Dans les quartiers, au détour d’un coin de rue, dans un parc, ou sous un pont, des individus se retrouvent seuls, livrés à eux-mêmes. Pour visiter ces personnes, là où elles vivent, les bénévoles de la Société de Saint-Vincent-de-Paul organisent des maraudes.
Équipées de boissons chaudes, de couvertures, de paquets de biscuits… les équipes arpentent les rues pour aller à la rencontre des personnes démunies qui n’ont plus rien.
L’objectif : apporter un contact humain, échanger, parler, s’assurer de l’état de santé des personnes croisées, et leur apporter de la considération.
La réalité n’est pas la même pour une personne sans domicile fixe que pour une personne logée. En effet, les difficultés rencontrées par ceux qui n’ont plus de toit, pèsent plus lourdement encore sur leur santé physique et psychologique.
Par le biais des maraudes, les personnes sans domicile fixe (SDF) ont la possibilité de créer un lien de confiance avec nos bénévoles. Laisser place à la parole, délier les langues et écouter l’autre, c’est ce que permet la rencontre. Souvent, de réelles amitiés naissent de ces moments fraternels.
Les logements d’urgence
L’un des premiers besoins d’une personne sans abri est de pouvoir bénéficier d’un toit. Pour y remédier, la Société de Saint-Vincent-de-Paul (SSVP) propose différentes solutions d’urgence par le biais d’un accompagnement par l’hébergement.
Dans certains départements, la SSVP propose des logements mis à dispositions temporairement pour les personnes accompagnées. Les personnes sans domicile fixe peuvent aussi obtenir le financement de nuits d’hôtel.
La SSVP peut également prendre en charge la location d’un logement pour les familles démunies sous la forme d’un bail glissant. Cette étape est l’opportunité, pour les bénévoles, de soutenir sur le long terme les personnes démunies par le biais d’un accompagnement approfondi.
À la SSVP, c’est non seulement l’aide matérielle qui fait partie intégrante d’un processus de réinsertion mais aussi la rencontre et l’échange.
Être hébergé dans un lieu sûr est aussi l’occasion pour une personne en difficulté de se reposer et de rebondir en bénéficiant d’un accompagnement adapté.
Cet accompagnement par l’hébergement a pour but de faciliter la réinsertion. Il s’agit d’une parenthèse durant laquelle la personne peut se ressourcer, se refaire une santé pour ensuite entreprendre les démarches nécessaires afin de bénéficier de son propre logement.
L’objectif étant de limiter les retours dans la rue par le biais d’une prise en charge personnalisée, d’un accompagnement durable.
Parce que la SSVP voit dans la charité une réponse relationnelle et humaine plus qu’une aide matérielle, l’aide à l’hébergement est toujours accompagnée d’une communication bienveillante.
L’accueil de jour
Grandir en humanité et en tolérance
C’est ce que vivent au quotidien les personnes accueillies par la Société de Saint-Vincent-de-Paul. Lieux d’écoute mis à disposition des grands exclus, les accueils de jour luttent contre la solitude et l’exclusion.
Havre de paix au cœur de quartiers sensibles, les 200 000 personnes qui en poussent la porte, trouvent des bénévoles disponibles et sans préjugés.
Personne de la rue, personne âgée isolés ou mère seule, ici, tout le monde est accueilli à bras ouverts. Les bénévoles de la SSVP offrent volontiers une boisson chaude et quelques biscuits, l’occasion d’instaurer le partage et la convivialité.
Pour assurer le bien-être des personnes sans abri, des services d’hygiène comme des douches ou des machines à laver sont mis à disposition.
Les bénévoles de la SSVP mettent aussi en relation les personnes qu’ils accueillent régulièrement avec les services sociaux.
Les restaurants sociaux
La SSVP propose des espaces destinés aux personnes et aux familles pauvres ou démunies. Les restaurants sociaux leur donnent la possibilité de se nourrir pour un prix symbolique et abordable.
