Potager D’intérieur Pour Ceux Qui Vivent En Ville

Comment faire un potager d’intérieur ? 

Qui n’a pas rêvé d’avoir des fruits, des légumes et des herbes aromatiques bio voire des fleurs comestibles, de qualité et en grande quantité depuis chez lui ?

C’est pourtant chose simple et accessible grâce au potager d’intérieur. 

Pots en liège potager intérieur

Il existe évidemment une multitude de possibilités pour créer et réussir son potager d’intérieur. Tout d’abord se pose la question du support pour vos Mottes.

Ainsi, pour planter depuis chez vous, vous pouvez choisir les traditionnels pots en argile, ou alors opter pour des pots en terre cuite, ces deux options offrent l’avantage d’être plus résistantes que les pots en plastique.

Il demeure dans tous les cas important que le pot soit percé dans le fond pour permettre un bon drainage et garantir la bonne santé des racines.  

La question du contenu est néanmoins indissociable de celle du contenant. Il faudra alors choisir le meilleur pot en fonction de ce que vous voulez y planter.

Le pot en plastique est trop léger pour y planter des arbres, et ne résistera pas aux intempéries comme les vents forts. Le pot en géotextile est, quant à lui, particulièrement adapté à la culture d’herbes aromatiques, de fruits et de légumes et de fleurs bio car celui-ci permet un bon développement racinaire en ce qu’il est très aéré. 

Néanmoins, l’espace et le budget à disposition varient pour chaque personne et sont aussi des facteurs à prendre en compte dans la création de votre potager d’intérieur, donc libre à chacun d’opter pour la solution qui lui semble la meilleure au vu de sa situation. 

Après avoir sélectionné le contenant adéquat, il faut maintenant se pencher sur la question du contenu. Le choix du terreau est de première importance pour vous permettre de faire pousser facilement. Chaque plante a ses propres besoins est donc à une terre adaptée à ceux-ci pour y répondre.

Il faut toutefois garder en tête qu’un bon terreau est léger, il doit permettre aux racines de la plante de s’ancrer tout en lui permettant de trouver l’air nécessaire. Il doit offrir une bonne conservation de l’eau et en même temps lui permettre de s’égoutter pour que les racines ne pourrissent pas. Le PH idéal pour votre terreau est compris entre 5,5 et 6,6.

De même, il faudrait qu’il contienne des éléments nutritifs, au moins lors des premiers mois de son utilisation. Toutes ces conditions réunies garantissent un terreau de qualité. 

Vous pouvez naturellement vous orienter vers un terreau dit “universel”, c’est d’ailleurs la terre privilégiée pour la culture en intérieur puisqu’environ 90% des plantes de nos potagers d’intérieur en bénéficie. 

Les outils nécessaires pour votre potager d’intérieur ne sont évidemment pas les mêmes que ceux employés pour le jardin ou la culture extérieure.

L’utilisation de trois outils vous sera toutefois d’un grand recours. Le transplantoir, qui permet de creuser et manipuler la terre. Le sécateur pour couper les petites branches.

Le dernier outil est le râteau qui vous permettra de gratter la surface de la terre pour y faire pénétrer l’engrais ou le compost. Ce kit d’outils constitue une base nécessaire pour aider la culture de vos graines. 

Quel est le meilleur endroit pour réussir son potager intérieur ? 

Vous vous demandez quel endroit de votre appartement serait le plus adapté pour y placer votre potager ? Rassurez-vous, les solutions qui s’offrent à vous sont multiples.

Comment faire un jardin potager sur son balcon ?

Le premier lieu auquel on pense pour y installer son potager est sûrement le balcon.

 Vous avez raison, cette option offrira à vos plants une bonne exposition au soleil et une place de choix pour y cultiver des fruits, des légumes et des plantes aromatiques bio de qualité. Vous pourrez récolter tout ce que vous semez, en n’oubliant pas d’arroser,  et ce, sans encombrer votre espace intérieur. 

Comment faire un potager sur sa terrasse ?

Vous avez la chance de disposer d’une terrasse ? Alors autant employer cet espace comme il se doit pour développer votre plantation !

Grâce à la place offerte par la terrasse, vous pouvez multiplier les variétés à planter et regrouper celles ayant les mêmes besoins en eau et en soleil pour vous faciliter le travail.

De même, vous pouvez les séparer de variétés plus envahissantes qui nécessitent plus d’espace et un soin particulier.

Si votre logement est en plus bien orienté, vos plants recevront tout le soleil dont ils ont besoin et vous offriront un potager en terrasse riche en des récoltes ! 

Comment faire un potager dans sa cuisine ?

On y songe peut-être moins mais le potager dans la cuisine demeure tout de même un emplacement intéressant pour cultiver plantes et herbes aromatiques.

En effet, la cuisine est souvent une pièce lumineuse et assez bien chauffée, plutôt humide et une des moins meublées donc assez peu encombrée. Tout cela permettra de faciliter la croissance de tout ce que l’on peut y planter ! 

Comment faire un potager en hauteur ?

Rendre le jardinage plus facile et moins pénible en investissant différemment l’espace de son logement ? Avec le potager en hauteur, c’est désormais possible.

Il existe de nombreuses versions possibles de potager en hauteur.

Vous pouvez vous orienter vers un potager surélevé créé à partir de buttes ou de bacs qui viendront relever la surface de la culture, ou alors, vous pouvez en fabriquer un hors sol, en créant des supports à environ 90 centimètres de haut.

Pour la fabrication, les moins bricoleurs pourront très bien en acquérir un en kit.

