Pour calculer chaque écogeste, la liste ne peut pas être exhaustive et il s’agit forcément d’une moyenne. L’utilisation de chaque équipement ainsi que sa puissance et sa vétusté varient d’un foyer à l’autre.
Mais ce calcul proposé permet de voir s’il y a des réelles économies ou non.
Chaque consommation électrique est calculée comme suit : le nombre d’heures de fonctionnement X le nombre de jours de fonctionnement x la puissance de l’appareil en watts / 1 000, comme le stipule le site Engie.
Il suffit ensuite de faire le calcul avec le prix moyen du kWh estimé en France à 0,174 euro en 2022 pour le tarif réglementé de base d’EDF selon le site fournisseurs-électricité.
1. Box internet et Wifi
Une box internet ADSL consomme environ 280 kWh par an et une box internet fibre entre 150 et 300 kWh par an comme le précise le site.
Ce qui équivaut à plus de 48 euros par an pour une box ADSL et entre 26 et 52 euros par an pour une box fibre.
Du coup si on éteint ce type d’équipement la nuit ou en journée quand on ne s’en sert pas, on va dire au moins la moitié du temps, la facture diminue de moitié. Soit une économie de 24 euros par an pour une box ADSL et une économie entre 13 et 26 euros par an pour un box fibre.
2. Ampoule
Une ampoule LED allumée environ trois heures par jour consomme en moyenne sur l’année 9,855 kWh, ce qui équivaut à 2 euros.
Une ampoule classique allumée aussi trois heures par jour consomme en moyenne sur l’année 65,7 kWh, ce qui équivaut à environ 12 euros par an.
Remplacer les ampoules en LED pourrait ainsi faire économiser 10 euros par an pour chaque ampoule utilisée trois heures par jour.
3. Chargeur de téléphone
D’après les mesures effectuées par Engie, une multiprise avec six chargeurs branchés “à vide” consommerait 2,6 kWh par an. Le coût est donc dérisoire, il s’élève ainsi à moins de 50 centimes par an.
4. Grille-pain
Comme le précise Que Choisir, une directive européenne qui est entrée en vigueur en 2010, limite la puissance des appareils en veille à 0,5 W.
On peut donc supposer qu’un grille-pain éteint consomme ainsi 4,38 kWh, ce qui équivaut à un coût annuel de moins de 1 euro, un chiffre peu significatif.
En revanche, un grille-pain allumé consomme entre 500 et 1 600 watts selon le modèle. Mais sur l’année, on doit l’utiliser, en moyenne pour une famille de quatre personnes, à raison de 30 minutes par semaine, 26 heures. Donc la consommation s’élèverait entre 13 Kwh et 42 Kwh par an soit un coût situé entre 2,5 euros et 7,5 euros.
5. Télévision
Comme le grille-pain, on peut partir du postulat que la puissance de l’appareil en veille s’élève à 0,5 W même si certains appareils connectés à internet, donc certains téléviseurs peuvent atteindre les 6 W.
Ce qui monte la consommation annuelle en veille entre 4,38 Kwh (moins d’1 euro) et 52,5 Kwh (moins de 10 euros).
Juste pour information, la consommation d’un téléviseur en marche dépend du modèle. Les appareils consomment entre 70 W pour des écrans LD à 400 W pour des écrans plasma.
Ce qui fait pour une consommation d’une heure par jour en moyenne qui se situe sur l’année entre 26 KWH (environ 5 euros) et 146 kWh (soit environ 25 euros).
Chaque heure supplémentaire multiplie donc la facture. L’écogeste peut également se faire en réduisant son temps devant la télévision.
6. Chauffage
L’Ademe explique sur son site que baisser la température d’un degré permettrait de réduire la consommation annuelle des particuliers et donc la facture, de 5 à 10 %.
La température idéale serait d’ailleurs de 19°C dans les pièces de vie et 17° C dans les chambres.
Comme le précise le site Engie, il existe une puissance moyenne de chauffe calculée sur la base d’une hauteur standard de 2,5 mètres sous plafond. Elle est comprise entre 70 et 100 watts par mètre carré. Il s’agit en effet d’une estimation, car la puissance nécessaire varie pour plusieurs raisons. : le volume, l’isolation, la localisation géographique de votre logement, mais également les préférences en matière de chauffage.
