Alternatives Aux Pesticides Du 20 Au 30 Mars

La 18ème édition de la Semaine pour les alternatives aux pesticides se déroulera du 20 au 30 mars 2023 dans les Pyrénées-Orientales. L’occasion de s’informer et de débattre sur un thème important. Voici le programme de La Semaine sans pesticide :

20/03 – Ille sur Têt – 19h – Salle des fêtes place de la République Projection / débat :

“Zéro phyto, 100% bio” de Guillaume Bodin Cantines bio et villes sans pesticides…les enjeux de demain ! Avec Dany La Noé, directeur du Civam bio. Organisé par Nature et Progès 66 et Natur’Ille. Exposition réalisée par 1 classe de 6éme du collège d’Ille. Entrée gratuite.

20/03 – Théza – Lycée agricole Projection en matinée du film “Pesticides Non merci” Intervention l’après-midi de Jeanne Marie Noel (Médecin généraliste) sur les Perturbateurs Endocriniens Journée réservée aux lycéens-nes.

20/03 – Perpignan – 09h – IUT ( Faculté) Conférence : Construire et transmettre le savoir sur la conduite de la vigne en sol couvert et la taille de la vigne physiologique, une des étapes fondatrice pour être résilient. par Michael Georget, viticulteur, membre d’ Arbre et paysage 66 et d’ Architecte du vivant, une corporation qui accompagne les viticulteurs dans la mise en place d’une conduite de la vigne innovante et productive.

21/03 – Saint André – 18h – Salle du préau Conférence : ” Le jardin bio, de la création à la récolte” par Daniel Deycard, jarjinier formateur.

Contact : 07.83.75.94.49 Entrée gratuite

21/03 – Théza – Lycée agricole Conférence : Comprendre les transitions agroécologiques. Avec Deycard, jardinier formateur. Réservé aux lycéens-nes.

22/03 – Le Boulou – Médiathèque et Maison de l’eau

Thomas Payré, agriculteur bio et Daniel

Journée mondiale de l’eau 14h à la médiathèque, Avenue Léon-Jean Grégory Fresque de l’eau Découvrir les enjeux liés à l’eau, sa disponibilité, ses usages, ainsi que leur sensibilité face au changement climatique. Cet atelier permet de construire une vision globale du cycle de l’eau, ainsi que l’impact de l’homme et du changement climatique sur ces cycles. Gratuit sur inscription : 04.68.83.75.00 18h30 à la Maison de l’eau et de la Méditerranée 4 rue Arago Conférence sur le droit des fleuves. Intervenants : Léa Corbière, du réseau francophone des droits de la nature et Philippe Assens, En commun et “Notre affaire à tous”. Contact : 04.68.87.50.10 Entrée gratuite

23 /03 – Thuir – 18h – SIBIO Lieu-dit “Puig Serbi ” Imp. des Corbières Visite de l’entreprise Si Bio (transformation de fruits et légumes). Table ronde : Défendre son revenu en valorisant sa production Avec Pierre Giovanelli de Sibio et l’association Ethiquable (SCOP)« Engagée

pour obtenir des impacts durables avec les producteurs et valoriser les terroirs du monde » Itinéraire fléché Dégustation Entrée libre

25/03 – Pollestres – 14h – Domaine de la Devèze Rte des mas Visite du domaine. Un exemple de transition réussie : Didier Salgado est passé de la culture de tomates sous serres hors sol à une production maraîchère bio en incluant des arbres fruitiers particuliers : agrumes, avocatiers, manguiers et même bananiers. Le tout sur fond musical. Une vision d’avenir ? Contact : 07.77.20.32.45 Entrée libre

25/03 – Canet en Roussillon – 10h – Foyer Moudat Table ronde sur les peintures antifouling. Le recours à ces peintures a des conséquences néfastes sur l’environnement et sur la santé des usagers. Même à faible concentration, les biocides contenus dans les peintures « antifouling » contaminent l’ensemble de la chaîne alimentaire marine, des phytoplanctons aux préda- teurs, en passant par les organismes filtreurs (huîtres, moules). Chez l’Homme, ils peuvent provoquer des irri- tations, voire même des cancers. Pour parler de ce problème et proposer des solutions alternatives, seront présents: Marie-Laure Licari, directrice de Nautic Eco, Marc Dumontier, responsable du service Ingéniérie du Parc Naturel Marin du Golfe du lion et Denis Cabréra, agent de maintenance en marine de plaisance. Foyer Moudat, 2759 impasse Jean Mermoz Contact : 06.15.11.81.64 Entrée libre

