Pleins d’articles, dans la catégorie blog sur les pénuries et les stock à constituer ainsi que des solutions et astuces.
A avoir en priorité : Produits sec non périssable , filtre pour eau , lait , sucre , poubelles, allumettes, nourriture pour animaux, réchaud, conserves , vinaigre blanc ……
Même si je donne beaucoup d’astuces et de conseils pour consommer autrement , et vivre autrement il y’ a aussi des sujets importants à ne pas oublier celui là me tient à cœur Maeva que je suivais depuis 6 ans est, était, et restera une belle personne qui ne méritait pas la mort.
Le papa de Maeva a mis en place un instagram spécial pour lui rendre hommage vous pouvez le retrouver sous le nom de Florian Frossard, pour envoyer de la bienveillance & du soutient , un livre d’or et peut être une cagnotte sont en cours de réflexion en la mémoire de Maeva à jamais dans nos cœurs.
Témoignage
Tout d’abord, qu’est-ce que le cyberharcèlement ?
C’est le fait d’envoyer ou de diffuser des messages, des photos détournées, des vidéos truquées, à l’encontre d’une personne, dans le but de lui nuire, de manière répétée.
Les intentions sont variables, ça peut être de la vengeance, l’expression d’une forme de colère, une façon de lutte contre l’ennui… Et tout ça se fait au moyen des outils de communication actuels.
Justement, par quels canaux s’exprime le cyberharcèlement ?
Il s’exprime sur les outils numériques : les smartphones, les tablettes, les ordinateurs, les montres connectées, etc. Tout support numérique capable de transmettre des messages, des vidéos ou des photos peut être un support pour le cyberharcèlement.
À partir du moment où vous êtes sur l’un de ces outils, vous pouvez utiliser un site internet, une appli, un réseau social… En fait, tout ce qui permet d’utiliser les outils numériques est un risque de cyberharcèlement.
Quelles formes prend ce cyberharcèlement ?
Sur un réseau social, il est très facile de harceler. Vous envoyez des messages à la personne directement, ou à votre entourage… Ça peut être sur un jeu vidéo aussi.
Quand vous êtes sur un jeu, vous êtes en ligne avec d’autres personnes, ça peut être l’occasion de diffuser des messages diffamants ou agressifs vis-à-vis d’une victime.
Sur YouTube, il suffit des commentaires… Il y a un risque d’être cyberharcelé dès lors qu’il y a une connexion avec les à peu près 5 milliards de personnes qui se connectent tous les jours en ligne.
Qu’est-ce qui va déclencher le cyberharcèlement ?
Il y a un ensemble de facteurs. Sur la plateforme d’écoute d’e-Enfance, il nous arrive de parler à des harceleurs. On se rend compte que la bascule entre un échange entre jeunes et le moment où une personne devient le harceleur dépend des choses très infimes. Le fait qu’une victime ne réponde pas à des messages peut, par exemple, faire monter la colère chez le harceleur.
Une relation amoureuse qui va mal se terminer peut aussi en être à l’origine. L’une des deux personnes peut mal vivre la séparation et considérer qu’elle peut se venger.
Elle peut utiliser des photos et des vidéos obtenues dans le cadre de la relation et s’en servir comme d’une arme en les diffusant, dans le but de nuire à l’autre personne. On appelle ça le « revenge porn ».
Comme je l’ai dit, l’ennui peut aussi déclencher le harcèlement. On a eu beaucoup de cas comme ça pendant les confinements… Enfin, il y a ceux harcèlent malgré eux, qui ne s’en rendent pas compte. Notamment lorsque les personnes sous-évaluent la violence d’un propos qu’ils tiennent envers d’autres.
En fait, on est tous potentiellement des harceleurs.
Finalement, le cyberharcèlement diffère-t-il du harcèlement qui ne se déroule pas en ligne ?
Le cyberharcèlement a un côté un peu plus lâche. On est derrière un écran, on se sent protégé, on a l’impression que la loi de la République sera absente ou indulgente sous prétexte que tout se passe sur un ordinateur… Mais non, la loi est la même sur internet.
Pousser quelqu’un à se suicider, ou faire des appels au viol ou au meurtre, c’est condamnable.
Le cyberharcèlement se propage aussi plus facilement à une masse de personnes. Son problème, c’est notamment celui de la trace laissée. Le harcèlement laisse toujours des traces, mais sur les outils numériques, il faut supprimer toutes celles qui restent sur les réseaux sociaux, les boîtes mail…
Et le cyberharcèlement, c’est 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Quand vous êtes à l’école, les portes ferment. Vous pouvez vous dire, de la fin des cours au lendemain, que vous pourrez reprendre une vie plus tranquille. Mais sur la voie numérique, c’est en permanence. Vous avez le sentiment qu’il n’y a pas d’endroit où vous pouvez être protégé.
Le cyberharcèlement a quelque chose d’encore plus violent puisqu’il s’immisce dans nos foyers, dans les chambres d’ados. Il y a quelque chose de très intrusif, lorsque quelqu’un nous envoie directement un message. C’est un aspect qui n’existe peut-être pas dans un harcèlement plus classique.
Comment réagir face lorsqu’on est victime de cyberharcèlement ?
Il y a des réflexes incontournables. Lorsqu’on reçoit des messages qui ressemblent à un début de harcèlement, il ne faut pas répondre au harceleur. Ce dernier joue sur vos peurs, vos angoisses. S’il sent que vous êtes paniqué, il va continuer. Son objectif est de vous faire du mal. Si vous montrez que vous êtes imperméable à ses envois, c’est une première chose qui peut le dissuader de continuer.
Ensuite, il ne faut pas garder le silence. Souvent les victimes essaient de régler le problème seules, ou restent silencieuses, et c’est au contraire en allant en parler à une personne de confiance qu’on peut s’en sortir. Ça va permettre de se soulager, de trouver les bons services pour se faire aider, de trouver du soutien…
Il faut ensuite porter à la connaissance du réseau social votre harcèlement. La personne qui vous a fait du mal peut être sanctionnée, et les contenus en cause être supprimés. Ne pas hésitez à réunir des preuves en faisant des captures d’écrans. Il est souvent demandé de justifier. Il faut aussi bloquer la personne harceleuse. Elle ne pourra plus vous nuire directement.