Dans une atmosphère conviviale, les personnes sont accueillies autour d’un déjeuner équilibré, pour se restaurer.
Les personnes sans domicile fixe retrouvent un espace empreint de chaleur humaine pour oublier les difficultés de la rue, le temps d’un repas.
La situation des personnes sans domicile fixe (SDF) en France
En France, on estime le nombre moyen de personnes sans domicile fixe à 141 500*. Ce chiffre est en augmentation depuis plusieurs années. On repère également depuis une vingtaine d’années une féminisation et un rajeunissement de la population SDF.
Particulièrement visibles sur l’espace public, les personnes sans abri sont au cœur des débats sur l’exclusion. Paradoxalement, elles sont constamment invisibilisées par la société. La pauvreté dérange, elle gêne, elle est aussi vécue comme une honte. Une situation que combat la SSVP.
Pour leur venir en aide, il faut tout d’abord connaître ce qu’implique cette situation. Que signifie “SDF” ? Que met-on derrière cette appellation ?
Le terme SDF ou Sans Domicile Fixe, définit la situation d’une personne sans ressources, qui n’a pas de logement régulier ou qui vit dans la rue.
Il détermine donc une situation, un état plus qu’une personne. Il est important de l’utiliser comme adjectif et non pas comme un nom qui désigne quelqu’un. Appeler une personne “un SDF” est réducteur et donne l’impression qu’elle est limitée à sa situation de précarité.
L’acronyme SDF pose problème car il regroupe des situations très différentes : une personne sans logement de façon temporaire ne nécessite pas le même accompagnement qu’une personne qui vit dans la rue depuis 15 ans.
De la même manière, une personne migrante à la rue n’a pas besoin de la même prise en charge qu’une famille sans abri avec 3 enfants en bas âge.
Malgré une pluralité de services sociaux, la situation des personnes sans domicile en France ne s’améliore pas. C’est la raison pour laquelle il est essentiel de maintenir un lien social avec ces personnes.
Durant les maraudes, les bénévoles de la Société de Saint-Vincent-de-Paul rencontrent les personnes sans abri dans la rue. La situation des personnes sans domicile fixe vous touche ? Vous pouvez soutenir nos actions en rejoignant nos équipes ou en faisant un don à la Société de Saint-Vincent-de-Paul.
Beaucoup de gens disent vouloir venir en aide aux sans-abris, mais dans les faits, combien passent vraiment le cap ? Savent-ils seulement où commencer ?
Les nouvelles technologies peuvent-elles permettre d’aider les personnes vivant dans la rue ? C’est ce qu’espère Aïda, déjà habituée à soutenir les sans-abris, en subvenant à leurs besoins les plus vitaux.
Par l’intermédiaire de l’application Homeless plus, elle souhaite désormais mettre en relation les personnes dans le besoin avec celles qui veulent les aider, via un système de localisation bien utile. Après avoir permis d’entrer en contact avec 5000 personnes, une nouvelle version de l’application est en cours de développement. Le projet est lancé en ce moment sur la plateforme ulule.
“Lutter contre l’exclusion sociale et le gaspillage en quelques clics” et “Encourager les actes citoyens et solidaires”, voici les promesses de l’application Homeless plus, qui permet de faire le lien entre les personnes sans-abris et celles et ceux qui souhaitent les aider, que ce soient de simples individus, des associations ou encore des commerçants. Par l’intermédiaire de l’application, les sans-abris peuvent se localiser, et les habitants peuvent leur apporter des aides concrètes par une prise de contact simple, un apport en nourriture, de l’argent, des couvertures, des habits, ou tout simplement une présence humaine.
Ceci n’empêche évidemment pas de venir également en aide sans aucune application, mais pour ceux qui ne savent pas où débuter leur action sur le terrain, cette solution leur permettra de les aiguiller astucieusement tout en restant informés des maraudes locales organisées.