Pour une surface de 15 m², la puissance requise moyenne se situe entre 1 000 W et 1 500 W, pour 20 m², entre 1 400 W et 2 000 W, pour 30 m² entre 2 100 W et 3 000 W et pour 40 m² entre 2 800 W et 4 000 W.
Si l’on prend une pièce de 20 m² par exemple en la chauffant cinq heures sur cinq mois, la consommation s’élève annuellement pour une seule pièce entre 1 050 Kwh (soit 182 euros) et 1 500 Kwh (soit 261 euros).
Si en baissant d’1°C on obtient une baisse de 5 à 10 % l’économie qui peut se faire pour une seule pièce chauffée s’élève entre 10 euros et 25 euros.
Comme les Français chauffent en moyenne 4 pièces, les économies sont multipliées par 4 pour une facture également multipliée par 4. Les économies peuvent ainsi atteindre facilement la centaine d’euros sur une année.
7. Réfrigérateur
La consommation d’un réfrigérateur est loin d’être négligeable. En général, la consommation d’un réfrigérateur correspond à environ 200 à 500 kWh/an. Donc elle coûte en moyenne entre 35 euros par an et 87 euros.
Bien entendu, la consommation varie selon le modèle, la contenance de l’appareil, l’âge ou même l’état d’entretien de l’appareil.
Pour faire des économies, il est primordial d’adopter la bonne température soit entre 4°C et 5°C,pour le réfrigérateur. Et moins 18°C pour le congélateur, mais aussi de prendre un appareil récent, de bien ranger son réfrigérateur et laisser la porte de l’appareil bien fermée et bien étanche.
Les bons gestes permettraient de faire jusqu’à 30 % d’économie, selon Engie, soit une économie située entre 10 et 26 euros par an.
8. Lave-linge
De manière générale, la puissance d’une machine à laver tourne autour de 2 500 à 3 000 W. Donc ensuite, cela dépend du nombre de machines effectuées par an.
Si l’on compte environ 150 machines dans l’année (moins d’un jour sur deux) avec un cycle moyen de deux heures, la consommation s’élève autour de 750 kWh à 900 kWh soit un coût annuel entre 130 euros et 156 euros.
L’utilisation de programmes “basse température” ou “éco” permet de faire des économies.
Sachant qu’un lavage à 30°C consomme 3 fois moins d’énergie qu’un lavage à 90°C et qu’un lavage à froid consomme 2 fois moins qu’un lavage à 40°C. Les économies peuvent donc rapidement se monter entre 50 euros et 100 euros.
9. Lave-vaisselle
En général, la puissance d’un lave-vaisselle est comprise entre 500 et 1 500 watts. À raison d’une utilisation de deux heures par jour, la consommation annuelle varie de 365 kWH (63 euros) et 1 095 kWh (190 euros).
Il est important de le remplir au maximum pour lancer moins de cycles durant une semaine
Ensuite opter pour un lave-vaisselle de classe A+++ plutôt qu’un lave-vaisselle de classe A+ permet de réduire la consommation de l’appareil de 20 %, et jusqu’à 43 % pour un appareil de classe C, comme le rapporte HelloWatt.
Soit une économie possible allant de 12 euros à 80 euros.
10. Ballon d’eau chaude
D’après le site Hellowatt, la consommation en électricité d’un ballon d’eau chaude ou cumulus dépend notamment de sa contenance, de sa puissance.
La consommation moyenne d’un chauffe-eau par an en fonction de la composition du foyer et de la taille du ballon est de 848 kWh (147 euros) pour un ballon de 50 l, 1 697 kWH (295 euros) pour un ballon de 100 l et de 3 393 kWh (590 euros) pour un ballon de 150 l.
Chauffer un litre d’eau de 1°C. Elle est de 1,162 kWh.
La température de l’eau froide considérée comme idéale s’élève à 15°C et l’eau chaude idéalement située à 55°C.