Si vous souhaitez le faire vous-mêmes, il vous suffira de vous munir de quelques planches de coffrage, de poteaux carrés et de différents outils tels que la perceuse et la visseuse.

Réduire La Consommation D’eau Aux Toilettes

Comment faire des économies d’eau chez vous ?

Vous avez tendance à consommer beaucoup d’eau pour vous laver, cuisiner ou faire le ménage et vous aimeriez être plus engagé pour préserver l’environnement.

Voici une astuce qui va vous permettre de réaliser des économies d’eau. 

Cela vous évitera de consommer de l’eau à outrance plus que nécessaire sans la gaspiller.

  • La technique des bouteilles dans le réservoir pour économiser l’eau

Pour ne pas faire de dépenses supplémentaires, vous pouvez réduire le volume de votre chasse d’eau avec cette astuce.

Déposez 1 ou 2 bouteilles d’eau en plastique fermées remplies d’eau et de quelques pierres ou cailloux. Les bouteilles vont alors occuper une partie de l’espace du réservoir, ce qui va réduire la capacité de ce dernier et donc l’eau consommée lors du remplissage. 

Vous choisirez la taille des bouteilles en fonction de la taille de votre réservoir de toilettes et en fonction de l’efficacité de votre chasse d’eau pour en réduire sa capacité.

Découvrez d’autres astuces pour réaliser des économies d’eau

En suivant ces astuces, vous pourrez réaliser des économies d’eau tout en préservant l’environnement.

  • Tirez moins la chasse d’eau de vos toilettes

Tirer la chasse d’eau – Source : spm

Les toilettes sont les plus grands consommateurs d’eau de votre maison. Pour réaliser des économies d’eau, vous pouvez remplacer votre chasse d’eau classique par une chasse d’eau à 2 boutons. Un bouton plus petit avec une chasse de 3 litres et un grand bouton avec une chasse d’eau plus importante de 6 litres.

Cependant, vous devez investir dans une nouvelle chasse d’eau.

  • Prenez une douche plutôt qu’un bain pour économiser l’eau

Pour éviter de gaspiller de l’eau à outrance, privilégiez les douches plutôt que les bains. Un bain consomme plus de 100 litres d’eau alors qu’une douche courte consomme moins d’eau. De plus, vous pourrez également réaliser des économies sur votre facture d’électricité.

En remplaçant une douche par un bain au moins une fois par semaine, vous économisez 160 kWh par an, soit 40€. Mais ne restez pas des heures sous la douche car 10 minutes de douche équivalent à 150 litres d’eau selon le pommeau et le type de douche.

  • Privilégiez les pommeaux de douche économique pour préserver l’eau

Un pommeau de douche – Source : spm

Pour réaliser des économies d’eau, choisissez un équipement adapté pour réduire votre consommation. Par exemple, pour vos douches, remplacez votre pommeau de douche par un autre plus économique qui consomme 6 litres d’eau par minute.

Pour une douche de 10 minutes par exemple, vous consommerez 60 litres ou moins avec un pommeau de douche économique et entre 100 et 150 litres avec un pommeau classique.

  • Evitez de laisser couler l’eau inutilement

Si vous utilisez l’eau du robinet, faites attention à ne pas faire couler l’eau si vous ne l’utilisez pas. Si vous lavez la vaisselle à la main, vous aurez tendance à consommer jusqu’à 200 litres d’eau par vaisselle. Vous ferez plus d’économies en remplissant le bac de votre évier. Fermez le robinet quand vous vous brossez les dents et coupez l’eau de la douche lorsque vous vous savonnez.

  • Choisissez des appareils économes pour faire des économies d’eau

Si vous pouvez modifier l’installation de votre douche, équipez-vous d’un mitigeur thermostatique.

Avec ce type d’appareil, l’eau chaude arrive plus vite et vous pourrez ainsi économiser de l’eau en la laissant moins couler. Pour vos appareils électroménagers, vous devez aussi rester vigilants car ils peuvent être de gros consommateurs d’eau. 

Privilégiez des appareils avec une étiquette A + qui consomment moins d’énergie et donc moins d’eau.

  • Utilisez de l’eau de pluie afin de réaliser des économies d’eau

Vous pouvez réaliser des économies d’eau en vous servant de l’eau de pluie pour vos tâches du quotidien. L’eau potable n’est utile que pour 5% seulement de votre consommation totale d’eau. Pour l’entretien de votre maison ou encore de vos plantes, vous pouvez utiliser de l’eau de pluie. 

Pour cela, vous devez équiper votre maison pour qu’elle récupère automatiquement de l’eau de pluie et qu’elle passe dans tous les réservoirs de votre logement.

Pour continuer dans votre démarche écologique, vous pouvez aussi vérifier l’état de vos robinets pour vérifier qu’ils ne consomment pas d’eau inutilement.

Ils peuvent être la source de fuite que vous n’avez pas remarquée.

Chargeur Branché Peut Augmenter Votre Facture

Est-ce que laisser un chargeur branché consomme de l’électricité ?

Face à l’inflation qui impacte fortement les prix de l’énergie, chaque petit geste pour économiser à son importance.

Certains appareils, même en veille, consomment énormément d’électricité. En effet, sur le long terme, cela peut augmenter le montant de votre facture.

Tel est le cas pour un chargeur branché, mais non utilisé, comme le rapportent nos confrères de chez Planet. Bien que le coût s’élève à moins d’un euro par an, cumulé à d’autres appareils, le montant pourrait augmenter.

Quels sont les appareils qui consomment le plus en veille ?

