L’avènement du supermarché et l’expansion des grandes surfaces ont entraîné la disparition de kilomètres carrés de terres cultivables aux abords des villes, l’augmentation des émissions de CO2, mais aussi l’explosion des emballages plastiques et du gaspillage alimentaire.
Face à ce constat écologique inquiétant, nous avons pu découvrir des lieux de vente qui promeuvent les produits sans emballage, ou bien des produits alternatifs, commeles cotons tiges en bois ou les éponges recyclées.
Loin de l’agriculture industrielle et de ses effets désastreux, nous avons également pu rencontrer des agriculteurs soucieux de leurs méthodes de production et de leur impact sur l’environnement.
Des producteurs souvent conduits à l’agonie par les exigences de la grande distribution et les prix pratiqués. Pour lutter contre cela, les circuits courts se développent, avec la vente directe ou même des drives de produits locaux.
Certains producteurs vont même plus loin,en se rassemblant pour vendre leurs produits ensemble, voire en rachetant un supermarché pour le remplacer par une coopérative de vente directe.
Ce qui permet en outre de renverser l’impact économique négatif des grandes surfaces à l’échelle locale.
En effet, les chiffres montrent qu’un euro dépensé dans une entreprise locale et indépendante a un impact sur l’emploi deux à quatre fois supérieur à un euro dépensé dans une entreprise multinationale.
Un impact positif pour la santé
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De nombreuses études prouvent la responsabilité des grandes surfaces dans l’apparition de nos maladies de société : obésité, diabète, hypertension, cholestérol, allergies, cancers…
Le retour à la consommation de produits non transformés, locaux et de saison, a donc pour autre vertu d’être meilleur pour la santé.
Les alternatives à la grande distribution qui naissent partout en France ont en outre des effets positifs collatéraux, comme la création de liens sociaux nouveaux, grâce aux coopératives alimentaires, aussi bien en zone urbaine qu’en zone rurale.
Des alternatives éprouvées
Loin de la grande distribution, des solutions et des alternatives fleurissent et essaiment. Désormais, vivre sans supermarché n’est plus une fantaisie extravagante.
Il ne s’agit pas d’un caprice d’enfant ou d’une lubie de bobo.
Vivre sans supermarché, c’est choisir une consommation plus juste pour les producteurs, meilleure pour la santé, créatrice d’emplois, soucieuse de réduire le gaspillage alimentaire et de limiter ses effets néfastes sur l’environnement.- PUBLICITÉ –
Vivre sans supermarché, c’est choisir un autre modèle de société. Et aujourd’hui, chacun à sa manière, chacun à son rythme, nous pouvons collectivement faire un pas dans une nouvelle direction.
L’automne se profile et les vacances se terminent. Après les pelles et les râteaux de plage, il est temps de ressortir ceux du jardinage ! Saison au temps encore doux, l’automne est idéal pour planter certains légumes que vous pourrez déguster quelques mois plus tard.
La meilleure méthode de plantation est la plantation d’œilletons (division). Le semis est également possible mais ce dernier est long à produire et donne de moins bons résultats.
Plantez les oeilletons en en septembre/octobre dans le Midi et dans l’Ouestde la France.
En cuisine, l’artichaut se consomme cru ou cuit. On déguste la base des bractées, mais aussi le fond d’artichaut. On peut aussi le manger en beignet ou farci.
Au potager, la bardane est une excellente plante compagne car elle peut protéger les autres plantes du mildiou.
Semez la bardane en septembre en pépinière ou directement en place.
En cuisine, ses feuilles s’utilisent crues en salade, ou cuites. On les cuisine comme des épinards. Quant à la racine et la hampe florale, elles ont un goût d’artichaut.
La consommation du brocoli est attestée dès l’Antiquité. Le terme broccolo (du latin brachium, branche) désigne en italien toutes les pousses tendres que produisent, à la fin de l’hiver, les différentes espèces de Brassicacées comprenant les choux, mais aussi les navets, qui se préparent à fleurir.
Semez les variétés de printemps, qui passeront l’hiver en terre, en fin d’été et début d’automne. Repiquez les jeunes plants 6 semaines plus tard, après avoir été éclaircis à 10 cm.
Le chénopode Bon-Henri, qui pousse partout en France, a été récolté et consommé pendant des siècles, avant de tomber dans l’oubli dans la seconde moitié du 19e siècle, considéré alors comme l’épinard du pauvre. Aujourd’hui, il refait son apparition sur les tables, avec la cohorte des légumes oubliés.
Plantez le chénopode Bon-Henri au printemps ou à l’automne.
Chou cabus, à tête lisse, ou chou de Milan, à tête frisée, ils comptent parmi les légumes les plus anciens. Ils se déclinent aujourd’hui en de nombreuses variétés et poussent partout.
Les variétés précoces (récoltes de printemps et d’automne) se sèment à l’automne et à la sortie de l’hiver.
Les choux à pomme lisse pointue sont plantés au printemps, de février à avril, ou en automne, pour une récolte fin d’hiver, début de printemps de l’année suivante.
Aliment de base au Moyen Âge, le chou non pommé est peu consommé en France, mais bien connu en Europe centrale et du Nord. Le chou frisé est un plat traditionnel aux Pays-Bas. Les Américains l’ont redécouvert récemment, et il est en train de devenir la coqueluche des New-Yorkais.
Le chou branchu du Poitou se sème en juillet-août et se plante en septembre-octobre. Les jeunes plants passent l’hiver et se mettent à grandir dès mars. La récolte débute à l’automne suivant.
Sous abri, semez la claytone de Cuba jusqu’en octobre, vous obtiendrez ainsi de la verdure fraîche pendant tout l’hiver.
En cuisine, le goût de la claytone de Cuba est un compromis entre le pourpier et l’épinard. Les feuilles et les tiges se consomment, crues ou cuites, mais c’est surtout crue qu’elle est dégustée le plus souvent, car à la cuisson elle « fond » énormément.
Plante annuelle à croissance rapide, le cresson alénois est plus un condiment qu’un légume. Il est apprécié des enfants pour sa rapidité à germer et des adultes pour sa saveur délicatement piquante sur les tartines ou dans les salades de jeunes pousses.
L’échalote grise (Allium oschaninii). Sûrement la plus ancienne cultivée en France, c’est une espèce différente. Elle se caractérise par un bulbe long et arqué, une tunique épaisse et solide de couleur grise et une chair rose violacé. Essentiellement cultivée dans le sud et l’est de la France, elle a un goût prononcé et une conservation moyenne (de 6 à 7 mois). Elle se plante à l’automne et ne fleurit pas.