26/03 – Port-Vendres – 10h – Site de Paulilles Troc de plantes et de graines toute la matinée avec la présence de Ramène ta graine qui proposera un atelier semis. 10h à 16h : Animation sur les insectes avec le Carabus. 10h à 12h et 14h à 17h : Exposition sur “Les forêts” à la maison du site. Contact : 06.26.53.55.73 Entrée libre

27/03 – Saint Nazaire – 15h – Le chant de la terre Visite du mas de la famille Payré, pionnière du bio et de la biodynamie dans le département. Projections sur l’historique du lieu et sur les plantations de haies réalisées par CAP66. Mas Les ripouilles. Contact : 06.46.51.74.18 Entrée libre

28/03 – Perpignan – 19h – Cinéma Castillet Projection/débat “Recettes pour un monde meilleur”. Ce film donne des solutions pour préserver notre santé et la planète. Avec son titre à double sens, Il place notre assiette au centre d’actions accessibles à tous pour changer le futur. Entrée libre

30/03 – Perpignan – 18h30 – Maison de la catalanité Conférence de Roland Feuillas, fondateur des Maîtres de mon Moulin à Cucugnan (Aude). Roland assure une maîtrise d’œuvre globale et intégrée sur la filière semences-blés-farines-pain. Il nous parlera durant son Intervention des différentes espèces de blé, du travail du sol et de l’animation d’un réseau d’artisans boulangers. Inspiré entre autres par la philosophie de Jean Giono et de Jean-Marie Pelt, Roland expliquera son parcours et sa passion pour le vivant à travers la symbolique du pain et des blés anciens, patrimoines de l’humanité. Place Joseph Sébastien Pons. Entrée libre

30/03 – Prades – 20h30 – Cinéma Le Lido Projection/débat du film “Mission régénération” de Joshua Tickell et Rebecca Harrell Tickell. Les sols, un patrimoine vivant à protéger. En effet, en les régénérant, nous pouvons stabiliser le climat de la Terre, restaurer les écosystèmes perdus et créer des réserves alimentaires abondantes. Avec la participation de Patrice Borgogno, créateur de Permapat, spécialisé dans les techniques agro-écologiques en accord avec les principes de la permaculture. Entrée : plein tarif : 6,50 € tarif réduit : 4,50 €.

Faire Soi Même Sa Décoration De Pâques

Se constituer une boîte à trésors

Les amateurs de loisirs créatifs à base de récup’ vous le diront : “il faut garder, ça peut servir !” Dans la limite de la place disponible dans vos meubles, cave ou grenier, n’hésitez pas à accumuler les éléments qui pourront servir à composer un décor : décoration de gâteau, de paquet de chocolat, morceaux de raphia, de feutrine, joli papier, ruban…

Mettez-les dans une boîte et ressortez-les le jour où vous avez un peu de temps devant vous pour bricoler. 

De la fausse paille, un ruban, un poussin en feutrine récupérés peuvent constituer la base d'un décor de Pâques.
De la fausse paille, un ruban, un poussin en feutrine récupérés peuvent constituer la base d’un décor de Pâques. • © Florence Cicolella / France Télévisions

Un ruban de chocolatier imprimé peut être retourné pour faire un nœud papillon au lapin et ses copains.
Un ruban de chocolatier imprimé peut être retourné pour faire un nœud papillon au lapin et ses copains. • 

Se fournir dans la nature

Comme en hiver on peut ramasser glands, pommes de pin et feuilles mortes, au printemps, on peut se fournir au jardin et dans la forêt. Des bouts de bois cassés par la tempête, de la mousse, des branches aux jolies formes, porteuses de fleurs, de bourgeons ou nues… Et tout ce qui vous tapera dans l’œil. 

