Conseils Pour Eviter, Le Gaspillage Alimentaire

1. Établir les menus de la semaine

Préparer les menus de la semaine permet de mieux gérer le stock et donc d’éviter le gaspillage. On sait exactement de quoi on a besoin puisqu’on sait ce qu’on va manger.

Fini la salade que, finalement, on n’aura pas le temps de manger fraîche (parce qu’on avait oublié qu’on s’absenterait 2 jours). Ou les panais qu’on oublie dans le tiroir du frigo parce qu’on a acheté autre chose entre temps, etc.

Faire des menus est aussi un gain de temps, dans le magasin comme au quotidien. Fini le « qu’est-ce qu’on va manger ce soir » ! Cela permet aussi de varier les repas plutôt que de tomber sur «  ce qui plaît toujours ». [2]
 

2. Faire une liste de courses 

Si on fait ses courses avec sa liste en main, on a moins tendance à se laisser tenter par les promos et les produits attractifs. On ferait 70% de nos choix de consommation au magasin. [3] Et les achats impulsifs représenteraient 20% de nos achats au supermarché. [4]  En plus, avec la liste, on fait beaucoup moins de courses de dépannage à la supérette du coin.

On établit donc une liste de courses en fonction :

  • des repas qu’on a prévu dans la semaine ;
  • du nombre de personnes qui seront à table ;
  • de ce qu’on a envie de manger ;
  • et de ce qu’il reste dans les armoires et le frigo !

La liste de courses peut se faire avec un bout de papier ou une appli pour smartphone.[5] L’appli permet souvent de partager sa liste avec son compagnon ou sa compagne.
 

3. Faire ses courses sans avoir faim

C’est une petite règle de base qui fait sourire car on s’est tous fait avoir au moins une fois. L’air de rien, faire ses courses en ayant faim pousse naturellement à acheter plus.[6] L’idéal est donc de se rendre au magasin après avoir mangé. Ou du moins sans avoir faim. On évite ainsi d’acheter trop et on réduit les risques de gaspillage alimentaire.
 

4. Acheter en vrac

Acheter en vrac permet de prendre l’exacte quantité nécessaire.

Les aliments préemballés obligent par contre à acheter la quantité prévue par le fabricant ou le distributeur.

Par exemple, si on veut 6 tranches de jambon cuit et que cela n’existe qu’en paquets de 4 tranches, cela oblige à acheter 2 paquets, soit 8 tranches. Et les 2 tranches restantes risquent de rester dans le frigo et de devenir rapidement immangeables.

En plus, acheter en vrac évite la production de déchets d’emballage !

 

5. Lire et comprendre les dates de péremption

On regarde la date de péremption pour se laisser le temps de consommer le produit, afin d’éviter de devoir le jeter.

Attention aux différents types de dates de péremption :

  • « À consommer de préférence avant (le) » (DDM – date de durabilité minimale) : signifie qu’on peut consommer l’aliment sans danger pour la santé au-delà de la date (moyennant quelques précautions pour certains aliments[7]). Par contre le fabricant ne garantit pas que son produit aura gardé toute ses qualités (odeur, goût, texture, couleur…). On trouve cette mention sur des aliments peu périssables (aliments secs, en conserve, boissons UHT…).
  • « À consommer jusqu’au » (DLC – date limite de consommation) : signifie que la consommation au-delà de la date peut présenter un risque pour la santé. Elle concerne les produits très périssables comme le lait frais, la viande, le poisson, les plats préparés réfrigérés, etc. À ne pas consommer dans ces cas-là !

Bon à savoir :

  • Les dates valent pour des aliments conservés dans les bonnes conditions (indiquées sur le paquet) : respect de la température de conservation, de la chaîne du froid lors du transport, l’emballage ne doit pas être abîmé (bombé, rouillé…).
  • Les dates ne sont valables que pour des produits non entamés. Une fois qu’on ouvre l’emballage, on ne se fie plus à la date indiquée dessus. On veille à consommer les produits frais endéans les quelques jours.
  • C’est le fabricant qui détermine la date de péremption (tant le type de mention que le délai de conservation). On retrouve ainsi, pour des aliments similaires, des dates de conservation et des types de date différents en fonction de la marque, du pays, du magasin… souvent sans explication rationnelle.[8]
  • Le yaourt est très souvent accompagné d’une date limite de consommation à respecter impérativement… en théorie. Les yaourts sont encore souvent très bons au-delà de la date.[9]

Dans tous les cas, si on a un doute, on ne consomme pas. Inutile de risquer l’intoxication.
 

6. Respecter la chaîne du froid

On veille à acheter les produits frais au dernier moment quand on fait ses courses.

À la caisse, on emballe ensemble tout ce qui doit aller au frigo. Les aliments se « tiendront froid » et ce sera plus facile pour tout ranger dans le frigo.

Idéalement, on les place dans un sac frigo (isotherme) pour qu’ils ne se réchauffent pas pendant le trajet du retour à la maison, surtout en été.
 

7. Bien ranger son frigo

Pour bien ranger son frigo permet aussi de réduire le gaspillage alimentaire :

  • On évite de tout entasser n’importe comment. L’air doit pouvoir circuler autour des aliments pour que le froid arrive bien partout.
  • On groupe les aliments par « type » : les bocaux de sauces ensemble, les fruits et légumes ensemble, etc.
  • On place les aliments dans la bonne zone de froid (voir point suivant).
  • On applique la règle du « premier entré, premier consommé ». On place à l’avant du frigo les produits qui sont à consommer rapidement. Sinon ils moisissent joyeusement à l’abri des regards.
  • On évite de mettre au frigo des aliments qui n’ont pas besoin d’y être rangés. Certains fruits et légumes s’abîment même au frigo.

8. Conserver les aliments à la bonne température

La température du frigo, c’est la clé pour une bonne conservation des aliments. Certains aliments se conservent à moins de 4°C, d’autres peuvent se conserver à 10°C.

Bon à savoir :

  • Les chiffres du bouton de réglage du frigo ne donnent pas la température (sauf s’il est écrit explicitement que ce sont des degrés). C’est une indication de la « quantité de froid » que le frigo va fournir (1 = peu de froid, 5 = beaucoup de froid). La température varie en fonction de ce réglage, de la température de la pièce et… de l’état du frigo.
  • La température n’est pas la même dans toutes les zones du frigo. Même si le frigo a un affichage de la température, il est intéressant d’y placer un thermomètre. Cela permet de connaître les zones de froid. Du poisson ou de la viande fraîche se gardent à moins de 4°C. Si on ne sait pas où il y a moins de 4°C dans son frigo, on risque de mal conserver certains aliments fragiles.


 

9. Noter la date d’ouverture sur les produits

Si on entame un paquet sans le finir, on note la date d’ouverture dessus.