Donc si la température est de 60°C, il suffit de la baisser de 5°C. En plus d’utiliser l’appareil en heures creuses, d’éteindre chauffe-eau pendant ses départs en vacances…
Les économies suivant le fonctionnement peuvent atteindre jusqu’à 30 %, soit une économie se situant entre 45 euros et 177 euros.
Donc en récapitulant l’ensemble des écogestes proposés peuvent permettre de faire des économies allant facilement jusqu’à 450 d’euros par an (sur la fourchette large).
Vous l’aurez compris, une maison autonome est un logement qui subvient entièrement aux besoins de consommation de ses occupants.
En effet une maison autosuffisante n’est pas reliée aux différents réseaux qui acheminent l’eau potable, l’électricité (ENEDIS) ou le gaz (GRDF) dans les bâtiments. Pourquoi ?
Bien souvent parce que la maison ou le bâtiment se situe dans un endroit isolé : forêt, montagne, campagne. En utilisant des sources d’énergies renouvelables et facilement accessibles, une maison peut tout à fait subvenir à ses besoins et être autosuffisante, même si les installations nécessaires sont importantes et coûteuses.
Un bâtiment entièrement autonome est souvent difficile à construire. Le plus souvent, les foyers qui visent l’indépendance énergétique restent reliés en partie aux réseaux d’approvisionnement, même si en théorie, il est possible d’être entièrement autonome.
Parler d’autosuffisance énergétique et de maison autonome implique donc d’aborder la questions de systèmes de chauffage et de production d’eau potable. Mais s’émanciper du réseau de distribution d’énergie et d’eau n’a rien d’évident. Il convient en effet de réaliser des travaux complexes afin de permettre à la maison autonome d’être la plus économe possible.
Comment fonctionne une maison autosuffisante ?
Rentrons un peu plus dans le vif du sujet. Avant de se lancer dans un projet de construction d’une maison autonome, il faut lister les énergies qu’elle doit être capable de produire ou d’exploiter ainsi que les besoins de bases qui doivent être comblés. Un bâtiment autonome doit pouvoir fournir :
de l’électricité pour faire tourner les appareils électroniques et pour s’éclairer (à moins que vous ne vouliez privilégier la bougie) ;
de la chaleur pour vous chauffer l’hiver ;
de l’eau potable ;
de l’eau chaude.
Pour optimiser son fonctionnement, une habitation autonome doit également faire l’objet d’une attention très particulière sur un certain nombre de points. L’isolation des combles par exemple est primordiale puisqu’elle permet de minimiser les besoins en énergie pour le chauffage en hiver. L’orientation de l’habitat est également à prendre en considération, afin de bénéficier au mieux de la chaleur naturelle du soleil et d’optimiser le rendement des panneaux solaires. Des parois végétalisées peuvent également être d’une grande aide pour maintenir la fraîcheur dans la maison autonome l’été.
Les installations indispensables dans une maison autonome
Une maison autonome doit comporter un ensemble d’installations performantes afin d’assurer les fonctions de bases telles que l’approvisionnement en électricité et en eau ou le chauffage de l’habitat.
La production d’électricité dans une maison autonome
Évidemment l’énergie solaire et le panneau solaire photovoltaïque est un candidat tout trouvé pour remplir cette mission.
Une fois posé, il pourra fournir l’électricité nécessaire au fonctionnement des appareils électriques ou à l’éclairage. La différence avec une installation solaire photovoltaïque raccordée au réseau est néanmoins importante.
Dans le cas d’une habitation autonome, l’installateur photovoltaïque devra dimensionner les panneaux solaires afin de couvrir la totalité des besoins énergétiques contrairement à une installation en autoconsommation partielle. Il faudra également se munir d’une ou plusieurs batteries de stockage pour conserver les kWh en surplus.
Autrement dit, une installation solaire pour maison autonome sera beaucoup plus onéreuse qu’une installation raccordée au réseau électrique.
D’autant plus que les installations solaires non raccordées ne peuvent pas bénéficier de la prime à l’autoconsommation versée par l’État. L’autre moyen de produire sa propre électricité est d’installer une éolienne.