Enfin il y a le temps de reconstruction. Dans les cas les plus graves ça peut passer par un dépôt de plainte, qui sert à reconsidérer le fait que vous êtes bien victime. Ça peut aider. Et parfois, un suivi psychologique est nécessaire.
Qu’est ce qui fait qu’un cyberharcèlement causé par un ou quelques individus se transforme en un cyberharcèlement massif ?
On parle du phénomène de groupe. C’est valable hors du numérique. Prenons l’exemple des rassemblements sportifs. Il y a parfois des violences et vous vous demandez comment autant de haine peut être répandue dans un cadre festif.
Mais dès que le groupe commence à se liguer contre quelque chose, le groupe pense à la place des individus. Le groupe les porte.
Certaines personnes, individuellement, seraient incapables de telles violences, mais au sein du groupe, ils ont des comportements qui dépassent leur capacité habituelle. Je pense que sur internet, on est sur le même fonctionnement.
Qui sont les personnes touchées par le cyberharcèlement ?
Le cyberharcèlement touche davantage les adolescents que les enfants. Après il n’y a pas de tranches d’âges particulières. Mais plus on s’expose sur les réseaux sociaux, plus il y a un risque d’être harcelé.
Ceux qui utilisent le plus les réseaux sociaux aujourd’hui, ce sont peut-être les jeunes majeurs, trentenaires et quadragénaires.
Mais disons qu’à partir de 13 ou 14 ans, on est susceptible d’attirer des foudres. Et si vous êtes une femme, vous avez malheureusement aussi plus de risques.
Existe-t-il des chiffres concernant le cyberharcèlement en France ?
Le ministère de l’Éducation nationale considère que 10 % des enfants scolarisés ont été victimes à un moment ou un autre de harcèlement. Pas seulement de cyberharcèlement. Mais aujourd’hui, on manque de chiffres. C’est un regret.
Pour gérer un problème, encore faut-il le mesurer. Il faut aussi sortir de cette idée de se dire que le harcèlement, c’est uniquement à l’école. Ce n’est plus vrai. Le cadre sportif et le cadre de loisirs sont aussi des lieux où l’on est susceptible d’être harcelé.
Les outils numériques sont utilisés de façon répandue, partout. Il faut proposer des études au-delà du cadre scolaire.
Comment mesurer l’ampleur du phénomène alors ? Constatez-vous une hausse des appels sur votre ligne d’écoute, ces dernières années ?
À l’association e-Enfance, on considère qu’on est l’observatoire des pratiques numériques des jeunes et du cyberharcèlement en France. On est le seul numéro dédié uniquement à ça, depuis 13 ans. On est souvent les premiers spectateurs des violences en ligne.
Depuis le début de la pandémie, on a constaté une hausse importante des cyberviolences et du cyberharcèlement en particulier.
En 2020, on a noté 44 % d’augmentation de notre activité, 30 % de signalements supplémentaires pour des faits de harcèlement.
Et ça n’a pas baissé depuis la fin du confinement. On approche les 15 000 appels chaque année, et je pense qu’on les dépassera en 2021.
La seconde main, vendue de particulier à particulier se répand de manière exponentielle.
Deux françaises viennent de créer une start-up, Collection40, qui permet de revendre ou d’acheter de l’occasion sans passer par les particuliers. Ceux qui avaient bouder Vinted ou Le Bon Coin pourraient être convaincus.
La liste est désormais longue des sites et des lieux qui proposent des produits d’occasion, quels que soient les secteurs. High tech, jouets, outils, livres, et bien sûr vêtements.
On le sait désormais, dès le lendemain de Noël, on voit les hausses de fréquentation sur ces sites pour revendre les cadeaux qu’on n’a pas aimé. Le Bon Coin est devenu un ami de la famille pour certains, et Vinted a définitivement envahi les salons, au moins par ces campagnes de pub, sinon par l’engouement des jeunes adultes.
L’appli Vinted, le roi du vêtement d’occasion, a été utilisé par près de 40 millions de personnes, dont plus de 16 millions en France. Il faut dire que la seconde main, tout le monde y vient.
Ainsi, selon Thred Up (le géant du shopping d’occasion aux Etats-Unis), le marché de l’occasion devrait doubler au cours des cinq prochaines années, pour atteindre 77 milliards de dollars. Un tout petit poucet français vient de naitre sur ce marché, Collection40, qui veut faire mieux en terme de service.
Changer le rapport à l’occasion en changeant de destinataire
En général les systèmes existants reposent sur la mise en relation des individus. Ce qui veut dire que les plateformes ne proposent pas de garanties sur l’état des vêtements ni des conditions de retour faciles. “On s’est rendu compte qu’il y avait beaucoup de personnes qui n’avaient pas envie de passer par ces plateformes pour ces raisons-là” explique l’une des cofondatrice de Collection40, Victoire Guyot.
“On a compris que ces personnes avaient besoin de garanties sur l’état des vêtements.”
Raison pour laquelle Collection40 n’est pas un système de mise en relation de vendeurs et d’acheteurs, c’est lui qui achète les vêtements usagers par lot de 10, et se charge de la revente à des particuliers, après une mise en valeur sur son site internet, avec une présentation par des modèles. Les acheteurs se retrouvent donc sur un site de vente “classique”, choisissant des modèles d’après leur présentation sur des modèles.
Les deux fondatrices visent surtout ceux qui n’ont jamais tenté l’expérience de la seconde main.
Le rapport Thred Up estime à 36,2 millions le nombre de personnes qui ont pour la première fois vendu des vêtements en 2020 aux Etats-Unis, sur 52,6 millions de vendeurs au total. Il estime le potentiel à 118 millions de vendeurs au total en tenant compte des intentions pour les dix prochaines années.