Ça permet de savoir quand on a ouvert la crème fraîche sans avoir à goûter si elle est rance, par exemple…

On veille donc toujours à avoir un feutre indélébile près du frigo.
 

10. Cuisiner les bonnes quantités

Pas facile de savoir quelle quantité de pâtes ou de riz cuisiner quand on reçoit les amis ou la famille élargie. On est vite perdu et on risque de préparer trop… et de gaspiller.

Voici les quantités « moyennes » à prévoir par personne en fonction des aliments :

Quantité de nourriture par personne pour un repas

Source : Brochure « Halte au gaspillage alimentaire », BEP 2016.
 

Lors des repas de fêtes, on multiplie souvent les plats : zakouskis, potage, entrée, plat, dessert, plateau de fromages… On a alors du mal à adapter les quantités et, dans le doute, on préfère acheter trop que de manquer. Cela génère beaucoup de gaspillage. Il vaut mieux prévoir les bonnes quantités et servir de petites assiettes. Puis proposer aux gourmands de se resservir évidemment.

Si on fait une recette qui consiste à mélanger différents ingrédients frais (une salade, par exemple), on ne mélange qu’au dernier moment, en quantité limitée (une petite assiette par exemple). Rien n’empêche de refaire une assiette si on a encore faim. L’avantage : on garde plus facilement des ingrédients non mélangés (par exemple, sans vinaigrette).
 

11. Bien conserver et utiliser les restes

Pour éviter le gaspillage alimentaire sans s’intoxiquer :

  • On place les restes dans un récipient propre et hermétique. On évite de garder les restes dans le plat qui a servi à la préparation ou au service. Ils sont souvent trop grands, ou ne se ferment pas.
  • On met les restes au frigo ou au congélateur le plus vite possible. [10]  C’est-à-dire moins de deux heures après avoir été préparés ou entamés.
  • On ne congèle pas un reste qui traîne déjà depuis plusieurs jours au frigo.
  • On range les restes au bon endroit dans le frigo, en fonction des zones de température.
  • On indique la date d’emballage, surtout si on congèle.

Astuces congélation

Pour décongeler des restes, le plus sûr, c’est de prévoir d’avance une décongélation lente dans le réfrigérateur. On peut aussi les décongeler au micro-ondes ou dans l’eau froide. Mais on évite de les laisser à température ambiante ou de les décongeler en les plongeant dans de l’eau chaude.

On évite également de recongeler des aliments qui ont été décongelés (sauf s’ils ont été cuisinés entre temps).

Quand on réchauffe les restes :

  • bien remuer et mélanger les aliments ;
  • porter à ébullition les sauces, les soupes et les jus ;
  • on évite de réchauffer les aliments plus d’une fois. Du coup, on portionne les restes avant de les congeler.
     

12. Préparer des « recettes de frigo » et cuisiner les fanes et épluchures

Si on gaspille de la nourriture, c’est parfois parce qu’on ne sait pas comment cuisiner ce que on a dans le frigo. Ou qu’il manque un ingrédient. Ou encore qu’on n’a pas assez d’un ingrédient pour pouvoir réaliser une recette.

Idées de recettes pour cuisiner des ingrédients disparates

  • Une soupe avec tous les morceaux de légumes qui restent au frigo : légumes entamés, légumes défraichis, ou légumes solitaires en trop petite quantité pour en faire une recette complète. On peut aussi y ajouter les fanes ou feuilles : verts de poireaux, fanes de radis, de carottes, feuilles tendres du chou-fleur, etc.
  • Un cake salé. De la farine, des œufs, du lait, de la levure et tout ce qui peut rester dans le frigo : fromage, jambon, olives, carottes, oignons… Comme dans cette recette (en page 12).
  • Un gratin. Les restes de fromage un peu secs ou un peu près de la croûte font d’excellentes couches supérieur de gratin (à ajouter sur du chou-fleur, des pommes de terre, des chicons…).

Hors frigo, le pain rassis fait merveille sous forme de pain perdu. On peut aussi l’écraser en chapelure.

Cuisiner les fanes et épluchures

On jette souvent certaines parties des fruits et légumes pourtant tout à fait comestibles : les fanes des radis et des carottes, les verts et les racines des poireaux, les feuilles des choux-fleurs, la peau des pommes quand on les pèles… Il est possible de cuisiner de délicieuses recettes avec ces ingrédients. On peut aussi les utiliser pour parfumer ou épicer des préparations, par exemple avec la peau des oranges.

Le Carburant Le Moins Cher De France (E85)

Comme déjà évoqué, dans plusieurs de mes articles pour le moment dans un avenir proche pour s’en sortir faire installer un boitier éthanol sera la meilleure des solutions et vite rentabilisé au vue du prix du carburant bientôt rendu à 2€ le L.

Dans la catégorie blog , vous retrouvez un article où j’explique comment faire installer un boitier E85 sur votre véhicule.

Ci dessous, la liste des stations E85, classez par prix.

https://www.carburants.org/station/liste/e85-moins-cher/

Vidéo Explicative

Papier d’Arménie, Un Désodorisant Naturel

Une maison qui sent bon, c’est agréable.

Mais attention aux parfums d’ambiance que vous trouvez en grande surface ! Ils sont souvent bourrés de substances toxiques, parmi lesquelles le benzène et le formaldéhyde, particulièrement nocifs.

Bon à savoir : le règlement UE 2017/776 du 4 mai 2017 de la Commission européenne classe comme cancérogène le formaldéhyde à une concentration supérieure à 0,1 % (il est impliqué dans la survenue de leucémies, et notamment de leucémies myéloïdes).

Vous cherchez une alternative saine et naturelle pour désodoriser et assainir votre maison ? Essayez le papier d’Arménie !

Écologique et peu onéreux, ce produit constitue une alternative idéale aux parfums de synthèse. Le point dans notre astuce.

Papier d’Arménie : un désodorisant naturel, mais pas seulement

Le papier d’Arménie est extrait du styrax :

  • Cet arbre pousse dans les forêts de l’Extrême-Orient, et en particulier au Laos.
  • On en extrait le benjoin, résine utilisée :
    • en parfumerie, pour donner une note orientale aux fragrances,
    • en tant qu’arôme, notamment dans les cigarettes,
    • en pharmacie, sous forme de teinture.

C’est du benjoin qu’on tire le papier d’Arménie, reconnu depuis l’antiquité pour ses vertus :

  • parfumantes ;
  • antiseptiques ;
  • cicatrisantes ;
  • expectorantes (aidant à cracher en cas de toux).

Différents usages du papier d’Arménie

Utilisations ancestrales du papier d’Arménie

Le baume de benjoin, dont est issu le papier d’Arménie, était auparavant utilisé pour traiter :

  • l’asthme ;
  • la toux ;
  • les enrouements.