L’épinard apprécie une situation ombragée l’été et plus ensoleillée en automne et en hiver. Il préfère un endroit frais au jardin. Il supporte des températures jusqu’à -10 °C.
Il est préférable d’échelonner les semis pour étaler les récoltes. Semez à partir de février jusqu’à la mi-mai pour une récolte printanière et estivale et de mi-août à novembre pour une récolte automnale et hivernale.
La gesse tubéreuse, Lathyrus tuberosus, est une espèce sauvage peu connue qui revient sur le devant de la scène depuis quelques années dans la catégorie des légumes oubliés.
Plantez la gesse tubéreuse en pleine terre au soleil ou à mi-ombre légère, dans un sol argilo-calcaire ou neutre, même pauvre.
Plantez-la au printemps ou en automne. Réservez la plantation automnale aux régions à hiver doux.
L’hémérocalle a sa place au potager car ses jeunes fleurs ou ses boutons sont excellents, émincés en salade ou cuits à la manière des haricots verts ; cette coutume asiatique existe depuis des millénaires.
Les jeunes tubercules se consomment aussi comme des pommes de terre.
Vous pouvez installer les godets de plantes vivaces en toute saison.Hémérocalle
Laitue
La laitue est connue depuis la plus haute Antiquité, sa culture est attestée depuis le VIe siècle av. J.-C. Il s’agit d’une plante annuelle, dont certaines variétés sont cultivées en bisannuelles.
La laitue se plante de février à octobre, selon les variétés et le mode de culture (sous châssis ou en pleine terre).
Plantez la livèche au soleil ou à mi-ombre, en sol légèrement calcaire, profond, frais, riche en humus, drainé.
La plantation se fait au printemps ou en automne.
Si ce sont surtout les feuilles et les graines qui sont appréciées en cuisine, les racines – riches en amidon – font la joie des curieux de légumes originaux après avoir été épluchées et cuites dans un bouillon de légumes ou braisées.
Spontané dans les friches d’Europe méridionale, le maceron est arrivé dans les potagers au Moyen-âge comme légume, puis s’est installé sur le littoral de l’ouest. Oublié depuis de nombreuses années, il fait une entrée en fanfare dans nos jardins actuels.
Plantez le maceron au soleil, au printemps ou à l’automne.
S’il préfère un sol frais et riche en matière organique, il se plaît aussi en sol sableux. Ce qui est important, c’est qu’il puisse enfoncer ses longues racines sans rencontrer d’obstacles.Maceron
Mâche
La mâche se sème clair de juillet à octobre sur un terrain compact. Ne bêchez donc pas votre terrain avant le semis, contentez-vous de griffer le sol. Elle se cultive également très bien en pot ou jardinière. Le semis s’effectue entre juillet et octobre, comme pour le semis en pleine terre.Mâche
Plantez Montia sibirica au printemps, de février à mai ou à l’automne, de septembre à novembre.
Les petites feuilles sont comestibles, avec une saveur et une texture ressemblant à celles des pourpiers… ou de la claytone de Cuba, sa proche cousine. Elles peuvent se consommer en salade, ajoutées aux feuilles d’un mesclun.Montia sibirica
Plantez l’obione au soleil. Côté sol, il n’a aucune exigence, supportant le calcaire et la sécheresse. Il se plaît dans les milieux riches en chlorures (sels) mais aussi en nitrates : son milieu naturel étant enrichi par les déjections des oiseaux marins.
Plantez-le au printemps ou en automne. Réservez la plantation automnale aux régions à hiver doux.Obione
Il est primordial de bien choisir sa variété selon le lieu et la date où l’on plante. En effet, l’oignon est facile à cultiver, mais la réussite de la culture est très liée aux conditions de climat et de dates de semis.
Les oignons de couleur se sèment à l’automne en climat doux et en fin d’hiver, de fin février-début mars jusqu’en avril, dans toutes les régions de France. Les bulbilles, elles, se plantent au printemps, en mars-avril. Ces oignons ne se repiquent pas.Oignon
Pour les plantes achetées en godet, plantez l’oseille au printemps ou à l’automne, sachant que dans les régions au climat doux, la plantation peut se réaliser toute l’année hors période de gel.
On peut l’installer en pot, bac, jardinière, sur le rebord d’une fenêtre à la maison, mais aussi en pleine terre, en massif, rocaille ou au potager. Choisissez une exposition mi-ombre ou un soleil léger.Oseille
Le petit pois a fait son apparition en France au Moyen Âge où il avait sa place dans les assiettes des « simples », mais aussi aux tables royales.
Le petit pois est de croissance très rapide et se sème d’octobre à janvier dans les régions aux hivers peu rigoureux, et de février à mai ailleurs.Petit pois
Radis
Le radis se cultive au potager mais on peut l’installer en jardinière avec du terreau.
Le radis se plante, de février à octobre, selon les variétés et le mode de culture (sous châssis ou en pleine terre).
En cuisine, les radis se dégustent crus avec du beurre ou à la croque au sel.
On peut aussi consommer les fanes en soupe, en salade, ou cuites comme les épinards.Radis
Cette vivace est si solide qu’elle ne craint rien, avec sa racine épaisse et charnue ! Avant de l’installer, soyez sûr de vous, car ensuite il est impossible de l’éradiquer.
Plantez le raifort au soleil, en tout sol frais, profond, riche en humus, léger, bien ameubli. Dans le midi, il se plaît plutôt à mi-ombre.
Installez les plants de raifort au printemps ou en début d’automne.Raifort
Les graines des salicornes annuelles germent en automne et la plante végète tout l’hiver. Les jeunes pousses tendres sont récoltées au printemps.
La culture au jardin peut être faite dans du sable. Le sol doit être drainant et si possible salé. La salicorne doit être cultivée à exposition très ensoleillée.
Chaque année en France, ce ne sont pas moins de 180 millions de tubes de dentifrice à être utilisés, puis jetés. Souvent non recyclables, ils font partie de ces déchets retrouvés dans la nature.
Les adeptes du Zéro Déchet connaissaient déjà le dentifrice solide, mais il montre quelques limites.
Voici que débarque une toute nouvelle solution : le dentifrice à croquer !
Croquer son dentifrice pour faire moins de déchets
Un vent de révolution souffle à nouveau sur la planète Zéro Déchet.
Après le dentifrice solide, place au dentifrice à croquer.
Déjà pré dosée, une pastille correspond donc à la dose nécessaire pour laver les dents d’un adulte. Ils sont également sécables pour une utilisation adaptée aux enfants.
Il s’agit d’une invention proposée par l’entreprise française Paos. 100 % issus de l’agriculture biologique, végan et Zéro Déchet, ces petits comprimés révolutionnent la façon de se laver les dents.