Deux bouts de bois amenés par la tempête, des plumes récupérées sur des paquets de chocolats et trois petits nichoirs (achetés mais on peut aussi les fabriquer soi-même), voici une "couronne de Pâques" !
Deux bouts de bois amenés par la tempête, des plumes récupérées sur des paquets de chocolats et trois petits nichoirs (achetés mais on peut aussi les fabriquer soi-même), voici une “couronne de Pâques” ! • © Florence Cicolella / France Télévisions

Laisser libre cours à votre imagination

Le grand soir créatif ou l’après-midi avec vos enfants venus, disposez tout sur la table. Fournitures et contenants, colle, patafix, agrafes, fils métalliques. Et commencez l’assemblage. Il existe une multitude de tutoriels ou photos sur le web et les réseaux sociaux.

Mais chaque œuvre est personnelle. Pas de mode d’emploi à suivre, faites-vous confiance ! Vous trouverez l’assemblage dont vous serez content(e). Essayez, tâtonnez, recommencez. Vos petites décos de Pâques prennent vie là, entre vos mains !

Des branches récupérées dans de grandes compositions florales (mariage) accueilleront des poussins et fleurs glanés de-ci de-là pour un arbre de Pâques original.
Des branches récupérées dans de grandes compositions florales (mariage) accueilleront des poussins et fleurs glanés de-ci de-là pour un arbre de Pâques original. • © Florence Cicolella
Une jarre accueillera facilement une petite composition de branches naturelles et artificielles.
Une jarre accueillera facilement une petite composition de branches naturelles et artificielles. • © Florence Cicolella
https://www.youtube.com/watch?v=izShJBWMuSs

Planter Des Fraisiers

Quand planter le fraisier ?

La plantation des fraisiers se fait d’août à octobre afin d’avoir des fruits dès l’année d’après, et l’opération nécessite de prendre quelques précautions :

  • Choisir des pieds-mères sains, vigoureux et productifs,
  • Supprimer les fleurs des plantes repérées,
  • Conserver 1 à 3 plants par coulant,
  • Dès qu’ils ont des radicelles blanches, le moment est arrivé pour les planter.

Qu’il s’agisse de fraisiers remontants ou non remontants, le calendrier est identique.

Si votre emploi du temps vous le permet, faites vos plantations durant un jour fruit du calendrier lunaire, de préférence en lune croissante, phase durant laquelle les plantes sont plus vigoureuses, plus résistantes aux maladies et parasites, et les mouvements de la sève sont plus intenses, ce qui est idéal pour une bonne croissance.

Où planter les fraisiers dans son potager ?

En ce qui concerne la nature du terrain, le fraisier préfère un sol humifère, frais, meuble, fertile, peu calcaire, pas trop humide ni trop sec, avec une situation ensoleillée.

comment planter des fraisiers

Le fraisier reste en place durant plusieurs années, généralement, on renouvelle les pieds tous les 3 ans, il convient donc de bien réfléchir à l’endroit où vous les installerez. Par la suite, il faudra pratiquer une rotation d’au moins 4 ans car les fraisiers sont très épuisants pour le sol. Une culture d’engrais verts sera bénéfique à la suite des fraisiers.

Le fraisier fait bon compagnonnage avec l’épinard, le haricot nain, la laitue, le thym, la bourrache, mais vous devrez le garder à distance des choux.

Pour ceux qui n’ont pas envie de se baisser pour récolter les fraises, il est possible de planter les pieds de fraisiers à hauteur dans une gouttière fixée sur des piquets à 1 ou 1,2 m du sol, remplie d’un mélange de terreau et de compost. Si votre espace est plus restreint, vous pouvez vous limiter à une plantation de fraisiers dans un panier suspendu faisant au moins 25 cm de diamètre. Le seul inconvénient de cette culture est qu’elle impose souvent de faire des apports d’engrais réguliers pour palier au peu de volume de terre.

Comment planter les fraisiers ?

Multiplication de fraisier par stolons

Comme les fraisiers se plantent à 30-40 cm de distance en espaçant les rangs de 50 cm, une planche de fraisiers demande un peu d’espace.

Si vous plantez en alignement, tendez un cordeau pour vous assurer que votre rang de fraisiers soit droit. Pour chaque pied, faites un trou dans lequel vous placerez une rosette de feuilles émise au bout d’un stolon sans enterrer le cœur, et rebouchez le trou.

Arrosez au goulot. Vous paillerez surtout avant la floraison pour garder l’humidité et éviter que les fruits soient en contact avec la terre.