Une application pour organiser l’aide au niveau local
L’application a été lancée une première fois en 2015 sous l’impulsion d’Aïda, avec comme but d’améliorer les “maraudes” du groupe local dans lequel elle s’investissait. Ces tournées de quartier solidaires permettent d’aller à la rencontre des personnes qui vivent dans la rue et de leur apporter un soutien matériel et moral bien réel. Mais l’application est rapidement dépassée par son succès, puisque de nombreuses associations manifestent leur intérêt. Depuis, 5000 citoyen.ne.s ont pu être aidés via cet outil. Aussi, pour améliorer une application dont l’utilisation ne visait qu’un petit groupe au départ, un crowdfunding est organisé.
L’utilisation de l’application est relativement simple.
Chaque utilisateur peut se connecter de manière anonyme, promet Aïda. La nouvelle version permettra également d’améliorer la confidentialité. Chacun pourra choisir le moment où il est localisé et par qui (commerçants, associations, individus). Désormais, les sans-abris pourront donc déterminer facilement les moments où ils seront visibles et ceux où il ne le seront pas en se “localisant et se dé-localisant”. Ainsi, pas de risque de traçabilité non désirée.
De plus, de nouvelles options seront à disposition des commerçants, par exemple des boulangers souhaitant offrir leurs invendus, et des associations. Il sera possible de mettre en ligne les prochains circuits de “maraude” (évènement pendant lequel des produits de première nécessité sont distribués dans la rue par des bénévoles) et les faire connaître aux intéressés. En bref, l’app ne remplace pas l’aide, elle permet de mieux l’organiser plus efficacement sur le terrain.
Maison Autonome, Passive ou Autosuffisante : Définitions
L’évolution de la législation et de nos modes de vie ont permis l’émergence de nouveaux types de maison :
Autonome :
Autosuffisante ;
Ou encore passive.
Quelles sont les différences entre ces types de bâtiments ?
Lequel est le plus adapté à votre projet ?
Voyons cela ensemble.
Maison Autonome : non reliée aux réseaux
Une maison autonome est un bâtiment totalement indépendant.
Autrement dit, il n’est pas raccordé aux réseaux d’électricité, d’eau et de gaz.
Ce type de logement doit donc produire l’ensemble des ressources dont ses occupant(e)s ont besoin, que ce soit l’électricité, la chaleur ou encore l’eau.
C’est pourquoi on parle également de maison autosuffisante.
On les retrouve le plus souvent dans des sites isolés (en montagne ou en forêt par exemple), non desservis par les réseaux.
Maison Passive : chaleur et isolation au coeur du projet
Une maison passive ou BEPAS (pour Bâtiment à Énergie Passive) est un bâtiment construit avec un objectif : réduire fortement sa consommation d’énergie, voire la compenser intégralement.
Comment ?
Via la chaleur dégagée à l’intérieur du logement (par ses occupants et ses équipements) et celle apportée par l’extérieur (par le Soleil).
“Pour avoir une maison passive, il faut une bonne isolation alors ?”
Exact ! Dans ce type de projet, l’isolation est primordiale.
Heureusement, les solutions vertes pour isoler votre maison sont aujourd’hui nombreuses.
Chanvre, laine de coton ou de mouton, ou encore fibre de bois, vous n’avez que l’embarras du choix.
Autre point important, les maisons passives doivent respecter une réglementation bien précise pour obtenir le label “Passivhaus” :
Une consommation de chauffage inférieure à 15 kWh par m2 et par an ;
Une consommation totale en énergie primaire inférieure à 120 kWh par m2 et par an ;
Une fréquence de surchauffe intérieure (température supérieure à 25°C) inférieure à 10 % des heures de l’année ;
Et une étanchéité qui permet au logement de conserver la chaleur en son enceinte.
Il est toutefois essentiel d’avoir une bonne ventilation pour éviter de cumuler l’humidité au sein du logement.
RT 2020 : nouvelles normes de constructions
Si vous souhaitez faire construire votre maison, vous avez sans doute entendu parlé de la RT 2020.