Il faut néanmoins se situer dans une zone suffisamment exposée au vent. Comparativement aux panneaux solaires l’éolienne reste plus chère et moins fiable quant à la production électrique puisqu’elle est tributaire du vent, qui demeure imprévisible.
Le chauffage dans une maison autonome
ll existe plusieurs moyens de produire de la chaleur à partir des énergies renouvelables.
Les panneaux solaires thermiques se présentent comme une solution efficace pour coupler la production d’électricité avec la production de chaleur.
Ces installations ressemblent à des panneaux solaires classiques. Leur particularité est de comporter un système de récupération de la chaleur dégagée par les panneaux solaires.
Cette chaleur sert ensuite à chauffer l’eau sanitaire et l’air ambiant dans le cas des systèmes solaires combinés. Il s’agit d’une solution idéale qui permet de gérer la production d’électricité et le chauffage.
Dans le cas d’une maison entièrement autonome, il faut cependant prévoir un système de récupération des eaux de pluies ou le forage d’un puits ainsi que d’un système d’assainissement.
Après être passée dans les circuits du chauffe-eau solaire, l’eau de pluie pourra servir d’eau chaude sanitaire.
Une installation solaire thermique peut ensuite être couplée à un pôele à bois, pour les jours où la production des panneaux solaires n’est pas suffisante (la nuit ou les jours de mauvais temps). La seule contrainte : avoir à disposition des bûches pour alimenter le feu, ce qui n’est pas le cas de tout le monde.
À partir d’un pôle à bois, vous pourrez même concevoir un fourneau pour vous préparer de bonnes soupes lors des hivers rugueux.
Maison autonome ou maison passive : quelle différence ?
Dans le domaine de la rénovation énergétique des bâtiments, on rencontre de nombreux termes techniques, qu’il n’est pas toujours évident de comprendre. Ainsi, avez-vous peut-être déjà entendu parler de “maison passive”. Une maison passive se distingue d’une maison autonome.
Cette première désigne un habitat conçu pour pouvoir se passer d’un système de chauffage central. L’idée est donc d’orienter le logement plein sud, afin de capter les rayons du soleil en hiver, de laisser entrer la lumière naturelle grâce à de grandes ouvertures et de réaliser une isolation thermiques parfaite, afin de garder un certain confort en toute saison.
Ainsi, si la maison passive et la maison autonome sont deux choses différentes, une maison passive construire une maison passive est un excellent moyen d’arriver à l’autonomie énergétique, puisqu’il s’agit de réduire au maximum les besoins.
Maison autonome : avantages et inconvénients
Les avantages d’une maison autonome
En premier lieu, habiter une maison autonome réduit fortement votre empreinte environnementale – même si la construction des équipements et la construction de la maison en elle-même sont loin d’être neutres en carbone.
Dans un second temps, en choisissant de faire construire une habitation autonome, vous devenez entièrement ou presque entièrement indépendant des réseaux d’électricité, d’eau ou de gaz. En cas de panne générale ou de blackout par exemple, vous ne serez pas impacté.
Autre avantage, la maison autonome vous évite d’avoir des démarches administratives concernant votre contrat d’électricité – cela peut compter si vous avez la phobie administrative. Et évidemment, vous n’aurez plus de facture d’électricité ou de gaz à payer tous les mois.
Les inconvénients d’une maison autonome
Le principal inconvénient des maisons autonomes est le prix.
Rien que pour la partie photovoltaïque, il faut prévoir des frais supplémentaires pour la batterie de stockage et le dimensionnement du kit solaire en autoconsommation. Une installation de 10 kWc peut facilement atteindre les 30 000 € !
Toutefois, vous ferez des économies sur le raccordement des panneaux solaires, car celui-ci n’a pas besoin d’être effectué. Les investissements pour la partie chauffage et l’isolation sont également conséquents.
Néanmoins, pendant toute la durée de vie des équipements, les frais d’électricité, de chauffage et d’eau sont quasi nuls voire inexistants.