L’enjeu environnemental
L’idée de la start up était de s’attaquer au gaspillage astronomique qui se cache dans nos armoires.“L’important pour nous est développer cette pratique de la seconde main, car nous nous appuyons sur deux données : entre 40 et 70% des vêtements ne sont jamais portés, et c’est vraiment du gaspillage” explique Victoire Guyot.
Ce 40% a d’ailleurs donné son nom à l’entreprise Collection40. Le deuxième élément qui est à l’origine de la démarche de Collection40, concerne l’impact sur l’environnement de la production textile. “Si l’industrie de la mode devait arrêter de produire tout de suite, il y aurait toujours assez de fibres et de vêtements pour habiller quatre futures générations.”
Le surplus est tellement énorme et néfaste pour la planète, que c’est une motivation importante pour les deux fondatrices Victoire Guyot et Anne Rouhban.
L’Observatoire Mondial de l’Action Climat Non-Etatique a donné un état des lieux dans son rapport 2020. Conclusion : en termes de produits, les pulls en laine, les vestes imper-respirantes et les manteaux sont les plus gros émetteurs les plus gros rejets, devant les chemises en coton, robes en coton, pulls acryliques et robes en polyester. Le coton mobilise 93% de l’eau utilisée par l’industrie textile, représente 2,4% des surfaces agricoles dans le monde, et 22% des pesticides utilisés. Le textile génère l’utilisation et donc le rejet de 500.000 tonnes de micro-plastiques.
Dans le rapport “Fashion on Climate” de McKinsey & Company et Global Fashion Agenda en 2020, il ressort qu’il faudrait qu’au moins un vêtement sur cinq consommé soit d’occasion, d’ici 2030, dans l’espoir de respecter l’accord de Paris.
Si l’on en croit d’autres études encore, les stocks ne manquent pas pour habiller plusieurs fois l’humanité, et il n’y aurait donc aucune raison de continuer à produire.
Si l’industrie de la mode devait arrêter de produire tout de suite, il y aurait toujours assez de fibres et de vêtements pour habiller quatre futures générations.
La revente évite donc que les vêtements ne soient mis en décharge, remplace le carbone nécessaire à la fabrication de nouveaux vêtements et permet aux consommateurs d’économiser de l’argent. Collection40 s’inscrit donc dans une logique d’économie circulaire, en essayant de se faire une place entre des mastodontes comme Le Bon Coin ou Vinted. La start up s’inscrit par ailleurs dans une démarche d’entreprenariat social. Tous les vêtements étant vérifiés par Collection40, ceux qui ne sont pas en assez bon état, sont soient renvoyés aux particuliers, soient donnés à La Croix Rouge et Emmaüs.
On commence notre semaine avec un voyage culinaire en Italie. Au menu ? Des pâtes farcies. Cette recette de cannelloni farcis à la ricotta et aux épinards est super facile à préparer. Pendant que ça cuit, vous avez le temps de regarder une série ou de réviser votre cours de maths.
Chose promise, chose due : voici en détails le coût de cette recette. La base, ce sont évidemment les cannelloni. Ça tombe bien, l’élément principal est celui qui coûte le moins cher (moins de 1 euro). Le plus cher, ce sont les épinards frais. 800 g valent 5,20 euros. Ajoutez une tête d’ail à 70 centimes (rassurez-vous, on n’a besoin que d’une gousse, mais personne n’achète une gousse toute seule) et d’une brique de béchamel à 1,30. Entre nous, on vous conseille de la faire maison, ce n’est vraiment pas compliqué.Pour finir, n’oubliez pas la boîte de ricotta à 1,14 euro.
Dégainez vos portables, c’est le moment de calculer. Au total, ce plat pour 4 personnes (ou 4 repas) revient à 10 euros, soit 2,50 euros par personne. Défi relevé !
Ces cannelloni se gardent 3 à 4 jours maximum au réfrigérateur. Si vous ne voulez pas préparer un plat pour 4, de peur de vous lasser, il suffit de réduire les quantités ou de cuisiner les restes dans d’autres recettes. Pour ça, voici toutes les recettes à faire avec de la béchamel (un croque-monsieur ou un mac&cheese par exemple) et celles à cuisiner avec de la ricotta. Pour les cannelloni, vous pourrez les farcir de nouveau de la garniture de votre choix en vous inspirant de nos recettes.
Pour mardi : Salade d’endives, roquefort et poire
Salade d’endives, poire et roquefort. Adobestock
C’est la saison des endives. Profitez-en pour préparer une salade d’endives aux poires et au roquefort.
Pour 1,40, vous pouvez vous offrir un roquefort AOP. Ce logo, c’est l’assurance d’un savoir-faire unique et d’un produit de qualité. A ce prix-là, on aurait tort de s’en priver. Ajoutez 2 poires pour 1 euro, et un sachet d’endives à 1 euro 50. On vous laisse faire votre petite vinaigrette pour la sauce, d’accord ? Si on calcule, ça nous fait 2 repas pour 4 euros, soit 2 euros par personne. Et en prime, il nous restera du fromage.
Encore une fois, on comprendrait que vous ne vouliez pas manger deux fois de suite la même chose. Dans ce cas, divisez ces quantités par deux et cuisinez le reste des endives dans l’une de ces recettes d’endives. Idem pour le roquefort : il vous en restera forcément, et il y a mille possibilités pour le cuisiner, que ce soit dans un gratin de pommes de terre ou en sauce express à servir avec des gnocchi. Regardez ici toutes les possibilités que vous avez.
Pour mercredi : Curry de lentilles
Dahl de lentilles corail. Pascale Weeks
Le curry de lentilles avec du riz basmati est un plat complet qui remplace à merveille les protéines animales lorsque l’on a un petit budget ou que l’on est végétarien (ou les deux à la fois). Là encore, les quantités sont données pour 4 repas pour s’adapter à la quantité de la brique de lait de coco. Si vous n’en voulez pas autant ou que votre réfrigérateur est trop petit pour stocker les restes, réduisez les quantités par deux et cuisinez le reste de lait de coco dans une de ces recettes à base de coco.