Outre ces usages purement sanitaires, le benjoin a également la réputation d’être bon pour le moral :

  • Il aide les personnes tendues à se détendre, comme certains encens.
  • Il permet également :
    • de chasser les énergies négatives,
    • de combattre les idées noires,
    • de relancer l’enthousiasme et la bonne humeur.

Ses utilisations à travers le monde

De par le monde, le papier d’Arménie a de nombreux usages, notamment liés aux coutumes ou à la religion :

  • En Malaisie, il est utilisé pour éloigner les diables pendant la récolte du riz.
  • Les Indiens dédient son parfum à la déesse Shiva.

Papier d’Arménie, écologique ou pas ?

Composition du papier d’Arménie

En soi, le papier d’Arménie pollue moins que les désodorisants industriels :

  • Contrairement aux aérosols, le papier d’Arménie n’utilise pas de gaz propulseurs (CFC), il est donc sans danger pour la couche d’ozone.
  • Le papier buvard qui sert à fabriquer le Papier d’Arménie est certifié par le FSC, organisme international indépendant qui agit pour une gestion forestière responsable au niveau mondial.

Une fabrication écologique

Le mode de fabrication du papier d’Arménie est traditionnel et naturel :

  • Lorsque le styrax atteint 15 cm de diamètre, on l’entaille pour récolter sa résine, le benjoin brut.
  • Le benjoin brut contient environ 25 % d’acide benzoïque, une substance naturelle aux propriétés antiseptiques.
  • Pour ralentir la combustion des lamelles de papier, celles-ci sont passées dans une solution saline naturelle.
  • La teinte acajou du papier d’Arménie provient du bain dans lequel les feuilles s’imbibent de parfum. Il ne contient aucun colorant.
  • Sa production nécessite plusieurs phases :
    • préparation du bain aromatique,
    • salinisation du papier,
    • trempage,
    • passage au four,
    • mise au repos puis conditionnement.

En somme, on peut dire que la fabrication du papier d’Arménie est relativement respectueuse de l’environnement et nécessite moins de substances chimiques toxiques que celle des désodorisants du commerce.

Utilisation du papier d’Arménie : dangereux pour l’environnement ?

Encens et bougies sont régulièrement montrés du doigt, car ils émettent des gaz. Faute de purifier l’air, ils peuvent donc le polluer encore plus. Alors que penser du papier d’Arménie ?

En réalité, tout dépend de la provenance des produits que vous acheter :

  • D’une part, la pollution générée par les encens et bougies dépend directement de leur composition :
    • les bougies et les encens industriels incorporent des composés chimiques toxiques (ils doivent surtout être évités chez les femmes enceintes et les jeunes enfants),
    • les bougies et les encens biologiques et naturels sont fabriqués avec des composants naturels qui ne sont pas toxiques, leur combustion ne le sera donc pas non plus.
  • D’autre part, la combustion d’une flamme dégage du CO2, et donc pollue. Or, bien utilisé, le papier d’Arménie se consomme sans flamme.

Comment utiliser le papier d’Arménie ?

Le Papier d’Arménie est présenté sous forme de papier qui se consume :

  • Détachez une lamelle du carnet de papier d’Arménie.
  • Pliez-la en accordéon.
  • Déposez-la dans une coupelle ou un brûleur.
  • Allumez en veillant à ce que la combustion se fasse sans flamme. Au besoin, soufflez légèrement dessus.

Pour approfondir le sujet :

Le Compost Magique De Jean Pain, Invention Française

Trente ans après sa mort, le Français Jean Pain fait des émules jusqu’en Amérique du Nord.

Sa méthode de chauffage par compost, décrite dans une mystérieuse vidéo YouTube, fait aussi son retour dans le Sud.

Des tomates qui poussent par -35°C, en janvier, le tout sans «  un sou d’électricité  ». La prouesse a fait grand bruit au Canada. Fin mars, l’agronome Vincent Leblanc a enfin expliqué au Journal de Montréal comment il a procédé  :

« J’ai récupéré du fumier d’une écurie du coin et j’ai ajouté des copeaux de bois pour avoir un bon compost. La chaleur créée par les bactéries du compost est récupérée par un système de tuyauterie qui chauffe l’eau de mes bassins [qui sont placés dans une serre, ndlr]. Les racines de mes plantes trempent dans l’eau chaude. »

Sur sa page Facebook, l’homme dit s’inspirer d’un système en vogue ces derniers mois en Amérique du Nord, appelé « méthode Jean Pain ». Déjà, en 2013, une vidéo très remarquée – tournée chez le célèbre fermier du Vermont Ben Falk par Possible, un média alternatif canadien – montrait une serre chauffée de la même manière.

Une 2CV qui roule au compost

J’ai demandé à Ben Falk d’où il avait tiré cette idée géniale. Il m’a répondu par e-mail ces trois mots, comme une évidence : « Online on YouTube [une vidéo postée sur YouTube ndlr]. » Grâce à Olivier Asselin, fondateur de Possible, j’apprends que l’homme qui a installé ce système chez Ben Falk (mais aussi par exemple dans l’université de Burlington, dans le Vermont), s’appelle Gaelan Brown.

En interrogeant ce dernier, je découvre que le récent attrait pour la méthode Jean Pain est décidément une histoire de vidéos. Gaelan Brown a en effet commencé à s’y intéresser il y a sept ans… en découvrant les images ci-dessous.

https://www.youtube.com/embed/JHRvwNJRNag?feature=oembedUn film sur Jean Pain publié sur Youtube en 2008Allemand sous-titré anglais

Dans ce film de très mauvaise qualité, d’origine inconnue et en langue allemande, on voit Jean Pain former un grand tas de broussailles broyées qui a au moins trois utilités  :

  • il donne en quelques mois un très bon compost qui permet de cultiver de grandes quantités de légumes ;
  • la chaleur du tas de compost permet de chauffer sa maison pendant dix-huit mois ;
  • le tas de compost produit du méthane qui permet d’alimenter la 2CV, dans laquelle roule Jean Pain au début de la vidéo.