À la maison, de nombreux appareils continuent de consommer, même en veille. Séparément, leur consommation en électricité n’est pas très élevée.

Toutefois, conjointement, cela vient augmenter la facture d’électricité. En effet, l’agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (ADEME) confirme que le coût de ces appareils branchés en continu, représenterait environ 11% de la facture annuelle pour chaque foyer. 

Hausse des prix de l’électricité : qu’est-ce que la remise bouclier tarifaire ?

Pour limiter la hausse des prix de l’énergie, le gouvernement prolonge le bouclier tarifaire. Ce mécanisme permet de geler les tarifs de l’électricité. Concrètement, l’Etat décide d’un prix maximal et prend en charge la somme restante.

Ainsi, l’augmentation des prix est limitée et cela a moins d’impact sur le budget des Français. De fait l’exécutif s’est engagé à limiter l’augmentation des prix du gaz et de l’électricité à 15%.

S’en Sortir Face A Des Problèmes Financiers

  • Revoir à la baisse toutes ses charges avec les sites comparateurs
  • Passer dans une banque en ligne ça vous enlèvera les frais de gestion et de carte
  • Rencontrer un médiateur si vos problèmes s’engendrent fortement
  • Pour les crédits les faire racheter sur une plus longue durée avant que les banques n’acceptent plus pour baisser les mensualités
  • Passer au zéro déchet
  • Avoir un potager
  • Essayer d’être autonome sur le plus de choses possible avec les énergies renouvelables
  • Privilégier le troc, la seconde main
  • Faire beaucoup soi même
  • Privilégier les produits durables
  • Favoriser les produits d’hygiène solides et tissus lavables
  • Filtrer son eau
  • Ne plus être tenté par la surconsommation et les choses futiles
  • Utiliser les applications de cash back pour vous faire rembourser une partie de vos achats et les applications anti gaspillage

Rendre Sa Maison Autosuffisante

Avant toute chose, l’isolation thermique de la maison

Lors des travaux, l’un des premiers points essentiels pour rendre une maison autonome est de renforcer son isolation.

Cela permettra de réduire drastiquement les besoins en chauffage et il sera plus aisé de trouver des solutions locales de production de chaleur.

L’isolation doit en effet être performante pour ne pas occasionner de perte de chaleur par le toit, les murs et le sol. Il s’agit de rendre la maison étanche par tous les moyens : des murs épais, un double vitrage et une toiture opaque qui traquent les courants d’air.

Les ponts thermiques sont proscrits lorsqu’on veut rendre une maison autonome. Présents dans la structure externe d’une habitation, ils provoquent des déperditions de chaleur et contribuent aussi à refroidir plus rapidement l’air chaud d’une maison.

En bref, il faut, pour rendre une maison autonome, commencer par une isolation thermique optimale. Ce qui réduit au maximum les ponts thermiques et favorise l’inertie de restitution de la chaleur.

Une fois l’isolation renforcée, on peut penser aux sources alternatives d’énergie pour alimenter la maison (l’électricité, le chauffage, l’eau…)

Pour le chauffage

Rendre une maison autonome, c’est opter pour un système de chauffage qui fait recours aux énergies renouvelables et surtout aux énergies disponibles localement.

Pour la circonstance, le bois, à peu près partout en France, est très souvent la ressource sollicitée, dans un poêle ou une cheminée. Les poêles à bois à accumulation seront parfaitement adaptés pour un chauffage prolongé sur des surfaces importantes.

Le poêle hydro ou poêle bouilleur est également approprié pour les maisons autonomes disposant d’un circuit de chauffage central. Il sera raccordé au circuit d’eau pour chauffer l’ensemble de la maison et pourra également produire l’eau chaude sanitaire en étant raccordé au ballon.

Alternativement, les panneaux solaires thermiques peuvent contribuer au chauffage et à la production de l’eau chaude sanitaire.

On parle de chauffe-eau solaire pour la production de l’eau chaude uniquement et de système solaire combiné pour le chauffage en plus de l’eau chaude sanitaire. Formidable idées n’est-ce pas ?

Il est toutefois à préciser qu’en hiver, l’ensoleillement étant bien moins important, vous devrez compléter votre installation. A défaut de poêle, de panneaux, on optera pour un chauffage au gaz vert.

En ce qui concerne l’électricité

Etant affranchie du réseau électrique national, la maison aura besoin de produire son électricité. Plusieurs solutions existent :

L’installation d’une éolienne

L’installation d’une éolienne est une bonne idée pour rendre votre maison autonome en électricité.

Pour cela rassurez-vous que : de telles installations ne sont pas interdites dans votre commune, que votre maison soit située dans une zone recevant suffisamment de vent (couloir du Rhône, zones littorales, nord et nord-est de la France par exemple).

L’installation d’une hydro-turbine

Une autre solution intéressante pour rendre la maison autonome est d’installer une turbine dans un cours d’eau situé à proximité de votre habitation.

Pour cela, il faut déjà avoir à proximité de l’habitation un cours d’eau dont le débit soit suffisamment puissant pour faire tourner une turbine !

Ensuite, pensez à être en règle avec les procédures administratives, qui peuvent parfois mettre jusqu’à 2 ans pour aboutir.

L’installation des panneaux solaires

Globalement, 1 Français sur 2 considère le photovoltaïque comme l’énergie renouvelable la plus prometteuse. En effet, l’autoconsommation photovoltaïque permet d’atteindre jusqu’à 50 % d’autonomie énergétique.

C’est un dispositif qui permet de collecter la puissance du soleil et de convertir celle-ci en électricité (pour une capacité de production comprise entre 10w et 20 kW).

