Guerre Economique Ce Qu’il Faut Avoir D’ Avance

Avec la guerre en Ukraine, l’économie bloqué la France pourrait connaitre dans moins de deux mois des augmentations encore jamais connus , des pénuries il est donc important d’avoir certains produits d’avance même si c’est un coût d’acheter un peu à l’avance mais il faut mieux prévoir tant que les prix sont encore accessibles.

Choses à avoir d’avance:

  • Tout ce qui est en lien avec le blé , produits sec, les produits sec vont exploser comme encore jamais vu jusqu à maintenant , avoir un stock qui vous ferait tenir au moins 6 mois dans l’idéal.
  • Du gaz, nous allons surement connaitre une grosse pénurie de gaz comme jamais connu
  • Avoir des produits solides , pour ne plus acheter des produits entourés de plastiques
  • Avoir des énergies alternatives, pour ne plus dépendre du réseau
  • Essayer l’électrique ou passer à l’E85 comme le carburant va exploser voir un jour 4€ à la station pour le litre ne sera pas impossible
  • Tout les produits qui ce gardent longtemps je vous conseil d’avoir un stock , piles , poubelles , conserves , filtres pour l’eau, vinaigre blanc , bicarbonate sont utiles pour notre quotidien vous pouvez faire votre lessive par exemple juste avec ces deux ingrédients.
  • Radio
  • Groupe électrogène
  • Nourriture pour vos animaux
  • L’idéal avoir un potager

Alternatives, Au Gaz Russe

L’Algérie est le 10ème producteur mondial de gaz. Le gaz naturel liquéfié (GNL) exporté par Alger en 2021 était en grande partie destiné aux marchés européens, plaçant ainsi le pays au quatrième rang des exportateurs de ce gaz vers l’Europe.

Début mars, la société publique algérienne des hydrocarbures s’est dit prête à augmenter ses livraisons de gaz à l’Europe en cas de baisse des exportations russes. Alger s’appuierait alors sur le gazoduc Transmed reliant l’Algérie à l’Italie.

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Pays nord-africains : pas viables à court terme

Mais selon Alice Gower, directrice géopolitique et sécurité du think tank londonien Azure Strategie, les réserves algériennes voire égyptiennes sont insuffisantes. 

Selon elle, “le point le plus important est que si ces deux pays [Algérie et Egypte] disposent de gaz en termes de réserves, il faut beaucoup de temps pour développer les capacités de liquéfaction et d’exportation” 0 seconds of 0 secondsVolume 90%Écouter l’audio02:21

Ecoutez le sujet présenté par Reliou Koubakin

Voilà pourquoi l’experte préfère relativiser l’importance de ces sources d’approvisionnement pour l’Europe. “A court terme, ce n’est pas vraiment une solution viable pour l’Europe et l’Allemagne que de remplacer le gaz russe par ces approvisionnements nord-africains. L’Europe s’appuie habituellement sur des contrats à court terme, mais cela signifie que les fournisseurs de gaz se sont tournés vers des acheteurs plus sûrs et à plus long terme”, explique-t-elle.

(Re)lire aussi → Crise Ukraine-Russie : Berlin suspend Nord Stream 2

De même, les tensions politiques entre Alger et Rabat ont conduit en octobre 2021 au non-renouvellement du contrat entre la Sonatrach (compagnie publique algérienne) et le ministère marocain de l’Energie pour le pipeline à forte capacité qui relie le Maghreb à l’Europe. Le principal problème pour l’Algérie était que le gazoduc passe par le territoire marocain et qu’Alger payait jusqu’à présent 10 % du gaz au royaume chérifien en guise de redevance.

L’Egypte préfère la Chine

Selon un rapport de l’Organisation des pays arabes exportateurs de pétrole (OAPEC), l’Egypte a enregistré en 2021 une forte augmentation de ses exportations par rapport à l’année précédente : 1,4 million de tonnes de gaz naturel liquéfié au deuxième trimestre, contre aucune exportation de GNL l’année précédente à la même période. Parallèlement, le GNL est également le seul gaz que l’Égypte exporte actuellement, le pays n’étant pas encore raccordé à un réseau européen de gazoducs.

En plus, la Chine a proposé à l’Egypte des contrats à long terme à de bonnes conditions et il vaut mieux pour l’Egypte de continuer à être un fournisseur fiable et de maintenir sa part du marché chinois, selon Alice Gower.