Multiplication de fraisiers par division de touffes

plants de fraisiers achetés

Les fraisiers qui ne donnent pas de stolons peuvent être multipliés par division de touffes à partir de pieds bien vigoureux dont vous aurez supprimé régulièrement les tiges et feuilles sèches dès septembre.

En octobre, vous pourrez arracher les touffes et les diviser en ne gardant que les sujets ayant des petites racines blanches avec au moins un bourgeon. Plantez les comme précédemment avec les stolons.

Il est également possible de multiplier les fraisiers par semis sous châssis en juillet ou en décembre mais la tâche est une affaire de spécialiste d’autant que les plants issus de semis ne sont pas fidèles au pied-mère.

La dernière solution consiste à acheter ses pieds de fraisiers : c’est la garantie d’avoir des plants non dégénérés et sans virus.

Aides En 2023 Le Calendrier Des Échéances

Les dates d’échéances des aides en 2023

Ci-dessous, nous passons en revue les autres aides énergie que vous pourriez recevoir au cours de la prochaine année.

AidesDatesMontantsDémarches à suivre
Chèque carburantÀ partir de janvier 2023 100 € S’inscrire sur un site dédié du ministère de l’Économie 
Chèque chauffage boisDu 27 décembre au 30 avril 50, 100 ou 200 € S’inscrire sur un site dédié du ministère de l’Économie 
Chèque fioulJusqu’au 31 mars 2023 100 ou 200 € S’inscrire sur un site dédié du ministère de l’Économie 
Chèque énergie exceptionnelÀ partir de fin décembre 2022 100 ou 200 € Envoyé directement par l’administration fiscale 
Chèque énergie classiqueAu printemps 2023 Entre 48 et 277 € Envoyé directement par l’administration fiscale 

Alternatives A La Voiture Particulière

Les voitures particulières sont le principal fléau du secteur des transports : elles émettent 51 % des émissions de CO₂ dues aux transports. En ville, comme à la campagne, d’autres solutions existent pour se déplacer :

  • le vélo pour les petits trajets : un moyen de transport non polluant, et très économique. « Le coût d’un vélo équivaut actuellement à trois pleins d’essence en moyenne », précise l’Ademe.
  • le pedibus, pour les trajets courts des enfants à l’école : il correspond tout simplement à un « autobus terrestre » ! Un accompagnant, parent ou employé de ville, escorte à pieds un groupe d’enfants sur un trajet qui ne dépasse souvent pas un kilomètre ;
  • les transports en commun dans les grandes agglomérations : « sur 10 kilomètres, le métro émet 76 fois moins de CO2 que la voiture, le TER sept fois moins, le bus près de moitié moins », explique le guide ;
  • le covoiturage permet de nettement diminuer les émissions de polluants, tout en étant très économique. Selon l’Ademe, « un trajet quotidien de 30 kilomètres partagé avec un collègue, c’est 2 000 € économisés par an » ;
  • le télétravail permet de réduire de 69 % le volume de nos déplacements les jours télé travaillés.

Les véhicules plus verts et les primes disponibles

Les véhicules les plus vertueux pour le climat sont sans conteste ceux fonctionnant à l’électricité, suivis de ceux au GPL (gaz de pétrole liquéfié) et au GNV (gaz naturel véhicule).

Les hybrides rechargeables « doivent être rechargés systématiquement, pour un usage quotidien tout électrique » avec un « recours au moteur thermique uniquement pour les longs déplacements », précise l’Agence. Cependant, les Français doivent changer leurs habitudes, « parmi les véhicules neufs vendus en France au cours de l’année 2021, 43 % sont des SUV, qui consomment 12,5 % de plus que les berlines ».

ll faut désormais se tourner vers des modèles plus légers, sans négliger l’éco conduite ! « Conduire sans à-coups ni surrégime : c’est 40 % de consommation en moins par rapport à une conduite agressive en ville. Maîtriser sa vitesse : 10 km/h en moins sur l’autoroute, c’est 3,5 à 4,5 litres de carburant économisés sur 500 kilomètres ».

Enfin, beaucoup de Français oublient de se renseigner sur les différentes primes disponibles : prime à la conversion pour remplacer un vieux véhicule, bonus écologique pour l’achat ou à la location d’un vélo, d’un véhicule électrique ou à hydrogène neuf, ou encore le remboursement partiel des abonnements de transport dans les entreprises.