C’est donc l’invention d’un Français, datant des années 70, qui passionne aujourd’hui les maraîchers d’Amérique du Nord.La suite après la publicité

«  Toutes des héritières de Jean Pain »

Jean Pain
Jean Pain – Vincent Gobbe

Comment expliquer la diffusion lointaine et tardive de la méthode Jean Pain, plus de trente ans après sa mort ? Vincent Gobbe – qui a travaillé avec Jean Pain à la fin des années 70 et a cofondé en Belgique un comité dédié à la préservation de cette technique – m’a aidé à reconstituer cette folle histoire  :

«  Jean Pain vivait en Provence, sur un terrain de 250 hectares dont il avait le gardiennage, dans une région où des incendies provoquaient régulièrement des drames. A la fin des années 60, il a commencé à débroussailler son terrain pour éviter les feux.
Des tomates dans le jardin expérimental de Jean Pain – Etienne Bonvallet Il a trempé les broussailles dans une mare et les a broyées pour les composter. Il s’est rendu compte à ce moment-là que ça donnait un très bon compost, il a réussi à y cultiver des plants de tomates de 3 m de haut sans aucun arrosage.
Au début des années 70, un marchand de vin qui s’appelait Armand Ell est tombé par hasard sur Jean Pain. Il a vu que sa méthode de production de compost était formidable, et il a reproduit la même chose à Bruxelles, dans le parc de Schaerbeek. Il a commencé par y planter de la vigne et des tomates et il a lui aussi eu des résultats impressionnants. Les pommes de terre de Jean Pain – Etienne Bonvallet Frederik Vanden Brande, un Belge qui présidait une association d’agriculture biologique, a vu ça en 1974.
Il a décidé d’aller rencontrer Jean Pain et de reproduire le concept à Londerzeel, dans le Brabant Flamand, où il a couvert de compost un terrain de 80 ares, c’est qui est énorme. Il a ensuite créé le comité Jean-Pain en Belgique 1978, à la demande de Jean Pain. Mais Jean Pain est mort trois ans plus tard et le comité est toujours resté un peu dans l’anonymat du grand public. L’installation de Jean Pain – Etienne Bonvallet Par contre, juste avant la mort de Jean Pain, le Reader’s Digest a publié un article en seize langues qui a fait connaître la technique partout dans le monde.
On a reçu à ce moment-là 25 000 lettres de gens intéressés. Encore aujourd’hui, on entend parfois parler de gens qui s’en servent pour le chauffage. On a un exemple comme ça en Hongrie je crois, mais c’est surtout pour le compost que le travail de Jean Pain perdure. On peut dire que les plateformes de compostage de déchets verts d’aujourd’hui sont toutes des héritières de Jean Pain. »

L'installation de Jean Pain
L’installation de Jean Pain – Etienne Bonvallet

Pas possible pour un particulier  ?

Le neveu de Jean Pain, Etienne Bonvallet, a poursuivi l’œuvre de son oncle et dirige aujourd’hui une entreprise qui commercialise des broyeurs à végétaux. Il confirme qu’un large pan des découvertes de Jean Pain est tombé dans l’oubli après sa mort  :

« La méthode Jean Pain a eu une audience planétaire pendant le choc pétrolier, parce qu’il parlait un peu d’énergie. Mais le cœur de son concept, c’est le compost, qui apporte au sol une matière vivante, fraîche et très fertile.
Il a vendu au moins 100 000 livres un peu partout dans le monde et il a été fait Chevalier du mérite agricole pour cette découverte.
Beaucoup de jardiniers se servent de sa méthode aujourd’hui mais on n’a bien sûr aucun décompte, aucun suivi. Par contre, l’utilisation du tas de compost pour le chauffage est très marginale. Il faut des quantités de matière énorme, on estime qu’il faut un volume de broussailles égal au volume de la maison à chauffer. Ça ne me paraît pas vraiment possible pour un particulier. »

Et pourtant. Sur les pages Facebook dédiées à la permaculture, nombre de Géo Trouvetou français disent depuis quelques semaines vouloir imiter les succès enregistrés au Canada. Dans cette micro-communauté, un post de blog publié à la fin du mois de mars a fait l’effet d’une bombe. Il commençait par ces mots :

« Grosse émotion…. Cet après-midi, j’ai branché deux mois de travail acharné, plus de 200 heures de travail, des années d’études et d’insomnies. J’ai rempli le circuit d’eau froide… Moins de dix minutes plus tard, je fixe en hâte le bulbe du thermomètre sur le collecteur de sortie. Et là, le miracle de la nature. »
L'installation de Pierre1911

L’installation de Pierre1911 – Thibaut Schepman/Rue89

Trente ans après la mort de Jean Pain, la technique de chauffage par tas de compost venait de faire son retour en France, en partie grâce au travail de quelques Belges et Canadiens opiniâtres.La suite après la publicité

Je suis allé à la rencontre de ce blogueur anonyme, qui répond au pseudo de Pierre1911 et vit à 20 km d’une grande ville du Sud de la France.L'installation de Pierre 1911
L’installation de Pierre 1911 – Thibaut Schepman/Rue89

Renversé par une voiture alors qu’il roulait à vélo il y a quelques mois, cet écologiste a dû cesser son travail et une bonne partie de ses actions militantes. Ses réflexions sont maintenant entièrement consacrées à son domicile.

Avec ses poules, son élevage de lombrics et maintenant son réacteur Jean Pain, sa maison est un petit laboratoire d’écologie pratique à tendance survivaliste :

« J’ai longtemps pensé à l’échelle macro, je luttais pour des changements en France et en Europe ; maintenant, je suis passé au local et même au niveau pico. Je n’ai plus envie de convaincre, j’ai envie de faire des choses qui marchent et qui soient reproductibles. Surtout, je vois toutes ces avancées comme des boîtes qui doivent êtres connectées.
A quoi ça sert d’avoir des toilettes sèches si on ne sait pas quoi faire du résidu  ?  »

Quand Pierre1911 raconte l’écosystème dans lequel il vit, il me fait penser à la narration en « poupées russes » du court-métrage culte « L’Ile aux fleurs » :La suite après la publicité

  • les déchets alimentaires de Pierre et sa famille nourrissent des lombrics ;
  • les poules mangent des vers de farine, les déchets de Pierre et sa famille et elles mangent aussi les lombrics qui mangent les déchets de Pierre et sa famille ;
  • la famille de Pierre mange les œufs des poules qui mangent des lombrics qui mangent les déchets de… (on s’arrête là) ;
  • les déchets des poules et le produit des lombrics servent de compost qui aide à produire des légumes.

Bientôt s’ajoutera une nouvelle brique à cet écosystème. Les déchets des poules, le compost produit par les lombrics et les excréments familiaux pourront chauffer la maison.