Il s’agit de la nouvelle Réglementation Thermique, qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2022 pour les logements.
Elle impose à toutes les nouvelles constructions de produire plus d’énergie qu’elles n’en consomment.
Ces nouveaux bâtiments, dits à énergie positive (ou BEPOS) reprennent donc les mêmes principes que les maisons passives et doivent également produire de l’énergie.
CHAPITRE 2 :
Comment Fonctionne une Maison Autonome
Que vous souhaitiez rendre votre maison autonome ou en construire une tout en respectant la RT 2020, vous allez devoir produire de l’énergie :
Électricité ;
Eau ;
Chaleur.
Alors, comment faire ?
Produire son Electricité
C’est souvent la première chose à laquelle on pense lorsque l’on souhaite habiter une maison autosuffisante.
Alors que vous décidiez (ou non) de vous couper du réseau, il est primordial d’étudier la manière dont vous pouvez produire votre électricité.
Plusieurs solutions sont envisageables.
① Installer une Éolienne
Au premier abord, installer une éolienne sur votre maison ou dans votre jardin peut sembler très simple.
Mais vous allez voir que c’est beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît.
① Votre habitation doit être située dans une zone recevant suffisamment de vent ;
② Certaines communes interdisent purement et simplement les éoliennes ;
③ Enfin, pour alimenter substantiellement votre maison en électricité, vous devez investir dans une éolienne dont le prix peut grimper jusqu’à 40 000 €.
Clairement, l’éolienne n’est pas la solution la plus simple et la plus économique à mettre en œuvre.
② Opter pour une hydro-turbine
Si vous avez la chance d’avoir un cours d’eau sur votre terrain, vous pouvez envisager d’installer une hydro-turbine.
Mais les contraintes sont là aussi très nombreuses, puisqu’il faut :
Avoir un cours d’eau à proximité de son habitation ;
Que le cours d’eau ait un débit suffisamment puissant pour faire tourner une turbine ;
Gagner la bataille administrative permettant d’obtenir le droit d’utiliser le cours d’eau qui peut durer jusqu’à… 2 ans
Mieux vaut donc s’armer de patience…
③ Installer des panneaux solaires
Installer des panneaux photovoltaïques est très souvent la solution privilégiée pour produire son électricité.
Il faut dire qu’ils offrent de nombreux avantages.
Tout d’abord, c’est la solution la plus accessible financièrement : le prix de départ d’une installation photovoltaïque d’une puissance de 3 kWc (soit 8 panneaux solaires) est de 5 580 €.
En plus, l’État subventionne l’installation de panneaux solaires avec une prime à l’autoconsommation et le rachat de l’électricité non consommée (j’y reviens dans le chapitre 4).
Autrement dit, le coût de revient d’une installation solaire de 3 kWc peut- descendre jusqu’à 2 470 € !
L’autoconsommation photovoltaïque permet en plus d’être jusqu’à 50 % autonome en énergie.
Et ce, où que vous soyez en France. Hé oui : que vous habitiez à Marseille, à Lille ou encore à Rennes, le solaire est intéressant partout au sein de l’Hexagone.
Enfin, les démarches administratives sont bien moins longues que pour une turbine hydraulique par exemple.
Comptez 2 à 3 mois entre la signature de votre offre et la mise en service de votre installation solaire (si vous passez par notre service).
En résumé, les panneaux solaires photovoltaïques sont LA solution à privilégier pour produire son électricité.
Se chauffer de façon Autonome
On compte aujourd’hui un grand nombre de solutions pour se chauffer de façon autonome.
Vous pouvez par exemple choisir :
Une chaudière, qu’elle soit à bois, à pellets ou à condensation ;
Une pompe à chaleur ;
Ou encore un poêle à granulés de bois ou à pellets.
Et bien sûr, optez pour de grandes surfaces vitrées côté Sud pour profiter de la chaleur du Soleil. A l’inverse, évitez les ouvertures au Nord et à l’Ouest.
