu’après que la délivrance en aura été préalablement faite par les agens forestiers, et en suivant les formes prescrites par l’article 81, pour l’exploitation des coupes affouagères délivrées aux communes dans les bois de l’Etat; le tout sous les peines portées par ledit article.

La lecture de cet article montre à comprendre que le droit d’affouage, jusqu’alors considéré comme un droit naturel du paysan, devient un droit subordonné à l’exploitation et au contrôle de l’administration.
Selon Jean François Soulet, historien, ce code impose

« une nouvelle réglementation de l’usage des forêts, en particulier concernant le ramassage du bois, les coupes et surtout le pâturage désormais mis en défens (interdit), le droit de marronnage, et les droits de chasse, de pêche et de cueillette ».#2

Ce code entre en vigueur en 1829. Il est considéré comme la cause des révoltes dite de la « Guerre des Demoiselles  » (printemps 1829 printemps 1832) et de la « montagne catalane » en 1848.
Il sera rectifié à la marge en 1951 dans la logique de reconstruction d’après-guerre (loi 51-516 du 8 mai 1951#3, compilation des lois applicables). Il subit deux modifications notables : une codification par le décret 52-1200 du 29 octobre 1952.
Il est totalement remanié en 2001 (Loi du 9 juillet 2001 portant réforme du droit forestier) et refondu en 2012. Le Code Forestier de 2012 est donc pour l’essentiel une recodification de l’ancien « nouveau » Code Forestier de 1827.

Faire Ses Aliments Soi-Même

1- Légumes

La plupart des légumes sont faciles à cultiver, mais certains sont particulièrement gratifiants, grâce à leur simplicité ou la rapidité de leur production : les salades, les courgettes et autres cucurbitacées, les betteraves rouges, les radis, les haricots, les tomates.

Carottes et pommes de terre sont elles aussi de culture facile, mais demandent une terre bien travaillée et un peu plus de travail.

2- Fruits

Petits fruitiers ou verger, citronnier ou autre agrume dans la véranda, il est tellement simple de se régaler de framboises, groseilles et cassis, fraises, prunes arrivant tout droit du jardin !

3- Aromatiques

Les aromatiques sont non seulement peu exigeantes, mais en plus elles prennent généralement peu de place et peuvent facilement pour la plupart être cultivés en jardinières ou en pots.

À vous le basilic, le thym et la sarriette, la ciboulette et la coriandre, mais également le romarin, un peu plus imposant, les alliacées : ail, oignons, échalotes. Et savez-vous que l’on peut même cultiver du poivre ? Le poivrier du Sichuan est rustique et l’on peut sans problème le cultiver en France.

les oeufs frais à récolter dans son jardin

4- Œufs

Quelques poulettes dans le jardin, certaines poules d’ornement sont également de bonnes pondeuses, et vous aurez régulièrement de bons œufs frais, de 150 jusqu’à 250 œufs par an pour chaque poule selon la race.

5- Volaille

Si vous en avez le courage, vos poules pondeuses pourront finir dans votre assiette, choisissez une race qui assemble les deux qualités, la Bresse-Gauloise ou la Gâtinaise par exemple.

les graines germées

6- Graines germées

Très riches en vitamines et divers sels minéraux, les graines germées s’utilisent dans des salades, avec d’autres crudités, dans les sandwiches, certaines peuvent se cuire à la vapeur. La quantité et la diversité de graines comestibles que vous pouvez récupérer de vos plantations sont très importantes, par exemple :

  • des crucifères : roquette, brocoli, radis,
  • des apiacées : carottes, coriandre, fenouil,
  • des alliacées : poireaux, oignons,
  • des cucurbitacées : courges, potirons
  • des astéracées : pissenlit, chicorée…

Le principe général est de mettre dans un germoir ou une assiette les graines humides jusqu’à ce qu’elles germent, chacune ayant son temps et sa température de germination. Faites par contre attentions aux graines de plantes dont une partie est toxique : les tomates, la rhubarbe, elles ne sont pas comestibles.

Faites vos confitures !

Les aliments transformés

7- Confitures, gelées, marmelades

Effectivement il vous faudra acheter du sucre, ou vous contenter de compotes ! Rhubarbe, fraise, framboise, pommes et poires, agrumes, seront la base de tous les mélanges qui vous feront envie. Mais ne vous arrêtez pas aux fruits, vous pouvez réaliser des confitures de potimarron, de betterave, de tomate !