Vendu sous format de 125 comprimés, un seul paquet correspond à 2 tubes de dentifrice.
Que contient ce dentifrice à croquer ?
Cette innovation a été conçue en partenariat avec un laboratoire français à taille humaine, de façon à répondre très précisément aux besoins de notre hygiène buccodentaire. Il n’y a que 8 ingrédients utilisés, 100 % naturels et bio.
On y retrouve :
De l’acide citrique d’agrumes pour réagir avec la salive et le carbonate de calcium afin de faire des bulles de gaz carbonique et éliminer les dépôts
Du xylitol (érythritol) permettant de réduire les caries en neutralisant les bactéries
Du bicarbonate de calcium qui va éliminer la plaque dentaire et reminéraliser les dents
Du potassium bitartrate (cristaux de tartre) issu de la vinification et permettant de faire mousser le dentifrice
De la gomme xanthane qui va gélifier le dentifrice en forme de comprimé
De la glyeeryl dibehenate, qui est une graisse végétale liant tous les ingrédients
De la stévia qui adoucit le goût sans provoquer de caries
De l’arôme naturel de menthe pour une haleine fraîche
Pour la petite histoire, initialement, Paos utilisait des algues rouges, connues pour leurs bienfaits sur les dents. Mais après avoir été avertie que sa collecte provoquait une instabilité de l’écosystème marin, l’entreprise a fait marche arrière et a décidé de remplacer cette algue rouge par de l’acide citrique de fruits qui apporte les mêmes résultats, sans dénaturer les océans.
Pourquoi le dentifrice à croquer est-il intéressant ?
C’est un fait, le tube en plastique des dentifrices est non seulement polluant, mais surtout peu commode. En effet, en arrivant à la fin, il est difficile d’en extraire le reliquat pourtant encore coincé à l’intérieur.
De plus, il est complexe de pouvoir doser convenablement la quantité nécessaire, sans parler du fait qu’il arrive aussi parfois que la noisette sur la brosse à dents finisse au fond du lavabo avant même d’avoir été utilisée.
Autrement dit, non content d’être un fléau pour la planète, le tube de dentifrice classique n’est pas du tout pratique ni économique.
Le dentifrice solide Zéro Déchet est en revanche une meilleure alternative. Mais là encore, cette option rencontre 2 autres problématiques :
celle de l’hygiène, puisqu’il faut frotter la brosse à dents de toute la famille sur un seul dentifrice, ce qui est propice aux transmissions de microbes et maladies
celle du transport puisqu’il est complexe de transporter ce type de dentifrice dans une trousse de toilette classique pour des raisons hygiéniques et sous peine de perdre de la place, entre autres
Le dentifrice en comprimés à croquer est une solution intermédiaire, proposant la juste dose nécessaire pour nettoyer les dents. De plus, les pastilles se transportent facilement et discrètement, même au travail ou dans l’avion.
Tout est 100 % naturel et bio, jusqu’à l’emballage qui est complètement biodégradable (sans plastique ni aluminium).
Le dentifrice à croquer Paos lutte aussi contre la plaque dentaire et évite les caries. Il protège les gencives et reminéralise les dents.
Il mousse autant qu’un dentifrice classique. Pour finir, c’est un produit 100 % fabriqué en France.
Comment fonctionne le dentifrice à croquer ?
Se laver les dents avec un dentifrice à croquer est un jeu d’enfant. Il suffit de croquer une (ou une demi) pastille, puis de brosser ses dents avec votre brosse à dents habituelle. Le dentifrice va mousser et va se répandre partout dans la bouche. Son action est renforcée par le brossage.
Rincez, comme vous le feriez avec un dentifrice classique et voilà. Vos dents sont propres !
Difficile de remplacer le pétrole comme carburant des voitures, tant cette énergie est pratique et, jusqu’il y a quelques temps, peu chère. Qu’en est-il des carburants alternatifs ?
Pourquoi chercher de nouveaux carburants ?
Les jours du pétrole sont comptés, puisque les réserves pétrolières sont limitées et que le peak oil s’approche, voire a été déjà dépassé. Au rythme actuel de consommation, les réserves estimées de pétrole devraient durer 40 à 70 ans.
En outre, la pénurie physique devrait être précédée par un fort enchérissement de cette source d’énergie et, peut-être, de tensions géopolitiques.
La question des sources d’énergie alternatives et, si possible, sobres en carbone pour les véhicules se pose donc.
Les carburants alternatifs
Les premières solutions développées lors des crises pétrolières (guerre, blocus, choc pétrolier) se sont portées sur d’autres hydrocarbures que le pétrole.
Elles ont ensuite intégré les énergies renouvelables et de nouveaux vecteurs énergétiques.
L’eau potable sera bientôt la ressource la plus précieuse de la planète.
Tandis qu’une pénurie menace plusieurs régions du monde (dont Cape Town, en Afrique du Sud, bientôt contrainte de rationner ses habitants avec 25 litres d’eau par jour), la consommation journalière d’un Français atteint encore les 140 litres.
Réduire sa consommation d’eau devient donc indispensable. Mais comment faire une véritable différence pour l’environnement à sa petite échelle personnelle? Sidi Drici, plombier à Rubelles en Seine et Marne, a une solution toute prête qu’il espère bien pouvoir exposer très prochainement à Emmanuel Macron.
Dans une vidéo publiée sur Facebook et relayée par Le Parisien, il donne les détails de son dispositif qui permettrait d’économiser plusieurs dizaines de litres par jour:
La solution n’a rien de bien sorcier: il s’agit d’utiliser un réservoir d’eau pour recueillir l’eau usagée de sa douche (de son lavabo, ou de son lave-vaisselle) et s’en servir, via une pompe, pour tirer la chasse d’eau.
“Comment est-ce possible qu’en 2018, nous urinons dans de l’eau potable ?” demande notamment le plombier qui rappelle qu’une chasse d’eau tirée équivaut à environ 9 litres d’eau gaspillés.
Selon l’un des clients de ce dispositif interviewé par BFM TV, l’économie se chiffre aussi sur la facture: il serait passé de 950 à 380 euros par an.
Mais même sans passer par la case travaux, il est possible de réduire drastiquement sa consommation d’eau par quelques petites habitudes à prendre.
Réutiliser ses eaux usées
Choisissez-le pratique, solide, et coloré car vous risquez de le voir s’incruster dans votre quotidien: le seau (ou la bassine) va devenir votre meilleur allié “green” en permettant de récolter une grande partie de l’eau jetée inutilement.
Glissez-le sous la douche lorsque vous faites chauffer l’eau, dans la cuisine pour récupérer l’eau des pâtes, celle du lavage des légumes… et dès que vous l’estimez nécessaire!