Attention A La Cheapflation

La cheapflation (ou la baisse de la qualité des aliments) correspond à un phénomène qui consiste à remplacer certains produits ou aliments par des substituts (alimentaires ou non) moins chers.

Le but étant évidemment de maintenir des marges ou de vendre plus de produits. Les exemples pullulent sur internet. Le site Reddit s’en fait notamment l’écho.

L’exemple le plus évident de la cheapflation est la crème glacée qui n’est plus appelée crème glacée, mais « dessert glacé », parce qu’on lui a retiré tellement de produits laitiers pour les remplacer par des produits de remplissage qu’elle ne peut plus être légalement appelée crème glacée. Un terme similaire, mais moins connu est « chocolaté ».

Si vous voyez un produit qui était étiqueté « chocolat » et qui est maintenant étiqueté « chocolaté » ou « aromatisé au chocolat », cela signifie qu’il ne répond plus aux exigences de l’agence fédérale des produits alimentaires (la FDA aux États-Unis par exemple) en matière de teneur en chocolat pour pouvoir être appelé chocolat. Le chocolat a probablement été remplacé par de l’huile de palme et des arômes artificiels ou une autre concoction similaire.

Les œufs au chocolat Cadbury sont aussi souvent cités comme un exemple de shrinkflation, mais leur qualité est également bien inférieure à ce qu’elle était auparavant. Le chocolat est plus cireux et le fourrage ressemble à une pâte granuleuse grossière, alors qu’il était lisse et gluant auparavant. Se pose alors la question de savoir par quoi est remplacée la matière première (le lait, la crème, le jambon …). De nombreux éléments rentrent en considération.

Pour le fromage râpé par exemple, en particulier les fromages à pâte dure comme le parmesan – sont complétés, parfois fortement, par une fibre végétale souvent dérivée du bois (le plus souvent appelée « cellulose » dans l’industrie alimentaire).

La cellulose, qui n’a aucune valeur nutritive, est une fibre végétale qui a été réduite en poudre et qui est tout à fait légale aux États-Unis. Bien qu’il semble bizarre qu’un produit de remplissage potentiellement fabriqué à partir de bois soit autorisé dans les aliments, cette substance n’a pas non plus été prouvée nocive par des études scientifiques concluantes.

Toutefois, il convient de noter que, l’homme n’ayant aucun moyen de la digérer, la cellulose peut provoquer divers problèmes digestifs, notamment des gaz et souvent un effet laxatif.

Selon plusieurs études indépendantes, des tests portant sur la pulpe de bois dans de nombreux fromages râpés achetés en grande distribution aux États-Unis ont révélé qu’un certain nombre de marques utilisent près de 9% de cellulose. Le jambon est un autre exemple du cheapflation.

À l’issue d’un test comparatif effectué par Test Achats, certains jambons vendus en supermarchés français ne mériteraient pas cette appellation. Plusieurs des produits testés contenaient tellement d’additifs et de « remplissage » qu’ils ne répondaient même pas à la définition du jambon cuit, selon l’association de défense du consommateur qui demande que les fabricants indiquent le pourcentage de viande sur l’étiquette. Selon Test-Achats, 8 des 34 produits testés ne renseignaient pas le pourcentage de viande.

Dix précisaient un pourcentage de viande inférieur à 95%, et un jambon n’en mentionnait qu’à peine 72%. Trois produits bon marché de l’échantillon ne répondaient pas, ou à peine, à la définition légale du jambon : ils contenaient trop d’eau et trop peu de protéines de viande. Il faudrait ainsi dire une pizza à base de jambon (ou au goût de jambon) et non une pizza au jambon par exemple.

Deux ingrédients suffisent pour fabriquer du jambon cuit, rappelle Test Achats : le haut de la cuisse du porc, et de la saumure. Mais l’association a constaté que les versions industrielles proposées par les supermarchés contiennent de nombreux d’autres éléments. Certains fabricants n’hésitent pas à ajouter des éléments de remplissage moins chers comme de l’eau, de l’amidon ou de la gélatine. Le jambon cuit préemballé contient souvent aussi toute une série d’additifs visant à améliorer la couleur, la texture et la conservation de la viande. Nitrate, nitrite et acide ascorbique (vitamine C), acides alimentaires, antioxydants, polyphosphates, épaississants ou arômes sont ainsi parfois présents.