Cela est rendu possible grâce à la présence de cellules dites photovoltaïques dans la surface du panneau, qui font le plus gros du travail, soit générer de l’électricité en utilisant les rayons du soleil.

Dans le but de permettre une utilisation en continu de ce type d’énergie, il est nécessaire de pouvoir la stocker.

L’énergie solaire n’est donc pas réservée aux seuls habitants de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur ! Et en plus, l’État subventionne encore l’installation de panneaux solaires au travers d’une prime à l’autoconsommation et du rachat de l’électricité non consommée.

L’installation des panneaux aérovoltaïques

Pour rendre la maison autonome en électricité, vous pouvez aussi recourir aux panneaux aérovoltaïques. Car, ils permettent de produire de l’électricité à partir du soleil et assurent également un complément de chauffage via une ventilation d’air chaud. Ils peuvent aussi rafraichir la maison durant les nuits d’été.

Notez également que le choix peut également être porté sur une combinaison de sources.

En combinant l’éolien, le solaire et l’hydraulique par exemple, il est possible de combler en partie les intermittences de chaque énergie. Lorsque ce n’est pas suffisant, vous pouvez ajouter des batteries qui viendront stocker l’électricité lorsqu’il y a du vent ou du soleil et pourront la restituer lorsque c’est nécessaire.

Pour l’eau

La récupération des eaux de pluies est le système le plus répandu en autonomie. Rendre la maison autonome, c’est la doter d’un système de récupération d’eau de pluie et de traitement de l’eau (procédé d’épuration par lagunage).

L’eau récupérée est ainsi traitée, puis utilisée pour arroser le jardin, alimenter la salle de bain, le lave-vaisselle, les toilettes et pour laver les voitures. Etant donné qu’en France, l’eau de pluie, même filtrée, ne peut être consommée. L’autre option est de faire creuser un puits traditionnel. Et pour cela vous devrez déclarer le projet à la mairie et aux exploitants de réseaux souterrains.

Pour ce qui est de la ventilation

Rendre autonome une maison est un projet opposé à l’usage des systèmes mécaniques de ventilation énergivores.

La ventilation de la maison autonome pourra donc se faire à l’aide d’un puits canadien qui ne consomme pas d’énergie et permet de bénéficier de la température constante du sous-sol. L’eau étant obtenue en bonne partie par récupération et filtration de l’eau de pluie.

Une ventilation à double flux pourra également extraire l’air chargé d’humidité et introduire de l’air neuf.

Marques Anti Obsolescence Avec Des Objets Durables

SEB : la lutte contre l’obsolescence programmée, ça se prépare

Ça fait plus de 10 ans que les ingénieurs de SEB marnent en secret pour préparer la transition à la garantie décennale. L’objectif : Retour vers le Futur, soit l’approvisionnement de milliers d’ateliers de réparation en pièces détachées.
Si, en effet, ce pas a été largement relayé par une campagne de comm confortable, saluons l’effort et le retour au bon sens paysan : un (petit) électroménager, ça se répare !

Patagonia : la durée dans l’ADN

Chez Patagonia, les vêtements de montagne et de rando ultra-techniques, les achats sont garantis… 100 ans. 3 générations durant lesquelles vous pouvez demander réparation, échange ou remboursement pour tout motif.
De quoi repenser le contenu de son testament et oublier la consommation jetable d’équipements techniques.

Zippo : la qualité comme meilleure arme anti obsolescence programmée

C’est simple, chez le fabricant de briquets mythique, les briquets fonctionnent ou sont remplacés. Cette promesse fait partie intégrante de l’identité de la marque. 

Une réflexion intéressante qui replace la qualité comme le meilleur rempart contre la surconsommation.
(sinon, on peut aussi arrêter de fumer, hein).

Les cocottes Le Creuset : usage à vie

La cocotte Le Creuset faisait partie des cadeaux de mariage traditionnels d’il y a quelques années.

 La marque s’engage à ce que les cocottes durent « une vie », soit bien plus qu’un mariage sur deux…
Dans le cadre d’un usage normal (on oublie les querelles d’amoureux où on se balance des ustensiles de cuisine à la figure), demandez une réparation ou un échange, même des années après votre achat.

Les Doc Martens, l’intemporalité aux pieds

Encore une marque qui capitalise sur ses process de fabrication haut de gamme et ses matières premières premium.
Les Doc ne sont pas réservées qu’aux ados en mal de contradiction parentale. Elles sont garanties à vie et promettent un usage au top grâce à la qualité du cuir et à la semelle mise au point il y a plus de 60 ans.

Le Fairphone, le Lego du smartphone

Le Fairphone est un téléphone qui évolue avec le temps.
Fin. Du. Game.
Chaque pièce (appareil photo, processeur, batterie etc.) peut être remplacée en fonction des dernières avancées technologiques. Vous commandez à votre guise sur internet, vous installez, vous profitez.

Bye bye surconsommation.

Buy Me Once : le site shopping anti-obsolescence programmée

On vous a convaincu ?

Il ne vous reste plus qu’à faire un tour sur BuyMeOnce, un site britannique qui rassemblent les marques qui s’engage contre l’obsolescence.

Moyennant des tarifs assez conséquents, vous pourrez acquérir des biens durables, réparables ou remplaçables. De quoi repenser sa consommation du quotidien.