On commence par ajouter à notre panier un paquet de 500 g de lentilles corail pour 1,65 euro. Ça change du riz, des pâtes et des haricots verts pour un prix très abordable, vous ne trouvez pas ? Surtout qu’après cette recette, il vous restera encore au moins la moitié. Ça se garde très bien dans le placard.
Pour aromatiser notre Dahl, il faut aussi un oignon rouge (30 centimes), du concentré de tomates à 80 centimes le tube dont on peut se resservir de multiples façons et une gousse d’ail (on a déjà une tête d’ail, pas besoin d’en racheter). On investira aussi dans un flacon de curry en poudre à 0,53 euros chez la marque distributeur. Là encore, il en restera pour les 2 prochains mois. Ajoutez 20 centimes pour le morceau de gingembre et 1 euro pour la brique de lait de coco. Si vous n’en avez pas, achetez aussi un paquet de riz basmati à 1 euro les 500 g pour faire de cette recette un plat équilibré.
Au total, on se retrouve avec un plat épicé qui change de l’ordinaire pour 5,48 pour 4, soit 1,37 par personne. Pour utiliser les lentilles corail restantes, regardez nos recettes juste ici.
Pour jeudi : Pâtes aux petits pois et au jambon
Pâtes aux petits pois et jambon. Adobestock
Simple et efficace, nous n’avons pas besoin de chercher très loin pour cuisiner de bons petits plats, la preuve avec ces pâtes au jambon et aux petits pois.
Commençons par la base : le choix des pâtes. Vous pouvez évidemment prendre vos pâtes préférées, mais il est préférable de prendre des pâtes torsadées comme des fusilli ou des tubes comme des macaroni pour que la garniture s’accroche aux pâtes.
On a choisi des fusilli à 90 centimes le paquet de 1 kg. Pour les petits pois, pas de chichis, on opte pour la boîte de conserve à 0,65 euro les 280 g. Le plus cher, ce sont les dés de jambon. Soit vous optez pour la facilité en achetant le paquet de 150 g de dés de jambon découpés pour 1,15 euro, soit vous allez au rayon boucherie demander des talons de jambon dans lesquels vous découperez vous-même vos dés. Vous verrez, les talons en charcuterie coûtent trois fois rien. Avec un oignon (20 centimes) et une boîte de crème fraîche épaisse à 0,68 centimes, on a un plat pour 2 repas à 3,58 euros. Ca fait beaucoup de chiffres d’un coup, mais retenez juste une chose : cette recette revient à 1,80 euro par personne. Et en prime, il vous reste des pâtes et des petits pois.
L’astuce, c’est d’utiliser les petits pois et le jambon restant avec le riz de la veille pour faire un riz sauté. Il ne manquera qu’un oeuf et de la sauce. Malin pour ne rien gaspiller, pas vrai ?
Pour vendredi : Tarte au thon et salade
tarte au thon. Silvia Santucci
La tarte au thon est la recette classique à servir en entrée ou en plat principal en l’accompagnant d’une salade. Prenez une batavia à 1 euro, une boîte de thon à 1,50 euro, une pâte feuilletée à 60 centimes et un pot de moutarde. Il faut aussi 3 oeufs, soit 60 centimes et un sachet de fromage râpé. Manger équilibré, bon et pour pas cher, c’est aussi simple qu’une tarte au thon.
Pour samedi : pâtes au brocoli
Pâtes au brocoli. Adobestock
On imagine bien que vous n’avez pas un appartement XXL. Par conséquent, votre cuisine est probablement petite. Pour ne pas avoir à stocker trop de nourriture, voilà une recette de one pan pasta au brocoli qui permet de cuisiner les restes du paquet de fusilli.
Pour le reste, comptez 1,50 euro pour le brocoli, achetez 2 oignons à 0,50 centimes, prenez une gousse d’ail de la tête que l’on a déjà achetée, de l’huile d’olive et de l’eau. Pour des saveurs plus prononcées, achetez une bouteille de vin blanc de cuisine. Vous en trouverez dès 1,45 euro. Pour la gourmandise, on se fait plaisir avec un sachet de Parmigiano Reggiano AOP à 1 euro.
Et voilà un plat facile et équilibré pour moins de 4 euros 50 pour 3 personnes, soit 1 euro 50 par personne. Pour le vin blanc et le parmesan restant, cuisinez-les dans un risotto ou dans une boîte chaude type Mont d’Or.
Pour dimanche : omelette aux pommes de terre
Omelette aux pommes de terre. Adobestock
Ce n’est pas parce que c’est facile que ce n’est pas bon, la preuve avec cette omelette aux pommes de terre. Les omelettes c’est toujours parfait quand on a un petit budget, sans compter qu’on peut varier la recette à l’infini.
Il faudra un peu de fromage râpé ou bien le reste du parmesan râpé que l’on a gardé des recettes précédentes. Ajoutz aussi 2 oeufs à environ 0,20 centimes la pièce, des pommes de terre (1 euro le kilo et demi) et de l’huile. Si vous faites toutes vos courses de la semaine d’un seul coup, pensez à regrouper vos achats en n’achetant qu’une seule boîte de 6 oeufs plutôt que plusieurs petites quantités.
Accompagnez cette omelette de salade. Rappelez-vous, il y en a une qui vous attend dans le bac à légumes depuis vendredi.
Pour vous aider à dépenser moins
Pour vous aider chaque jour à faire des économies en mangeant équilibré, privilégiez les produits de saison. C’est la fameuse règle de l’offre et de la demande : en pleine saison, il y a beaucoup de courges, les prix sont donc plus bas qu’en début de saison ou hors saison. Regardez s’il y a des associations de producteurs, comme une AMAP, près de chez vous. En plus de manger local et de saison, vous payerez vos fruits et légumes 3 fois rien et vous soutiendrez les petits producteurs.