Une étude de rentabilité doit donc être effectuée préalablement, afin de déterminer si oui ou non, le projet sera rentabilisé. L’autre inconvénient d’une maison autonome est la quantité d’équipement à entretenir. Si l’un d’eux tombe en panne, vous ne pourrez pas compter sur le réseau d’approvisionnement pour prendre le relais.
Quelles aides pour rendre sa maison autonome ?
Faire construire une maison autonome ne donne accès à aucune aide de l’Etat. En effet, les aides financières ciblent la rénovation énergétique des bâtiments.
Il faut donc transformer votre logement actuel en maison autonome pour pouvoir prétendre à des aides. Afin de rendre votre habitat autosuffisant, il convient de réaliser un multitude de travaux :
l’isolation du logement ;
l’installation d’un équipement de production d’énergie utilisant une énergie renouvelable.
Installer des panneaux photovoltaïques pour sa maison donne accès à deux aides de l’Etat, la prime à l’autoconsommation et les tarifs de revente de l’électricité produite à EDF Obligation d’Achat, qui permettent de réduire considérablement le coût de l’installation photovoltaïque :
Puissance
Prime à l’autoconsommation
Tarif de rachat (vente du surplus)
0- 3 kWc
380€
0,10€
3 – 9 kWc
280€
0,10€
9 – 36 kWc
170€
0,06€
36 – 100 kWc
80€
0,06€
Si vous souhaitez installer des panneaux solaires hybrides ou thermiques vous pouvez bénéficier d’aides supplémentaires avec la prime énergie :
Aide
Chauffe-eau solaire
Equipements solaires hybrides
MaPrimeRénov’
De 4 000 à 8 000€ selon les revenus
De 1 000 à 2 500 € selon les revenus
CEE
De 2 727 à 4 364€ selon les revenus
De 125 à 251 € selon les revenus
A noter que la Prime Énergie est valable pour de nombreux travaux de rénovation énergétique : isolation, installation d’une pompe à chaleur ou d’une chaudière à haute performance énergétique.
Investir pour ceux qui peuvent dans des choses qui prendront de la valeur avec l’hyper inflation comme les forêts
Avoir tout d’avance comme des outils etc car face à un effondrement les prix seront trop élevés et ce que vous avez en votre possession prendra de la valeur
Contre les méfaits et la frustration toujours plus grande qu’engendre la surabondance sans joie dans laquelle les pays développés se sont enlisés, Pierre Rabhi prône la modération comme antidote : “Face au toujours-plus indéfini qui ruine la planète au profit d’une minorité, la sobriété est un choix conscient inspiré par la raison.
Elle est un art et une éthique de vie, source de satisfaction et de bien-être profond. Elle représente un positionnement politique et un acte de résistance en faveur de la terre, du partage et de l’équité“, écrit Pierre Rabhi.
La sobriété heureuse est une posture délibérée pour protester contre la société de surconsommation. Contre l’idéologie du toujours-plus illimité, fondée sur une boulimie consommatrice, Rabhi propose une « modeste prospérité », basée sur l’auto-limitation et la régulation de nos besoins.
Un retour à la Terre
C’est un retour à la terre que prône Rabhi, ainsi qu’une revalorisation du sacré à l’œuvre dans la nature, non plus considérée comme un vulgaire gisement de ressources à exploiter mais comme une “oasis de vie unique”.
Sans tomber dans le mythe du “bon sauvage” et de la vision passéiste qu’il véhicule, Pierre Rabhi propose un renouvellement de nos modes de pensée. En passant de la logique du profit sans limites à celle du vivant, il est s’agit de « changer de paradigme » par l’avènement d’un nouveau rapport à la nature.
Retrouver notre liberté d’Hommes
Depuis la révolution industrielle, nos vies sont quasi-entièrement dévolues au travail et à l’exigence de productivité, explique Pierre Rabhi. Nous sommes possédés par ce que nous croyons posséder. Pour retrouver notre pleine liberté d’hommes, il est donc impératif de s’engager collectivement pour modérer nos besoins et désirs.