 Le côté sombre de la cheapflation

Le premier mot qui nous vient à l’esprit est bien évidemment la malbouffe, les produits utilisés pour remplacer la matière première « de premier choix » étant souvent peu digestes (la cellulose par exemple) ou plus gras. Selon une étude publiée par RAND, un organisme de recherche à but non lucratif, la nourriture moins chère pourrait être une cause majeure de l’épidémie d’obésité aux États-Unis (et dans le reste du monde).

Non seulement la nourriture est devenue moins chère, mais elle est aussi plus facile à acquérir et à préparer. Ce n’est pas seulement que nous mangeons plus d’aliments riches en calories, mais nous mangeons plus de tous les types d’aliments analyse l’étude.

Dans les années 30, les Américains consacraient un quart de leur revenu disponible à l’alimentation. Ce chiffre est tombé à un cinquième dans les années 1950 et représente actuellement moins d’un dixième du revenu disponible. L’inflation pourrait encore raboter ce chiffre. Certaines idées reçues sur les causes de l’obésité semblent être remises en question par ces nouvelles recherches.

Il s’agit notamment de théories telles que le fait que les Américains deviennent plus gros parce qu’il leur est plus difficile de se procurer des fruits et des légumes frais, que les taux d’exercice physique sont en baisse et que de nombreux Américains n’ont pas le temps de faire de l’exercice et de mieux manger. Cependant, l’étude de RAND a révélé que l’augmentation des taux d’obésité aux États-Unis coïncidait avec une augmentation de la disponibilité des fruits et légumes, ainsi qu’avec une augmentation du nombre de personnes faisant de l’exercice et disposant de plus de temps libre.

Le fait que les Américains disposent de la nourriture la moins chère de l’histoire en est probablement la raison de l’augmentation de l’obésité, selon les chercheurs. La nourriture bon marché présente le lien le plus fort avec l’obésité, selon les auteurs de l’étude. L’étude de RAND a également révélé que l’obésité est une menace croissante pour les Américains, où qu’ils soient, indépendamment de leur lieu de résidence ou de leur groupe social d’appartenance.

Selon les auteurs de l’étude, la réduction de l’apport calorique pourrait être un meilleur moyen de réduire les taux d’obésité que les tentatives visant à inciter les Américains à manger plus de fruits et de légumes et à faire plus d’exercice. Est-ce que cela veut cependant dire qu’il faut manger des produits chers pour ne pas être obèse ? Non, bien évidemment. Mais il est évident qu’il y a plus d’équilibre alimentaire dans une glace que dans un « dessert glacé » par exemple, ou dans un véritable fromage râpé ne contenant pas de cellulose.

Nettoyant Ménager Avec Des Épluchures

La recette du nettoyant zéro-déchet aux épluchures d’oranges
Pour ce détergent zéro-déchet vous aurez besoin de :

  • Peaux d’oranges ou de clémentines
  • Un bocal en verre
  • Vinaigre blanc ou vinaigre d’alcool
  • Un vaporisateur

Conservez précieusement vos épluchures d’oranges puis placez-les dans un bocal avec couvercle. Remplissez-le entièrement de vinaigre blanc.

Laissez mariner votre préparation durant deux semaines, minimum. Versez votre détergent naturel dans un vaporisateur. Pour quelques euros, vous avez une solution désinfectante et nettoyante économique et naturelle.

Potager En Mars

Quoi planter ?

Quel légumes planter maintenant ? Avec les risques de gelées printanières, ne plantez pas tous les légumes, seulement ceux qui ne craignent pas les coups de froid.

  • L’ail
  • L’échalote
  • Les pommes de terre
  • La ciboulette
  • L’artichaut

Quoi semer ?

  • Les aubergines
  • Les carottes
  • Les radis
  • Les tomates

Autres travaux de jardinage en mars

En mars, le potager se réveille de l’hiver et se prépare au printemps. C’est le moment de préparer son potager ! 