Autant de litres à réutiliser dans les toilettes, en jetant simplement la quantité nécessaire dans la cuvette, pour tirer la chasse. Un conseil qui s’applique aussi à ceux qui ont du mal à se passer de bain une fois de temps en temps: après votre moment détente, gardez l’eau pour la réutiliser au maximum.
Cinq minutes top chrono
Le bonheur d’une longue douche chaude n’est pas forcément compatible avec un engagement écologique. Le sacrifice sera rude, mais sachez qu’en passant cinq minutes ou moins sous la douche c’est déjà 40 litres d’eau économisés face à une douche classique (9 minutes en moyenne pour les français).
Là encore, pour les inconditionnels du bain, le calcul est vite fait, puisque vous dépensez 100 à 150 litres d’eau par baignoire, soit l’équivalent de quatre douches de cinq minutes (Chiffres du CNRS).
Et si vous avez peur de ne pas vous y tenir, investissez dans ce pommeau de douche innovant, qui change de couleur lorsqu’un certain seuil est atteint.
If it’s brown, flush it down, if it’s yellow, let it mellow
“Si c’est marron, tire la chasse, si c’est jaune, laisse-le là”. Certains pourront être un peu dégoûtés par ce petit proverbe américain (assez connu pour être cité sur Urban Dictionnary).
Il incite mot pour mot à ne tirer la chasse que pour la grosse commission, tandis que l’autre peut attendre une prochaine visite. Un concept qu’on adoptera à la maison, mais peut-être moins au bureau.
Économiser l’eau à sa source
Faire des petits sacrifices au quotidien, c’est bien, mais pas forcément suffisant si le matériel n’est pas performant.
Sans aller jusqu’à changer toute votre robinetterie, adopter un réducteur de débit permet de faire baisser sa consommation jusqu’à 50%.
Pour la douche, il est possible d’adopter un pommeau écologique pour une trentaine d’euros, tandis qu’il vous suffira de visser un petit appareil (appelé “mousseur”, “réducteur” ou “économiseur” d’eau selon les enseignes) sur le robinet de votre lavabo et votre évier. En mélangeant eau et air, ces appareils réduisent le débit tout en gardant un certain confort d’utilisation.
Bien choisir son électroménager
Pour une fois, les flemmards ont raison! Avec seulement 10 litres d’eau en moyenne par cycle, le lave-vaisselle est une alternative vraiment écologique à la vaisselle à la main (50 litres d’eau).
Pour ceux qui n’ont pas les moyens ou la place de s’en offrir un, on fait la vaisselle avec deux bacs, l’un pour le lavage, l’autre pour le rinçage.
Pour le linge comme pour la cuisine, on préfère des versions modernes, avec l’option “éco”. Dans tous les cas, on attend que la machine soit bien remplie pour la lancer, afin de ne pas tourner à vide.
La chasse aux fuites d’eau
Parce que c’est un moyen bête de gaspiller de l’eau potable, traquer les fuites d’eau peut s’avérer salutaire. Pour cela, vérifiez que tous les robinets sont fermés, le soir et relevez les chiffres indiqués sur votre compteur d’eau.
Si, au petit matin, les données ne sont plus les mêmes, c’est que votre foyer a une fuite qu’il faut réparer au plus vite!
Ne pas oublier ses basiques
Certains petits gestes paraissent naturels, mais on peut avoir tendance à les oublier au quotidien.
Petite piqûre de rappel pour les étourdis : fermer le robinet pendant le brossage de dent pour économiser jusqu’à 60 litres d’eau par jour (encore mieux : on peut se satisfaire d’un demi-gobelet pour se rincer la bouche), même chose pour les mains ou le rasage; arroser ses plantes le soir lorsque le soleil est bas est bas pour une meilleure absorption, utiliser des toilettes à deux vitesses…
ANTI-GASPI – Changer notre manière de consommer, on dit oui !
Une famille belge zéro déchet propose de participer à un défi anti-gaspi pendant 1 an, grâce à une application et des recettes.
Tout est parti d’une histoire familiale en Belgique. La maman voulait faire un livre de recettes zéro déchet pour ses filles lorsqu’elles quitteraient la maison. Finalement ce projet a eu plus d’ampleur que prévu : le livre a été publié, et deux challenges ont été mis en place depuis 2018.
Yoneko et Gwenny Nurtantio, les filles, Marie-Louise Bruyère, la mère, et Wahyudi Nurtantio, le père, ont lancé en 2020 leur second défi contre le gaspillage alimentaire avec leur association Nurtantio Projects. : Le Just Keep It Challenge.
Le principe ? Apprendre à préserver et cuisiner ses aliments pour réduire son gaspillage alimentaire pendant un an.
Un an… c’est long ! Mais pour nous aider, la famille Nurtantio a créé l’application : “Just Keep It” téléchargeable gratuitement sur leur site justkeepit.be.
Une application pour une cuisine zéro déchet
L’application Just Keep It vous aidera à vous mettre à l’anti-gaspi, en alliant manger sain et cuisiner facilement et rapidement de bonnes choses, tout en faisant des économies. “On veut faire une cuisine réaliste”, explique Yoneko, l’aînée de la famille.
Sur un an et chaque semaine, l’application propose des plats (végétariens mais pas que !) prêts en 30 minutes ainsi qu’une liste de course qui se veut courte mais suffisante pour remplir le frigo pendant 7 jours.
Et c’est 200 recettes, 200 astuces et 300 variantes qui sont elles-mêmes tirées de leur livre JUST KEEP IT : les recettes #Zerogaspi : “Ce sont des recettes faciles et savoureuses qui sont accessibles à tous, qu’on soit un cordon bleu ou pas
Avec une page Facebook accueillant déjà 2800 abonnés et un hashtag #JKIChallenge sur les réseaux sociaux, l’objectif de la famille est aussi de “créer un sentiment de communauté et un lieu d’échange”.
Changer ses habitudes en cuisine
Avoir une démarche anti-gaspillage alimentaire nous amènera forcément à changer notre mode de consommation, mais “petit à petit et à son rythme” confirme Yoneko.
Si nous commençons par changer notre manière de cuisiner, nous auront forcément envie d’en faire un peu plus chaque jour et s’attaquer à modifier d’autres habitudes au quotidien.
“Prenons l’exemple des yaourts que l’on ne veut plus jeter à la fin de la semaine, une fois qu’on aura trouvé une solution anti-gaspi, on voudra faire pareil avec autre chose, et ainsi de suite”, ajoute-elle.