A condition d’y consacrer des dizaines d’heure de travail et d’y ajouter des dizaines de mètres cube de déchets végétaux. La compagne de Pierre1911 me l’a dit  :

« Il est fou, c’est un bourreau de travail. »

Pierre – qui répond aux e-mails dès 5 heures du matin et est venu me chercher à vélo malgré ses problèmes de santé et l’énorme dénivelé – confirme  :

«  J’ai quasiment tout fait tout seul et à la main. J’ai fait plus de 500 allers-retours à vélo pour remonter le broyat de bois. J’ai rempli plus de 200 sacs de pommes de terre avec ce broyat, à raison de cinq sacs par heure. C’est inhumain. Mais ça m’a aussi beaucoup rapproché des gens du coin. Ici, tout le monde a un rapport avec la nature, il y a une vraie communauté.
Quand un voisin a perdu sa maison dans un incendie, quelques jours plus tard, on était 200 à lancer un chantier participatif.
J’ai donné pas mal de coups de main autour de moi et j’ai aussi beaucoup reçu, un paysagiste me donne son broyat de végétaux et moi, je lui donnerai du compost ; un voisin me donne des cours de jardinage tous les samedis matin. Au début, les gens se sont demandés ce que je faisais, ils m’ont pris pour un fou.
Aujourd’hui, ils viennent me voir et certains me disent : “Si ça marche ton truc je vais faire pareil.” »

L'installation de Pierre1911
L’installation de Pierre1911 – Thibaut Schepman/Rue89

De même, Pierre voit aussi son blog – qui regorge de tutoriels d’une qualité rare – comme une partie d’une communauté  :La suite après la publicité

«  On aspire à revenir à certaines valeurs, au local et à certains savoir-faire. Mais on veut vivre dans la société, avec notre époque. Je suis un passionné de forums assez techniques, comme le forum Vélotaf par exemple. Je trouve que le blog est un outil incroyable et ça m’a paru normal de partager mon travail, de raconter mes erreurs.
C’est comme ça que j’ai pu recevoir l’aide du réseau Apper, qui m’a aidé à comprendre comment connecter mon installation à mon chauffage existant.
Grâce à ce blog, j’ai aussi reçu l’aide financière d’un mécène, ça va me permettre de mettre tout un tas de capteurs dans mon réacteur et de produire des données. Tout ça forme un réseau qui va me permettre d’améliorer les techniques et, j’espère, les rendre reproductibles. »

Comment Devenir Autonome En Tout

Vous souvenez-vous de l’époque où vous rêviez de construire votre propre cabane dans les arbres et de vous nourrir exclusivement des fruits et baies trouvés dans la nature ?

L’autonomie n’est pas qu’un rêve d’enfant ou de fans inconditionnels de Robinson Crusoé. 

Le Salon du Survivalisme qui ouvre ses portes vendredi 23 mars incarne un engouement de plus en plus répandu pour ce désir d’autonomie, d’autosuffisance.

Être capable de construire de ses propres mains sa maison, l’alimenter grâce à des énergies renouvelables et ne consommer que les fruits et légumes de son jardin, le rêve semble être à portée de main.

Cette autonomie est-elle réellement possible ?

Nous avons posé la question à 4 survivalistes. Voici leurs réponses.

1 – Atteindre l’autonomie énergétique : une marche à suivre simple

Samuel Le Berre est le fondateur d’Aézéo, un centre de formation breton en énergie renouvelable. On y apprend à construire des éoliennes, des panneaux solaires, ou encore des poêles bouilleurs (comme nous vous l’avions raconté dans ce reportage). Une formation selon lui capitale pour être parfaitement autonome.

“Techniquement, c’est très facile d’être autonome en énergie, pour cela il existe un protocole extrêmement simple à suivre.

La première étape c’est d’isoler correctement sa maison.

Ensuite il suffit d’alimenter le système de chauffage avec un chauffage au bois et de bénéficier d’eau chaude sanitaire avec des panneaux solaires. Avec cela, on couvre 85% des besoins énergétiques d’une maison. Les 15% restant, correspondent à l’électricité, que l’on alimente avec du photovoltaïque.”

En bref : avec de bonnes installations, l’autonomie énergétique est à la portée de toutes et tous !

2 – Se synchroniser avec la nature avec la permaculture

Maxime de Rostolan a fondé les Fermes d’Avenir qui font la promotion du modèle agricole français. Selon lui, l’autonomie alimentaire passe avant tout par l’apprentissage de notre savoir-faire paysan et la permaculture.

“Être autonome, c’est être indépendant en générant soi-même sa nourriture. Avec la permaculture, il faut moins de 100 m2 à une famille pour produire des légumes toute l’année et être autonome vis à vis de sa consommation.

On a perdu notre héritage paysan, il y a 40 ans ce n’était pas le cas. Les gens grandissaient avec un vrai lien à la nature et comprenaient le côté productif du jardin. Aujourd’hui on est désynchronisé de la nature.

Mais il existe plusieurs freins à l’autonomie dont il faut être conscient. L’autonomie alimentaire nécessite des compétences techniques. Et puis surtout, il faut avoir conscience qu’être autonome, c’est être en partie dans la solitude. Beaucoup de gens qui choisissent cette vie sont isolés.”

En bref : nourrir sa famille grâce à son potager est faisable mais c’est un investissement de temps et d’apprentissage !

3 – Construire l’autonomie grâce à la débrouille

Alban Cambe est enseignant et passionné de bushcraft (c’est-à-dire survivre dans les bois). Ce survivaliste convaincu organise des stages de survie en forêt pour les passionné-es de cabane en bois et aventuriers en herbe. Pour l’auteur du blog “Nature Aventure Survie”, être indépendant c’est renouer avec le sens de la débrouille.

“L’autonomie se construit. On vit à l’intérieur d’une zone de confort dont il faut accepter de se défaire un petit peu. Bricoler, être capable de réparer ses objets soi-même c’est une forme d’autonomie.

Par exemple, c’est mettre en place un système de récupération d’eau de pluie, ou d’avoir accès à un puits.”

En bref : avec un peu de débrouille et le sens pratique, il vous sera bien plus facile de ne compter que sur vous !
Une semaine pour fabriquer leur poêle à bois : ils relèvent le défi

4 – Connaître les plantes pour être libre

Laurence Talleux est spécialiste des plantes sauvages comestibles et formatrice à Échappées Sauvages. La connaissance des plantes qui peuplent nos jardins est essentielle, car, selon elle, il faut se reconnecter avec ce qui nous fait vivre : la terre.

“L’autonomie, c’est être libre mais c’est aussi une sécurité. La connaissance des plantes est à la fois pratique, ludique et économique. On ne se rend plus chez le maraîcher, on met à profit la nature, plus besoin de jardiner ! On va trouver des plantes qui vont pouvoir remplacer ou enrichir certains légumes.

L’autonomie ce n’est pas un retour au paléolithique, cela signifie pas, vivre avec des peaux de bête, mais simplement de reconnaître que, ce qui nous fait vivre, vient de la terre.

Pour autant, cela ne signifie pas que vivre en ville rend impossible l’autonomie. Quand on voit des villes comme Detroit aux États-Unis, où l’on recrée des jardins dans la ville, où l’on valorise et recycle les déchets, c’est l’exemple parfaite de la ville résiliente.