8- Sorbets

Quelques fruits du jardin congelés, un petit lait d’amande, un peu de miel, un coup de blender, et on se régale !

9- Plats cuisinés

Pour dépasser la traditionnelle néanmoins délicieuse ratatouille, lancez vous dans les œufs cocotte en tomates, la courge spaghetti à la bolognaise, le velouté froid de petits pois à la menthe, la délicieuse chouchouka. On deviendrait presque végétariens !

10- Sauces

Accommodez vos tomates avec tous les légumes de l’été pour réaliser de merveilleuses sauces, mais les sauces froides sont également des régals, les pestos par exemple se réalisent certe avec du basilic, mais aussi avec des petits pois, de la roquette, de la coriandre, … .

lait à produire soi même

11- Laits végétaux

En faisant bouillir de l’eau avec des amandes ou des noisettes, il suffit ensuite de filtrer le liquide pour obtenir un lait végétal. Une autre méthode est de les passer au mixer avec de l’eau après avoir fait tremper les fruits une nuit.
Remplaçant facilement le lait animal dans des recettes salées ou sucrées, on peut réaliser avec ces laits variés en goût des glaces, des milkshakes, des sauces et même des yaourts.

12- Terrines

De savoureuses terrines peuvent être réalisées avec quelques légumes, des œufs, du lait végétal et des aromates : terrine de brocolis, terrine de courgette au basilic ou à la menthe, terrine de carottes.


La volaille est également une bonne base, pour des terrines de foie de volaille, des terrines de poulet.

jus à produire soi même

13- Jus et boissons

Aux traditionnels jus de fruits, simples ou composés s’ajoutent les jus de légumes et les mixtes, mais également les jus d’herbes qui sont tellement riches en bienfaits. La centrifugeuse vous permet de réaliser de très bons jus avec tout ce dont vous avez envie, mais le véritable atout santé est l’extracteur de jus, qui ne chauffe pas et donc préserve toutes les vitamines.


À partir des herbes aromatiques, réalisez des tisanes : verveine, camomille, thym, menthe, ….

Privilégier Les Kit Pour Faire Vous Même

DIY, ca veut dire quoi exactement ?

Do It Yourself. En français, cela signifie donc Fais le toi même. Une expression adoptée par les aficionados des loisirs créatifs qui regroupe donc tous les projets à faire soi même.

Broderie, tricot, couture, bricolage, origami, cosmétiques maison… nombreuses sont les activités créatives dans lesquelles on a envie de se lancer et pourtant ce n’est pas toujours le cas. Manque de temps ou difficulté de trouver le matériel nécessaire et explications pour son projet DIY en sont les raisons principales.

Pourquoi choisir un kit DIY ?

La solution pour se lancer enfin dans le ou les projets qui nous donnent si envie : le Kit DIY ! Vous connaissiez les boxs beauté, les boxs food ou encore les boxs mode… découvrez désormais les boxs DIY. Vous l’aurez deviné un kit DIY comprend l’ensemble des éléments nécessaires pour son projet. Un vrai gain de temps et d’énergie.

Découvrir une technique créative peut faire peur et on ne sait pas trop par quoi commencer. Avec les Kits DIY : pas d’excuse. Il suffit de se lancer en utilisant le matériel mis à disposition et les consignes inclues dans le coffret. 

Des box DIY pour toutes les envies

Il existe des boxs DIY adaptées à tous les niveaux, tous les âges et toutes les envies. Elles sont idéales pour apprendre une technique créative, se perfectionner ou seulement se divertir. Pour soi ou à offrir, les kits DIY sont vraiment parfaits pour oser se lancer dans un nouveau projet et sortir de sa zone de confort.

Peu importe l’activité créative choisie, elle fait du bien au moral et assure un moment de déconnexion ! On prend du temps pour soi où l’on découvre nos capacités manuelles et le plaisir de faire soi même plutôt que d’acheter tout fait. 

Les meilleurs kits DIY sélectionnés par la rédaction

Nous avons sélectionné pour vous les meilleurs Kits DIY pour vous lancer enfin dans ce projet créatif qui vous donne tant envie.