Une plateforme pétrolière et gazière au large de la Libye, le 25 février 2022

La Libye disposerait, elle, de réserves de gaz naturel qui, en 2020, auraient atteint environ 1,4 milliard de mètres cubes. Mais le pays est tellement divisé politiquement qu’il n’apparaît même pas dans la liste des pays exportateurs vers l’Allemagne. Ainsi, même si le gaz libyen était disponible, les infrastructures ne sont pas en mesure de stimuler les exportations, et encore moins de recevoir le paiement, insiste encore Alice Gower.

Des espoirs dans le gazoduc transsaharien ?

Quid alors du Nigeria ?

Un mégaprojet suscite l’espoir d’une augmentation des importations de gaz nigérian en Europe : l’Algérie, le Niger et le Nigeria se sont mis d’accord sur la construction d’un gazoduc transsaharien de plus de 4.000 km, d’une valeur de plusieurs milliards de dollars, qui traversera les trois pays pour atteindre l’Europe.

Une fois achevé, le gazoduc devrait transporter 30 milliards de mètres cubes de gaz par an. La situation sécuritaire dans la région ainsi que les tensions entre Alger et le Niger ont retardé le projet.

Ce n’est qu’en 2021 que l’Algérie et le Niger ont rouvert leurs frontières et que la construction du gazoduc a été relancée. Il est prévu de construire un gazoduc qui reliera le Nigeria au gazoduc existant entre l’Europe et l’Algérie, ce qui permettrait d’approvisionner directement l’Europe en gaz. 

Berlin a suspendu jusqu’à nouvel ordre la procédure d’autorisation pour le gazoduc germano-russe Nord Stream 2

Khadi Camara, une experte des questions d’énergie auprès d’Afrika Verein der deutschen Wirtschaft, une association germano-africaine qui promeut les investissements allemands, pense que, “alors que le Nigeria joue déjà un rôle important sur le marché européen du gaz, il y a également des problèmes de capacité et le Nigeria n’a pas pu atteindre son objectif en 2021.

Cela n’est pas dû à un manque de potentiel, mais à l’infrastructure qui ne permet guère de nouvelles extractions et à l’efficacité qui laisse à désirer, et les expansions à grande échelle devraient être associées à la construction d’infrastructures à long terme”.

En 2019, l’Europe a importé environ 108 milliards de mètres cubes de GNL, dont plus de 12 milliards en provenance du Nigeria.

Dans une interview accordée lundi (07.08.2022) à la radio allemande Deutschlandfunk, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen reconnaît la dépendance vis-à-vis des importations russes de pétrole, de gaz et de charbon. Mais cette crise doit être une occasion, selon elle, d’investir dans les énergies renouvelables.

Et Ursula von der Leyen déclare : “Ce n’est pas seulement un investissement dans la sécurité énergétique, c’est aussi un investissement qui est bon pour notre planète.”

Produits Qui Disparaissent En Cas De Crise Grave

  • Café
  • Poubelles
  • Carburant
  • Produits sec
  • Conserves
  • Piles
  • Produits d’hygiène
  • Nourriture pour animaux

Alternatives, Pour Ne Pas Subir Les Augmentations

  • Faire beaucoup soi-même
  • Télécharger toutes les applications, pour payer le moins cher possible vos courses et faire de grosses économies
  • Passer aux produits solides pour tout shampoing, savon corps, cube solide vaisselle
  • Aller dés l’ouverture chez LIDL pour avoir la nourriture en promotions dates courtes et cagettes à 1€ fruits et légumes pour les LIDL qui le font
  • Etre à l’affût de toutes les promotions
  • Passer à l’éthanol je sais l’installation du boitier n’est pas toujours donné mais il est vite rentabilisé
  • Filtrer son eau
  • Vivre à la campagne, les loyers sont moins élevés
  • Idéalement avoir un potager
  • Utiliser les énergies alternatives, pour ceux pour qui c’est possible grosse économie sur la durée suite aux augmentations EDF
  • Avoir les applications comme I GRAAL par exemple quand vous faites des achats, on vous re crédite de l’argent suite à vos achats à l’année ça fait une somme intéressante
  • Passer dans une banque en ligne pas de frais , mais bien lire les petites lignes pour les inconvénients
  • Mettre toutes ses charges au minimum

Le Super Ethanol, La Solution Pour Payer Moins Cher

1 – Pourquoi le superéthanol-E85 est-il moins cher ?