Lutter Contre L’obsolescence Programmée

  •  Lutter contre l’obsolescence marketing
  • Pousser ses appareils le plus loin possible
  • Exiger toujours plus de cohérence
  • Favoriser les acteurs qui placent l’intérêt collectif au devant du profit
  • Soutenir les associations et collectifs qui portent un plaidoyer engagé
  • Acheter plus durable
  • Réparer, c’est gagner
  • Apprendre à réparer soi-même
  • Trouver de nouveaux usages
  • Arrêter d’être une victime de la mode

Réparer au lieu de racheter

Calendrier Des Ecogestes Pour 2023

Janvier

  • J’achète des produits locaux
  • J’achète des fruits et légumes de saison
  • Je privilégie les produits portant l ’Ecolabel européen ou français
  • J’utilise des sacs cabas ou réutilisables
  • Je préfère l ’eau du robinet à l ’eau en bouteille

Février

  • Je covoiture au maximum
  • Je prends le vélo ou je marche pour aller au travail
  • Je privilégie les transports en commun en ville
  • Je choisis le train pour les grands trajets
  • J’essaye d ’avoir un véhicule récent

Mars

  • Je fais le tri
  • J’utilise un composteur
  • J’évite les emballages plastiques
  • J’achète un chargeur de piles
  • Je dépose en déchetterie les appareils électriques ou électroniques dont je me sépare

Avril

  • J’installe des économiseurs d’eau
  • Je prends des douches de moins de 5 min
  • J’étend mon linge dehors, sur le fi l, plutôt que d’utiliser un sèche linge
  • Je lave mon linge à 40°C maximum
  • J’évite de laisser couler l ’eau

Mai

  • Je fais attention à la provenance du bois
  • J’installe des nichoirs et des mangeoires
  • Je plante des arbres et des plantes adaptés au milieu régional
  • Je n’utilise pas de pesticides (insecticides, fongicides ou désherbants)
  • Je recouvre le sol au pied des plantes, pour garder l’humidité

Juin

  • Je mets un couvercle sur la casserole pour faire chauffer plus vite
  • Je n’ouvre pas la porte du four lorsqu’il fonctionne
  • J’évite de placer le réfrigérateur à côté du fou
  • Je décongèle mes aliments dans le frigo
  • Je ne laisse pas la porte du frigo ouverte quand je réfléchis

Juillet

  • Je roule moins vite sur autoroute
  • J’adopte une conduite souple
  • J’évite la climatisation
  • Je vérifie la pression de mes pneus avant un long trajet
  • J’éteins mon moteur aux feux tricolores

Août

  • Je laisse les volets et fenêtres fermés la journée
  • J’évite la climatisation pour rafraîchir la maison
  • Je plante de la végétation à feuilles caduques sur la façade exposée
  • Je me mets à l’ombre des arbres
  • J’ouvre mes fenêtres la nuit

Septembre

  • Je vais au travail en covoiturage
  • J’éteins mon ordinateur à midi et le soir
  • Je n’imprime pas tous les documents
  • J’installe mon bureau près de la fenêtre
  • Je limite mes déplacements

Octobre

  • J’utilise des ampoules basse consommation
  • J’éteins la lumière en sortant d’une pièce
  • J’optimise l’éclairage naturel en plaçant le bureau près d’une fenêtre
  • J’adapte mon éclairage à chaque usage
  • Je fais la poussière sur mes ampoules, luminaires et abat-jour

Novembre

  • Je branche les appareils électriques sur des blocs multiprises pour tout éteindre en même temps
  • Je préfère utiliser le bois pour chauffer
  • Je fais réviser ma chaudière
  • Je dégivre mes appareils de froid
  • J’améliore l’isolation de mon habitation

Décembre

  • Je baisse la température de chauffage
  • J’utilise un thermostat d’ambiance
  • Je ne chauffe que les pièces de vie
  • Je pose des rideaux épais et ou des volets
  • Je mets mes radiateurs en hors gel lorsque je pars plus de 2 jours

Eco-Gestes Pour Réduire Son Electricité

Le gain de chaque écogeste

Pour calculer chaque écogeste, la liste ne peut pas être exhaustive et il s’agit forcément d’une moyenne. L’utilisation de chaque équipement ainsi que sa puissance et sa vétusté varient d’un foyer à l’autre.

Mais ce calcul proposé permet de voir s’il y a des réelles économies ou non.

Chaque consommation électrique est calculée comme suit : le nombre d’heures de fonctionnement X le nombre de jours de fonctionnement x la puissance de l’appareil en watts / 1 000, comme le stipule le site Engie.

Il suffit ensuite de faire le calcul avec le prix moyen du kWh estimé en France à 0,174 euro en 2022 pour le tarif réglementé de base d’EDF selon le site fournisseurs-électricité.

1. Box internet et Wifi

Une box internet ADSL consomme environ 280 kWh par an et une box internet fibre entre 150 et 300 kWh par an comme le précise le site.

Ce qui équivaut à plus de 48 euros par an pour une box ADSL et entre 26 et 52 euros par an pour une box fibre.

Du coup si on éteint ce type d’équipement la nuit ou en journée quand on ne s’en sert pas, on va dire au moins la moitié du temps, la facture diminue de moitié. Soit une économie de 24 euros par an pour une box ADSL et une économie entre 13 et 26 euros par an pour un box fibre.

2. Ampoule

Une ampoule LED allumée environ trois heures par jour consomme en moyenne sur l’année 9,855 kWh, ce qui équivaut à 2 euros.

Une ampoule classique allumée aussi trois heures par jour consomme en moyenne sur l’année 65,7 kWh, ce qui équivaut à environ 12 euros par an.

Remplacer les ampoules en LED pourrait ainsi faire économiser 10 euros par an pour chaque ampoule utilisée trois heures par jour.