D’ailleurs, il suffit de regarder ce qu’on fait deux femmes dans une ville du Royaume-Uni (Pamela Warhurst et Mary Clear à Todmorden) : en mettant à la disposition des passants, les légumes de leur potager, elles ont lancé un vrai mouvement, celui des incroyables comestibles. Aujourd’hui cette ville est à 80% autonome en terme d’approvisionnement en végétaux. “

Vidéo Similaire Au Sujet

Apprendre, A Tout Faire Soi-Même

Tout faire sois même, tendre vers l’autosuffisance est l’avenir de demain. Plus économique et écologique vous fabriquez de vos mains et vous renouvelez des choses déjà existantes.

1/ Faire Sois Même, Ses Produits Pour la Maison

2/ Faire Ses Produits, Pour Le Corps

3/ Faire Ses Serviettes Hygiéniques, Et Lingettes

5/ Faire Sa Nourriture , Autosuffisance

6/ Fabriquer Son Electricité

7/ Etre Autosuffisant, En Eau

Quelles Sont Les Alternatives, Aux Bois Exotiques ?

Dès qu’il a été possible de les importer, les bois exotiques sont devenus très populaires et très demandés. Résistants dans le temps et face aux intempéries, ils ont fleuri sur nos terrasses en bois ; puis dans nos meubles, qu’ils aient vocation à rester à l’extérieur ou non.

Pourtant, rien qu’en France nous avons accès à de nouvelles techniques pouvant nous faire privilégier des essences de bois locales, et ainsi préserver les forêts tropicales.

gros plan coupe de bois

La déforestation en Amazonie ne fait qu’augmenter

Les essences de bois exotiques les plus utilisées proviennent du Brésil. Particulièrement, l’ipé qui est un bois très dense et très dur, est très prisé. Malheureusement, la forte demande venant du monde entier provoque des trafics illégaux d’ipé ainsi que la déforestation de l’Amazonie brésilienne.

Celle-ci a plus que doublé en 2019, passant à 8 970 km2 de déforestation en un an.

D’autres bois exotiques ont la cote, qui proviennent d’Afrique centrale. Padouk (ou santal), cumaru … On a choisi ces bois pour leur densité et leur résistance à l’eau. Aussi, leur couleur plutôt foncée ou bien rougeâtre est devenue la norme pour les terrasses et les mobiliers en bois.

Quant au teck, qui couvre volontiers le mobilier de jardin et les terrasses, il provient d’Asie. Arbre tropical imputrescible, il résiste bien au vent et à la pluie. Avec ces qualités incomparables, il envahit également les meubles de salle de bain.

Les essences de bois locales à découvrir

Forêt avec bois coupé empilé

Face à la demande de bois exotiques, on a boudé les bois de nos forêts. Alors que le territoire français compte près de 130 essences différentes à exploiter !

La majeure partie de la forêt française se compose de feuillus comme le chêne et le hêtre, mais les résineux ne sont pas en reste avec les pins, les sapins et les épicéas, en zone montagneuse et moyenne montagne.

Toutes ces essences de bois disponibles peuvent donc remplacer le bois exotique, que ce soit après traitement ou bien de façon adaptée. Choisir une essence locale est ainsi un geste écologique, responsable et encourageant pour les circuits courts et raisonnés.

Comment le bois local peut concurrencer le bois exotique ?

Il existe des traitements thermiques non chimiques qui améliorent les qualités du bois. Notamment, la stabilité du bois et sa durabilité peuvent augmenter considérablement grâce à ce procédé écologique.

On peut alors utiliser du chêne, du frêne ou encore du hêtre et du peuplier pour confectionner des meubles résistants. Pour homogénéiser et intensifier la couleur de ce bois, il est également possible de les traiter à l’huile.

Quelles sont les essences de bois locales à privilégier ?

rondins de bois

Outre les essences de bois mentionnées ci-dessus, pensons aux essences de bois suivantes avant d’évoquer les essences d’ailleurs :

  • Le merisier ou le cerisier : un bois rouge clair qui a un grain fin. Il apporte un côté chaleureux aux meubles d’intérieur.
  • Le poirier : arbre fruitier rose clair, qui remplace l’ébène une fois teinté. Bois stable.
  • Le peuplier ou le tilleul : bois clairs et tendre, ils s’utilisent en ébénisterie et en menuiserie d’intérieur.
  • Le douglas, descendant du pin d’Orégon, est très apprécié en extérieur.
  • Le cyprès est très résistant aux intempéries, tout comme l’acacia.
  • D’autres essences de bois comme l’alisier, le charme, l’épicéa, le sycomore… Peuvent permettre de fabriquer des meubles en adéquation avec la préservation de l’environnement.

Vous avez désormais toutes les informations nécessaires à propos des différentes essences de bois existantes. Afin de préserver notre environnement nous vous recommandons vivement de privilégier les bois de nos forêts françaises.

Vos meubles n’en seront que de meilleure qualité !

Solutions, Contre Le Coût De La Vie Qui Augmente

1/ Vivre Autrement , de façon alternatives revoir ses priorités.

2/ Baisser tout , et comparer avec les comparateurs crédits pour ceux qui en ont, assurances, mutuelles , forfaits en tout genre prendre les moins cher.

3/Passer à l’éthanol faire installer un boitier, car le carburant est devenu trop cher peu importe essence ou diesel.

4/ Avoir un potager être autosuffisant , légumes , fruits.

5/ Pour les courses, pour ceux qui n’ont pas de jardin comparer , privilégiez les drives pour gérer les montants, télécharger les applications qui remboursent vos courses, du moins une partie, privilégiez les AMAP , aller dans les magasins discount.

6/ Fabriquer vos produits , privilégiez le solide, fabriquer , faire sois même et prendre que des tissus lavables réutilisables.

7/ Privilégiez la marche ou le covoiturage.

8/ Filtrer votre eau , avec un bâton de charbon ou billes céramiques plus de bouteilles d’eau à acheter.

9/ Revenir à l’essentiel, vivre de choses simples, arrêter le superflus pour combler les manques.

Vidéo Explicative, Pénuries A venir

https://www.youtube.com/watch?v=VZy66G06G3o

Solutions Pour Réduire, Sa Consommation D’électricité

Éteindre les veilles

Des progrès importants ont été faits pour limiter la consommation des veilles : un règlement européen limite leur puissance à 0,5 W pour un certain nombre d’appareils. Elle reste cependant de 2 W pour les appareils connectés à Internet ou à des réseaux de données.

Éteindre les veilles peut permettre d’économiser jusqu’à 10 % de la facture d’électricité (hors chauffage), mais aussi de préserver le matériel.

Garder en veille les équipements audiovisuels et informatiques, les appareils de cuisson et le petit électroménager (cafetière, machine à pain…) n’est pas très utile. Pour les lave-linge et lave-vaisselle, les veilles servent souvent à détection des fuites d’eau et il n’est pas judicieux de les déconnecter.

Le bon geste : utilisez des multiprises à interrupteur qui permettent de brancher plusieurs appareils et de les éteindre tous en même temps.