“La modernité -majoritairement urbaine- a édifié une civilisation « hors sol », déconnectée des réalités et des cadences naturelles, ce qui ne fait qu’aggraver la condition humaine et les dommages infligés à la Terre”, dénonce Pierre Rabhi.
Nous ne pourrons nous affranchir de la tyrannie de la finance qu’en faisant en sorte de ne plus en dépendre totalement. Pour atteindre ce but, la sobriété est une nécessité absolue.
Se fixer un objectif de dépenses mensuelles : la base pour arrêter d’acheter too much !
L’exercice devient tout de suite plus funky en téléchargeant Budgea, relié à notre compte. Chaque fois qu’on tire sur notre carte, l’appli calcule automatiquement le solde restant à la fin du mois. Fini les mauvaises surprises, en un clic sur son portable, on voit en graphiques ce qui nous reste en temps réel et on s’adapte !
2/ On apprend à kiffer ce qu’on a
Florence Servan-Schreiber* insiste : pour être heureuse, on privilégie les expériences, ce qui laisse de bons souvenirs, plutôt que les possessions matérielles au plaisir limité.
Une étude sur le bonheur** a d’ailleurs montré que plus on a de bons amis, plus on est heureux. Et sinon, LE livre intemporel pour apprendre à aimer notre vie comme elle est Pensées pour moi-même, du philosophe stoïcien Marc Aurèle (un bijou de table de chevet !).
3/ On adopte le zen
Car, en épurant nos armoires, notre salle de bains, etc. bref, en optant pour le minimalisme, on vit dans plus de clarté. « Cinq minutes suffisent à un Japonais pour se préparer pour un long voyage », admire Dominique Loreau dans son best-seller pratique L’Art de la simplicité* (un must-have). Autre coach utile, le carnet J’arrête le superflu**, ou comment s’alléger intelligemment de tout en 3 semaines chrono !
4/ On découvre la frugalité
Trop manger alourdit le corps et l’esprit. Mémo : la taille naturelle d’un estomac, c’est celle d’un pamplemousse, que les « bonnes platrées » finissent par distendre. Résultat, on mange plus que de besoin… Les habitants d’Okinawa, l’île aux centenaires, posent leurs couverts à la seconde où ils sont rassasiés, voire un peu avant. Pour apprendre à rééquilibrer (physiquement ET économiquement) notre rapport à la nourriture, on lit L’Art de la frugalité et de la volupté de Dominique Loreau (Éd. Robert Laffont). Motivant !
5/ On se convertit à une « religion » de substitution
Le 1er commandement ? Commander, justement, ses fruits et légumes à un petit producteur via une Amap (Association pour le maintien d’une agriculture paysanne) : 1/ on prend soin de soi avec des produits sains ; 2/ on prend soin de l’environnement ; 3/ on favorise le travail d’une famille d’agriculteurs versus l’agroindustrie de masse. Et pour acheter local quand on habite en ville, on rejoint La Ruche qui dit oui.
Pour la mode, on mate Sweatshop (en anglais), et on découvre en même temps que des bloggeurs comment est fabriquée la fast fashion… Ça fait passer l’envie de porter la misère du monde sur ses épaules, et ça nous incite à acheter moins, stylé ET éthique (comme les marques Ekyog, Veja…).
Voici quelques applications qui vous permettront de reconnaître une plante ou fleur facilement :
Seek by iNaturalist Seek est multifonctions ! Il vous permet non seulement de reconnaitre des plantes mais pas que ! Vous pourrez découvrir des tas d’oiseaux, reptiles, insectes et mammifères que vous rencontrez. Ce réseau social regroupant des biologistes et experts de la faune et de la flore vous aidera à en savoir plus sur une espèce qui attise votre curiosité ! S’apparentant à un herbier de poche, Seek est facile d’utilisation : il vous suffit de photographier une plante ou un animal avec votre smartphone pour en savoir davantage à son sujet. L’application analyse ensuite la photo avant de vous afficher à l’écran des informations sur la variété ou l’espèce en question.