Les astuces anti-gaspi Just Keep It :
Pour la famille Nurtantio, la base de l’anti-gaspillage repose sur le principe des 3 C :
– Courses (éviter d’acheter ce dont nous n’avons pas besoin)
– Conservation (la manière dont on entrepose et conserve les aliments)
– Cuisiner (ne pas se forcer à manger les restes du frigo, mais tester des recettes différentes avec les même ingrédients).
Yoneko nous confie quelques astuces anti-gaspillage à retrouver dans l’appli et le livre :
Réutiliser les ingrédients : “Quand on cuisine avec du citron, on se sert généralement que d’une moitié, et l’autre va traîner dans le frigo pendant une semaine pour ensuite finir à la poubelle. Au lieu de ne l’utiliser qu’une fois, on presse plusieurs citrons d’un coup. On congèle ce qu’on n’utilise pas dans des bacs à glaçons pour une prochaine fois”.
Tout est bon à cuisiner : “On ne jette plus les feuilles de chou-fleur, elles peuvent aussi servir dans une autre recette, pareil pour les pois-chiches : on récupère l’eau pour faire une mousse au chocolat par exemple”.
Astuces pour conserver : “Les pommes de terre germent beaucoup trop vite, même dans le noir ? Il faut mettre une pomme au milieu de celles-ci, elles se conserveront beaucoup plus longtemps”.
Cuisiner pour plusieurs repas : “Lorsque l’on cuisine, on peut faire une double portion d’un aliment, par exemple du riz et le réutiliser dans une autre recette pour un autre jour.
L’objectif ce n’est pas de faire des recettes fourre-tout, mais une fois qu’on a la base du plat, on teste des nouveautés, on devient plus créatif et on se fait plaisir en essayant des combinaisons différentes à chaque fois”.
Une bonne façon d’y arriver, c’est de devenir autosuffisant-e et de produire la totalité de votre nourriture.
L’idéal pour commencer, c’est de produire 100% de la consommation en légumes.
En effet, comme le précise Denis Berger, devenir complètement autosuffisant-e peut être très contraignant pour débuter l’aventure.
Il faudrait avoir à disposition l’équivalent d’une ferme pour cultiver les céréales, élever des animaux pour les omnivores ou encore installer des ruches pour manger du miel.
Cultiver la totalité des légumes qu’un foyer consomme est donc la façon la plus facile de mettre un pied dans l’autosuffisance. Bonne nouvelle, c’est possible de cultiver son potager de façon naturelle et d’obtenir beaucoup de bons légumes !
Par contre, sachez que devenir autosuffisant ne se fait pas en un jour : comptez plusieurs années (entre 3 et 5 ans) pour y parvenir
1 – Comprendre et évaluer vos besoins
“Il faut regarder dans son assiette et voir ce que l’on a l’habitude de consommer”, conseille Fernanda Voulgaropoulos, paysagiste écologique et autrice du blog Les Doigts Fleuris.
Cette observation vous permettra de définir les quantités de légumes dont vous avez besoin pour vous nourrir. Par exemple, une personne consomme en moyenne 127 kg de légumes par an. Vous faites aussi un point sur les goûts de chacun-es : préférez-vous les légumes verts ou les légumineuses ?
Il y a-t-il des légumes que vous n’aimez pas ?
Évaluer également le temps dont vous disposez pour vous occuper de votre jardin. N’ayez pas les yeux plus gros que le ventre si vous ne disposez que de quelques heures le week-end !
2 – Préparer le terrain
Maintenant que vous savez ce que vous avez envie de manger, il va falloir le planter ou le semer. Donc préparer votre terrain.
Choisir la bonne taille
La taille de votre potager dépend de la façon dont vous allez l’organiser et de combien de personnes sont à nourrir.
Si vous débutez, comptez tout de même au minimum 100 m² par personne pour une culture à plat, jusqu’à 800 m² pour une famille de 4 personnes.
Un potager aménagé à l’horizontale prendra forcément plus de place qu’un potager vertical, où des plantes de différentes tailles se superposent sans se gêner. Si vous ne disposez pas d’une telle surface, rien ne vous empêche “pour commencer de faire plus petit”, avance Marie Carpentier, animatrice jardin et autrice du blog Marie Cultive.
Préparer la terre
“Pas question de bêcher”, prévient Fernanda Voulgaropoulos. Pour un potager efficace sans effort, vous n’avez pas besoin de retourner la terre, au contraire !
“Commencez par mettre un paillis sur le terrain, sans remuer la terre, d’une vingtaine de centimètres d’épaisseur”, propose Denis Berger. Pour une terre plus riche, ajoutez du fumier ou du purin.
Vous pouvez aussi installer des potagers en carré, qui facilitent l’entretien notamment si vous êtes à mobilité réduite.
3 – Choisir des légumes faciles à faire pousser
Les légumes faciles à planter la première année, à choisir aussi selon votre région :
L’oignon
L’oseille
La rhubarbe
Le crosne
Le topinambour
Le potimarron
Le haricot
Le petit pois
L’ail
L’artichaut
La courge
Le choux
Le céleri
Les herbes aromatiques vivaces qui se cultivent très facilement :
La sarriette
Le romarin
Le thym
La menthe
La sauge
La verveine
“Évitez d’acheter des plantes et graines HF1”, préconise Fernanda Voulgaropoulos. Conçues pour bien pousser la première année, elles ne sont généralement pas reproductibles.
Que faire la première année pour un potager autosuffisant ?
“L’automne est le meilleur moment pour commencer son potager autosuffisant”, analyse Fernanda Voulgaropoulos.
Préparer la récolte
Préparez votre terrain, et laissez-le tranquille pendant 6 à 8 mois, jusqu’au printemps.
Pendant ce temps, vous pouvez investir dans du matériel qui vous sera utile. “Optez pour un récupérateur d’eau, un endroit pour faire du compost ou un composteur et une grelinette, (ndlr. sorte de râteau à 4 dents)”, indique Marie Carpentier.
Au printemps, vous pouvez passer la grelinette puis commencer à planter et à semer, en respectant le rythme des saisons.
La récolte
Concentrez-vous sur des légumes que vous pourrez récolter en été. D’ailleurs, comme le rappelle Fernanda Voulgaropoulos, c’est à cette période qu’ils sont le plus nombreux à cueillir ! Organisez vos vacances en conséquence, ou missionnez quelqu’un de confiance.
C’est aussi le moment de faire vos conserves, et de congeler une partie de votre récolte pour la consommer au fil de l’année. Vous pouvez également aménager un coin dans votre cave, ou creuser une cavité dans votre jardin pour les conserver l’hiver.
Que faire les années suivantes ?