À 0,69€ le litre, le superéthanol-E85 affiche un tarif imbattable. Près d’un euro de moins au litre que le super sans-plomb ! Ce carburant n’est pas importé, il provient de la production des agriculteurs français. Et surtout, il n’est pas frappé par la TICPE (taxe intérieure de consommation sur les produits énergétiques), la taxe de l’Etat qui plombe le prix du plein d’essence.

2 – Quelles voitures peuvent passer au superéthanol ?

La très grande majorité des véhicules essence d’occasion peuvent rouler au superéthanol-E85. La catégorie du véhicule doit être au minimum Euro3 (mise en service le 1er janvier 2001).

3 – Combien ça coûte de passer au superéthanol ?

Pour pouvoir rouler au superéthanol-E85, il est nécessaire d’installer un boîtier dans votre moteur. Quatre marques de boîtiers homologués existent sur le marché : FlexFuelBiomotors, Borel et eFlexFuel. Deux modèles sont disponibles en fonction du type d’injection de votre véhicule. Ils sont vendus entre 500 € et 800 €. Avec la pose, il fait compter entre 700 € et 1100 € en général. Il est nécessaire de laisser votre voiture un à deux jours chez le garagiste. Un garagiste agréé doit poser le boîtier de conversion.

Un boîtier de conversion est indispensable pour rouler à l'E85.
Un boîtier de conversion est indispensable pour rouler à l’E85. Photo bioéthanol carburant

4 – Le superéthanol est-il dangereux pour le moteur ?

Les avis divergent à ce sujet. Le superéthanol-E85 est soupçonné d’accélérer la corrosion des injecteurs du moteur, les pompes à carburant ou les conduites flexibles dans le circuit d’alimentation, selon des constructeurs cités Auto Plus. Il lui est aussi reproché de décaper le réservoir et donc de venir encombrer le filtre à carburant. C’est pourquoi, selon nos confrères, il serait conseillé de changer le filtre à carburant après l’installation du boîtier et les trois premiers pleins à l’E85.

5 – La voiture consomme-t-elle davantage ?

Une voiture équipée à l’éthanol consomme entre 15 et 25% de carburant supplémentaire, selon le modèle et votre conduite.

Le bioéthanol est moins “puissant” que l’essence classique : il faut que le moteur en injecte plus dans les cylindres pour obtenir la même explosion. “Le pouvoir calorifique de l’éthanol n’est pas le même mais ça se rentabilise”, explique le garagiste David Betton.

Malgré cette surconsommation, le superéthanol reste rentable. “Malgré la surconsommation, on continue à économiser 700 euros pour 13 000 km par an”, détaille Nicolas Kurtsoglou, responsable carburants au SNPAA (Syndicat national des producteurs d’alcool agricole).

L'E85 entraîne une surconsommation de 15 à 25%.
L’E85 entraîne une surconsommation de 15 à 25%. Photo bioéthanol carburant

6 – Faut-il se méfier des kits bon marché ?

Des kits non homologués sont disponibles sur le marché à des prix très attractifs. Ils fonctionnent mais attention : les véhicules équipés seront refusés au contrôle technique et en cas d’accident, les assurances pourraient ne pas dédommager leur client.

7 – Le superéthanol est-il polluant ?

Un véhicule qui roule au superéthanol-E85 rejette 70% de CO2 en moins et 90% de particules fines en moins qu’un véhicule essence classique. Il pourra rouler dans les zones ZFE (zone à faible émission) qui seront déployées dans les grandes villes. La catégorie de la vignette Crit’air n’est pas modifiée.

8 – Faut-il changer sa carte grise ?

Il est nécessaire de faire modifier sa carte grise. Elle portera la mention “FE” (essence et superéthanol). La carte grise est alors gratuite sauf en Bretagne et dans le Centre-Val-de-Loire où elle est à moitié prix.

9 – D’où vient le superéthanol ?

Le superéthanol-E85 est issu de l’agriculture française. Il est fabriqué essentiellement à base de betterave sucrière après fermentation des sucres et de l’amidon, de blé, de maïs et de leurs résidus de transformation.