Pour en savoir plus, vous pouvez lire l’article rédigé par Sortir Du Nucléaire.
Être Autonome en Eau
Devenir autonome en eau est clairement la partie la plus compliquée.
Déjà, vous n’avez pas 36 solutions. Vous pouvez au choix :
Récupérer l’eau de pluie ;
Et/ou faire creuser un puits (traditionnel ou de forage).
Cela dit, il faut prendre en compte plusieurs problématiques…
① Traiter l’eau pour la rendre utilisable
Avant de pouvoir l’utiliser, l’eau de pluie ou de votre puits doit subir un traitement chimique ou mécanique.
Le traitement mécanique consiste à filtrer l’eau à plusieurs reprises, pour la débarrasser de tous les corps étrangers (micro-organismes, poussières, polluants chimiques, etc).
Quant au traitement chimique, il consiste à ajouter des produits (à base d’eau de javel par exemple) pour purifier l’eau.
② Une réglementation très stricte
Comme expliqué sur le site du service-public, vous pouvez utiliser l’eau de pluie dans votre domicile seulement pour :
Évacuer les eaux des WC ;
Nettoyer les sols ;
Nettoyer le linge sous réserve d’assurer un traitement des eaux adaptés.
En revanche, sa consommation est formellement interdite.
Enfin, si l’eau de pluie utilisée est rejetée dans les égouts, vous devez également faire une déclaration d’usage.
Bref, ce n’est pas simple.
Si vous préférez faire creuser un puits, sa construction sera soumise à plusieurs réglementations :
Vous devez déclarer votre projet en amont auprès des exploitants de réseaux souterrains ;
Puis, vous devez déclarer l’exécution de votre projet à votre mairie, en l’accompagnant d’un extrait du cadastre.
Voilà, nous avons les grandes lignes pour gagner en autonomie.
Chapitre 3 :
Produire son Électricité avec des Panneaux Solaires
Pouvez-Vous Être Autonome en Électricité ?
En théorie, il est possible d’installer assez de panneaux solaires pour couvrir l’ensemble de vos besoins en électricité et ainsi devenir autonome.
Cependant, ce type de projet est très complexe à réaliser.
Et ce pour plusieurs raisons :
① L’Optimisation de la Consommation et de la Production
Pour gagner en autonomie électrique, il est nécessaire d’être le moins gourmand possible en énergie. Hé oui : Il ne s’agit pas de produire son électricité pour en consommer plus. Vous devez donc adapter en permanence votre consommation, par exemple en rechargeant votre ordinateur portable en journée, plutôt que le soir ou la nuit.
L’utilisation de certains appareils énergivores (comme la machine à laver par exemple) sera également à proscrire pour réduire votre consommation électrique.
De plus, votre consommation et votre production évoluent au cours des mois.
En été, grâce au temps d’ensoleillement important, vos panneaux solaires peuvent couvrir l’ensemble de vos besoins en électricité.
Mais en hiver, c’est une autre histoire…
Car avec des journées plus courtes et moins ensoleillées, vos panneaux produisent forcément moins d’électricité qu’en été.
C’est pourtant pendant cette période que votre consommation électrique est la plus élevée.
Et prévoir plus de panneaux solaires pour produire davantage n’est pas une solution envisageable.
Pourquoi ?
Car il y a un risque en cas de non raccordement au réseau : produire trop d’électricité l’été, ce qui peut faire disjoncter votre installation électrique et abîmer l’ensemble du matériel.
② Maison Autonome : Un Projet Coûteux
Pour être totalement autonome en électricité, il ne suffit pas de poser des panneaux solaires sur votre toiture.
En fonction de votre consommation électrique, vous devez installer 16 à 24 panneaux photovoltaïques.
(Encore faut-il avoir une toiture suffisamment grande pour y placer tous ces panneaux solaires…)
Mais ce n’est pas tout.
Pour avoir de l’électricité les jours de mauvais temps et la nuit, il est nécessaire d’ajouter des batteries de stockage à votre installation solaire.