Remplacer les ampoules halogènes par des LED

Les lampes à LED consomment peu d’électricité et durent longtemps (jusqu’à 40 000 h), de quoi compenser leur prix d’achat. C’est la meilleure solution d’éclairage domestique, à condition qu’elles durent plus de 20 000 heures et soient classées A+ ou A++ sur l’étiquette énergie.

Les lampes à LED permettent de jouer sur la teinte de la lumière pour créer des ambiances adaptées aux différentes pièces (cuisine, salon, chambre…). Préférez les blancs chauds de 2700 à 3500 kelvins pour le salon et les chambres et optez pour une lumière plus dynamique dans la cuisine ou la salle de bain (3500 à 4500 kelvins).

Pour plus de conseils, consultez notre article « Comment choisir ses ampoules ? »

Ne pas laisser allumées de lumières inutiles

Éteignez les lumières en sortant d’une pièce.

Modérez également les lumières d’ambiance comme des LED intégrées à des meubles (vitrine, bibliothèque…).

Privilégiez les couleurs claires pour votre intérieur, car elles réfléchissent mieux la lumière alors que les couleurs sombres l’absorbent. Placez les canapés, bureaux près de fenêtres et profitez le plus longtemps possible de la lumière naturelle.

Privilégier le programme “Eco” du lave-linge et du lave-vaisselle

Le programme « Eco » permet d’économiser de l’eau et de l’énergie même si la durée du cycle est plus élevée. Le temps de trempage et le lavage est plus long mais l’eau est moins chauffée. Or, c’est le chauffage de l’eau qui consomme le plus d’électricité.

Attention à ne pas confondre le programme « Eco » avec le programme rapide.

Le programme « Eco », désormais noté « Eco 40-60 » sur les nouveaux lave-linge, est parfois identifiable grâce à ce pictogramme : 

Ne faire fonctionner son lave-linge et lave-vaisselle que lorsqu’ils sont pleins

La demi-charge du lave-linge consomme moins d’eau mais tout autant d’électricité ! Attendez plutôt que le tambour soit rempli pour faire fonctionner votre appareil.

On se sert de son lave-vaisselle en moyenne 3 à 5 fois par semaine et 18 % des ménages l’utilisent même tous les jours. Autant le faire fonctionner uniquement s’il est plein.

Ne pas utiliser systématiquement le sèche-linge

Si vous le pouvez, laissez sécher votre linge à l’air libre. Malgré les progrès réalisés par les fabricants ces dernières années, le sèche-linge reste un appareil ménager gourmand en énergie (environ 200 kWh par an). 

À savoir : un modèle en A+++ consomme trois fois moins d’électricité qu’un appareil en B.

Astuce : pour faire fonctionner votre sèche-linge moins longtemps, essorez bien le linge dans le tambour du lave-linge. L’extraction mécanique de l’humidité est 100 fois plus économe que l’extraction thermique dans le sèche-linge.

Couvrir les casseroles quand vous cuisinez

Quand vous couvrez les poêles et casseroles, la cuisson est plus rapide. Pour faire bouillir de l’eau ou cuire votre plat, mettre un couvercle permet de consommer 25 % d’énergie en moins.

Limiter la taille de la TV

Des téléviseurs toujours plus grands entrent dans les salons, mais ils consomment plus d’électricité : un téléviseur de 160 cm (diagonale) consomme autant que 3 ou 4 téléviseurs de 80 cm.

Ne pas laisser brancher les ordinateurs et consoles de jeux quand vous ne les utilisez pas

Souvent laissés en veille ou en pause, ces appareils consomment inutilement de l’électricité. Mieux vaut les éteindre complètement quand on ne s’en sert plus.

Éteindre la box quand vous n’en avez pas besoin

Une box reste souvent allumée 24 h sur 24 et peut consommer plus de 200 kWh par an, soit autant que le lave-linge.

Pour tout nouvel achat, vérifier l’étiquette énergie

Les économies d’énergie réalisables avec les appareils les mieux classés sont loin d’être anecdotiques. Chaque différence d’une classe représente de l’ordre de 15 à 20 % d’économie d’énergie. Sur la durée de vie d’un appareil, c’est important.

Le tableau ci-dessous vous permet de repérer rapidement les équipements les mieux classés et les moins bien classés sur l’étiquette énergie disponibles à la vente en magasin et en ligne. Avec la nouvelle étiquette énergie mise en place le 1er mars, les meilleures classes des appareils peuvent ne pas être utilisées à ce jour. 

Équipement neuf disponible à la venteÉchelle de l’étiquette énergieLe mieux classéLe moins bien classé
Lave-lingeA à GAG
Réfrigérateur, congélateur, appareil combinéA à GCG
Téléviseur (de 70 à 100 cm de diagonale)A à GEG
Lave-vaisselleA à GBG
Sèche-lingeA+++ à DA+++B
Ampoules et LEDA++ à EA++   (LED)
C    (halogène)
A+   (LED)
D (halogène)
Cave à vinA à GBG

À noter : la multiplication des “+++” pouvant entraîner une certaine confusion, une révision de l’étiquette énergie européenne est intervenu le 1er mars 2021, pour revenir à une échelle de A à G sur certains produits.

N’hésitez pas à utiliser le comparateur d’achat Top Ten qui vous permettra de trouver rapidement des informations sur les produits les plus économes en énergie.

Économiser de l’eau chaude, c’est aussi économiser de l’électricité !

  • Ne laissez pas le mitigeur en position intermédiaire. C’est de l’eau tiède qui est utilisée à chaque fois alors que pour laver les légumes, se laver les mains, rincer son éponge… l’eau froide convient bien.
  • Installer des mousseurs ou des réducteurs de débits sur les robinets. Une douchette économe peut vous permettre d’économiser jusqu’à 75 % d’eau.
  • Ne laissez pas fonctionner le ballon d’eau chaude en période d’absence prolongée.

Régler la température du ballon d’eau chaude électrique

Programmer la température entre 55 ℃ et 60 ℃, c’est assez pour limiter le développement de bactéries pathogènes et cela limite la consommation d’électricité nécessaire pour chauffer l’eau.

Calorifuger les tuyaux et le ballon d’eau chaude

En entourant le ballon d’eau chaude et les tuyaux avec un isolant, vous évitez des pertes de chaleur. Le calorifugeage est d’autant plus nécessaire lorsque le ballon d’eau chaude est installé dans un endroit non chauffé (garage, sous-sol…) et que les points d’eau sont éloignés de du ballon d’eau chaude.

Maîtriser la température de chauffage des pièces

Il est inutile de chauffer toutes les pièces à la même température.

Certaines pièces sont occupées toute la journée, mais d’autres, comme les chambres ou la salle de bain n’ont pas besoin d’une température élevée permanente. Autour de 20℃ dans les pièces à vivre, 17℃ dans les chambres, vous permettront de réduire votre consommation de chauffage.