Le superéthanol provient essentiellement des betteraves sucrières.
Le superéthanol provient essentiellement des betteraves sucrières. Photo bioéthanol carburant

10 – Y a-t-il suffisamment de stations-service ?

Le superéthanol-E85 est vendu dans les stations-service des pétroliers et de la grande distribution. 28 % des stations-service soit 2583 stations-service le proposent à leurs clients. Par exemple, Total a déjà équipé 40% de ses stations, Intermarché près de 50% … Les ventes de superéthanol-E85 devraient être de 420 000 m3 en 2021 (+20% par rapport à 2020).

Carburants Alternatifs

Pourquoi chercher de nouveaux carburants ?

Les jours du pétrole sont comptés, puisque les réserves pétrolières sont limitées et que le peak oil s’approche, voire a été déjà dépassé. Au rythme actuel de consommation, les réserves estimées de pétrole devraient durer 40 à 70 ans. En outre, la pénurie physique devrait être précédée par un fort enchérissement de cette source d’énergie et, peut-être, de tensions géopolitiques.

Par ailleurs, la lutte contre le changement climatique pousse à réduire les émissions de CO2 des véhicules, autrement-dit du carburant.

Les carburants alternatifs

Les premières solutions développées lors des crises pétrolières (guerre, blocus, choc pétrolier) se sont portées sur d’autres hydrocarbures que le pétrole. Elles ont ensuite intégré les énergies renouvelables et de nouveaux vecteurs énergétiques.

Parmi les carburants alternatifs, on peut citer :

  • le gaz de pétrole liquéfié (GPL) ;
  • les procédés Fischer-Tropsch CTL, GTL et BTL ;
  • Le gaz naturel pour véhicule (GNV) et le biogaz ;
  • Les biocarburants à base d’alcool (bioéthanol) ou d’huile (biodiesel) ;
  • Le dihydrogène (H2) ;
  • l’électricité.

Alternatives Au Gaz, En Cas De Pénurie

Le gouvernement italien a approuvé lundi des mesures d’urgence visant à pallier une éventuelle pénurie de gaz due à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, dont l’option de rouvrir ses centrales à charbon.

Afin de diminuer la consommation de gaz, l’Italie pourrait, “si nécessaire”, avoir recours à la “maximisation de la production” d’énergie “à partir d’autres sources”, selon un communiqué publié à l’issue du conseil des ministres.

“Nous nous préparons à une économie de guerre, en espérant ne pas y arriver”, a déclaré sur Rai Radio1 le sous-secrétaire aux Affaires étrangères Manlio Di Stefano.

“Se préparer à une économie de guerre signifie qu’en cas d’interruption de l’approvisionnement en gaz en provenance de Russie, l’Italie devra être prête à démarrer également les centrales à charbon”, a-t-il déclaré.

La Russie a lancé jeudi une invasion de l’Ukraine, provoquant une onde de choc internationale et déclenchant une batterie de sanctions économiques de l’Occident à l’égard de Moscou.

Afin de réduire la dépendance de l’Italie au gaz russe, “la réouverture des centrales à charbon pourrait être nécessaire pour combler une éventuelle pénurie dans l’immédiat”, avait indiqué vendredi le chef du gouvernement Mario Draghi.

L’Italie, qui importe environ 95% du gaz qu’elle consomme, est l’un des pays européens les plus dépendants du gaz russe. Environ 45% du gaz importé par la péninsule provient de la Russie, a précisé M. Draghi.

Le ministre des Affaires étrangères Luigi Di Maio s’est rendu lundi en Algérie pour discuter d’une augmentation des fournitures de gaz en provenance de ce pays nord-africain pour compenser une éventuelle baisse côté russe.

La demi-douzaine de centrales à charbon encore en activité en Italie est censée arrêter toute activité en 2025, dans le cadre de la transition énergétique. A présent, ce combustible polluant contribue pour environ 5% à la consommation d’électricité en Italie.

“Si l’approvisionnement en gaz était coupé, nous aurions deux semaines de pleine autonomie, deux semaines sans industrie, puis l’obscurité totale”, a prévenu Manlio Di Stefano.

Le gouvernement a en outre approuvé, “à titre préventif”, l’adoption, “en cas d’urgence”, de “mesures visant à augmenter l’offre de gaz” ou “réduire la demande de gaz”.