Une fois que vous aurez expérimenté la culture de vos légumes sur une année, vous serez plus à même de connaître vos capacités et vos besoins.
C’est l’occasion de pratiquer d’autres techniques.
Par exemple, au lieu d’acheter des graines, vous pouvez commencer à les récupérer pour les conserver et les réutiliser les années suivantes.
Expérimentez aussi l’utilisation d’une serre, pour faire vos propres semis au chaud et cultiver des plantes gélives comme les tomates, les aubergines ou les piments.
Elle devient l’aménagement indispensable si vous voulez également des légumes l’hiver.
N’oubliez pas de planter plusieurs légumes au même endroit, mais aussi des herbes aromatiques et des fleurs. Non seulement ces plantes vont se protéger entre elles, mais vous gagnerez de la place en superposant les variétés.
Si vous manquez de place, n’hésitez pas à investir tout votre jardin : un vieux muret peut devenir un support pour faire pousser des haricots verts, une terrasse peut accueillir des plantes aromatiques dans un bac.
Pensez aussi à optimiser l’espace : pourquoi ne pas construire une tour à patates ou à fraises ?
Bien sûr, tout n’est pas forcément à appliquer en même temps. Faites des essais, trompez-vous, recommencez, mais surtout, ne vous démotivez pas !
Vous pourrez ensuite vous lancer dans la culture de fruits !
Prévu pour un usage unique, le papier cadeau coloré classique termine souvent à la poubelle. ID fait une sélection d’alternatives pour emballer vos cadeaux durablement.
Difficile d’imaginer les fêtes de fin d’année sans cadeaux et encore moins sans papier d’emballage pour préserver la surprise. Ce sont plus de 20 000 tonnes de papiers cadeaux qui sont consommés à Noël, ce qui représente environ 380 000 arbres et 11 000 tonnes équivalent CO2.
D’autant plus que la plupart de ces papiers plastifiés et pailletés vendus dans les magasins, ou qui sont offerts par certains commerces, ne sont pas recyclables à cause des dérivés du pétrole qu’ils contiennent.
Pour emballer vos cadeaux de façon plus écoresponsable, vous pouvez d’abord privilégier les papiers cadeaux non-plastifiés, les chutes de papier ou encore recycler les anciens papiers cadeaux.
Sinon, optez pour l’une des alternatives suivantes :
Un tote-bag ou tissu en toile de jute
Oubliez le scotch et le casse-tête qui s’en suit pour bien emballer les cadeaux. Vous pouvez privilégier le sac en tissu et en coton bio, connu comme le tote-bag ou les tissus en toile de jute qui sont plus résistants et adaptés aux cadeaux volumineux.
Ces sacs peuvent envelopper vos cadeaux et serviront ensuite de sac pour différentes utilisations comme les achats en vrac ou encore pour transporter des mets.
Le furoshiki
Derrière ce nom japonais, se cache une technique facile pour envelopper les cadeaux. Le furoshiki est réalisé à partir d’un simple foulard, d’une taie d’oreiller ou de n’importe quel morceau de tissu, qu’il soit coloré ou pas.
Pour emballer vos présents, vous n’avez qu’à le plier autour du cadeau et finir par réaliser un nœud sur un côté. Sinon, vous pouvez refermer le tissu en ajoutant un bout de ficelle.
Récupération du papier
Papier d’un journal, pages de magazines ou une carte routière déchirée d’un manuel que vous n’utilisez plus, vous avez l’embarras du choix en réutilisant différents types de papiers esthétiques qui se cachent dans les tiroirs et placards.
Une fois que vous avez choisi le papier, vous n’avez qu’à le plier comme un papier cadeau classique.
Pour le fermer, vous pouvez utiliser des ficelles qui donneront un aspect décoratif à votre présent.
Un tissu à la cire d’abeille
Ce film alimentaire fabriqué à partir de cire d’abeille remplace la cellophane mais peut aussi servir pour emballer les cadeaux. Esthétique et naturel, ce papier est fabriqué à partir d’un morceau de tissu, qu’il soit de récupération ou fait avec du coton biologique, qui est ensuite imperméabilisé avec de la cire d’abeille.
Appelé le bee’s wrap, cet emballage a l’avantage d’être plus résistant et réutilisable. De plus, il épouse la forme des objets qu’il couvre grâce à la chaleur de vos mains.
Un bocal personnalisé
Biscuits, crèmes ou même des bijoux peuvent être présentés dans des bocaux en verre. Quel que soit le contenu, vous pouvez trouver à chaque présent un bocal qui lui correspond.
Pour plus de fantaisies, vous pouvez le personnaliser en collant quelques motifs ou en le peignant avec de la peinture naturelle. Il est temps de donner libre cours à son imagination tout en faisant plaisir à vos proches pendant ces fêtes.
A 20 ans, Janice choisit de quitter la ville et d’adopter un mode de vie radicalement écoresponsable. Cinq ans plus tard, elle ne regrette rien.par Sophie Tardy-Joubert
“Tu utilises vraiment des couches lavables ?” s’est écriée ma mère, incrédule, quand elle les a vues sécher au soleil.
Certes, elle commençait à avoir l’habitude de mes convictions écolos, mais que je puisse laver les couches de mes deux fils au savon de Marseille et à la main, cela dépassait son entendement.
Pour elle, battre le linge dans une bassine, c’était un retour en arrière inacceptable. Alors que, pour moi, les couches lavables, c’est l’avenir ! Pourquoi ?
Parce qu’elles coûtent mille fois moins cher que les jetables et qu’elles n’ont pratiquement pas d’impact sur l’environnement. A l’image du mode de vie que j’ai choisi.
“ADO, JE MANGEAIS AU MCDO”
Avec Hugues, mon compagnon, on a opté pour l’autosuffisance radicale.
On vit dans une ferme avec nos deux enfants : Elouan, 3 ans, et Loig 1 an. Végétariens, nous faisons pousser nos légumes et élevons des poules pour les œufs.
On fabrique tout, y compris nos produits d’entretien. Pour le détergent, je râpe des copeaux de savon de Marseille dans un seau, j’ajoute une cuillerée de vinaigre blanc, de l’eau chaude, et le tour est joué. Je fais aussi mon dentifrice, en mélangeant de l’argile avec un peu de bicarbonate de soude.
Grâce à ce genre d’astuces, je ne mets quasiment plus les pieds au supermarché, une sacrée victoire pour la militante ultra-verte que je suis !
Je n’étais pourtant pas programmée pour mener cette vie-là. Je viens d’une famille bourgeoise – père avocat, mère médecin -, et j’ai vécu jusqu’à mes 18 ans dans une belle maison moderne en ville, à Lorient, avec mes quatre frères et soeurs.