Souvent, on se dit que pâtes et pommes de terre sont des aliments qui font grossir. C’est faux : si vous variez vos repas et que l’assiette est équilibrée avec des légumes et des protéines, il n’y a pas de raison de s’en priver, surtout qu’il s’agit de produits très bon marché.
Pour les légumes et les féculents, ne culpabilisez pas si vous achetez des conserves. Ces boîtes sont très pratiques, économiques et les aliments contiennent encore des nutriments. Maïs, thon, haricots : lâchez-vous sur les conserves.
Il est important de prendre en considération les points suivants pour vos stocks : N’acheter que des produits que vous aimez, Essayez d’équilibrer et diversifier la nourriture stockée, Pensez à avoir en stock des produits qui n’ont pas besoin d’être cuits, Toujours avoir du chocolat, des douceurs, mais évitez ce qui est au beurre car cela rancit vite, Faites tourner le stock, (consommez en premier les produits dont les dates de péremption sont les plus proches), Essayez d’avoir plus que moins, Ayez des petits conditionnements pour pouvoir faire éventuellement du troc. Faites attention avec les rongeurs et insectes parasites*, prévoir des boites bien hermétiques, Ne vous fiez pas aux dates de péremption pour les pâtes et de nombreux autres produits qui restent consommables longtemps après. N’oubliez pas vos compagnons (chats, chiens, NAC, etc.) Il faut également et impérativement faire des stocks pour eux. Les chiens peuvent se nourrir de nos restes de cuisine, mais pas les chats. Prévoir un stock suffisant pour ne pas avoir à s’angoisser sur leur sort.
Il existe de nombreuses méthodes pour stocker des aliments, tout le monde n’a pas un jardin ou une cave alimentaire (température idéale sous les 13°). Donc voici plusieurs possibilités : Pour ceux qui ont peu de place, il y a les graines germées et on trouve des germoirs à petit prix comme celui en photo.
Vous avez également l’option des produits Lyophilisés ou encore séchés. https://www.lyophilise.fr/ Pour de la viande séchée : https://www.jerky-house.com/
2/ Eau
L’eau, c’est la vie. Nous le savons tous… Il faut impérativement stocker de l’eau, ce qui n’est pas facile. Même si vous avez un puits, il faut en stocker également dans des bidons et faire analyser sa qualité.
Des packs d’eau, ou, mieux car prenant moins de place des bidons de 5 ou 8 litres (cela limite également la quantité importante de plastique) Equipez-vous d’un filtre à gravité (il fonctionne en totale autonomie) British Berkefeld https://www.aqua-techniques.fr/ ou Berkey https://www.berkeyexpert.fr/ Ayez des cartouches supplémentaires en stock.
Attention, les cartouches British Berkefeld ATC Supersterasyl sont les seuls capables de réduire les métaux lourds pour cette marque. Pour Berkey, il faut utiliser les cartouches Black Berkey.
Il existe d’autres modèles tels que la fontaine Eva http://www.fontaine-eva.fr/ La fontaine Stefani du Brésil https://fontaine-filtrante-stefani.com/ l’Ecofiltro guatémaltèque : https://www.ecofiltro.com.gt/en Cependant, ce dernier ne filtre pas les métaux lourds.
Avoir également des pastilles de Micropur est une bonne idée, Et un filtre manuel Katadyn est une autre option (Il existe d’autres filtres pour la randonnée). Le Katadyn est considéré comme le meilleur car utilisé par l’armée suisse.
L’eau de pluie est buvable une fois passée dans un filtre à gravité : https://www.youtube.com/watch?v=9ooBy1MuVoE
Si vous en avez la possibilité, installer un récupérateur d’eau. Pour le jardin, une ou plusieurs tonnes à eau est l’idéal.
3/ Electricité
C’est en cas de coupure d’électricité qu’on se rend vite compte de notre dépendance à ce confort. Il faut reconstruire sa vie autrement si cela dure. Et là, on constate comment nombre de matériels que nous utilisons quotidiennement deviennent soudainement et totalement inutilisables. Si vous avez les moyens, faites-vous installer des panneaux solaires, mais je vous conseille de ne pas les raccorder au réseau. Renseignez-vous auprès d’un spécialiste en lui précisant bien que vous souhaitez une installation indépendante, autonome.
Vous pouvez faire également une installation légère, comme celle utilisée sur les camping-cars, pour lesquels des kits existent.
Ou encore avoir de petits panneaux avec un générateur électrique portable comme celui de la marque Litionite (sur Amazon uniquement) ou l’Ecoflow, plus puissant, que l’on peut trouver chez : https://www.wattuneed.com/
Il est également intéressant d’avoir des panneaux photovoltaïques pliables, et un ou plusieurs powerbanks. Ces petites batteries peuvent bien dépanner et souvent servir de lampe torche.
Si vous achetez plusieurs powerbanks, évitez de prendre le même modèle. Une mauvaise série et vous risquez de ne pas les utiliser longtemps ! De préférence, en prendre avec chargeur solaire intégré.
5/ Chauffage
Si possible, diversifiez vos sources de chaleur. Si vous avez une cheminée ou un poêle à bois*, impeccable, faites votre stock de bois pour l’hiver maintenant et n’oubliez pas le ramonage. Essayez si vous avez l’espace suffisant de stocker deux ans de stères de bois. Cela vous permet de vous assurer que le bois sera suffisamment sec pour l’année suivante.
Si vous avez un conduit déjà installé, il est temps de l’équiper ! Bien étudier l’achat du poêle, il y a de nombreuses possibilités qui vont dépendre de vos moyens financiers, de votre espace, du style de votre habitat.
Ainsi vous pouvez acquérir un poêle qui fait également four, qui permet de chauffer l’eau sur sa plaque,… sur certains modèles il est possible d’ajouter des options telles que de la pierre ollaire qui accumule naturellement la chaleur et la restitue plus longuement.