  • Aérez les tunnels et châssis si le temps le permet ; déroulez dessus du plastique bullé ou des paillassons s’il fait très froid.
  • Aérez ou sortez, uniquement lorsqu’il fait beau, les potées de plantes fragiles comme l’estragon, la verveine-citronnelle.
  • Jardiner en tenant compte des phases de la Lune pour vos différents travaux de jardinage. Suivez notre calendrier lunaire.
  • Ne jardinez pas lorsque la Lune est à son apogée ou à son périgée : c’est un noeud lunaire. Mieux vaut ne pas jardiner.
  • Continuez la plantation des arbres et arbustes hors période de gelées, vous pouvez encore profiter des sujets proposés en racines nues.
  • Taillez vos rosiers
  • Au verger, plantez de nouveaux arbres fruitiers à racines nues et des petits fruits comme le cassissier,
  • Plantez les fraisiers en mars par une belle journée, loin de tout risque de gelées.
  • Traitez préventivement à la bouillie bordelaise vos plantes sensibles.
  • Plantez une nouvelle haie, et pourquoi pas une haie fruitière pour border le verger ?
  • Au jardin d’ornement, désherbez autour des massifs, plantez de nouvelles fleurs, des vivaces et des annuelles. Semez des fleurs à floraison estivale, toutefois gardez les semis au chaud tant que les gelées sont toujours à craindre. Attendez la mi mai pour les installer dans vos massifs, ou dans vos jardinières sur le balcon ou près de la maison.
  • Installez plusieurs plantes en pot pour fleurir le balcon ou la terrasse. Pensez aussi aux arbustes et aux arbres qui tolèrent la culture en pot et qui offrent de belles floraisons.

Quand Acheter D’occasion Rime Avec Surconsommation

Moins cher = j’en prends plus du coup ?

« La seconde main est censée limiter la consommation de neuf » explique Marie Nguyen, co-fondatrice de We Dress Fair. Dans la mode par exemple, avec plus de seconde-main en circulation, logiquement, le nombre de vêtements neufs produits est censé diminuer. « Mais ce n’est pas ce qu’on voit sur les chiffres : au lieu de se substituer, les deux marchés se sont additionnés. »

Autrement dit : des personnes qui achètent des produits d’occasion profitent des avantages de ce mode d’achat (moins cher, alibi écolo…) pour se faire plaisir et acheter autant, voire plus, que ce qu’elles faisaient avant. La seconde main devient un moyen de consommer davantage… et n’est plus un geste écolo.

Ce cas de figure concerne pas mal de monde → selon une étude de l’ADEME publiée en février dernier, 45% des personnes interrogées rentraient dans la catégorie de ceux qui achètent beaucoup, du neuf comme de l’occasion.

→ Pour 90% d’entre eux, la seconde-main est même un moyen d’acheter plus de choses pour moins cher. Et comme ça paraît éthique, ben on a tendance à ne pas trop se poser de questions 🤷

Les biais qui te facilitent pas la tâche

Un mécanisme qui va accentuer cette tendance à (sur)consommer d’occasion : la « rareté » des produits. En gros, contrairement aux boutiques classiques où un produit neuf est dispo en plusieurs exemplaires, dans le cas de la seconde-main en général une personne va mettre en ligne un seul produit.

« Quand t’as un produit pas cher, de marque, et qu’il n’en reste plus qu’un en stock, tu as encore plus envie d’acheter, résume Marie Nguyen. Les sites jouent là-dessus justement et te poussent à acheter vite par peur de louper la bonne occasion. »

Toujours selon l’étude de l’ADEME, l’achat d’occasion a aussi profité du boom de l’achat sur Internet (qui s’est bien développé avec la pandémie de Covid-19). Acheter sur Vinted plutôt qu’en friperie, ça fait une diff : l’achat est plus « confortable » (tu es livré·e etc) et comme tout se passe en dématérialisé on se rend moins compte des sommes qu’on dépense.

Et quand tu vends un vêtement via l’appli, l’argent atterrit d’abord dans ta cagnotte (Vinted est loin d’être le seul à faire ça hein) → tu peux être tenté·e de l’utiliser pour acheter directement de nouveaux vêtements plutôt que transformer la somme vers ton compte en banque…

D’après un article de Elle, plus de 70% de l’argent des ventes sur Vinted est réinvesti dans un nouvel achat sur le site.