3. Chargeur de téléphone

D’après les mesures effectuées par Engie, une multiprise avec six chargeurs branchés “à vide” consommerait 2,6 kWh par an. Le coût est donc dérisoire, il s’élève ainsi à moins de 50 centimes par an.

4. Grille-pain

Comme le précise Que Choisir, une directive européenne qui est entrée en vigueur en 2010, limite la puissance des appareils en veille à 0,5 W.

On peut donc supposer qu’un grille-pain éteint consomme ainsi 4,38 kWh, ce qui équivaut à un coût annuel de moins de 1 euro, un chiffre peu significatif.

En revanche, un grille-pain allumé consomme entre 500 et 1 600 watts selon le modèle. Mais sur l’année, on doit l’utiliser, en moyenne pour une famille de quatre personnes, à raison de 30 minutes par semaine, 26 heures. Donc la consommation s’élèverait entre 13 Kwh et 42 Kwh par an soit un coût situé entre 2,5 euros et 7,5 euros.

5. Télévision

Comme le grille-pain, on peut partir du postulat que la puissance de l’appareil en veille s’élève à 0,5 W même si certains appareils connectés à internet, donc certains téléviseurs peuvent atteindre les 6 W.

Ce qui monte la consommation annuelle en veille entre 4,38 Kwh (moins d’1 euro) et 52,5 Kwh (moins de 10 euros).

Juste pour information, la consommation d’un téléviseur en marche dépend du modèle. Les appareils consomment entre 70 W pour des écrans LD à 400 W pour des écrans plasma.

Ce qui fait pour une consommation d’une heure par jour en moyenne qui se situe sur l’année entre 26 KWH (environ 5 euros) et 146 kWh (soit environ 25 euros).

Chaque heure supplémentaire multiplie donc la facture. L’écogeste peut également se faire en réduisant son temps devant la télévision.

6. Chauffage

L’Ademe explique sur son site que baisser la température d’un degré permettrait de réduire la consommation annuelle des particuliers et donc la facture, de 5 à 10 %

La température idéale serait d’ailleurs de 19°C dans les pièces de vie et 17° C dans les chambres. 

Comme le précise le site Engie, il existe une puissance moyenne de chauffe calculée sur la base d’une hauteur standard de 2,5 mètres sous plafond. Elle est comprise entre 70 et 100 watts par mètre carré. Il s’agit en effet d’une estimation, car la puissance nécessaire varie pour plusieurs raisons. : le volume, l’isolation, la localisation géographique de votre logement, mais également les préférences en matière de chauffage.

Pour une surface de 15 m², la puissance requise moyenne se situe entre 1 000 W et 1 500 W, pour 20 m², entre 1 400 W et 2 000 W, pour 30 m² entre 2 100 W et 3 000 W et pour 40 m² entre 2 800 W et 4 000 W.

Si l’on prend une pièce de 20 m² par exemple en la chauffant cinq heures sur cinq mois, la consommation s’élève annuellement pour une seule pièce entre 1 050 Kwh (soit 182 euros) et 1 500 Kwh (soit 261 euros).

Si en baissant d’1°C on obtient une baisse de 5 à 10 % l’économie qui peut se faire pour une seule pièce chauffée s’élève entre 10 euros et 25 euros.

Comme les Français chauffent en moyenne 4 pièces, les économies sont multipliées par 4 pour une facture également multipliée par 4. Les économies peuvent ainsi atteindre facilement la centaine d’euros sur une année.

7. Réfrigérateur

La consommation d’un réfrigérateur est loin d’être négligeable. En général, la consommation d’un réfrigérateur correspond à environ 200 à 500 kWh/an. Donc elle coûte en moyenne entre 35 euros par an et 87 euros.

Bien entendu, la consommation varie selon le modèle, la contenance de l’appareil, l’âge ou même l’état d’entretien de l’appareil.

Pour faire des économies, il est primordial d’adopter la bonne température soit entre 4°C et 5°C,pour le réfrigérateur. Et moins 18°C pour le congélateur, mais aussi de prendre un appareil récent, de bien ranger son réfrigérateur et laisser la porte de l’appareil bien fermée et bien étanche.

Les bons gestes permettraient de faire jusqu’à 30 % d’économie, selon Engie, soit une économie située entre 10 et 26 euros par an.

8. Lave-linge

Régler ses appareils et consommer autrement : des économies peuvent se faire facilement.

De manière générale, la puissance d’une machine à laver tourne autour de 2 500 à 3 000 W. Donc ensuite, cela dépend du nombre de machines effectuées par an.

Si l’on compte environ 150 machines dans l’année (moins d’un jour sur deux) avec un cycle moyen de deux heures, la consommation s’élève autour de 750 kWh à 900 kWh soit un coût annuel entre 130 euros et 156 euros.

L’utilisation de programmes “basse température” ou “éco” permet de faire des économies.

Sachant qu’un lavage à 30°C consomme 3 fois moins d’énergie qu’un lavage à 90°C et qu’un lavage à froid consomme 2 fois moins qu’un lavage à 40°C. Les économies peuvent donc rapidement se monter entre 50 euros et 100 euros.

9. Lave-vaisselle

En général, la puissance d’un lave-vaisselle est comprise entre 500 et 1 500 watts. À raison d’une utilisation de deux heures par jour, la consommation annuelle varie de 365 kWH (63 euros) et 1 095 kWh (190 euros).