Ado, je mangeais au McDo et je faisais du shopping avec mes copines. Puis j’ai commencé à tout rejeter en bloc : le mode de vie citadin, le gaspillage inconsidéré des ressources naturelles… Je rêvais d’autre chose. Je me suis mise à fantasmer la campagne comme un paradis perdu, où les gens savaient encore s’entraider. J’avais envie de vivre sainement, simplement.
Mes parents, prenant cela pour une crise passagère, m’ont poussée à faire des études. Pendant deux ans, je me suis ennuyée ferme en fac d’arts plastiques.
J’habitais sur le campus, une tour hideuse. Un jour, j’ai décidé de prendre les choses en main. Si je voulais changer de vie, il fallait que je m’y mette !
Un peu par hasard, je suis tombée sur une formation de poterie en Bourgogne. Pour moi, c’était le bout du monde, mais je me suis inscrite. Et j’ai débarqué toute seule à Saint-Armand-en-Puisaye, un village de tradition potière, au coeur d’une forêt de chênes.
Quand j’y repense, c’était quitte ou double.
“JE SUIS TOMBÉE AMOUREUSE DE LUI ET DE SA RÉGION”
Mais, dès que j’ai su “tourner”, mes doutes se sont dissipés.
J’ai tout de suite aimé voir la matière prendre forme sous mes doigts. Et, très vite, j’ai rencontré Hugues. Il m’a tout appris, tout montré : les bocages, les coins à champignons, les endroits où l’on trouve l’argile… Je suis tombée amoureuse de lui et de sa région, et nous nous sommes installés dans la ferme en ruine de sa famille, sur un site superbe. Nous avons rapidement aménagé une pièce avec le strict minimum : un lit, une table, des chaises, une gazinière… mais pas de salle de bains.
A la place, nous utilisons une bassine posée sur une palette, qui faisait office de petite baignoire. Debout dans la bassine, on se savonnait et s’aspergeait d’eau pour se rincer, avant de sortir précautionneusement pour ne pas menacer l’équilibre branlant de cette installation de fortune… Pour le chauffage, nous avions un poêle, à alimenter au bois qu’on ramassait dans la forêt.
Et, en guise de WC, des toilettes sèches dans un coin de la prairie. Autrement dit, un seau que l’on recouvrait de sciure de bois après utilisation. Mois qui ne savais même pas planter un clou, j’ai dû tout apprendre : faire l’isolation avec des ballots de paille, blanchir les murs à la chaux…
J’ai même vaincu mon vertige pour aider Hugues à refaire la toiture. Côté potager, ce n’était pas mieux : j’étais d’une inculture crasse ! “Mais, enfin, pourquoi tu arraches ça ? Tu vois bien que ce sont des plants de courgettes !” m’a lancé Hugues, dépité, un jour où je traquais les mauvaises herbes.
Après cet épisode, il m’a tenue à l’œil pendant des mois ! Aujourd’hui, je sais tout faire pousser, des tomates cerises aux citrouilles.
“NOS RARES VOISINS ONT TOUS DÉPASSÉ LES 70 ANS”
Cette vie de spartiate a duré cinq ans. Quand notre premier fils est né, on s’est quand même dit qu’une salle de bains et de l’eau chaude ne seraient pas de trop.
Nous avons donc emménagé dans une petite maison au-dessus de la ferme. Elle est dans son jus, mais c’est quand même plus confort. Bon, ce n’est pas le luxe non plus : l’isolation est sommaire et, les jours de grand froid, il nous arrive de tous dormir dans le même lit, blottis les uns contre les autres. Pour vivre, on vend nos céramiques sur les marchés, et on donne des cours de poterie.
On ne roule pas sur l’or, mais, comme on ne dépense pas grand-chose, on s’en sort. Au quotidien, nous sommes assez solitaires. Nos rares voisins ont tous dépassé les 70 ans et, même s’ils sont adorables, c’est parfois austère. On se rattrape l’été, en organisant de grandes tablées de copains.
Nos amis, d’autres potiers qui habitent dans les villages alentour, et des copains de ma vie d’avant, citadins pour la plupart, débarquent avec leurs enfants. Et là, je fais cuire des pizzas dans le four à pain à côté de la ferme. Nos vieux voisins se mêlent à la fête. Voir toutes ces générations réunies me remplit de joie, tant ça répond à mes aspirations. La vie urbaine ne me manque pas. La première fois que j’ai débarqué à Paris pour vendre mes poteries, je me suis sentie complètement déphasée.
J’ai été sidérée de voir des gens parler seuls dans la rue, avant de comprendre qu’ils portaient des oreillettes. Hugues, lui, ne fait toujours pas la différence entre un mail et un site Internet, et ne sait pas non plus envoyer de SMS. Car, oui, révolution, je viens d’acheter un téléphone portable !
Comme quoi on se met à jour, petit à petit. On vient de récupérer un ordinateur et on relève nos mails tous les trois jours, au café du village, ça nous permet de renouer un peu avec l’extérieur.
“J’ÉTAIS UN PEU L’AYATOLLAH DE SERVICE”
Au début, avec ma famille, ça a été un peu dur. La distance était aussi psychologique que géographique. Quand j’allais chez mes parents, j’étais un peu l’ayatollah de service, faisant la morale à tout le monde : ma soeur qui passait trois heures dans son bain, mes petits frères qui gaspillaient les paquets de gâteaux, ma mère qui ne trie pas ses déchets !
Et puis j’ai laissé tomber. Après tout, quand ils nous rendent visite, ils ne tordent pas le nez devant nos toilettes sèches. Alors, aujourd’hui, chez eux, je lâche prise. Je profite même du lave-vaisselle et du lave-linge. Pour tout vous dire, la dernière fois, j’ai même utilisé le micro-ondes, qui est pourtant mon ennemi juré… Mais ça reste entre nous !
Consommer autrement : un changement de vie qui vaut le coup
En tout cas, aucun de ces consommateurs ne semble regretter ce changement de vie. Au contraire, ils semblent en tirer beaucoup de bénéfices.
Beaucoup se sentent en meilleure santé, notamment grâce à des changements dans leur alimentation ou leurs produits cosmétiques, d’hygiène et d’entretien.
« J’ai une bien meilleure santé autant niveau peau ou que l’état général« , explique Laura, comme Marie, 23 ans qui étudie en Allemagne et qui déclare : « mes cheveux ne tombent plus et poussent mieux, ma peau est en meilleure santé« . Damien, 33 ans et vivant à la Réunion, explique que grâce à son nouveau mode de vie il a « perdu du poids en arrêtant les aliments transformés et industriels. »
En dehors de ça, ce sont des bénéfices éthique que ces personnes tirent de leur nouveau mode de vie. « Je sais que je suis inscrite dans un mouvement plutôt écologiste, et je me sens bien avec ça » déclare Nolwen. Delphine dit s’enrichir de sa démarche, en tirer la « satisfaction de voir et d’utiliser le fruit de son travail.
