Auto-Suffisance Avec Son Potager

Si les prix alimentaires mondiaux sont au plus bas depuis sept ans, les prix en grandes surfaces ou à l’épicerie du coin restent quoi qu’il en soit élevés.

L’utilisation des pesticides et des insecticides, très répandue dans l’agriculture traditionnelle, ne vient en rien vous rassurer sur ce que vous mangez.

Ces deux constats ont suffit à vous motiver de faire pousser votre propre nourriture, mais vous vous demandez certainement la surface de terre nécessaire pour vous nourrir vous et votre famille toute l’année.

Quelle surface de potager ?

Nous ferons l’impasse sur le potager de petite taille (entre 20 et 50m²) et le potager de taille standard (50m²).

Ce dernier, s’il est bien organisé et bien conduit, permettra de récolter une bonne partie de l’année des légumes frais pour une famille de quatre personnes. Mais intéressons-nous directement au grand potager, le potager nourricier.

250 À 300 M² POUR UNE FAMILLE DE QUATRE PERSONNES

Le site spécialisé Gerbeaud préconise une surface de 300 m² pour un potager qui serait véritablement nourricier pour une famille de quatre personne.

Il permet de cultiver toute l’année des légumes et de faire des réserves pour l’hiver grâce aux conserves, au séchage, à la stérilisation ou à la congélation.

Cependant ce même site affirme que bien organisé et bien conduit, un potager de 100 m² en moyenne permet de récolter une bonne partie de l’année des légumes frais pour une famille de 4 personnes.

En 2005, l’édition trimestrielle de Rustica (Février-Mars-Avril 2005) indiquait qu’un jardin de 250 m² pouvait répondre aux besoins d’une famille de quatre personnes.

Ainsi, il semble à peu près clair que pour subvenir aux besoins alimentaires d’une seule personne, un potager de 100 m² devrait suffire. 300 heures de travail annuel sont nécessaires pour maintenir le potager en vie, récolter et planter.

Pour quels légumes ? Quels fruits ?

Pratiquement toutes les espèces potagères peuvent être cultivées sur une grande échelle, notamment celles qui occupent longtemps la terre comme les poireaux, les haricots secs, les choux et les légumes vivaces ou perpétuels (artichauts, asperges…) ou des plantes ayant besoin de beaucoup d’espace pour se développer (pommes de terre et courges).

Cultiver des fleurs n’est pas à exclure car elles ont une action bénéfique sur les légumes, soit parce qu’elles attirent les abeilles et autres insectes pollinisateurs, soit parce qu’elles repoussent les parasites.

Les techniques pour jardiner à moindre frais


Selon la façon dont vous allez jardiner, certaines techniques vous amèneront à intervenir plus ou moins.

Par exemple, le fait de pailler vos cultures vous fera, non seulement, économiser de l’eau mais cela vous permettra d’enrayer l’invasion d’herbes indésirables, avec moins de maladies et moins de nuisibles.

En plus, vous utiliserez vos coupes d’herbes, vos fanes de légumes ou tout autre broyat de récupération (cf. dossier sur la permaculture).

De la même façon, utiliser des engrais verts vous permettra de nourrir et d’ameublir la terre tout en attirant les insectes pollinisateurs ou les coccinelles indispensables au jardin

Tout ceci participe évidemment d’une démarche de jardinage bio : moins coûteuse que d’acheter des produits phytosanitaire, totalement respectueuse de l’environnement et en plus, relevant davantage d’une autonomie pour soigner et traiter ses plantes.

Sur ces aspects, je vous recommande l’excellent Guide Terre Vivante de l’autonomie au jardin*(Editions Terre Vivante – en librairie le 6 mars 2015 – 35 €) qui, en plus propose une quarantaine de fiches détaillées sur les fruits et légumes les plus couramment cultivés (carottes, fraises, poireau, chou, tomate, etc)

L’ensemble rédigé par un collectif de jardiniers, agronomes et éleveurs spécialisés chacun dans leurs domaines.

Si cela vous parait compliqué, commencez par le compost : il fertilise votre terre et vous permet de recycler vos déchets de la cuisine et du jardin en allégeant votre poubelle que la collectivité devra traiter.

Si vous avez peu d’espace, vous pouvez vous tourner vers le lombricompostage.

Pourquoi pas des petits élevages ?

Nous n’allons pas vous recommander de vous lancer à la tête d’un cheptel de vaches, de chèvres ou de porcs, mais, par contre, il est très facile d’avoir quelques poules ou une ruche, par exemple, à moindre frais.

Vidéo Explicative

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Retour en haut