Trouver Du Carburant Pas Cher Autour De Vous

Applications :

  • ESSENCE / GASOIL NOW 
  • ESSENCE & CO
  • FUELIO 
  • ZAGAZ
  • FUEL FLASH

Consommer Et Posséder Moins Pour Vivre Mieux

Témoignage pour consommer autrement, d’une jeune femme qui a fait le saut dans ce mode de vie.

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Prendre conscience de sa surconsommation

Ouvrez un tiroir au hasard et demandez-vous ce que vous utilisez parmi les babioles que vous y trouvez. Il ne devrait pas rester grand-chose. Selon Marie-Ange Alexandre, autrice de Consommez moins pour vivre mieux (éd. Eyrolles), accumuler les objets génère du stress.

« C’est souvent quand vous n’avez plus du tout d’argent sur votre compte que vous avez envie d’aller faire les magasins. Dans une société qui juge la valeur des personnes en fonction de leurs possessions, c’est un manque affectif qui provoque l’envie de consommer. Et finalement, on culpabilise parce qu’on a encore craqué. Cela entraîne une baisse d’estime de soi. 

Il faut donc faire un travail sur le fait que la consommation ne remplit pas de fonction nourricière », argumente la neuropsychologue. Hélène Cloitre, 25 ans, était une consommatrice compulsive, après avoir décroché un job bien payé dans la grande distribution.

Mais son travail de commerciale fut aussi l’occasion d’une prise de conscience : « J’ai vu des aberrations ! On baisse les prix tous les ans, à moins d’apporter une innovation que personne n’a demandée. On met des promotions à 70 % pour que les gens achetent trois shampoings plutôt qu’un et en utilisent toujours plus, se remémore la jeune femme. Ça m’a dégoûtée de ce système dans lequel on est tous enfermés. Depuis, j’essaie de savoir ce que je consomme, pourquoi et d’où ça vient. »

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Trouver des alternatives à l’achat

Pendant cinq ans, de 2010 à 2015, Benjamin Lesage et deux de ses amis ont vécu sans argent lors d’un périple en autostop et en bateau, des Pays-Bas jusqu’au Mexique, puis un peu partout en France. 

« C’était un pari écologique, on voulait montrer qu’on pouvait voyager en ayant l’empreinte écologique la plus basse possible », explique le baroudeur. Il raconte son expérience dans Sans un sou en poche (éd. Arthaud).

Ces années de vadrouille l’ont amené à cofonder l’écohameau Eotopia, en Saône-et-Loire, où il vit avec sa compagne, sa fille de 4 ans ainsi que cinq autres personnes. Ils pratiquent la gratuité, en récupérant les invendus des supermarchés, en reprenant des matériaux auprès de magasins de bricolage ou de déchetteries ou en réparant les objets cassés de proches qui souhaitent s’en débarrasser. 

Ils mettent en commun les biens qui peuvent l’être, comme leur voiture, la cuisine, la machine à laver, et les outils. Ils troquent des services : « Tous les ans, on donne un petit coup de main à un maraîcher bio du coin et en échange il nous donne les plants qu’il n’a pas vendus. » Leur terrain leur permet enfin de cultiver fruits et légumes.

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Diminuer son logement

La part du loyer ou du remboursement d’emprunt dans nos dépenses ne cesse d’augmenter. En 2010, un ménage sur deux consacre plus de 18,5 % de ses revenus à son habitation principale. Pour certains, restreindre son habitat, en coût et en surface, est une façon de se sentir plus riche intérieurement.

C’est le cas d’Aurélie Moy, ingénieure en environnement de 26 ans, qui a quitté son appartement de 115m2 dans le 9e arrondissement de Paris en même temps que son CDI l’année dernière.

Elle a déménagé sur un voilier de 6m2 amarré à Saint-Brieuc, acheté 5 000 euros, auxquels s’ajoutent moins de 100 euros par mois pour la location de la bouée de mouillage. « Avoir peu d’espace de rangement et vivre avec un minimum de possessions m’apporte une grande légèreté d’esprit.

 Ne pas avoir une garde-robe de malade fait que je ne me pose pas la question de comment je vais m’habiller. Je n’ai pas non plus peur de me faire voler si quelqu’un s’introduit sur mon bateau. L’idée de déménager ne m’angoisse pas, je peux partir du jour au lendemain avec quelques cartons.