PlantNet Fort de ses millions de ses téléchargements sur l’App Store et Google Play, PlantNet est une application spécialisée dans l’identification des fleurs, fruits et feuilles. Après avoir pris en photo la plante de votre choix, l’application vous soumettra une liste de plantes. Trouvez celle ressemblant à celle photographiée pour afficher ses caractéristiques. Elle est capable d’identifier les 1 000 espèces européennes les plus courantes
PictureThis Fort de ses 30 millions d’utilisateurs, PictureThis fait figure de mastodonte dans le domaine. Si cette application vous donne la possibilité d’identifier de nombres variétés et espèces de végétaux, elle ne s’arrête pas là, puisqu’elle vous permet de bénéficier de conseils au sujet de l’entretien de vos plantes ! Comme pour d’autres applications, il suffit de prendre en photo une plante pour que PictureThis vous dise tout (ou presque) à son sujet.
Clés de forêts Développée par l’Office national des forêts, Clés de forêt fait partie des applications de référence pour identifier les arbres et animaux forestiers. Petite particularité : nul besoin de prendre en photo l’arbre en question. Répondez à quelques questions afin d’être sûr qu’il s’agit du bon arbre. Cette application fonctionne sans connexion Internet et peut être téléchargée gratuitement.
Smart’Flore Amateur de balades ? Alors découvrez Smart’Flore, une application gratuite de « découverte de la botanique sur le terrain » qui se propose non seulement de vous guider sur des sentiers botaniques, mais aussi de repérer les plantes proches de vous. Vous n’avez pas fini de découvrir les environs ! Conçue à la fois comme un guide et proposant une carte actualisée, Smart’Flore est très facile d’utilisation. Attention toutefois, vous ne pourrez la télécharger que via Google Play, le store d’Android.
Sauvages de ma rue Projet initié par Tela Botanica et la région PACA, Sauvages de ma rue vous aidera, comme son nom l’indique, à identifier les plantes sur lesquelles vous pouvez tomber en ville. L’éditeur indique que « les données collectées sont automatiquement transmises aux scientifiques étudiant la biodiversité urbaine et peuvent être proposées aux collectivités désireuses d’améliorer la qualité de vie des citoyens ». Alors, si vous souhaitez participer au projet, n’hésitez pas à installer Sauvages de ma rue ! L’application vous proposera des plantes en fonction des réponses aux questions que vous fournissez. Vous connaîtrez notamment son nom scientifique mais aussi son espèce et pourrez même visualiser des photos de la plante dans d’autres environnements.
PlantSnap Avec PlantSnap, identifiez facilement pas moins de 600 000 types de plantes : fleurs, arbres, plantes succulentes, champignons ou encore cactus ! Vous pouvez également retrouver sur l’application, des astuces ainsi que des conseils de jardinage. La communauté PlantSnappers vous permet également de vous connecter avec plus de 50 millions d’adeptes des fleurs dans plus de 200 pays! Il vous suffit de scanner la plante à l’aide de votre appareil photo, pour avoir accès à de multiples informations la concernant. Vous pourrez également la chercher directement par nom en utilisant la fonction « Recherche ». Créez ensuite votre bibliothèque et partagez-la avec des millions d’utilisateurs.
Flore incognita Grâce à Flora Incognita, vous pourrez accéder en un rien de temps au nom scientifique de la plante, à la fiche présentant ses caractéristiques (usage, toxicité), à sa distribution géographique ainsi qu’à son statut de protection. C’est une application simple d’accès et efficace. Afin d’accéder facilement et rapidement aux diverses informations concernant la plate qui vous intéresse, il vous suffit de prendre une photo de la fleur et de la feuille avec votre portable. Vous pourrez ensuite sauvegarder, télécharger et partager vos observations sur les réseaux sociaux.
LeafSnap LeafSnap est une application anglophone vous permettant de reconnaître facilement 90 % de toutes les espèces de plantes et d’arbres connues. Vous aurez ainsi accès à de nombreuses informations précises les concernant. Pour bénéficier d’informations précises, vous pourrez importer l’une de vos photos de votre bibliothèque ou photographier directement les plantes qui vous intéressent grâce à l’application. Vous aurez ainsi la possibilité d’accéder à de nombreux conseils concernant, notamment, l’entretien de la plante en question
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