6/ Cuisine
Si vous n’êtes pas autonome de ce côté, il existe plusieurs alternatives pour pouvoir continuer à cuire ou réchauffer ses aliments. En revanche, éviter les plats qui demandent des cuissons longues.
Voici un outil très efficace : le réchaud à cartouche de gaz ! Assez sécurisé, peu cher, efficace. Avec une bonne réserve de cartouches, vous pourrez cuisiner sans problème. On trouve sur internet des lots de 48 cartouches.
Vous pouvez également vous équiper d’un rocket Stove, utilisable sur un balcon ou dans le jardin. Certains s’aventurent à l’utiliser en intérieur (au-dessus d’une hotte) mais ce n’est pas recommandé. Très bonnes explications ici : https://www.youtube.com/watch?v=cxngPOXqGBI
Evidemment, en été, il y a le plaisir du barbecue, mais il vous faut un stock de combustible : charbon de bois, des rafles de maïs, bois de vignes, etc. Faites attention avec les poêles que vous utilisez. Evitez celles revêtues de téflon ou céramique. Pour un usage sur un rocket stove, dans une cheminée, il est préférable d’avoir des poêles en fonte. De plus, la fonte est un gage de robustesse, de non toxicité, mais le poids peut être un frein.
Avoir également une marmite en fonte peut être très utile pour chauffer de l’eau sur un feu de bois, ou cuire ses aliments. Examinez tous les ustensiles en votre possession, et pensez à acquérir leurs versions manuelles. Un hachoir électrique ne servira à rien, en revanche, la version manuelle sera toujours fonctionnelle. Un fouet à main, un moulin à grains pour le café, des bocaux en verre (et des joints de rechange) pour la lacto-fermentation, du papier sulfurisé, un ouvre-boite manuel, un pilon.
Avez-vous déjà eu cette impression, après avoir acheté un nouveau vêtement, qu’il fallait renouveler toute votre garde-robe ? Vous changez un meuble et c’est toute votre déco intérieure qui est à refaire ? Ce phénomène qui nous entraîne dans une spirale de consommation en nous faisant désirer des choses dont nous n’avons pas besoin s’appelle l’effet Diderot.
La pauvreté a ses libertés ; l’opulence a ses obstacles. (Denis Diderot)
Écrivain et penseur des Lumières, Denis Diderot a largement contribué à l’Encyclopédie, un ouvrage destiné à éduquer le public sur la connaissance du monde.
Malgré sa réputation, Diderot vivait dans le dénuement. Et le jour où sa fille décida de se marier, il fut obligé de vendre sa bibliothèque pour payer la dot. Catherine la Grande, impératrice de Russie, en fit l’acquisition pour un prix très élevé. Grâce à cette rentrée d’argent substantielle, Diderot en profita pour s’offrir une nouvelle robe de chambre. Cet achat a priori anodin le plongea dans un tourbillon de problèmes.
La robe de chambre était tellement belle que tout ce qui l’entourait ne ressemblait plus à rien. Pour Diderot, tout était désormais discordant. Il n’y avait plus d’unité entre les objets. Il ressentit alors le besoin urgent d’acheter de nouvelles choses à la hauteur de la beauté de son vêtement et finit par refaire toute la décoration de sa maison. Tapis, sculptures, table de cuisine, miroir… Il changea quasiment tout. « J’étais le maître de mon ancienne robe de chambre », écrit-il, « puis je suis devenu l’esclave de ma nouvelle ».
L’effet Diderot
Diderot relate cette expérience, et ses conséquences, dans un essai intitulé Regrets sur ma vieille robe de chambre qui inspira le concept de « l’effet Diderot ».
Conscient de sa situation, Diderot explique comment un nouvel achat peut entraîner un autre, souvent inutile. Mais plus que cela, il affirme que nous commençons à nous identifier à nos biens et à rechercher de nouvelles choses qui correspondent à notre sens de l’identité. L’achat de vêtements, par exemple, concerne rarement l’aspect fonctionnel de l’objet. Il s’agit moins de couvrir notre corps avec du tissu que d’exprimer notre personnalité. Les choses de notre vie quotidienne sont le reflet de ce que nous sommes.
À certains égards, ce qui nous entoure change la façon dont nous nous percevons. Nous nous associons à certaines personnes et à certains endroits ou objets qui renforcent ou modifient notre identité.
L’effet Diderot est aussi un excellent exemple de la raison pour laquelle poursuivre le désir ne conduit pas nécessairement au bonheur, comme nous l’enseigne le bouddhisme. Dans le cas de biens matériels, un achat alimente souvent le désir du prochain. Plus nous achetons, plus nous avons besoin d’acheter. Dans un tel processus, la recherche du bonheur est une chimère qui ne mène qu’à la frustration, voire la dépression.
L’expérience de Diderot annonce en quelque sorte les effets pervers de la société de consommation que nous connaissons aujourd’hui.
L’effet Diderot s’explique par deux principes de base :
– Les biens achetés définissent l’identité de l’acheteur et ont tendance à se compléter. Qu’il s’agisse d’une paire de chaussures ou d’un nouveau canapé, une personne s’identifie à un article et comprend que celui-ci reflète sa personnalité.
– L’achat de biens qui dévient du comportement d’achat typique d’un individu peut déclencher une spirale de consommation. Les produits déviants peuvent modifier la perception ou le sens de soi d’une personne, nécessitant l’achat de nouveaux produits correspondant à la nouvelle identité.
L’effet Diderot correspond donc à ce modèle de consommation en spirale suite à l’acquisition d’un nouveau bien. Ce phénomène s’applique à de nombreuses facettes de notre vie : nos biens matériels, les lieux que nous fréquentons, et même les personnes que nous connaissons. Quand une chose change radicalement, nous devons aligner tout ce qui l’entoure.