Il est important de le remplir au maximum pour lancer moins de cycles durant une semaine

Ensuite opter pour un lave-vaisselle de classe A+++ plutôt qu’un lave-vaisselle de classe A+ permet de réduire la consommation de l’appareil de 20 %, et jusqu’à 43 % pour un appareil de classe C, comme le rapporte HelloWatt.

Soit une économie possible allant de 12 euros à 80 euros.

10. Ballon d’eau chaude

D’après le site Hellowatt, la consommation en électricité d’un ballon d’eau chaude ou cumulus dépend notamment de sa  contenance, de sa puissance.

La consommation moyenne d’un chauffe-eau par an en fonction de la composition du foyer et de la taille du ballon est de 848 kWh (147 euros) pour un ballon de 50 l1 697 kWH (295 euros) pour un ballon de 100 l et de 3 393 kWh (590 euros) pour un ballon de 150 l.

Chauffer un litre d’eau de 1°C. Elle est de 1,162 kWh.

La température de l’eau froide considérée comme idéale s’élève à 15°C et l’eau chaude idéalement située à 55°C.

Donc si la température est de 60°C, il suffit de la baisser de 5°C. En plus d’utiliser l’appareil en heures creuses, d’éteindre chauffe-eau pendant ses départs en vacances… 

Les économies suivant le fonctionnement peuvent atteindre jusqu’à 30 %, soit une économie se situant entre 45 euros et 177 euros.

Donc en récapitulant l’ensemble des écogestes proposés peuvent permettre de faire des économies allant facilement jusqu’à 450 d’euros par an (sur la fourchette large).


Avoir Une Maison Autosuffisante

Qu’est-ce qu’une maison autonome ?

Vous l’aurez compris, une maison autonome est un logement qui subvient entièrement aux besoins de consommation de ses occupants.

En effet une maison autosuffisante n’est pas reliée aux différents réseaux qui acheminent l’eau potable, l’électricité (ENEDIS) ou le gaz (GRDF) dans les bâtiments. Pourquoi ?

Bien souvent parce que la maison ou le bâtiment se situe dans un endroit isolé : forêt, montagne, campagne. En utilisant des sources d’énergies renouvelables et facilement accessibles, une maison peut tout à fait subvenir à ses besoins et être autosuffisante, même si les installations nécessaires sont importantes et coûteuses.

Un bâtiment entièrement autonome est souvent difficile à construire. Le plus souvent, les foyers qui visent l’indépendance énergétique restent reliés en partie aux réseaux d’approvisionnement, même si en théorie, il est possible d’être entièrement autonome.

Parler d’autosuffisance énergétique et de maison autonome implique donc d’aborder la questions de systèmes de chauffage et de production d’eau potable. Mais s’émanciper du réseau de distribution d’énergie et d’eau n’a rien d’évident. Il convient en effet de réaliser des travaux complexes afin de permettre à la maison autonome d’être la plus économe possible.  

Comment fonctionne une maison autosuffisante ?

Rentrons un peu plus dans le vif du sujet. Avant de se lancer dans un projet de construction d’une maison autonome, il faut lister les énergies qu’elle doit être capable de produire ou d’exploiter ainsi que les besoins de bases qui doivent être comblés. Un bâtiment autonome doit pouvoir fournir :

  • de l’électricité pour faire tourner les appareils électroniques et pour s’éclairer (à moins que vous ne vouliez privilégier la bougie) ;
  • de la chaleur pour vous chauffer l’hiver ;
  • de l’eau potable ;
  • de l’eau chaude.

Pour optimiser son fonctionnement, une habitation autonome doit également faire l’objet d’une attention très particulière sur un certain nombre de points. L’isolation des combles par exemple est primordiale puisqu’elle permet de minimiser les besoins en énergie pour le chauffage en hiver. L’orientation de l’habitat est également à prendre en considération, afin de bénéficier au mieux de la chaleur naturelle du soleil et d’optimiser le rendement des panneaux solaires. Des parois végétalisées peuvent également être d’une grande aide pour maintenir la fraîcheur dans la maison autonome l’été.

Les installations indispensables dans une maison autonome

Une maison autonome doit comporter un ensemble d’installations performantes afin d’assurer les fonctions de bases telles que l’approvisionnement en électricité et en eau ou le chauffage de l’habitat

La production d’électricité dans une maison autonome

Évidemment l’énergie solaire et le panneau solaire photovoltaïque est un candidat tout trouvé pour remplir cette mission.

Une fois posé, il pourra fournir l’électricité nécessaire au fonctionnement des appareils électriques ou à l’éclairage. La différence avec une installation solaire photovoltaïque raccordée au réseau est néanmoins importante.

Dans le cas d’une habitation autonome, l’installateur photovoltaïque devra dimensionner les panneaux solaires afin de couvrir la totalité des besoins énergétiques contrairement à une installation en autoconsommation partielle. Il faudra également se munir d’une ou plusieurs batteries de stockage pour conserver les kWh en surplus. 

Maison autonome

Autrement dit, une installation solaire pour maison autonome sera beaucoup plus onéreuse qu’une installation raccordée au réseau électrique.

D’autant plus que les installations solaires non raccordées ne peuvent pas bénéficier de la prime à l’autoconsommation versée par l’État. L’autre moyen de produire sa propre électricité est d’installer une éolienne.

Il faut néanmoins se situer dans une zone suffisamment exposée au vent. Comparativement aux panneaux solaires l’éolienne reste plus chère et moins fiable quant à la production électrique puisqu’elle est tributaire du vent, qui demeure imprévisible.

Le chauffage dans une maison autonome

ll existe plusieurs moyens de produire de la chaleur à partir des énergies renouvelables.