Dernier truc assez important à avoir en tête : comme c’est devenu plus simple d’acheter et vendre d’occasion grâce aux sites de vente en ligne, tu peux facilement acheter un produit neuf en te disant « au pire, si ça ne me plaît pas finalement/si ça ne me va pas, je le revendrai ». Bref, l’achat d’occasion va déculpabiliser tes autres achats.

Acheter d’occasion sans surconsommer : y a des solutions ?

Si t’achètes pas encore d’occasion

  • Le meilleur bail pour la planète reste d’acheter le moins possible 
  • Essaie d’évaluer ton rythme de conso actuel (combien de vêtements neuf/d’objets déco tu achètes par mois par exemple) → c’est la limite à ne pas dépasser. Une fois que tu passeras à l’achat seconde-main, tu pourras te calquer sur ce rythme pour ne pas tomber dans la surconsommation.
  • Parie sur la flemme → quand tu t’inscris sur un site d’achat d’occasion en ligne, ne pré-enregistre pas ta carte bleue. Tout de suite, on est moins tenté d’acheter sur un coup de tête quand il faut faire l’effort d’aller chercher la CB au fond du sac.
  • Fixe-toi un budget max d’achat ou un nombre de pièces à acheter par mois à ne pas dépasser. Si t’es motivé·e, tu peux même essayer de le baisser progressivement au fil des mois (sauf besoin exceptionnel).

Si tu achètes déjà d’occasion

  • T’as acheté un produit d’occaz ? Garde-le le plus longtemps possible.
  • N’ouvre pas ton appli d’achat en ligne juste pour scroller si t’as pas besoin d’un truc en particulier → meilleur bail pour se retrouver à acheter un truc dont t’as pas besoin. Fais ta petite liste de courses avant.

Système D’échange Local (Ou SEL)

Comment fonctionne un système d’échange local ?

Un système d’échange local (ou SEL) est une association où les membres mettent certains biens, connaissances ou savoir-faire au service des autres.

Afin d’aller plus loin que le simple troc de ces biens et services (Paul aide Cécile qui doit donc faire quelque chose pour Paul à son tour), le groupe définit une unité de mesure qui régit les échanges et permet la réciprocité (Paul aide Cécile et reçoit en échange X unités, il peut donc à son tour être aidé par Camille en lui donnant ses X unités). Les activités échangées dans le cadre des SELs ne sont pas de nature professionnelle. Il s’agit plutôt de « coup de main ».

Souvent, l’unité est basé sur le temps dans un SEL. Paul aide Cécile 30 minutes et reçoit en échange 30 unités. Il peut donc à son tour être aidé par Camille 30 minutes, en donnant ses 30 unités. Lors de chaque transaction, un bon d’échange est établi entre les deux adhérents impliqués.

Le rôle de l’association est alors de centraliser ces bons d’échanges pour tenir les « comptes » de chacun dans l’unité local. Tous les comptes démarre à zéro et sont tantôt débiteur tantôt créditeur selon les services fournis ou reçus. Le but d’un SEL n’étant pas la capitalisation, il est souvent défini un seuil à ne pas dépasser en débit ou en crédit.

Le temps c’est de l’argent ?

Ce qui est intéressant dans cette démarche c’est qu’elle requestionne la notion d’argent. Le système d’échange local (au même titre que la monnaie locale complémentaire) revient à l’utilité première de la monnaie (et donc de l’argent) : favoriser et fluidifier les échanges.

Dans cette optique là, « l’argent » est bien un outil au service de l’humain. Il respecte donc pleinement notre définition de l’écologie humaniste ! Contrairement aux € et autres $ qui apparaissent souvent comme une fin en soi dans la société actuelle…

La notion de temps est également requestionnée par le SEL. Là où l’euro institue une hiérarchie entre les activités avec des taux horaires différents, le SEL nivelle les activités et les coups de mains proposés. La frontière entre temps et argent est alors remise en question. On peut se poser la question : est-ce que je préfère travailler pour gagner de l’argent et payer un service ou donner de mon temps et recevoir un service en échange ? Vaste question !

Les systèmes d’échange locaux de France

Si vous voulez créer un SEL, en rejoindre un ou encore que vous avez des questions sur son organisation, nous vous invitions à contacter l’association nationale Sel’idaire.

Si vous n’arrivez pas à lire convenablement la carte ci-dessous, la carte des systèmes d’échange locaux est disponible ici.