Il faut être conscient de ceci : si nous ne sommes pas heureux avec ce que nous avons en ce moment, rien ne sera jamais suffisant. La satisfaction n’est pas quelque chose que nous gagnons, c’est quelque chose que nous développons. Ce n’est pas quelque chose que nous pouvons acheter, recevoir ou réaliser, c’est un état d’esprit que nous devons maîtriser. Si nous pouvons être reconnaissants pour ce que la journée offre, nous pouvons être heureux avec tout ce que nous avons. Si nous avançons dans la vie avec cupidité et avidité, nous serons toujours dans le besoin.
L’effet Diderot en marketing
Ce récit, datant du XIXe siècle, s’applique au marketing moderne. Pensez à toutes les fois où on vous invite à améliorer votre mode de vie actuel. En exploitant l’effet Diderot, les marques vendent une identité à côté d’un produit. En disant « achetez-le pour changer de vie », elles savent pertinemment qu’une mise à niveau peut transformer un client occasionnel en client à long terme.
L’effet Diderot exige que les consommateurs accordent la priorité à au moins un des facteurs suivants lorsqu’ils prennent une décision d’achat :
– La prise de conscience des options : le simple fait de savoir que d’autres options existent (et pourraient être meilleures que les options actuelles) est suffisant pour que les consommateurs améliorent leur mode de vie actuel basé sur un nouveau produit. Par exemple, Apple incite régulièrement les utilisateurs à effectuer une mise à niveau en mettant simplement à leur disposition un iPhone plus récent et plus perfectionné. Même si leurs vieux téléphones fonctionnent parfaitement, la prise de conscience d’une nouvelle option inspire une vente.
– Le sens de l’identité : les gens n’achètent pas un produit uniquement parce qu’il fonctionne bien ou qu’il est rentable. Ils le font aussi sur la base de la tradition, de la mémoire et de l’identité. Une personne qui fait ses courses dans un magasin bio paie plus que dans une épicerie traditionnelle pour la qualité mais aussi parce qu’elle s’identifie à un mode de vie écologique.
– La chaîne d’achat : avec l’effet Diderot, améliorer un mode de vie suffit rarement. C’est parce que les consommateurs expérimentent un goût de luxe ou un produit supérieur, puis le comparent à d’autres. L’achat en chaîne commence généralement lorsque les consommateurs n’achètent pas seulement un article ; ils achètent un article pour remplacer celui qui fonctionne encore.
Comment éviter l’effet Diderot ?
1. Prenez conscience que cela se passe. Observez le moment où vous êtes entraîné dans une consommation en spirale, non pas parce que vous avez réellement besoin d’un article, mais uniquement parce que quelque chose de nouveau se présente.
2. Analysez le coût total des achats futurs. Ce n’est pas parce qu’un article est en promotion que vous faites une bonne affaire. En effet, si en l’achetant vous vous sentez obligé de prendre également tout ce qui va avec, le bénéficie initial devient un coût supplémentaire. Il s’agit donc d’évaluer consciemment l’acte d’achat.
3. Évitez les nouveaux achats inutiles. Il est important de réaliser que l’effet Diderot exerce une force d’attraction importante et qu’il peut être très difficile de le surmonter. Il arrive un moment où nous avons un besoin légitime d’acheter de nouvelles choses. Privilégiez la consommation raisonnée et raisonnable. Évitez les achats compulsifs. Le meilleur moyen de surmonter l’effet Diderot consiste à le contrôler.
4. Bien que les spécialistes du marketing essaient de vous convaincre du contraire, rappelez-vous que vos biens ne vous définissent pas. L’abondance de la vie ne se trouve pas dans les choses que vous possédez. Privilégiez l’être sur l’avoir et achetez des expériences plutôt que des objets.
5. Achetez des choses pour leur utilité plutôt que pour leur statut.
6. Réduisez votre exposition. Presque toutes les habitudes sont initiées par un déclencheur. L’un des moyens les plus rapides de réduire la puissance de l’effet Diderot est d’éviter les déclencheurs d’habitude qui l’entraînent. Par exemple en se désabonnant des e-mails commerciaux ou en fréquentant moins les centres commerciaux.
7. Étant donné que cet effet s’applique également à d’autres personnes, assurez-vous que les cadeaux que vous faites à vos amis ne les incitent pas à vouloir refaire tout leur intérieur.
8. Changez votre façon de penser lorsque vous remplacez un élément ancien par une version plus récente. Au lieu de le considérer comme une mise à niveau, considérez-le comme un simple remplacement.
9. Vous n’avez pas à recommencer à zéro chaque fois que vous achetez quelque chose de nouveau. Choisissez des vêtements qui correspondent à votre votre garde-robe actuelle. Lorsque vous effectuez la mise à niveau d’un appareil électronique, utilisez des éléments compatibles avec vos composants actuels afin d’éviter d’acheter de nouveaux chargeurs, adaptateurs ou câbles.
L’injonction de consommer moins mais mieux est devenu une réalité, analyse Cécile Désaunay dans son essai “La société de dé consommation, la révolution du vivre mieux en consommant moins”.
La tendance est volontairement portée par les plus diplômés et les femmes mais aussi par l’évolution structurelle de la population, plus âgée et avec de moindres besoins. Sans s’en apercevoir, la société a-t-elle ainsi atteint un “peak stuff” ?
De plus en plus, certains postes de consommation ont tendance à diminuer. Pixabay
Au même titre que notre civilisation a déjà atteint un “peak oil” (le pic de la consommation de pétrole), elle aurait aussi franchi un “peak stuff” (pic de consommation de “choses”).
Autrement dit, la société de consommation se désintoxique progressivement de son carburant : l’achat et la possession de toujours plus de biens, pour glisser progressivement vers une plus grande sobriété matérielle.
Au lendemain de Noël, cette évolution ne paraît pas des plus évidentes, mais il s’agit plutôt d’une révolution silencieuse.
“La notion de peak stuff a été initialement développée par le chercheur anglais, Chris Goodall“, reconnaît Cécile Désaunay, autrice de “La société de déconsommation, la révolution du vivre mieux en consommant moins” (Gallimard). Selon Chris Goodall, nos sociétés ont atteint un pic de consommation similaire au pic pétrolier.