Les panneaux solaires thermiques se présentent comme une solution efficace pour coupler la production d’électricité avec la production de chaleur.

Ces installations ressemblent à des panneaux solaires classiques. Leur particularité est de comporter un système de récupération de la chaleur dégagée par les panneaux solaires.

Cette chaleur sert ensuite à chauffer l’eau sanitaire et l’air ambiant dans le cas des systèmes solaires combinés. Il s’agit d’une solution idéale qui permet de gérer la production d’électricité et le chauffage. 

Dans le cas d’une maison entièrement autonome, il faut cependant prévoir un système de récupération des eaux de pluies ou le forage d’un puits ainsi que d’un système d’assainissement.

Après être passée dans les circuits du chauffe-eau solaire, l’eau de pluie pourra servir d’eau chaude sanitaire.

Une installation solaire thermique peut ensuite être couplée à un pôele à bois, pour les jours où la production des panneaux solaires n’est pas suffisante (la nuit ou les jours de mauvais temps). La seule contrainte : avoir à disposition des bûches pour alimenter le feu, ce qui n’est pas le cas de tout le monde.

À partir d’un pôle à bois, vous pourrez même concevoir un fourneau pour vous préparer de bonnes soupes lors des hivers rugueux. 

Maison autonome ou maison passive : quelle différence ?

Dans le domaine de la rénovation énergétique des bâtiments, on rencontre de nombreux termes techniques, qu’il n’est pas toujours évident de comprendre. Ainsi, avez-vous peut-être déjà entendu parler de “maison passive”. Une maison passive se distingue d’une maison autonome.

Cette première désigne un habitat conçu pour pouvoir se passer d’un système de chauffage central. L’idée est donc d’orienter le logement plein sud, afin de capter les rayons du soleil en hiver, de laisser entrer la lumière naturelle grâce à de grandes ouvertures et de réaliser une isolation thermiques parfaite, afin de garder un certain confort en toute saison.

Ainsi, si la maison passive et la maison autonome sont deux choses différentes, une maison passive construire une maison passive est un excellent moyen d’arriver  à l’autonomie énergétique, puisqu’il s’agit de réduire au maximum les besoins. 

Maison autonome : avantages et inconvénients

Les avantages d’une maison autonome

En premier lieu, habiter une maison autonome réduit fortement votre empreinte environnementale – même si la construction des équipements et la construction de la maison en elle-même sont loin d’être neutres en carbone.

Dans un second temps, en choisissant de faire construire une habitation autonome, vous devenez entièrement ou presque entièrement indépendant des réseaux d’électricité, d’eau ou de gaz. En cas de panne générale ou de blackout par exemple, vous ne serez pas impacté.

Autre avantage, la maison autonome vous évite d’avoir des démarches administratives concernant votre contrat d’électricité – cela peut compter si vous avez la phobie administrative. Et évidemment, vous n’aurez plus de facture d’électricité ou de gaz à payer tous les mois.

Les inconvénients d’une maison autonome

Le principal inconvénient des maisons autonomes est le prix.

Rien que pour la partie photovoltaïque, il faut prévoir des frais supplémentaires pour la batterie de stockage et le dimensionnement du kit solaire en autoconsommation. Une installation de 10 kWc peut facilement atteindre les 30 000 € !

Toutefois, vous ferez des économies sur le raccordement des panneaux solaires, car celui-ci n’a pas besoin d’être effectué. Les investissements pour la partie chauffage et l’isolation sont également conséquents.

Néanmoins, pendant toute la durée de vie des équipements, les frais d’électricité, de chauffage et d’eau sont quasi nuls voire inexistants.

Une étude de rentabilité doit donc être effectuée préalablement, afin de déterminer si oui ou non, le projet sera rentabilisé. L’autre inconvénient d’une maison autonome est la quantité d’équipement à entretenir. Si l’un d’eux tombe en panne, vous ne pourrez pas compter sur le réseau d’approvisionnement pour prendre le relais.

Quelles aides pour rendre sa maison autonome ?

Faire construire une maison autonome ne donne accès à aucune aide de l’Etat. En effet, les aides financières ciblent la rénovation énergétique des bâtiments.

Il faut donc transformer votre logement actuel en maison autonome pour pouvoir prétendre à des aides. Afin de rendre votre habitat autosuffisant, il convient de réaliser un multitude de travaux :

  • l’isolation du logement ;
  • l’installation d’un équipement de production d’énergie utilisant une énergie renouvelable.

Installer des panneaux photovoltaïques pour sa maison donne accès à deux aides de l’Etat, la prime à l’autoconsommation et les tarifs de revente de l’électricité produite à EDF Obligation d’Achat, qui permettent de réduire considérablement le coût de l’installation photovoltaïque :

PuissancePrime à l’autoconsommationTarif de rachat (vente du surplus)
0- 3 kWc380€0,10€
3 – 9 kWc280€0,10€
9 – 36 kWc170€0,06€
36 – 100 kWc80€0,06€

Si vous souhaitez installer des panneaux solaires hybrides ou thermiques vous pouvez bénéficier d’aides supplémentaires avec la prime énergie :

AideChauffe-eau solaireEquipements solaires hybrides
MaPrimeRénov’De 4 000 à 8 000€ selon les revenusDe 1 000 à 2 500 € selon les revenus
CEEDe 2 727 à 4 364€ selon les revenusDe 125 à 251 € selon les revenus

A noter que la Prime Énergie est valable pour de nombreux travaux de rénovation énergétique : isolation, installation d’une pompe à chaleur ou d’une chaudière à haute performance énergétique.