» Elle précise « en se renseignant sur le zéro déchet, l’écologie, le végétarisme, on s’est rendu compte que nous n’étions pas seuls à ne pas se sentir en accord avec ce que cette société nous impose et ça affine la conception que nous avons de notre futur ».
Quand on demande à Justine ce qu’elle retire de sa démarche, elle explique : « Le bien être, me sentir en cohérence avec mes aspirations, dépenser moins d’argent (quand on fabrique, c’est sûr que c’est moins cher !), meilleure santé, et … bien être, bonheur, joie 🙂 ! ». Fèriel explique en retirer « du sens et du bon sens, de la simplicité, c’est très agréable ». Nathan va encore plus loin :
« Avant, j’étais un mec comme n’importe qui, plutôt accroc aux supérettes, à ma berline et à ma vie classique de consommateur. Au départ, je pensais que c’était insurmontable de changer de mode de vie, que j’allais perdre en confort, que ça serait pas « pratique », que ça allait être tout le temps galère.
Au final j’ai redécouvert plein de choses : faire la cuisine, faire des économies pour les choses importantes comme les loisirs en famille, je fais du sport puisque je vais au taf à vélo, je rencontre des gens… Je peux pas donner une seule réponse car j’en retire beaucoup sur tous les plans. Et j’ai l’impression que ma vie est un peu plus en adéquation avec mes convictions politiques et éthiques, que je défendais sans trop y croire avant de me mettre à agir. »
Bien sûr, il est difficile de généraliser.
Chacun de ces consommateurs a une démarche différente. Ils sont chacun à un niveau ou à une étape différente de leur cheminement et n’ont pas les mêmes aspirations, les mêmes difficultés et les mêmes contraintes.
Mais globalement, il semble que ces consommateurs qui ont décidé de refuser la consommation de masse ne s’en sortent pas plus mal que les autres, au contraire.
Alors pour ceux qui se sont un jour demandé ce qu’ils pourraient faire pour changer un peu de vie, partez rencontrer ces personnes là où nous-même les avons rencontrées, sur Facebook.
Est-ce qu’il est possible de vivre sans argent à notre époque?
C’est ce qu’essayent de faire des petites communautés des Pyrénées orientales.
Uli Alto, Lakabe et d’autres villages ont fait ce choix, non seulement sur le plan économique, mais surtout pour un autre choix de vie. Bio, respectueux de la nature, indépendant : le village Uli Alto avec sa démarche séduisante, a tout pour plaire.
Quelque part à l’ouest des Pyrénées espagnole, il y a donc beaucoup de skouates. Skouate c’est un peu léger, on pourrait plutôt qualifier ça de villages alternatifs.. ( car il n’y a pas que Uli Alto, il y en a plein d’autres dans les montagnes !)
Trois amis débrouillards cherchaient un endroit paisible loin des villes, c’est alors qu’ils tombèrent sur ce petit village isolé dans la vallée d’Arce et abandonnée depuis le début des années 50.
Erwan, Valérie et Lucie, ont alors décidé de quitter le système.
Et c’est à ce moment là que l’aventure a commencé…
Devant le succès et l’engouement positif et les aspirations grandissantes à un nouveau mode de vie alternatif, de nouvelles personnes les rejoignent, définitivement ou temporairement, poussées par la même envie de quitter la société de consommation pour vivre différemment.
L’autonomie est leur secret :
Quitter le système en faisant le choix de vivre sans argent
Pour sortir du système et vivre sans argent il leur a fallu gagner en indépendance : énergétique, mais aussi économique. La solution de ce mode de vie : l’autonomie.
Car il en faut pour décider de ne plus être dépendant des factures d’EDF et d’eau courante! Lorsqu’ils se sont installés dans le village,ils ont commencé à s’intéresser aux énergies renouvelables et à la fabrique d’éoliennes en matériaux de récupération.
Globalement, le village fonctionne en autosuffisance économique : l’argent n’ayant plus de valeur là bas, tout est basé sur la récupération, l’entraide et la débrouille.
Des toilettes ont été construites dans la nature, l’eau potable et de la douche provient de la rivière, etc.
Animaux en liberté et récoltes bio
En ce qui concerne l’alimentation, le village est 100% autonome. Avec ses chèvres, ses brebis, ses vaches et ses poules, la petite communauté possède de quoi subvenir à ses besoins en viande, œufs, lait, autres produits laitiers et un potager commun..
Tous les fruits et légumes sont cultivés sans pesticides. Parfois, les animaux en liberté piétinent le petit jardin : ce sont les risques de cette communauté sans clôture !
Il faut alors aller glaner quelques graines. Le seul argent de la communauté est un système de pot commun, qui est le fruit de la vente de leur pain bio.
Bien sûr ce n’est pas parfait, dans le village il est difficile de cultiver (sol = roche de montagne, climat hiver = polaire & climat été = aride…) la nourriture n’est pas entièrement produite sur place (pas encore )
En revanche l’autonomie eau/électricité est quasi atteinte, sans centrale nucléaire, sans pirater le réseau, et franchement il y a du génie dans leurs installations !!
Une dynamique globale
Uli Alto n’est pas un cas isolé. Elles sont « nombreuses » ces petites communautés au sein des Pyrénées à vouloir vivre autrement. Une fois par mois, ces villages organisent des rencontres lors de chantiers participatifs.
Chacun amène alors son savoir faire : couper du bois, talent de menuisier, de cuisinier, de monteur…
On y réalise de plus grandes constructions, qui nécessitent plus de main d’œuvre, comme construire une maison écologique.
C’est alors l’occasion de parler de l’avenir pour ce genre de communauté, qui ne peut survivre qu’à une échelle locale. Le but est de trouver des pistes pour une économie durable et autosuffisante, alors que ces petits villages sont victimes de leur succès.
Ainsi, à Uli Alto dans le village de Lakabe, ils sont désormais plus d’une cinquantaine à avoir franchi le pas pour une vie différente : cela donne à réfléchir! La vie là bas n’est pas non plus de tout repos, pour schématiser vous y allez pour apprendre tout en travaillant.
Mais évidemment c’est sans horaires, sans contraintes et vous faites ce que vous avez envie de faire, du moment que vous faites quelque chose.
Certains ont d’ailleurs des enfants, à Uli Alto, est une école est en train d’être auto-construite
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