Et pour plus d’efficacité, installez une régulation et une programmation du chauffage.

Consulter l’infographie « Pourquoi passer au thermostat programmable ? » (PDF – 633 Ko)

Bloquer les entrées d’air froid

Fermez les inserts de cheminées, les portes qui donnent sur des locaux non chauffés (sous-sol, cave, cellier…). Calfeutrez au besoin les portes, donnant sur l’extérieur ou sur des pièces non chauffées, avec des boudins pour bas de portes. En revanche, ne bouchez jamais les grilles de ventilation, elles sont essentielles pour maintenir une bonne qualité de l’air dans votre logement.

Baisser le chauffage en cas d’absence

Inutile de chauffer les pièces à la même température que si vous étiez là. Lors d’une absence pour la journée, baisser de quelques degrés la température de votre logement. Si vous vous absentez quelques jours, pensez à mettre votre système de chauffage en position hors gel.

Grâce à la programmation et à la régulation, vous pouvez adapter et anticiper vos besoins de chauffage. Certains systèmes connectés vous permettent même d’agir à distance.

Conserver la chaleur à l’intérieur

Fermer toujours vos volets dès que la nuit tombe et que les températures rafraichissent.

Tirer les rideaux. Vous évitez ainsi que le froid rayonne dans le logement et l’ambiance de la pièce sera plus confortable sans avoir besoin de pousser le chauffage.

Lors de périodes de grand froid, gardez les volets fermés même en journée si vous n’êtes pas chez vous. Vous freinerez ainsi les déperditions de chaleur par les vitrages.

Installer un système d’appoint performant : le chauffage au bois

Il existe un large choix de poêles fonctionnent avec des bûches ou des granulés qui peuvent vous aider à diminuer votre facture d’électricité en chauffant une partie de votre logement.

Le bois est une énergie renouvelable et peu chère.

Pour en savoir plus sur le chauffage au bois, consultez l’article « Le vrai/faux sur le chauffage au bois ».

Prévoir d’isoler davantage son logement

Pour vivre dans un logement confortable et limiter ses factures de chauffage, la solution n°1 est d’isoler le toit, les murs, les planchers bas et les fenêtres.

Fabriquer Soi-Même Un Film Alimentaire Lavable

Comment conserver une assiette de restes alimentaires ? Emporter un sandwich fait maison ? Emballer un fromage sans en mettre partout ?

La réponse à cela est souvent : avec un film plastique, une feuille d’aluminium, ou encore dans du papier sulfurisé (papier cuisson).
Le hic, c’est que tout ça est à usage unique et jetable, tout ce que je fuis dans mon quotidien zéro-déchet, quoi !


L’autre souci est que mettre en contact direct vos aliments avec du plastique (surtout du plastique fin et de basse qualité) ou de aluminium est vraiment problématique à long-terme pour la santé. Les risques de migration du matériau dans votre nourriture implique des risques de pathologies que personne n’a envie d’avoir : cancers, maladie d’Alzheimer (pour l’aluminium), etc.

C’est dommage de s’exposer à cela simplement quand c’est pour emballer vos repas, non ?

Surtout qu’il existe de nombreuses alternatives :

Pour les restes alimentaires qu’on veut stoker : un bol couvert d’une sous-coupe, c’est tout simple mais on l’oublie souvent. L’aliment ne sèche pas, il n’est pas en contact avec un matériau potentiellement dangereux pour la santé et n’implique aucun déchet.

Les bocaux en verre, pour les aliments qu’on veut simplement stoker dans le réfrigérateur ou emporter. Évitez les boîtes de type Tupperware, car il s’agit toujours de plastique (pour en savoir plus, lisez mon article « Plastique et chaleur, le duo perdant : pourquoi et quelles alternatives ? »).

Une serviette ou un sachet en tissu (lire « Les tribulations des petits sacs en tissu : de leur fabrication éclair à leur utilisation infinie ») pour emballer un aliment sec à transporter.

Vous emporter une petite collation comme des biscuits ? Enveloppez-les simplement dans une serviette en tissu que vous laverez par la suite !

Et enfin (la petite surprise du chef!) : vous pouvez utiliser un film alimentaire lavable.

C’est un tissu imperméabilisé avec de la cire d’abeille. Personnellement, je m’en sers seulement pour transporter un aliment qui peut potentiellement couler (typiquement : un sandwich, dont la sauce ou les tomates risqueraient d’avoir raison d’une simple serviette en tissu).


Pour fabriquer vous-même votre film alimentaire, vous avez besoin :


-de morceaux de tissu de récup, pas trop épais, de la taille de votre choix (pas trop petit non plus, sinon vous ne pourrez rien envelopper), de la couleur de votre choix (oui, là, vous avez carte blanche !) ;

CIRE7

– de la cire d’abeille, de préférence en pépites, achetées par exemple en boutique biologique.

Ici, j’ai récupéré auprès d’un proche un pain de cire, mais ce n’était vraiment pas l’idéal : c’est très dur à couper et les morceaux ne fondent pas à la même vitesse car ils ne sont pas de la même taille.

1- Lavez et faîtes sécher vos tissus.

2- Appliquez deux tissus sur la plaque de votre four (celui du dessous sert à ce que la cire ne touche pas directement votre plaque, sinon ce n’est pas facile à nettoyer).

3- Répartissez de manière équitable les pépites de cire sur toute la surface du tissu.

4- Enfournez à 85°C (pas plus chaud, sinon la cire brûle et forme des traces noires). Vous verrez à vue d’œil la cire fondre (c’est assez fascinant!).


Si certains endroits du tissu de sont pas imbibés de cire, rajoutez-y quelques pépites.
5- Une fois que le tout est fondu, sortez le tissu du four et faites le sécher pendant 2 minutes (soit dans les mains, soit en l’étendant sur un fil à linge). La cire va durcir.

Procédez de la même façon pour le reste des tissus.

Pour laver votre film alimentaire après s’en être servi, utilisez tout simplement une éponge savonneuse et de l’eau froide (si vous utilisez de l’eau chaude, la cire risquerait de fondre de nouveau). Ne le lavez pas à la machine. Le tissu sèche vite car il est imperméabilisé.

Ma petite préoccupation dans tout ça : utiliser un produit animal me dérange un peu.

Comme dans ce genre de dilemme, je pèse le pour et le contre : ce film alimentaire empêche l’exploitation de pétrole (pour créer le plastique) et sa transformation en déchets non recyclables.

Par ailleurs, je me suis servi de peu de cire (je n’ai pas fabriqué beaucoup de morceaux), car je n’ai pas besoin de ce film alimentaire souvent (seulement en voyage ou pique-nique : ça reste simplement un plan B quand les bocaux ou le tissu ne convient pas à la situation).

Vidéo Démonstrative