Cette remise en cause du dogme de l’augmentation infinie de la consommation s’appuie sur une batterie d’indicateurs précis.
“Après une étude minutieuse de Futurible, nous constatons effectivement que certains postes de consommation stagnent et d’autres diminuent même, comme la viande, le papier ou encore l’automobile“, souligne la directrice d’étude chez Futurible. “La pandémie a accéléré la tendance sur certains secteurs comme le textile ou le tourisme.
Mais d’autres, comme le numérique ou le logement, se portent mieux”, note encore la spécialiste. “Il y a aussi des effets de substitution : on remplace la viande par du poisson et des œufs par exemple“, nuance l’auteur.
Ainsi, dans son essai, Cécile Désaunay analyse l’évolution de notre société pour comprendre si nous avons ou non collectivement atteint ce fameux peak stuff et in fine abandonné le modèle de société de consommation. “Ce modèle n’a pas toujours existé. Ramené à l’échelle de l’humanité, sa durée de vie est même très courte“, avance Cécile Désaunay qui part de ce constat pour saisir la mutation de notre société.
“On voit des signes d’essoufflement“, constate ainsi l’auteur. “Le modèle économique basé sur des taux de croissance élevé appartient au passé. Nous sommes durablement entrés dans une période de croissance molle avec des sociétés saturées de biens“, note ainsi la spécialiste. “Nous sommes entrés dans une société de déconsommation“, précise-t-elle.
Le risque du “burn out du colibri”
Cette moindre consommation s’explique, d’une part, par une évolution structurelle de la société. La population est plus âgée avec des besoins plus restreints. “Plus on vieillit, moins on consomme“, note ainsi Cécile Désaunay. Les plus âgés ont moins de besoins, ils sortent moins et sont moins dans la représentation, par exemple.”
Par ailleurs, ils ont accumulé des biens et n’ont pas de nécessité à racheter des produits qu’ils possèdent déjà. Plus globalement, dans nos sociétés européennes, les ménages sont mieux équipés et leurs besoins de nouveaux produits sont moindres.
À ces facteurs structurels s’ajoute une évolution des mentalités. Une partie de la population rejette la société du tout jetable et de l’hyper accumulation matérielle.
“Toutes les enquêtes démontrent qu’il y a une remise en cause de la société de consommation et que la possession de nouveaux biens n’est plus irrémédiablement synonyme de bonheur“, note ainsi la spécialiste. Si la critique de la société de consommation n’est pas nouvelle, “elle devient systémique“, précise Cécile Désaunay.
Une majorité de Français est attentive au gaspillage ou à la manipulation des marques et affichent fièrement sa transition vers un mode de vie plus sobre. “Ces citoyens sont fiers d’acheter d’occasion, de fabriquer leur lessive ou de désencombrer leur maison“, note l’auteur.
Toute la population en se retrouve cependant pas dans ce rejet de la consommation. Cette préoccupation est avant tout portée par les femmes et les plus diplômés, toutes les études le confirment.
Le risque est ainsi de faire reposer cette évolution sur leurs seules épaules avec un possible épuisement, l’auteur note déjà l’apparition d’un “burn out du colibri“, cette fatigue des gens assurant des petits gestes pour la planète.
DE LA BANANE AU BAMBOU : LES ALTERNATIVES POUR L’EMBALLAGE DES ALIMENTS FRAIS, RÉFRIGÉRÉS ET SURGELÉS
Les aliments frais, réfrigérés et surgelés sont souvent suremballés, alors qu’il est possible, grâce aux innovations technologiques, de préserver la nourriture tout en respectant l’environnement.
Certains de ces nouveaux emballages peuvent également assurer, pour les fruits et légumes, une conservation plus longue, ce qui permet de cette manière de limiter le gaspillage alimentaire.
Voici les technologies d’écoconception qui existent et les dernières innovations à connaître en matière de packagings biodégradables :
L’emballage en papier de fibres de bananes : vous ne l’aviez pas vue venir celle-là ! Et pourtant, les fibres de bananes sont une alternative très intéressante aux sacs en plastique. Elles permettent de recycler des déchets pour créer du papier rigide et résistant qui se dégradera facilement dans la nature.
L’emballage en bambou : idéal pour remplacer la bouteille en plastique, cette plante a bien des qualités. Le bambou pousse facilement et diligemment, et il permet de créer de nombreux contenants, tels que des tasses jetables, des barquettes ou des paniers.
Le bioplastique : il est fabriqué à partir de ressources renouvelables (comme les végétaux, par exemple) et il est biodégradable. Il ressemble au plastique traditionnel, mais il se dégrade bien plus rapidement, avec un impact environnemental moindre.
Les emballages réutilisables à la cire d’abeille : cette alternative est bien moins connue, mais elle ne manque pas d’atouts. Ces emballages sont fabriqués à partir de cire d’abeille et sont utilisés notamment pour remplacer le film alimentaire plastique et l’aluminium. La conservation des aliments est parfaitement préservée.
Le conservateur végétal comestible : une entreprise américaine a mis au point un conservateur végétal comestible à pulvériser directement sur les fruits et légumes frais. Cela permet de supprimer les emballages tout en ralentissant la dégradation des aliments.
L’Eco Bowl : cette barquette en carton ondulé permet d’emballer les aliments tout en préservant leurs qualités. Elle répond aux normes en vigueur, ce qui en fait une valeur sûre, en plus d’être légère, personnalisable et durable.
CONCLUSION
L’utilisation du plastique à usage unique connaît ses premières limitations et sera interdite à terme. Heureusement, les solutions ne manquent pas pour le remplacer.
Le papier et le carton sont définitivement des alternatives sûres vers lesquelles se tourner, à l’image de l’Eco Bowl qui réunit tous les critères pour répondre aux besoins des entreprises (matériaux de qualité, personnalisation…) et aux préférences des usagers.
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