 Je peux me concentrer sur l’essentiel : mes relations familiales et sociales, ce que je veux faire dans la vie… » Depuis 2017, elle développe Ty Village, un rassemblement de tiny house, ces toutes petites maisons sur roues respectueuses de l’environnement qui connaissent un succès grandissant.

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Se libérer de la technologie

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, tout mettre dans le cloud n’est pas la solution miracle pour se débarrasser du superflu. Pour beaucoup, le minimalisme s’applique aussi au numérique.

Et pour cause : les flux de données sont à l’origine de 4 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, selon un rapport du Shift Project publié en 2018. Et leur impact risque de doubler d’ici 2025.

 La pollution est aussi mentale. Le modèle économique des géants du numérique, en particulier Google et Facebook, consiste à capter notre attention et nos données pour nous vendre de la publicité toujours plus personnalisée. Le Parisien Antoine Mestrallet, 26 ans, fait partie de ceux qui régulent leur utilisation des nouvelles technologies, sans pour autant être passé au Nokia 3310.

Il a cocréé l’application Dérive, une boussole qui laisse l’utilisateur choisir son chemin pour aller d’un point A à un point B, à contre-courant de Google Maps dont les itinéraires nous poussent à toujours accélérer. Ses autres astuces : ne pas laisser les applications les plus chronophages (Instagram, Facebook, Twitter…) sur l’écran d’accueil de son téléphone, désactiver les notifications et avoir un réveil pour ne pas garder son téléphone dans sa chambre, la nuit. « Il y a une notion de contrôle : c’est-à-dire que j’essaie de minimiser le temps que je passe sur les écrans passivement et de ne jamais être en mode autopilote. »

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Travailler moins pour travailler mieux

Logiquement, lorsque l’on consomme moins, on a plus de temps pour faire autre chose que gagner sa vie. Quand elle s’est convertie au minimalisme, Hélène a fait une croix sur une offre de CDI payé 3 000 euros par mois, une voiture de fonction, une super mutuelle, 17 euros de tickets-restaurants par jour et un plan de carrière tout tracé. « Je me suis rendue compte que mon métier n’avait aucun sens.

Je m’épuisais du matin au soir pour que mes produits prennent plus de place dans les rayons que ceux de mon concurrent. » Alors, en 2019, elle laisse tomber son bullshit job, terme inventé par l’anthropologue américain David Graeber, disparu en septembre dernier, qui désigne ces emplois inutiles et parfois destructeurs (vous savez, ce pote dont la carte de visite indique production integrative transverse manager qui palpe 6 000 par mois pour transférer des mails).

En un an, elle a passé quelques mois dans une start-up écoresponsable, avec un salaire beaucoup plus bas, puis a créé son entreprise : une conserverie antigaspillage basée au Mans, sa ville natale.

Elle cherche désormais un nouveau projet.

 « Je suis passée de la vie de princesse à celle de chômeuse. Maintenant je fais des rencontres intéressantes et je sais que je veux travailler de manière intelligente », dit-elle sans une once de regret.

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Etre plutôt qu’avoir

Prêts à lâcher l’appart et le mug chaton (et cette p*** de bouée licorne, bordel) ? Se libérer du système consumériste n’est pourtant pas un chemin dépourvu d’obstacles.

« Cela génère d’autres contraintes qui nous nourrissent autant qu’elles sont une charge mentale supplémentaire. Il faut prendre plus de temps, anticiper, s’organiser, trouver des solutions qui sont moins faciles ou immédiates pour faire autrement », prévient la journaliste et réalisatrice Anne-Sophie Novel, auteure de La vie share : mode d’emploi (éd. Gallimard). Hélène a aussi dû gérer le regard des autres, comme celui de ses parents qui n’ont pas compris qu’elle abandonne le confort d’une belle carrière.

Mais elle ne regrette pas : « J’ai l’impression d’être en cohérence entre ce que je pense et ce que je fais. » Même son de cloche chez Aurélie : « Je me suis débarrassée de mes dissonances cognitives. J’ai atteint une sorte d’alignement intérieur. »

Vivre avec moins permettrait de prendre le contrôle de son existence. « Grâce aux réseaux qu’on a construits autour de nous et à ce qu’on a appris à faire nous-mêmes, on a l’impression de ne pas être dépendant de l’extérieur, de ne pas avoir de tâches qu’on n’a pas envie de mener et d’avoir acquis une liberté de choix », proclame Benjamin.