Et c’est un véritable problème, puisque le prix des batteries pour panneaux photovoltaïques est TRÈS élevé !
(Comptez de 600 à 1 000 € pour 1 kWh de stockage pour une batterie lithium.)
De plus, les batteries ont une durée de vie limitée (10 ans maximum) et ne supportent pas les charges ou décharges profondes.
Autrement dit, elles s’usent encore plus rapidement si elles sont souvent complètement chargées ou déchargées.
Bref, vous devez prévoir de remplacer l’intégralité de votre parc de batteries d’ici quelques années.
Dernière dépense importante : l’onduleur.
Si vous n’êtes pas relié(e) au réseau électrique, vous devez investir dans un onduleur équipé d’un système de “back-up”.
Ce type d’onduleur est capable de transformer le courant produit par vos panneaux solaires même si votre installation n’est pas connectée au réseau.
L’inconvénient majeur des onduleurs avec un système de “back-up” : leur prix, particulièrement élevé.
Conclusion :
Comment devenir autonome ?
Le plus simple est d’y aller par étape.
Commencez par installer des panneaux photovoltaïques : vous pouvez ainsi être autonome en électricité à hauteur de 50%.
Vous pourrez ensuite, au fil des années, analyser votre consommation, votre production et adapter votre installation solaire à vos besoins (en ajoutant une ou plusieurs batteries lorsque leur prix aura baissé) pour être le/la plus autonome possible.
Ou vous pourrez également coupler votre installation solaire avec une petite éolienne domestique ou un générateur par exemple.
Ainsi, même la nuit et les jours de mauvais temps, vous produisez et consommez votre électricité.
Ensuite, il ne vous reste plus qu’à jeter un oeil à ce tableau pour savoir de combien de panneaux solaires vous avez besoin :
Votre consommation en kWh
Votre consommation en euros
Puissance d’installation solaire optimale
Nombre de panneaux solaires de 375 Wc
Surface de toiture utilisée
Moins de 11 000 kWh
Moins de 1 600 €
3 kWc
8
16m²
Entre 11 000 et 17 000 kWh
Entre 1 600 et 2 400 €
6 kWc
16
32m²
Plus de 17 000 kWh
Plus de 2 400 €
9 kWc
24
48m²
Par exemple, pour une consommation de 12 000 kWh, à priori une installation de 6 kWc est la mieux adaptée.
Grâce à vos panneaux solaires, vous pourrez déjà réduire de moitié votre consommation d’électricité du réseau.
Les briques et parpaings dans la construction écologique
Les alternatives aux parpaings classiques sont nombreuses. Voici un tableau qui résume utilisation, caractéristiques spécifiques et prix de chacune des alternatives.
Depuis quelques semaines, le Doliprane est en rupture de stock dans les pharmacies. Mais des alternatives toutes aussi efficaces existent.
Il est assez difficile de se procurer du Doliprane ces derniers temps, la faute à une “augmentation inédite de la demande” comme l’explique le groupe Sanofi, interrogé par nos confrères de La Dépêche.
En attendant la fin de la pénurie, il est possible de remplacer le Doliprane par d’autres médicaments. Le Dafalgan ou l’Efferalgan, fabriqués par UPSA, peuvent faire l’affaire. Ce sont deux antalgiques contenant uniquement du paracétamol. Il est possible aussi de se tourner vers les génériques produits par les laboratoires Biogaran et Mylan.
Jusqu’à quand va durer la pénurie ?
Enfin pour ceux qui préfèrent avoir recours à des médecines plus naturelles, le site Top Santé préconise l’huile essentielle d’épinette noire qui est connue pour ses propriétés antalgiques grâce à une molécule particulière, l’acétate de bornyle. Attention toutefois, ces solutions alternatives sont contre-indiquées pour les enfants.
Selon les informations de La Dépêche, chaque officine se verra limiter son nombre de commandes à 720 unités maximum. Sanofi table sur un retour à la normale d’ici juin 2022.
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